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POURQUOI ?

Posté par Rabah Naceri le 27 juillet 2019

Toute la Kabylie est en flamme. Les services de la protection civile ont déclaré 57 foyers d’incendie en moins de 48 heures.

Et pourtant, nos services des forêts ont une assez grande expérience dans la prévention et dans la lutte contre des incendies de forêts.
Est-ce que ce que nous vivons chaque année est dû à de la négligence, au manque de moyens de surveillance ou bien à des incendies criminels où chaque partie se rejette la balle ? Les pouvoirs publics accusent les citoyens de défrichage pour détourner des parcelles de terrain et les citoyens accusent les pouvoirs publics d’incompétence et même d’actes criminels pour dénuder les forêts sous le fallacieux prétexte de lutte contre le terrorisme.

Nos forêts qui se dénudent dangereusement s’exposent à l’érosion et la faune qui disparait systématiquement.

POURQUOI ?

Montagne_enflammée

2 ruches

  Apiculteur  Couple_singes  2singes  Cheval  Ane  Chat  Perdrix

Publié dans 2. GESTION DE LA VILLE, 4. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT | Pas de Commentaires »

Bejaia. Histoire réelle de la fermeture de l’école Larbi Tebessi

Posté par Rabah Naceri le 7 mai 2019

Ecole Larbi Tebessi

     Beaucoup de citoyens de Bejaia, dont des amis, se sont interrogés, à travers les réseaux sociaux, sur la fermeture de l’école primaire Larbi Tebessi mais aussi et surtout sur le retard des autorités locales pour sa prise en charge.

     L’inquiétude des Bougiotes est légitime car cette fermeture remonte à plusieurs années sans  que personne n’ait donné la moindre information que beaucoup, d’ailleurs, ignorent sauf l’information contenue dans le procès verbal portant sa réforme.

     J’ai promis à quelques amis, sur les pages facebook, de leur donner l’information exacte concernant la fermeture de cet établissement scolaire qui fait un peu partie de la mémoire des Bougiotes ou de ceux qui ont transité par Bejaia.

     Voici donc l’histoire réelle de la fermeture de cette école.

     Tout a commencé en 1996 lorsque nous avons créé la Fédération des Associations de Parents d’Elèves de la Wilaya de Bejaia que j’ai eue l’honneur de présider. Grâce à l’engagement sincère et déterminé des membres du Bureau et du Conseil de ladite fédération, nous avons accompli un travail considérable en diagnostiquant la situation des établissements scolaires (primaire, moyen, secondaire et formation professionnelle) de toute la wilaya. Armés de ce constat alarmant, nous avons sollicité une séance de travail avec le wali de l’époque, Mr Rahou Bachir (at-irham rebbi) qui n’a donné aucune suite. Il a fallu que l’on saisisse le ministre de l’éducation pour que notre demande soit acceptée.
Nous avons donc été informés que le wali de Bejaia nous invitait à une séance de travail un lundi à 13 heures 30. Cela s’est passé, si ma mémoire est bonne, vers le mois de mars ou avril 1997. Je vous fais l’économie des détails qui ont entouré cette rencontre où 9 membres du Bureau sur 11 étaient présents, côté fédération. Du côté de l’administration, il y avait près de 8 directeurs de wilaya dont le D.E.W, Hamid Krim (Délégation Exécutive de Wilaya parce que les Apc et l’Apw de l’époque étaient dissoutes).

     La réunion qui devait durer au maximum une heure a finalement duré plus de 3 heures et demie.

     C’est durant cette réunion que Mr le wali nous a exhibé des photos et un film d’une cave d’une école primaire qui était pleine de caisses de bière et de vin. Comme par hasard, c’était l’école qu’ont fréquenté mes enfants.

     De notre côté, nous avons décrit la situation catastrophique du secteur de l’éducation en citant l’exemple d’une école à Ighil Ouazzoug où les enfants sont mis à 3 sur une table et où l’enfant du milieu s’asseyait sur un parpaing, ou encore cette autre école, héritée des yougosalaves après la construction des logements de Sidi-Ahmed, où toute la structure était en amiante : école de la base Impros.
Dans cette école, les salles de cours qui faisaient à peu près 6m x 5m étaient éclairées par une seule lampe de 45 watts (je suis monté moi-même sur une table pour vérifier les références). Dans cette même école, vivait une famille recasée par les services de l’Apc. Pendant les cours, les élèves sentaient les odeurs de fritures et de cuisine et voyaient les membres de cette famille faire la vaisselle dans la cour.

