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Bejaia. Histoire réelle de la fermeture de l’école Larbi Tebessi

Posté par Rabah Naceri le 7 mai 2019

Ecole Larbi Tebessi

     Beaucoup de citoyens de Bejaia, dont des amis, se sont interrogés, à travers les réseaux sociaux, sur la fermeture de l’école primaire Larbi Tebessi mais aussi et surtout sur le retard des autorités locales pour sa prise en charge.

     L’inquiétude des Bougiotes est légitime car cette fermeture remonte à plusieurs années sans  que personne n’ait donné la moindre information que beaucoup, d’ailleurs, ignorent sauf l’information contenue dans le procès verbal portant sa réforme.

     J’ai promis à quelques amis, sur les pages facebook, de leur donner l’information exacte concernant la fermeture de cet établissement scolaire qui fait un peu partie de la mémoire des Bougiotes ou de ceux qui ont transité par Bejaia.

     Voici donc l’histoire réelle de la fermeture de cette école.

     Tout a commencé en 1996 lorsque nous avons créé la Fédération des Associations de Parents d’Elèves de la Wilaya de Bejaia que j’ai eue l’honneur de présider. Grâce à l’engagement sincère et déterminé des membres du Bureau et du Conseil de ladite fédération, nous avons accompli un travail considérable en diagnostiquant la situation des établissements scolaires (primaire, moyen, secondaire et formation professionnelle) de toute la wilaya. Armés de ce constat alarmant, nous avons sollicité une séance de travail avec le wali de l’époque, Mr Rahou Bachir (at-irham rebbi) qui n’a donné aucune suite. Il a fallu que l’on saisisse le ministre de l’éducation pour que notre demande soit acceptée.
Nous avons donc été informés que le wali de Bejaia nous invitait à une séance de travail un lundi à 13 heures 30. Cela s’est passé, si ma mémoire est bonne, vers le mois de mars ou avril 1997. Je vous fais l’économie des détails qui ont entouré cette rencontre où 9 membres du Bureau sur 11 étaient présents, côté fédération. Du côté de l’administration, il y avait près de 8 directeurs de wilaya dont le D.E.W, Hamid Krim (Délégation Exécutive de Wilaya parce que les Apc et l’Apw de l’époque étaient dissoutes).

     La réunion qui devait durer au maximum une heure a finalement duré plus de 3 heures et demie.

     C’est durant cette réunion que Mr le wali nous a exhibé des photos et un film d’une cave d’une école primaire qui était pleine de caisses de bière et de vin. Comme par hasard, c’était l’école qu’ont fréquenté mes enfants.

     De notre côté, nous avons décrit la situation catastrophique du secteur de l’éducation en citant l’exemple d’une école à Ighil Ouazzoug où les enfants sont mis à 3 sur une table et où l’enfant du milieu s’asseyait sur un parpaing, ou encore cette autre école, héritée des yougosalaves après la construction des logements de Sidi-Ahmed, où toute la structure était en amiante : école de la base Impros.
Dans cette école, les salles de cours qui faisaient à peu près 6m x 5m étaient éclairées par une seule lampe de 45 watts (je suis monté moi-même sur une table pour vérifier les références). Dans cette même école, vivait une famille recasée par les services de l’Apc. Pendant les cours, les élèves sentaient les odeurs de fritures et de cuisine et voyaient les membres de cette famille faire la vaisselle dans la cour.

     Pour terminer, après avoir dénoncé toutes les insuffisances graves du secteur de l’éducation dans les communes de la wilaya, nous avons informé le wali et toute la délégation présente sur le danger imminent qui menaçait la sécurité des élèves de l’école primaire Larbi Tebessi qui se trouve à la rue Ahcène Dehas (ex 59ème de ligne) c’est à dire à moins de 500 mètres de la mairie.

     C’est sur information d’un parent d’élèves de cette école que nous nous sommes rendus à cette école pour constater de visu la catastrophe et les conditions dangereuses dans lesquelles évoluent nos enfants, les enseignants et les locataires qui occupaient le logement de fonction. Dommage que le chef d’établissement ne nous ait pas autorisés à prendre des photos (dommage qu’à cette époque, le téléphone portable et les appareils photos numériques n’existaient pas encore) pour vous les publier aujourd’hui. C’était impensable comment des enfants et le personnel enseignant pouvaient fréquenter un édifice qui présentait tous les signes d’un effondrement.

