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Jil Jadid dévoile sa vision sur les réformes politiques

Posté par Rabah Naceri le 3 juin 2011

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               Préambule :

               L’Algérie a besoin de réformes. Le pays doit se préparer à vivre, tôt ou tard, un changement institutionnel profond. Car, au-delà des nécessaires amendements à la constitution et aux lois actuelles qui organisent la vie publique et politique, il est indéniable que le peuple algérien a atteint un degré de maturité tel qu’il ne peut plus accepter d’être dirigé comme il l’a été durant ce dernier demi-siècle. Bon ou mauvais en soi, ce régime n’a plus, de toutes les façons, d’ancrages psychologiques, moraux et politiques dans la société pour pouvoir persister tel qu’il est.

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CONFLIT KABYLE:Rapport du Pr Issaad

Posté par Rabah Naceri le 29 novembre 2007

A Son Excellence
Monsieur Le Secrétaire Général des Nations Unies

Demande d’intervention des Nations Unies dans le conflit kabyle en Algérie

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Organisations signataires:

Comité Pan-Canadien

Tirrugza, Association Culturelle de Montréal

Club Amazigh Averroès de Montréal

World Amazigh Action Coalition (WAAC)

Comité Ottawa-Hull de Soutien à la Kabylie

07 février 2002
Ottawa le 07 février 2002

Votre Excellence
Monsieur Le Secrétaire Général des Nations Unies

Objet : Demande d’intervention des Nations Unies dans le conflit kabyle en Algérie.

Excellence,

Vu la gravité de la situation qui, en Algérie, secoue la Kabylie depuis le mois d’avril 2001, nous sollicitons auprès de Votre Excellence de faire tout votre possible pour que:

  • Les Nations Unies demandent la libération des vingt (20) jeunes kabyles détenus qui ont été arrêtés par des policiers en civil lors des manifestations du 06, 08 et 20 décembre 2001.
  • Les Nations Unies diligentent une commission d’enquête pour faire la lumière sur les évènements de Kabylie. Il faut noter que la commission nationale d’enquête du Professeur Issad mandatée par le Président de la République algérienne a déposé son rapport qui est accablant pour les autorités algériennes. De plus, il y est clairement indiqué que la commission n’a pas eu accès à tous les documents nécessaires.
  • Les Nations Uniesfassent pression sur les autorités algériennes pour arrêter et déférer devant la justice tous les auteurs, les responsables et les commanditaires avérés des assassinats et blessures des citoyens. Depuis avril 2001, les autorités algériennes ont tué par balles une centaine de jeunes manifestants kabyles et blessé près de deux milles, dont la plupart handicapés à vie.
  • Les Nations Unies fassent pression sur les autorités algériennes pour la satisfaction pleine et entière de la plate forme de revendications d’El-Kseur, une des principales revendications du mouvement citoyen de Kabylie.

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L’Algerie:de crise en crise

Posté par Rabah Naceri le 20 novembre 2007

L’ALGÉRIE, DE CRISE EN CRISE

 Malgré la prévisible désaffection des électeurs et les incessants appels des partis politiques d’opposition et des personnalités en vue du règlement de la crise en Kabylie et la réunion de toutes les conditions utiles et nécessaires quant à un déroulement sérieux du scrutin avant la convocation du corps électoral, le pouvoir a fait la sourde oreille et n’a agi qu’en fonction de ses propres intérêts. Comme voulu par lui, les élections législatives ont été conduites à terme, bien qu’elles n’offrent pas la solution à la crise.

Le discrédit porté au processus électoral, en tant que mode d’expression démocratique tel qu’il ressort du taux record d’abstention et des multiples contestations des résultats, risque d’affaiblir dangereusement l’évolution démocratique du pays. En conséquence, le mécontentement populaire persistant en Kabylie, particulièrement après la validation du scrutin par le Conseil constitutionnel, fera probablement et peu à peu jonction avec les mouvements de révolte disséminés à travers tout le territoire national.

La jeunesse qui a refusé de voter a exprimé sa malvie. La désagrégation de l’autorité de l’Etat et le discrédit des relais politiques légaux qui ont participé aux élections concourent à l’affaissement moral de la nation (…). Les futures élections municipales risquent, elles, de mettre le pays dans un état insurrectionnel. Les APC étant le foyer des pouvoirs locaux, tous les démons enfouis tant bien que mal pourraient être libérés.