     Pour terminer, après avoir dénoncé toutes les insuffisances graves du secteur de l’éducation dans les communes de la wilaya, nous avons informé le wali et toute la délégation présente sur le danger imminent qui menaçait la sécurité des élèves de l’école primaire Larbi Tebessi qui se trouve à la rue Ahcène Dehas (ex 59ème de ligne) c’est à dire à moins de 500 mètres de la mairie.

     C’est sur information d’un parent d’élèves de cette école que nous nous sommes rendus à cette école pour constater de visu la catastrophe et les conditions dangereuses dans lesquelles évoluent nos enfants, les enseignants et les locataires qui occupaient le logement de fonction. Dommage que le chef d’établissement ne nous ait pas autorisés à prendre des photos (dommage qu’à cette époque, le téléphone portable et les appareils photos numériques n’existaient pas encore) pour vous les publier aujourd’hui. C’était impensable comment des enfants et le personnel enseignant pouvaient fréquenter un édifice qui présentait tous les signes d’un effondrement.

     A défaut de vous publier des photos, je vais essayer de vous décrire aussi fidèlement que possible les lieux.
Tous les murs de l’école sont lézardés dont certains ont été colmatés avec du plâtre comme pour effacer cette image de la vue des élèves et faire semblant qu’il n’y a aucun danger. Le plancher d’une salle de classe s’est décollé de près de 35 cm laissant le mur de cloison pendre comme un objet fixé au plafond. Ce vide est tellement grand qu’une personne peut facilement passer sans difficulté. Le chef d’établissement, nous a montré des portes et des fenêtres de salle inclinées de près de 40°. Je dis bien de près de 40°. Le couloir qu’empruntent les élèves pour accéder aux classes est, par endroit, incliné. Les enfants inconscients du danger qui les guette s’amusent en cherchant à passer par ces endroits sans s’appuyer sur le mur.

     Suite à ces déclarations, le wali a dépêché sur le champ une délégation en leur ordonnant de lui faire un rapport circonstancié dans les minutes qui suivent leur constat. Nous n’avons pas fini la séance de travail que la délégation est revenue avec un rapport à la main confirmant dans le détail notre alerte. Il a ordonné sur place au Directeur de l’éducation et de son Secrétaire Général de répartir, dans les délais les plus courts, les élèves de cette école à travers les établissement avoisinants et de procéder à l’évacuation des occupants des logements.

     C’est ainsi que beaucoup d’élèves ont rejoint qui l’école des Oliviers, qui l’école El Mançour, etc… Les locataires ont continué d’y habiter encore quelques temps puis ont quitté les logements.

     Voilà comment l’école primaire Larbi Tebessi a été réformée en 1997 mais sans jamais être reconstruite

     Aujourd’hui, lundi 6 mai 2019, je me suis rendu sur les lieux pour prendre quelques photos, j’ai appris par le voisinage que 3 familles habitent dans cet édifice qui peut s’écrouler à tout moment. Renseignements pris, ces familles y habitent depuis près de 15 années dans des salles de classe.

     Faut-il qu’il y ait mort d’hommes pour réagir ?

     Je tiens à prendre à témoin l’opinion publique du danger qui menace ces familles et peut-être aussi les voisins. Cette assiette de terrain doit être récupérée ainsi que la grande cour qui sert aujourd’hui d’accès aux véhicules de la DTP.

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Le stade Opow de Bgayet menacé de clochardisation.

Posté par Rabah Naceri le 27 mars 2019

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De source crédible, proche de la daïra, un projet serait en cours de réflexion pour la construction d’une rangée de locaux qui seraient destinés à des activités commerciales. Ces locaux, selon notre source, seraient érigés sur la limite Est du parking du stade qui s’étaleraient de la limite  des toilettes publiques jusqu’à l’enceinte du stade.

Ce projet serait initié par la daïra de Bejaia en partenariat avec l’Apc. Nous ne connaissons pas encore les noms des futurs bénéficiaires de ces locaux mais nous savons que si ce projet venait à être concrétisé,  il s’apparenterait carrément un acte de sabotage caractérisé de cette infrastructure sportive qui demande plutôt une étude d’extension comme prévu par son plan initial. Pis que cela, l’érection de ces locaux commerciaux, conçus en R+1, compromettraient définitivement tout projet d’extension de l’infrastructure sportive pendant que d’autres wilayas bénéficient de projets de construction de stades à 50 000 places et plus.