     A défaut de vous publier des photos, je vais essayer de vous décrire aussi fidèlement que possible les lieux.
Tous les murs de l’école sont lézardés dont certains ont été colmatés avec du plâtre comme pour effacer cette image de la vue des élèves et faire semblant qu’il n’y a aucun danger. Le plancher d’une salle de classe s’est décollé de près de 35 cm laissant le mur de cloison pendre comme un objet fixé au plafond. Ce vide est tellement grand qu’une personne peut facilement passer sans difficulté. Le chef d’établissement, nous a montré des portes et des fenêtres de salle inclinées de près de 40°. Je dis bien de près de 40°. Le couloir qu’empruntent les élèves pour accéder aux classes est, par endroit, incliné. Les enfants inconscients du danger qui les guette s’amusent en cherchant à passer par ces endroits sans s’appuyer sur le mur.

     Suite à ces déclarations, le wali a dépêché sur le champ une délégation en leur ordonnant de lui faire un rapport circonstancié dans les minutes qui suivent leur constat. Nous n’avons pas fini la séance de travail que la délégation est revenue avec un rapport à la main confirmant dans le détail notre alerte. Il a ordonné sur place au Directeur de l’éducation et de son Secrétaire Général de répartir, dans les délais les plus courts, les élèves de cette école à travers les établissement avoisinants et de procéder à l’évacuation des occupants des logements.

     C’est ainsi que beaucoup d’élèves ont rejoint qui l’école des Oliviers, qui l’école El Mançour, etc… Les locataires ont continué d’y habiter encore quelques temps puis ont quitté les logements.

     Voilà comment l’école primaire Larbi Tebessi a été réformée en 1997 mais sans jamais être reconstruite

     Aujourd’hui, lundi 6 mai 2019, je me suis rendu sur les lieux pour prendre quelques photos, j’ai appris par le voisinage que 3 familles habitent dans cet édifice qui peut s’écrouler à tout moment. Renseignements pris, ces familles y habitent depuis près de 15 années dans des salles de classe.

     Faut-il qu’il y ait mort d’hommes pour réagir ?

     Je tiens à prendre à témoin l’opinion publique du danger qui menace ces familles et peut-être aussi les voisins. Cette assiette de terrain doit être récupérée ainsi que la grande cour qui sert aujourd’hui d’accès aux véhicules de la DTP.

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Bgayet. Sauvons l’Aqueduc de Toudja !

Posté par Rabah Naceri le 14 janvier 2019

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Il m’arrive souvent de faire une ballade vers ce joli coin de notre région un peu pour faire pour faire du paysage, un peu pour m’approvisionner en fruits et légumes bio et un peu pour faire un pèlerinage vers cette mythique source d’eau, je devrais dire source de vie, qui alimente la population bougiote depuis des millénaires.

A chacune de mes visites vers Toudja, je ne peux résister à l’envie de marquer une halte devant les ruines des colonnes qui ont soutenu l’aqueduc construit en 27-26 avant J.C et qui sont toujours là comme des témoins de l’Histoire sauf que cette fois-ci, c’est un cri de détresse que je lance en direction de toutes les autorités compétentes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Comme le montrent bien les photos, les colonnes commencent à s’incliner, les pierres, malgré leur poids, commencent à se détacher. Un sage du coin m’a appris que beaucoup de pierres sont déjà tombées de ces colonnes. Il n’est pas spécialiste en la matière, mais l’expérience du terrain lui permet d’avancer que ces colonnes millénaires risquent de s’effondrer à tout moment alors qu’elles constituent un témoin vivant de la grandeur de cette ville et qui restent de précieux atouts touristiques.

C’est pour la énième fois que nous interpelons les autorités compétentes, à savoir la direction de la culture, la direction du tourisme, la commission « Sport et Culture » de l’Apw de Bgayet, toutes les associations de défense du patrimoine matériel et immatériel du pays, le Conseil des architectes, des urbanistes, des géographes, et toutes les personnes civiles sensibles à cette question.

Notre pays est un musée à ciel ouvert !

Protégeons-le sinon les générations montantes nous mettront dans le box des accusés !