Dans le cas où le pouvoir persisterait à maintenir sa politique actuelle et à forcer le passage pour revenir à la situation hégémonique d’un parti dont la responsabilité dans les déboires de l’Algérie indépendante est immense, le risque d’une déstabilisation profonde et grave du pays est à redouter dans un proche avenir (…). Il est urgent que le pouvoir revienne au respect des lois en libérant l’activité politique et la constitution des partis politiques et associations ainsi qu’en ouvrant les médias publics, en particulier la télévision, au débat contradictoire. Il est non moins urgent que ce même pouvoir ouvre un véritable dialogue avec les représentants authentiques du mouvement citoyen et que de leur côté, ces derniers capitalisent les concessions du gouvernement, arrachent leur reconnaissance légale et subliment leur combat citoyen en un mouvement apte à porter l’idéal démocratique dans une action constructive.

Signataires :
Rabah Naceri (P/APW de Béjaïa)

Mohand Arezki Ferrad (ex-député)

Abdelaziz Djeffel (élu APC Aïn El Aloui, Bouira)

Smaïl Saïdani (SG du MLD)

Zoheir Rouis (président Forum démocratique, Paris)

Soufiane Djilali (président du Mouvement pour les libertés et le développement).

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L’Algerie : de crise en crise

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

L’ALGÉRIE, DE CRISE EN CRISE

Malgré la prévisible désaffection des électeurs et les incessants appels des partis politiques d’opposition et des personnalités en vue du règlement de la crise en Kabylie et la réunion de toutes les conditions utiles et nécessaires quant à un déroulement sérieux du scrutin avant la convocation du corps électoral, le pouvoir a fait la sourde oreille et n’a agi qu’en fonction de ses propres intérêts. Comme voulu par lui, les élections législatives ont été conduites à terme, bien qu’elles n’offrent pas la solution à la crise.

Le discrédit porté au processus électoral, en tant que mode d’expression démocratique tel qu’il ressort du taux record d’abstention et des multiples contestations des résultats, risque d’affaiblir dangereusement l’évolution démocratique du pays. En conséquence, le mécontentement populaire persistant en Kabylie, particulièrement après la validation du scrutin par le Conseil constitutionnel, fera probablement et peu à peu jonction avec les mouvements de révolte disséminés à travers tout le territoire national.

La jeunesse qui a refusé de voter a exprimé sa mal-vie. La désagrégation de l’autorité de l’Etat et le discrédit des relais politiques légaux qui ont participé aux élections concourent à l’affaissement moral de la nation (…). Les futures élections municipales risquent, elles, de mettre le pays dans un état insurrectionnel. Les APC étant le foyer des pouvoirs locaux, tous les démons enfouis tant bien que mal pourraient être libérés.

Dans le cas où le pouvoir persisterait à maintenir sa politique actuelle et à forcer le passage pour revenir à la situation hégémonique d’un parti dont la responsabilité dans les déboires de l’Algérie indépendante est immense, le risque d’une déstabilisation profonde et grave du pays est à redouter dans un proche avenir (…). Il est urgent que le pouvoir revienne au respect des lois en libérant l’activité politique et la constitution des partis politiques et associations ainsi qu’en ouvrant les médias publics, en particulier la télévision, au débat contradictoire. Il est non moins urgent que ce même pouvoir ouvre un véritable dialogue avec les représentants authentiques du mouvement citoyen et que de leur côté, ces derniers capitalisent les concessions du gouvernement, arrachent leur reconnaissance légale et subliment leur combat citoyen en un mouvement apte à porter l’idéal démocratique dans une action constructive.

Signataires :
Rabah Naceri (P/APW de Béjaïa)

Mohand Arezki Ferrad (ex-député)

Abdelaziz Djeffel (élu APC Aïn El Aloui, Bouira)

Smaïl Saïdani (SG du MLD)

Zoheir Rouis (président Forum démocratique, Paris)

Soufiane Djilali (président du Mouvement pour les libertés et le développement).

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