En plus du blocage de l’extension de cette infrastructure, la construction de ces locaux clochardiseraient le site sans pour autant apporter une quelconque plus-value pour le secteur et encore moins à l’architecture urbaine.

La commune a toute la latitude légale d’acheter du terrain pour construire des locaux ou acheter des locaux finis auprès des promoteurs immobiliers qu’elle pourrait ensuite louer à des citoyens bougiotes pour leur permettre de vivre dignement.

Personnellement, je dénonce cette culture de « bidonvillisation » de celle qui fut une capitale d’Afrique du nord et un centre de rayonnement culturel et scientifique d’où sont sont transmises les mathématiques modernes vers l’occident.
Pendant que le peuple algérien occupe la rue pour dénoncer la médiocrité régnante du système, nos communes et nos daïras continuent d’entretenir cette médiocrité d’une façon consciente, donc coupable.

L’idée d’une pétition locale, voire nationale, est en maturation pour son lancement si ce projet n’est pas annulé immédiatement.

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Réhabilitation du Calendrier agraire amaziɣ (par Djamel Mechehed)

Posté par Rabah Naceri le 8 février 2019

Calendrier agraire

Au cours de notre parcours, il nous arrive de découvrir des chercheurs, des poètes, des écrivains, des génies dans différents secteurs de la vie courante parce que la presse écrite et/ou les médias audio-visuels ont contribué à nous les faire découvrir. Il en est d’autres, discrets voire même très effacés, continuent, avec beaucoup d’humilité, leurs recherches sans trop attirer l’attention des médias.

Aujourd’hui, j’ai envie de contribuer à présenter au grand public un grand Monsieur qui a fait un fabuleux travail portant sur la réhabilitation du calendrier agraire amaziɣ. Il s’agit de notre ami Djamel Mechehed, un enfant de notre wilaya.

Comme nous le savons tous, le calendrier agraire amaziɣ est sérieusement menacé de disparition parce que très peu d’intérêt a été accordé par les pouvoirs publics à ce trésor de la culture et de la civilisation millénaire amaziɣ. C’est sur la base de ce constat que notre ami Djamel Mechehed a décidé de s’investir sur ce projet qui lui a pris près de dix (10) années de recherches en s’appuyant sur des manuscrits inédits et le riche enseignement de feu son père, at-irham rebbi.

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Je vous reprends ci-dessous le contenu intégral du document qu’il a bien voulu me transmettre et pour lequel je le remercie vivement;

Le calendrier amaziɣ

Les amaziɣ antiques avaient un calendrier agraire basé à la fois sur les changements des saisons et les différents cycles de la végétation. En effet, la connaissance du climat et sa prévision occupent une place importante chez les amaziɣ en termes de savoir-faire (l’observation astronomique, de la mesure du temps, du système d’organisation des activités agraires, de proverbes et de dictons, l’hygiène de vie, la diététique, le codage mnémonique du calendrier, etc).

L’année est divisée en quatre-saisons, et composé de 365 jours et 1 /4, la division de l’année est probablement inspirée du calendrier Alexandrin. A l’arrivée des Romains, un autre calendrier solaire, dit Julien, allait se substituer au calendrier autochtone de l’Afrique du Nord, avec la réforme julienne (par Jules César en 46 avant J.-C).
Il faut rappeler que les noms des douze mois de l’année, des deux calendriers, agraire et savant berbéro-maghrébin sont dérivés du calendrier latin : Yennayer, (Januarius), Furar (Februarius), Meyres (Martius), Yebrir (Aprilis), Mayu (Maîus), Yunyu (Junius), Yulyu (Julius), Ġuct (Augustus), Štembeṛ (September), Utubeṛ (Otober), Nunbeṛ (November), ḏuǧembeṛ (December).