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Urgence ! Bgayet a besoin d’un espace d’animations culturelles et sportives.

Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2018

Nous n’avons pas cessé, depuis de très longues années, de revendiquer des projets utiles pour notre wilaya, mais…hélas ! Nos appels restent sans suite, frisant souvent le mépris de la part des autorités locales et nationales.

Il n’est nullement dans mon intention de recenser et de lister tous ces projets nécessaires et fructueux pour notre wilaya dont l’intérêt se passe de tout argument. La liste est très longue et risque, pour chaque projet, de réveiller des sentiments de douleur et de colère tellement que les déceptions sont profondes et encore fraiches dans la mémoire des citoyens. Mais il en est un que je développerai ci-dessous car il est encore possible de le réaliser et qui ne nécessitera pas un grand budget, puisqu’on veut nous convaincre que nous vivons « une crise économique ». Ce projet est celui de l’aménagement d’un espace d’animation des activités culturelles et sportives. Notre wilaya en souffre beaucoup pour organiser des évènements importants qu’ils soient économiques, culturels ou sportifs.

Tout le monde aura remarqué ce grand espace nu qui se trouve en plein centre ville du chef-lieu de wilaya et qui est aujourd’hui affecté, en parti, en aire de stationnement pour les véhicules de la wilaya. C’est le fameux terrain qui était anciennement occupé par le « Souk El-Fellah du Palmier » qui est à quelques mètres du « siège de la wilaya » (qui n’a de siège que le nom).

Je rappelle, encore une fois pour l’histoire, même si j’ai déjà publié un article sur ce même terrain qui a été cédé à la wilaya de Bgayet au dinar symbolique pour ériger un vrai siège de wilaya du moment que l’actuel n’a jamais répondu aux normes standards pour abriter une institution qui est censée être la vitrine de l’État. Aucune explication officielle ne nous a été donnée pour justifier ce retard que tout le monde qualifie, aujourd’hui, de conscient et qui rejoindra la longue liste des projets gelés ou renvoyés.

Cet espace, bien situé, conviendrait parfaitement en espace d’animations culturelles et sportives qui pourrait recevoir des foires d’expositions en tous genres, cirques, galas artistiques, grandes animations pour enfants, évènements sportifs, etc… Ce genre d’espaces existent dans toutes les grandes villes des pays avancés et constituent des points d’attractions pour les citoyens de toute la wilaya et pour les visiteurs nationaux et/ou étrangers dans la ville.

Tout le monde aura deviné qu’il suffirait d’aménager la plate-forme et de le clôturer. A l’intérieur, les stands et les salles d’exposition seront en structures légères et démontables comme tous les cirques qui sont passés dans notre ville. De plus, cet endroit embellirait la ville à chaque évènement tout en apportant son lot d’ambiance.

Il est donc attendu des autorités locales de mûrir le projet et de lui attribuer officiellement cette affectation d’espace de divertissement du moment que tous les espaces qui avaient la tradition de recevoir certaines animations (comme le stade Benallouache, le stade scolaire, etc..) sont officiellement aménagés en infrastructures sportives et une piscine communale, en construction, complètera bientôt le décor du stade scolaire.

Nos élus, Apc – Apw – Apn et Sénat, doivent s’impliquer pour faire aboutir ce projet qui apportera un grand plus à notre wilaya.

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Bgayet. Histoire vraie de la table d’orientation située au Pic des Singes

Posté par Rabah Naceri le 24 juillet 2017

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Beaucoup de personnes de la wilaya de Bgayet ou d’autres régions visitent le Pic des Singes et prennent des photos souvenirs à côté de la table d’orientation mais rares sont celles qui connaissent son histoire. Comme je suis directement impliqué dans sa réhabilitation, alors je me suis senti le devoir d’apporter quelques informations la concernant.

Il y a lieu de dire que la première table d’orientation qui a existé était l’oeuvre de l’armée coloniale avec le soutien de la municipalité bougiote. Malheureusement, cette table a souffert de la maltraitance de certaines personnes, qui ne connaissaient certainement pas l’intérêt d’une telle oeuvre. Au fil des années, cette table a pratiquement disparu du socle et beaucoup de personnes ont continué à visiter le site sans se désoler de la disparition de cette table d’orientation puisque aucune trace de celle-ci ne subsistait pour leur rappeler son existence.

