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L’Oued Soummam se meurt !

Posté par Rabah Naceri le 18 juin 2013

L'Oued Soummam se meurt ! dans 1. AU JOUR LE JOUR urgence

L’oued Soummam se meurt et son fragile écosystème est en péril. Les indices de pollution sont tels qu’il ne s’agit plus de chercher aujourd’hui à préserver sa faune et sa flore, réduites du reste à leur plus simple expression, mais à éviter à la santé publique des épidémies dévastatrices.

Et pour cause, la multitude de forages desquels s’alimente la population des communes riveraines est menacée de pollution car le risque de contamination des nappes phréatiques est, selon un hydraulicien, très élevé. Près d’une quinzaine de communes riveraines, d’Akbou à Béjaïa, en passant par Ouzellaguen, Sidi Aïch et El Kseur pour ne citer que les plus importantes, y rejettent leurs eaux usées, les margines de leurs huileries pendant les périodes d’olivaison ainsi que leurs ordures ménagères et industrielles. Les rejets finaux d’assainissement et les décharges d’ordures ménagères et industrielles se comptent par dizaines. « Les travaux d’aménagement d’une décharge intercommunale contrôlée à Gueldamane, dans la commune d’Akbou, dotée d’une enveloppe financière de 80 millions de dinars, et devant recevoir les détritus de cinq municipalités environnantes, ont été bloqués par des propriétaires terriens. Comme la direction des Domaines n’a pas eu d’interlocuteur pour l’acquisition du terrain, une procédure d’expropriation pour utilité publique est engagée », affirmera le directeur de l’Environnement de Béjaïa. « D’autres projets de décharges contrôlées sont aussi à l’étude du côté de Tinebdar et El Kseur », ajoutera notre interlocuteur. L’extraction effrénée de sable réduit, d’autre part, de manière importante, la capacité du lit de l’oued à filtrer les eaux de ruissellement. Les responsables des bureaux communaux d’hygiène sont sur le qui-vive, notamment pendant la saison estivale, et veillent en permanence à la javellisation de l’eau destinée à la consommation afin de prévenir les maladies à transmission hydrique.

Prenant naissance au lieu-dit Ichoukar dans la commune d’Akbou, confluent des oueds Sahel et Bousselam, la Soummam est l’un des plus importants oueds d’Algérie serpentant la vallée éponyme sur une longueur de 65 km et finissant sa course en mer méditerranée. Au réchauffement climatique ayant réduit ce fleuve en un ruisseau en été, s’ajoute la perte de l’apport en eau de l’un de ses plus importants affluents, l’oued Boussellam en l’occurrence, retenu par le barrage de Tichi-Haf. « Seule une vanne écologique coule en permanence. Les forages existants seront affectés toutefois à l’agriculture dès que le transfert des eaux du barrage sera effectif. Les sept réservoirs qui seront implantés dans le couloir Akbou-Béjaïa seront pleins 18 heurs sur 24 et régleront l’AEP des communes bénéficiaires », affirmera une source proche du projet.Une lueur d’espoir donc pour l’économie en général et l’agriculture en particulier de cette partie de la Vallée de la Soummam puisque l’irrigation des cultures maraîchères par les eaux de l’oued Soummam est interdite ces dernières années à cause justement de leur taux élevé de pollution. Sur les 65 unités industrielles que compte la commune d’Akbou, seule Cotitex est dotée d’une station d’épuration (STEP) opérationnelle.

Plus loin, en aval, « d’autres unités industrielles d’envergure, à l’image d’Alfaditex Remila et Cevital, ont des stations d’épuration performantes. Signalons aussi la réhabilitation de celle de Béjaïa ainsi que l’affectation de 200 millions de DA dans le cadre du PSD à la réalisation d’une station de relevage du côté du tunnel de Sidi Abdelkader devant recueillir les eaux usées de la haute ville de Béjaïa », nous fera remarquer le directeur de l’Environnement. En attendant la réalisation des décharges contrôlées projetées et des STEP prévues à Tazmalt, Akbou, Sidi Aïch et El Kseur, les crues hivernales de ce cours d’eau en agonie viendront comme d’habitude à sa rescousse pour déverser toute cette pollution en mer.

Par H. Aït El Djoudi (publié en 2008)

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Oued Soummam : un danger potentiel

Posté par Rabah Naceri le 12 octobre 2008

Catastrophe naturelle

Oued Soummam : un danger potentiel

cherislaterre.gifLe réchauffement climatique et les catastrophes naturelles qu’il induit fatalement n’ont pas laissé indifférents les scientifiques algériens. Un séminaire international est prévu dans deux semaines à Béjaïa. Une ville, dont les bassins versants, préviennent les experts, présentent un danger imminent si des mesures importantes et urgentes ne sont pas prises dans les années à venir. « Si l’Algérie ne s’occupe pas de ses bassins versants, ces derniers continueront à tuer massivement, comme on vient de le constater ces derniers jours dans la ville de Ghardaïa », alertera le docteur Khoudir Madani, enseignant à l’université de Béjaïa. Pour notre interlocuteur, il s’agit-là d’ « un véritable problème d’Etat », car ce dernier devrait logiquement et par devoir d’élaborer des politiques de prévention reposant sur des études scientifiques sérieuses déjà faites ou en passe de l’être sur les conséquences directes du changement climatique. Pour lui, tous les Etats du monde s’occupent de se phénomène, car il est planétaire, et plusieurs pays ont déjà vécu des catastrophes naturelles, en payant un lourd tribut tant humain que financier. « Nous avons le devoir et l’obligation, en tant que scientifiques, de mener des études très approfondies sur les bassins versants afin d’alerter et d’inspirer des politiques urbanistiques idoines qui se baseraient sur les résultats de nos conclusions », suggère encore le docteur Madani, insistant sur le fait que les pouvoirs publics devraient surtout réagir beaucoup plus sur le côté urbanistique de nos villes, notamment celles qui sont construites près des oueds et celles qui sont au niveau zéro avec la mer. L’enseignant pense notamment à l’oued Soummam ainsi qu’à toute la basse ville de Béjaïa (la zone d’Iryahen, Sidi-Ali-Labhar et sa résidence universitaire, l’aéroport…), qui risquent facilement d’être noyés si des précipitations d’une grande ampleur s’abattent en ces lieux décidément très vulnérables. « Des études scientifiques ont prouvé que dans les dix prochaines années, les précipitations seront beaucoup plus fortes et plus brèves aussi. Si les cours d’eau, tel que l’oued Soummam, se sont pas aménagés, ces précipitations se transformeront inévitablement en crues torrentielles pouvant facilement causer des dégâts humains et matériels considérables », prévient Khoudir Madani. A noter que le séminaire international, qui se tiendra du 26 au 28 octobre à l’université de Bèjaïa, verra la participation, outre de plusieurs universités algériennes, de trois grandes universités françaises, celles de Montepellier, du Havre et de Rouen. Le président de la région de Haute- Normandie sera également du voyage à Bèjaïa, accordant un grand intérêt aux travaux de recherches menés dans le domaine du phénomène planétaire qu’est le changement climatique. Il vient, apprend-on encore, de financer un grand projet de recherche sur l’effet du changement du climat sur la disponibilité des ressources en eau dans le bassin versant de la Soummam mené par Khoudir Madani.(Par Kader Sadji)

Publié dans 4. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT | 1 Commentaire »

 

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