Dans la tradition orale amaziɣ, notamment de Kabylie, le découpage des saisons est bien ancré dans la mémoire collective. Les cycles sont accompagnés de rites et cérémonies, divisés en saisons et sous-saisons, avec leurs noms amaziɣ, en fonction des couleurs de la végétation, du ciel et du froid.
Pour permettre de mémoriser les cycles des saisons avec précisions pour les agriculteurs, on emploie des dictons populaires, on dit par exemple des pluies de Yennayer (s’il n’y a pas de pluies au début, ça sera dans les derniers):
« Mur yewwit s imezwura ad yewwet s ineggura ». On dit des nuits froides (Lyali) : « Ur tamen lyālī ma ṣaḥant ur tamen timɣarin ma tzalant ». Traduction : ne fait confiance aux nuits froides si elles sont dégagées ni à des vielles femmes même quand elles font la prière. « Furar ma yefagh d aghrar heyim tighrar »; ( Si le mois de Furar (Février), arrive avec une sécheresse, préparez vos paniers ). C’est-à-dire s’il vient avec cette façon, cela veut dire qu’il y aura une bonne récolte.

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Mémorial du calendrier agraire Amazigh :

Sauvegarde et valorisation des savoirs et savoir-faire menacés de disparition

 

Le projet de réalisation d’un mémorial (une fresque ou une table d’orientation) que je propose aux associations et aux autorités sur le calendrier agraire amazigh dans un espace public, vise la réhabilitation de ce patrimoine culturel immatériel plusieurs fois millénaire. Il permettra de répondre à une forte demande de notre population pour sa sauvegarde et sa réhabilitation (voir par exemple les plus anciens comptes rendus de nos conférences sur le calendrier, à travers le pays depuis 2003 :

- https://www.liberte-algerie.com/lalgerie-profonde/celebration-de-yennayer-a-la-maison-de-la-culture-59819 

- https://www.depechedekabylie.com/cuture/171718-les-berberes-nutilisaient-pas-que-leur-instinct.html.

Nous avons constaté durant ces rencontres que seuls quelques agriculteurs et des personnes âgées maitrisent l’usage.  Depuis une vingtaine, voire une trentaine d’années, l’usage du calendrier agraire amazigh est de moins en moins employé et menacé de disparition, par les progrès technologiques, et le fossé qui se creuse entre nos générations. C’est au cours de ces communications et sur la base de notre constat qu’est née l’idée de composer le calendrier agraire amaziɣ.

Afin de réhabiliter ce calendrier menacé de la disparition, le mémorial a plusieurs objectifs, notamment la création d’un débat intergénérationnel, autour de ce calendrier, la transmission du savoir-faire ; la sensibilisation du public sur la nécessité de sa sauvegarde, la relance du dialogue sur la problématique de la transmission des savoir-faire intergénérationnelle à celle de la sauvegarde de la culture et des valeurs. Sa vocation est une contribution majeure à ces idées et le mémorial favorisera l’implication effective de la société civile.

Et pour créer aussi un instrument de travail aussi complet que possible, à l’usage de tous chercheurs, qui désirent approfondir leurs recherches sur le sujet.

Le calendrier agraire amaziɣ est une source d’un savoir coutumier très riche, où les fêtes sont exclusivement agraires ; et il n’est pas seulement coutumier, festif et agraire, mais il est aussi un système d’organisation sociale.

Dans notre publication (à paraître) nous avons présenté le calendrier agraire amaziɣ, avec tout ce qu’il contient, d’observation astronomique, de la mesure du temps, du système d’organisation des activités agraires, de proverbes et de dictons, l’hygiène de vie, la diététique, le codage  mnémonique du calendrier, etc. Sur la base de manuscrits inédits et de ce que mon père m’a appris à son  sujet, notamment les techniques de calcul du calendrier, hérités de son père et de son arrière-grand-père Lmuhub Ulahbib (XIXe siècle) qui a rédigé un almanach sur le calendrier agraire conservé aujourd’hui dans notre collection.

Certainement, notre travail comporte des lacunes, voir des erreurs. En revanche, pour en évaluer l’intérêt, il suffit de dire que ce travail a été réalisé sur la base de manuscrits inconnus et inédits.

Ce projet a été proposé à l’association Tadukli Ighil H’Mama de Seddouk, (des travaux ont été entamés dans le cadre des festivités de Yennayer 2019), le projet a été également proposé à la direction de la culture de Bejaia et au haut commissariat à l’amazighité HCA.

Ce travail sur le calendrier paraîtra dans le prochain numéro de la revue Etudes et documents berbères.

- MECHEHED Djamel., «  La codification mnémonique du calendrier savant- berbéro-maghrébin dans les manuscrits du Maghreb ». In : Etudes et documents Berbères. N°39-40-2018, pp 155-187.

Et une consacrée à ce calendrier (à paraître dans les prochain mois).

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Bgayet. Sauvons l’Aqueduc de Toudja !