A la faveur du classement du massif du Gouraya en Parc National, celui-ci bénéficia d’un budget qui devait servir à sa mise en défens et à sa mise en valeur sous la direction éclairée de Monsieur Ali Mahmoudi. La réhabilitation de la table d’orientation figurait dans le projet de développement du PNG. C’est ainsi que le directeur du PNG avait contacté un artiste reconnu, natif de la ville, Nouredine Bouzidi, assisté d’un autre artiste Khoudir Bourihane pour étudier la possibilité de recréer une table d’orientation sur la base des photos, gravures et documents disponibles fournis par le directeur du PNG.

Un jour, le jeune artiste, Khoudir Bourihane, est venu me solliciter, en ma qualité de Président d’Apw (1997 – 2002), pour financer la confection de cette nouvelle table d’orientation du moment que les aménagements de la placette qui devait recevoir cette oeuvre sont déjà lancés par le PNG. Il me proposa également que les noms des lieux, sommets, crêtes, etc….soient transcrits avec leurs appellations locales, c’est à dire en Kabyle. J’ai tenu à apporter cette précision  car l’ancienne table d’orientation que les militaires français ont réalisé, tous les noms de lieux ont été arabisés:oued au lieu de assif, djebel au lieu de adrar, beni au lieu de aït, etc…
J’avoue que j’ai adhéré pleinement à cette proposition et je leur ai accordé mon accord de principe en attendant son inscription à l’ordre du jour d’une session Apw pour délibération et exécution.

L’artiste m’a suggéré la confection de trois galettes, composée de portions, pour pouvoir les remplacer en cas de destruction ou de saccage d’une partie ou de la totalité. Le coût de réalisation des 3 galettes a été évalué à 27 millions de centimes. Après l’accord de principe, les deux artistes se sont lancé dans les recherches et les enquêtes, qui ont duré des semaines, sur les lieux qui bordent le golf de Bgayet  pour actualiser les noms des crêtes, des collines, des rivières, des talwegs, etc…

L’inscription du financement de cette table d’orientation a été faite dans des délais très courts et son adoption par l’assemblée de wilaya ne posa aucune difficulté de la part des élus. La délibération a donc été rapidement exécutée et la somme, grevée d’affectation spéciale, a été versée dans le compte bancaire du PNG qui, à son tour, remettra le montant représentant les honoraires de l’artiste.

Quelques mois plus tard, l’assistant de Nouredine Bouzidi, se présenta à l’Apw pour m’informer que la table d’orientation a été fixée sur son socle et que je pouvais la voir sur site et que les deux autres répliques sont confiées à la direction du PNG.
Le lendemain, je me suis fait conduire jusqu’au site et je fus émerveillé par la belle réalisation artistique. J’ai, toutefois, relevé une anomalie que je n’ai pas manqué de signaler à l’artiste et au directeur du PNG. Il a été mentionné que cette table a été sponsorisée par l’Apw et l’Apc de Bgayet alors qu’elle n’a été financée que par l’Apw et que l’Apc est totalement écartée.
L’explication qui m’a été donnée n’était pas du tout convaincante, car subjective. Soi-disant le périmètre du PNG se trouvait dans le périmètre de la commune de Bgayet. Pour éviter d’avoir à refaire d’autres galettes aux frais de l’artiste, j’ai préféré laisser passer l’erreur.

Le clou de l’histoire.

Le clou de l’histoire, c’est lorsque le wali de l’époque (ce même commis de l’Etat, alors qu’il était Drag à Bgayet, qui a traité les caractères amaziɣ de caractères distinctifs et qui a sommé tous les propriétaires de bus de voyageurs d’effacer toute trace de cette langue sous peine de poursuites judiciaires et de mise en fourrière du véhicule) a appris la nouvelle de la fixation de la nouvelle table d’orientation avec l’amaziɣisation des noms des lieux, il piqua une crise rouge et qu’il m’a fait parvenir, par un messager, de sa ferme décision de la démolir pour la remplacer par celle des militaires français où les noms étaient arabisés.
Je lui ai fait parvenir ma réponse par le même canal que la table sera maintenue comme elle est et que personne n’a intérêt à la modifier.

Telle est l’histoire exacte de la table d’orientation que vous avez le plaisir de voir et de prendre en photo lorsque vous visitez le célèbre Pic des Singes.

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Je vous donnerai ci-dessous l’histoire détaillée de l’ancienne table d’orientation de Bougie, celle qui fut la première table d’orientation d’Afrique, telle que rapportée par notre ami journaliste M.A.H.

Installée en 1934, cette œuvre d’exception fait partie du patrimoine historique de Béjaia. Retour sur l’art spécifique de sa fabrication et la genèse singulière de son acquisition.

Surplombant la ville de Béjaïa, le mont Gouraya fascine le regard, par son ampleur et sa crête décharnée de calcaire rocheuse, façonnée des mains de la nature. Du sommet jusqu’à la pointe du cap Noir, elle s’abaisse par ressauts successifs de sept monticules juxtaposés, que les Béjaouis appellent «Sebâa Djebilat».

L’un d’eux est le Pic des singes, puissant piton en forme de coupole, qui domine la mer de 430 mètres et dont la masse imposante émerge des profondeurs abyssales, où il plonge d’un trait. Du plateau des ruines, où s’achève la route carrossable issue de la ville, s’ouvre un chemin facile qui mène à ce promontoire remarquable.

De ce poste de dune, où l’on trouve une table d’orientation, les alentours paraissent écrasés ; le vertige surprend le flâneur. Un panorama impressionnant s’offre à l’œil envoûté. D’un côté, la mer insondable ; en contrebas, les trois caps du Carbon, Noir et Bouack et la vallée des singes ; de l’autre côté, l’immense golfe de Béjaia, que bordent l’élévation et la raideur de la chaine des Babors.

Par beau temps, le regard s’étend au-delà de l’extrémité orientale du golfe, à plus de cent kilomètres, vers Jijel. Une initiative touristique Longtemps inaccessible, le «pic des singes» doit son nom aux multiples quadrupèdes qui y trouvaient refuge.

Table En 1924, après la constitution du Parc national de Gouraya, Félix Borg, alors président du syndicat d’Initiative de tourisme de Bougie, et également maire de la ville, eut l’idée de rendre ce pic accessible aux touristes. Pour la réalisation de ce projet le maire reçut le soutien de Victor Boutilly, alors directeur du service des Eaux et forêts en Algérie, qui cherchait également à promouvoir les points les plus pittoresques des parcs nationaux du pays. Ce dernier chargea M.Lafage, inspecteur principal du service des Eaux et forêts à Bougie, de diriger aussi bien le décapage du sommet que l’ouverture du chemin d’accès à ce piton, à partir du plateau des ruines.
Les coups de mine pour ce travail difficile commencèrent en 1924. Quelques années plus tard, Félix Borg, qui œuvrait toujours avec son syndicat pour favoriser le tourisme dans la région, songea à agrémenter la plate-forme du pic d’une table d’orientation paysagère. Cette petite construction à vocation touristique devait permettre aux excursionnistes d’identifier le paysage contemplé par une simple lecture directe.

Pour financer sa fabrication, il s’adressa au Touring-Club de France, association dont le but principal était de développer le tourisme sous toutes ses formes. La commande du disque de lave émaillée ne s’effectua pas sans difficultés. À maintes reprises, Félix Borg fit photographier un tour d’horizon pour rendre le travail du dessinateur possible, mais les tirages manquaient systématiquement de netteté à cause du ciel, toujours brumeux, de la région. On dût, alors, faire appel à Jacques Bouteron, géomètre à la Direction du service topographique à Alger. Dessinant, enfin, un tour d’horizon parfait, ce dernier permit en 1933 son report sur un disque en lave émaillée, confectionné par la manufacture Seurat de Saint-Martin, près de Riom, dans le Puy-de-Dôme, en France. Réputée pour son savoir-faire dans ce domaine, cette manufacture réalisa notamment la «première » table d’orientation en lave émaillée et fabriqua aussi celle destinée à la terrasse du magasin La Samaritaine de Paris.