Posté par Rabah Naceri le 14 janvier 2019

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Il m’arrive souvent de faire une ballade vers ce joli coin de notre région un peu pour faire pour faire du paysage, un peu pour m’approvisionner en fruits et légumes bio et un peu pour faire un pèlerinage vers cette mythique source d’eau, je devrais dire source de vie, qui alimente la population bougiote depuis des millénaires.

A chacune de mes visites vers Toudja, je ne peux résister à l’envie de marquer une halte devant les ruines des colonnes qui ont soutenu l’aqueduc construit en 27-26 avant J.C et qui sont toujours là comme des témoins de l’Histoire sauf que cette fois-ci, c’est un cri de détresse que je lance en direction de toutes les autorités compétentes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Comme le montrent bien les photos, les colonnes commencent à s’incliner, les pierres, malgré leur poids, commencent à se détacher. Un sage du coin m’a appris que beaucoup de pierres sont déjà tombées de ces colonnes. Il n’est pas spécialiste en la matière, mais l’expérience du terrain lui permet d’avancer que ces colonnes millénaires risquent de s’effondrer à tout moment alors qu’elles constituent un témoin vivant de la grandeur de cette ville et qui restent de précieux atouts touristiques.

C’est pour la énième fois que nous interpelons les autorités compétentes, à savoir la direction de la culture, la direction du tourisme, la commission « Sport et Culture » de l’Apw de Bgayet, toutes les associations de défense du patrimoine matériel et immatériel du pays, le Conseil des architectes, des urbanistes, des géographes, et toutes les personnes civiles sensibles à cette question.

Notre pays est un musée à ciel ouvert !

Protégeons-le sinon les générations montantes nous mettront dans le box des accusés !

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Appel aux reboisements de nos collines et montagnes !

Posté par Rabah Naceri le 1 janvier 2019

Forêt

Appel aux élus locaux !

Après un appel, à travers une correspondance à Monsieur Zitouni, wali de Bgayet, qui est resté sans suite.

Après un autre appel public, durant l’année 2017, aux élus locaux publié sur ma page facebook et qui est resté sans écho, je reviens à la charge en prenant la liberté d’appeler, encore une fois, tous les élus locaux des 52 communes de notre wilaya et même des autres communes du pays à élaborer un programme de reboisement des collines et montagnes dont les peuplements végétaux ont été ravagés par des incendies dont le plus récent est celui de l’été 2017. Celui-ci, encore frais dans notre mémoire, est marqué par le ravage de centaines de milliers d’hectares de forêts, de plantations arboricoles, de centaines de ruches, etc.

Nos communes devront donc recenser, en partenariat et avec l’assistance technique des subdivisions des forêts, toutes les parcelles dénudées et élaborer des programmes de reboisement pour préserver nos terres des érosions certaines qui ne manqueront pas de se manifester  dès les premières pluies d’automne et des grandes pluies d’hiver dont nul ne pourra quantifier l’ampleur des dégâts.
Le reboisement se fera sous forme de journées de volontariat avec les citoyens et surtout les collégiens et les lycéens. Ainsi, nous réhabiliterons les opérations de reboisement et la réconciliation du citoyen avec l’arbre.

 Ces opérations de reboisement auront le mérite – en plus de la remise du couvert végétal qui est notre unique « industrie d’oxygène » et de la protection de nos massifs montagneux – de faire renaitre l’amour de l’arbre et de l’environnement auprès des citoyens et surtout de nos jeunes qui sont la relève de demain.

Le réchauffement de la planète et l’avancée inexorable du désert menace notre pays et met en péril  l’avenir de nos enfants dont nous sommes comptables de leur devenir en plus d’une production conséquente de bois de transformation dont notre pays a grandement besoin.

La construction de l’avenir de nos enfants commence maintenant, sans attendre demain.

Tous ensemble pour une Algérie verdoyante !

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Bgayet revendique le dédoublement de la voie ferrée Bgayet/B.Mansour

Posté par Rabah Naceri le 26 décembre 2018

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Parmi les 143 projets structurants inscrits pour la wilaya de Bgayet mais qui sont soit délocalisés, bloqués ou gelés figure le fameux dédoublement de la voie ferrée sur le tronçon Bgayet – Beni Mansour.