Le Touring-Club de France chargea Fernand Bouscasse, son délégué à Bougie, d’offrir la table d’orientation au président du syndicat d’Initiative de la ville. Une cérémonie d’inauguration eut lieu le 16 mai 1934, devant une foule considérable et en présence du sous-préfet de Constantine, M. Richardot. La table d’orientation du pic des singes fut la première à être installée en Algérie, et même sur le continent Africain !

Aujourd’hui disparue, une plaque commémorative, en marbre blanc, fut posée sur le parapet clôturant le Belvédère, pour immortaliser les participants à ce projet audacieux. Le pic des singes devint, alors, une destination prisée des touristes, autant que le cap Carbon ou le fort Gouraya. Une rénovation discutable.

Après l’indépendance de l’Algérie, la table d’orientation, malheureusement délaissée, subit de multiples détériorations. Malgré sa dureté, la lave de Volvic fut en grande partie cassée. En 1999, la wilaya de Béjaia entreprit son remplacement, et le Parc national de Gouraya se chargea de la réparation du chemin qui y mène. Par précaution, la wilaya commanda trois nouvelles tables à l’artiste Nouredine Bouzidi. Ce dernier voulait que ses œuvres soient «des tables actualisées et améliorées». Il les a enrichies de noms de localités qui n’existaient pas à l’époque coloniale, ou qui ont été rebaptisées depuis. Il retranscrit, également, les indications topographiques en berbère, avec lettres latines.

Malgré l’initiative louable de la wilaya, et la bonne volonté de l’artiste, la table établie actuellement au pic des singes ne parait pas égaler l’originale par sa qualité de fabrication et son esthétique. A la différence de l’ancienne oeuvre, faite d’un seul bloc d’un mètre de diamètre de lave émaillée, la nouvelle fut fabriquée par juxtaposition de «dalles de sol», sectionnées en huit secteurs circulaires, émaillées, dessinées et scellées sur le socle. Il en résulte des joints trop visibles et un assemblage peu soigné, de l’aveu même de Nouredine Bouzidi.

Les faits eux-mêmes confirment l’inadéquation du matériau utilisé : un exemplaire de la nouvelle table a déjà été cassé et remplacé en 2003. L’adoption d’une solution inappropriée pour la rénovation de la table proviendrait sans doute d’un choix trop précipité. C’était oublier qu’une telle réalisation exige un investissement concerté et une fabrication minutieuse ! Il est fort dommage également que l’on ait occulté la valeur patrimoniale que revêt la table d’orientation du Touring club de France. Avoir une table offerte par cette association de renom est une reconnaissance pour l’exceptionnel site panoramique dont bénéficie la ville. Une distinction dont Béjaïa pourrait encore s’enorgueillir. C’est donc une restitution à l’identique qu’il aurait fallu réaliser tout en actualisant les noms de localités. Il viendra sûrement un jour où la question de cette restitution se posera et s’imposera alors le recours à la lave de Volvic et au savoir-faire unique de ses usines d’émaillage.

Peu de gens connaissent l’histoire de cette œuvre d’art que nous venons de relater. Que les touristes de passage au parc national de Gouraya ne manquent pas de faire l’ascension du pic des singes, ils y découvriront un des plus beaux panoramas d’Algérie ainsi que la nouvelle table d’orientation qui leur rendra compte de la totalité du paysage. Sur la même route qui mène au site, une visite de l’écomusée du Parc leur permettrait de redécouvrir, sous une des vitrines de la salle d’exposition, l’ancienne table mutilée du Touring Club de France, que le directeur du PNG a eu la bonne idée de conserver.

La fabrication de la lave émaillée

Les tables d’orientation installées par le Touring club de France étaient en lave émaillée de Volvic, généralement de forme circulaire d’un mètre de diamètre et scellé sur un pied en béton. Leur fabrication était assurée par des usines se trouvant dans le département du Puy-de-Dôme. Table_6
D’abord extraite des carrières des volcans d’Auvergne, la lave était tranchée en scierie. Travaillée en un seul monolithe, cette pierre était ensuite émaillée. Un dessin en couleurs était reporté sur le disque, le tout était cuit à plusieurs reprises. D’une très longue longévité, la lave émaillée reste la meilleure solution pour fabriquer des tables d’orientation. Elle est totalement inaltérable par le gel, les acides et les rayonnements solaires. Elle résiste aux rayures et aux chocs des cailloux qui ne laissent que de petites traces au point d’impact. Seule une agression violente à la masse ou au burin peut l’altérer.

Les tables d’orientation du touring club de France en Algérie

C’est au début du XXe siècle que le Touring club de France prit la décision d’installer des tables d’orientation dans des lieux réputés pour la beauté de leur panorama. Les premières d’entre elles furent établies par cette association en 1903. Elle en réalisa près de 168 à travers le monde jusqu’en 1970. En Algérie, la table d’orientation du pic des singes fut la 119e à être installée. Trois autres tables furent ensuite établies à Aïn N’sour dans le massif du Zaccar en 1936, à l’ermitage du Père Foucauld à l’Assekrem dans l’Hoggar en 1939 et à Constantine sur l’esplanade du Sidi-M’Cid en 1952. D’autres encore furent érigées par l’administration des eaux et forêts, notamment au col de Chréa, près de Blida. Grâce à leurs sites isolés, les tables de l’ermitage du Père Foucauld et d’Aïn N’sour sont toujours bien conservées contrairement à celle de Constantine qui est partiellement dégradée.

M.A.H
Sources : Fond d’archives du Touring Club de France au centre des Archives contemporaines à Fontainebleau.

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A Mesdames et Messieurs les élus locaux !

Posté par Rabah Naceri le 7 juillet 2017

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Mesdames et Messieurs les élus locaux ! Une bonne action avant la fin du mandat

Le constat est partout le même dans toutes les villes algériennes en ce qui concerne l’hygiène publique. Nous rencontrons des décharges sauvages à tous les coins de rues, des sachets, des canettes de boisson alcoolisée et non-alcoolisée, des sachets qui se promènent partout et même qui volent lorsque le vent leur prête assistance, etc. Mais, il y a deux scènes avilissantes qui nous agressent, tous, quotidiennement et qui sont intimement liées l’une à l’autre.

Bouteilles d'urine_2 La première, ce sont ces bouteilles en plastique qui contiennent un liquide jaunâtre ou carrément marron-foncé que l’on trouve un peu partout le long des routes que les éboueurs refusent de ramasser. Ce sont des bouteilles remplies d’urine que beaucoup de commerçants jettent le soir à la fermeture de leur magasin. Ces locaux commerciaux, pour la plupart, n’ont pas de toilettes. Ils utilisent donc ce moyen pour se soulager de ce besoin pressant.

La seconde, ce sont tous ces individus (les hommes uniquement, faudrait-il le préciser) qui, sans gêne, se soulagent au moindre coin plus ou moins discret. Nous trouvons même certains énergumènes qui ne se gênent pas d’uriner au mur d’une école, d’une mosquée ou d’une administration.

L’hygiène publique relève pourtant de la gestion communale et nous n’avons pas la mémoire courte pour oublier les promesses de nos élus locaux qui ont tous, sans exception, inscrit cette question d’hygiène publique comme priorité dans leur programme de campagne. Malheureusement, sitôt élus, leurs promesses fondent comme les mottes de beurre exposées aux quelques rayons de soleil de novembre (mois des élections Apc – Apw).

A qui la faute ?

Certains, qui prennent un raccourci, condamnent le peuple et l’accuse d’incivisme chronique. Sur cette question, chaque Algérien qui parle donne l’impression que tout le monde est sale sauf lui. Et, bien sûr, la réponse qui revient sans arrêt est celle-ci : « l’Etat ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen« .
D’autres, dénoncent l’absence manifeste de l’Etat et l’incompétence des élus locaux qui n’ont même pas été capables d’installer des urinoirs publics pour réduire, un tant soit peu, ce phénomène, devenu un véritable fléau, qui donne une très mauvaise image de nos villages, de nos villes et de notre pays sans compter les énormes dégâts que cela cause sur l’éducation des enfants qui grandissent dans le désordre, la saleté et l’anarchie.

Mon but, aujourd’hui, n’est pas de vous soûler avec le constat que tout le monde partage, mais de reformuler (parce que je l’ai déjà fait, par le passé) des propositions concrètes et pratiques que nos élus peuvent réaliser avant de la fin de leur mandat et de bénéficier de l’indulgence des électeurs qui ne cessent de manifester leur profonde déception.