Pour rappel, ce projet a été ardemment revendiqué par l’Assemblée Populaire de Wilaya depuis 1998. A cette époque, le pouvoir central a trouvé le prétexte que ce projet exige de grandes sommes d’argent que le trésor public ne peut pas débloquer vu que celui-ci n’était pas urgent pour cette époque.
Le projet est resté en stand-by durant de longues années, au même titre que d’autres projets structurants non moins importants pour notre wilaya. Et pourtant, si cette seconde voie avait été réalisée, et quel que soit son coût, nous aurait fait d’énormes économies dans d’autres secteurs.

1. Ce dédoublement de la voie nous aurait permis de programmer une navette pour les étudiants résidents dans les communes se trouvant sur cette axe. Beaucoup parmi eux auraient préféré rentrer chaque soir chez eux au lieu d’être demandeur de chambre à la cité universitaire.

2. Beaucoup de voyageurs préfèrent emprunter le train que les bus pour des raisons de sécurité, de rapidité et de confort.

3. Le rail se présente aujourd’hui comme le moyen de transport par excellence pour toutes les raisons déjà évoquées comme le coût bas, la sécurité, la rapidité, etc…

4. Le trafic routier se verrait moins encombré qu’actuellement en plus de la réduction substantielle des accidents de la route qui font beaucoup de victimes.

Malheureusement, certains détails nous indiquent que ce projet risque de tarder encore de nombreuses années ou peut-être même qu’il risque d’être définitivement enterré. Pourquoi ?

Le hangar qui servait d’atelier de maintenance pour les locomotives et les voitures du rail est à l’abandon total. Cette structure sert aujourd’hui de refuge aux drogués, ivrognes, délinquants, etc… Or, il est logiquement reconnu qu’il est impossible de renforcer une flotte ferroviaire si la structure d’accueil ne dispose pas de service maintenance. Pour preuve, les locomotives qui rentrent le soir sur Bejaia passent toute la nuit avec le moteur en marche avec toutes les nuisances sonores que cela causent aux riverains de la gare. Ces moteurs risquent de ne jamais démarrer le lendemain si les mécaniciens venaient à les arrêter le soir.
Vois les photos qui accompagnent ce texte.

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Comment réussir un échec ?

Posté par Rabah Naceri le 13 août 2018

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Je sais que le titre vous a choqué parce qu’il suffit de ne rien faire pour échouer d’office, me direz-vous !

Eh bien, non ! Ils ont tout fait pour réussir à faire échouer la saison estivale de notre wilaya. « Ils », ce sont les pouvoirs publics avec le silence des élus (toutes tendances confondues).

Pour me faire comprendre, je vous invite à suivre le cheminement tracé et exécuté pour que la saison estivale 2018 de la wilaya soit un échec total pour cette année et pour compromettre celles des années à venir en décevant outrageusement les visiteurs qui, par réflexe, amplifieront, partout où ils iront, leur colère et leur mauvais choix concernant celui de cette année. Lire la suite… »

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Urgence ! Bgayet a besoin d’un espace d’animations culturelles et sportives.

Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2018

Nous n’avons pas cessé, depuis de très longues années, de revendiquer des projets utiles pour notre wilaya, mais…hélas ! Nos appels restent sans suite, frisant souvent le mépris de la part des autorités locales et nationales.

Il n’est nullement dans mon intention de recenser et de lister tous ces projets nécessaires et fructueux pour notre wilaya dont l’intérêt se passe de tout argument. La liste est très longue et risque, pour chaque projet, de réveiller des sentiments de douleur et de colère tellement que les déceptions sont profondes et encore fraiches dans la mémoire des citoyens. Mais il en est un que je développerai ci-dessous car il est encore possible de le réaliser et qui ne nécessitera pas un grand budget, puisqu’on veut nous convaincre que nous vivons « une crise économique ». Ce projet est celui de l’aménagement d’un espace d’animation des activités culturelles et sportives. Notre wilaya en souffre beaucoup pour organiser des évènements importants qu’ils soient économiques, culturels ou sportifs.

Tout le monde aura remarqué ce grand espace nu qui se trouve en plein centre ville du chef-lieu de wilaya et qui est aujourd’hui affecté, en parti, en aire de stationnement pour les véhicules de la wilaya. C’est le fameux terrain qui était anciennement occupé par le « Souk El-Fellah du Palmier » qui est à quelques mètres du « siège de la wilaya » (qui n’a de siège que le nom).

Je rappelle, encore une fois pour l’histoire, même si j’ai déjà publié un article sur ce même terrain qui a été cédé à la wilaya de Bgayet au dinar symbolique pour ériger un vrai siège de wilaya du moment que l’actuel n’a jamais répondu aux normes standards pour abriter une institution qui est censée être la vitrine de l’État. Aucune explication officielle ne nous a été donnée pour justifier ce retard que tout le monde qualifie, aujourd’hui, de conscient et qui rejoindra la longue liste des projets gelés ou renvoyés.

Cet espace, bien situé, conviendrait parfaitement en espace d’animations culturelles et sportives qui pourrait recevoir des foires d’expositions en tous genres, cirques, galas artistiques, grandes animations pour enfants, évènements sportifs, etc… Ce genre d’espaces existent dans toutes les grandes villes des pays avancés et constituent des points d’attractions pour les citoyens de toute la wilaya et pour les visiteurs nationaux et/ou étrangers dans la ville.

Tout le monde aura deviné qu’il suffirait d’aménager la plate-forme et de le clôturer. A l’intérieur, les stands et les salles d’exposition seront en structures légères et démontables comme tous les cirques qui sont passés dans notre ville. De plus, cet endroit embellirait la ville à chaque évènement tout en apportant son lot d’ambiance.

Il est donc attendu des autorités locales de mûrir le projet et de lui attribuer officiellement cette affectation d’espace de divertissement du moment que tous les espaces qui avaient la tradition de recevoir certaines animations (comme le stade Benallouache, le stade scolaire, etc..) sont officiellement aménagés en infrastructures sportives et une piscine communale, en construction, complètera bientôt le décor du stade scolaire.

Nos élus, Apc – Apw – Apn et Sénat, doivent s’impliquer pour faire aboutir ce projet qui apportera un grand plus à notre wilaya.

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La légende « Sbaa Rdjal » (les 7 Hommes). Par Karim Younès

Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2018

Bordj Moussa

LA LÉGENDE DES REDJAL SEBAA (LES SEPT HOMMES).

Les femmes continuent à ce jour de déposer des cierges en leur souvenir, notamment dans les niches percées dans les murs d’enceinte des anciens forts espagnols.

Un mystère entoure cette légende, elle tourne autour de sept jeunes hommes qui se sont portés volontaires pour escalader le mur du fort impérial espagnol, actuel Bordj Moussa, siège du pouvoir de l’occupant espagnol.

Après plusieurs assauts, sans résultat, on se demanda, si un jour, les Musulmans ne devraient pas l’abandonner aux Chrétiens. Il en fut de même pour les deux autres forts Abdelkader et de la Kasbah, où se terraient les garnisons espagnoles, empêchées par les habitants de la ville et des alentours, d’en sortir, sans risque de perdre la vie.

Les trois forts étaient reliés par des tunnels qui leur permettaient de communiquer et d’échanger vivres et munitions lorsque l’un deux arrivait à se ravitailler (par la mer notamment à partir du fort Abdelkader). Les canons ennemis empêchaient toute approche sans faire de nombreuses victimes.

L’objectif de ces sept hommes, des volontaires, était d’ouvrir de l’intérieur les grandes portes afin de permettre aux résistants bougiotes de prendre d’assaut la garnison. Enfermées dans leurs casernements, les garnisons espagnoles tiraient au canon du haut des tours massives et au fusil par d’innombrables meurtrières.

Le premier des sept volontaires, Moussa, près d’arriver au sommet de la muraille, un garde donna l’alerte. Il fut transpercé en plusieurs endroits. Cela ne découragea point les six autres qui continuèrent à escalader la muraille à l’aide d’échelles sommaires.

Des tirs nourris eurent raison des braves qui s’écrasèrent au sol l’un après l’autre sous le regard horrifié de centaines de volontaires bougiotes qui voulaient se débarrasser de l’ennemi.

Dans un élan de bravoure décuplé par la rage de vaincre et suivant l’exemple des sept volontaires, les Bougiotes, dont beaucoup portaient des armes blanches, fondirent sur le fort impérial (actuel Bordj Moussa), défoncèrent les grandes portes massives, le prirent d’assaut et massacrèrent les occupants.

Depuis, en souvenir de ces braves, on allume des cierges qu’on dépose au bas du fort, dans des niches creusées dans le mur.

Les sept hommes y seraient enterrés. Le fort porte encore le nom du premier assaillant, Moussa.

 

Karim Younes
« De la Numidie à l’Algérie, Grandeurs et Ruptures », Casbah Editions, 2011

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