Mes propositions, pour combattre, ce fléau honteux sont:

20170605_094127 1. obliger tous les gérants de café, snacks, fast-food, pizzéria, restaurants, etc…d’aménager des toilettes bien entretenues dans leur établissement et de contribuer à ce combat en permettant aux citoyens de faire usage de ces lieux d’aisance. La DCP et le CNRC doivent exiger ce certificat de conformité pour la délivrance d’une autorisation d’exercice commerciale.

2. l’Apc doit recenser plusieurs sites pour ériger des vespasiennes qui seront mises gratuitement à la disposition des citoyens. Le modèle de vespasienne existe et n’exige pas de grands moyens pour leur entretien (voir photo).

3. les structures en préfabriqué destinées aux toilettes publiques payantes seront réservées aux femmes.

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Bejaia. L’éternelle wilaya mineure

Posté par Rabah Naceri le 21 décembre 2016

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     Aujourd’hui, mercredi 21 décembre 2016, j’ai assisté à une session ordinaire de l’Assemblée Populaire de Wilaya (A.P.W) à l’invitation d’un élu. La dernière fois que j’ai assisté à une session remonte à plusieurs années et à chaque fois je ressens la même émotion de me retrouver dans cette ambiance que j’ai, jadis, connue.

     Mais l’objet de ma publication n’est nullement d’ennuyer mes lecteurs avec mes émotions mais plutôt de partager une nouvelle qui m’a « bloqué le cerveau », comme on dit chez nous. Un élu a avancé, avec toute l’énergie et le ton qu’il faut, qu’à partir de janvier 2017, le port de Bgayet sera rattaché au port d’Alger. Autrement dit, le célèbre et important port de Bgayet deviendra une annexe de celui d’Alger.

     Au moment, où le gouvernement prétend libérer l’initiative communale et incite les assemblées locales à redoubler de génie et d’intelligence pour diversifier les sources de financement et de revenus, allusion faite à la récupération de la fiscalité, le voilà qui prive notre chef-lieu de wilaya d’une source substantielle de financement en rattachant le port de Bgayet à celui d’Alger. Cela va sans dire que toute la fiscalité et les taxes générées par cette importante structure portuaire seront détournées vers les caisses d’Alger.

     Si cette décision venait à être mise en application en janvier 2017, comme rapportée par notre élu, notre chef-lieu de wilaya sera privé d’une importante source de revenus et compromettra toute perspective de développement  de notre wilaya qui se trouve être déjà marginalisée par le pouvoir central de beaucoup de programmes de développement.

     Il a été décidé, au cours de cette session, que les commissions économie-finances et aménagement-transport, inviteront, dans les meilleurs délais, le PDG de l’Entreprise Portuaire de Bejaia pour plus de clarifications sur cette inquiétante décision et qu’une résolution sera rédigée par l’Apw qui sera rendue publique et transmise à qui de droit.

     Cette nouvelle exige une vigilance de tout un chacun et appelle à une sérieuse réflexion.

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La wilaya de Bgayet victime de la démagogie du pouvoir. Barakat !

Posté par Rabah Naceri le 13 juin 2014

Bgayet_Pleure

On a souvent dénoncé les lenteurs administratives, souvent entretenues par ceux qui sont censés les combattre, et les blocages conscients de nombreux projets inscrits dans les programmes de développement de notre wilaya. Mais, il s’en trouve toujours des zélés pour nous traiter d’agitateurs et de semeurs de troubles comme si, eux, étaient les dépositaires de la conscience du pays et surtout de notre région qui, pourtant, ne cesse d’être marginalisée par les pouvoirs publics et ce, depuis des lustres.

Pour montrer le bien fondé de toutes les critiques objectives et vous prendre à témoin, nous allons remettre sur l’autel de la critique certains projets récemment inscrits et largement médiatisés.

1. Plan de circulation et feux tricolores

L’Assemblée Populaire Communale de Bgayet a rendu publique l’affectation d’une enveloppe conséquente pour la mise en place d’un véritable plan de circulation et la mise en place de feux tricolores aux nombreux carrefours de la ville et plus particulièrement ceux qui se présentent quotidiennement comme de véritables points noirs. La somme de 6 milliards de centimes est accordée à cet effet pour ce projet. Mais, hélas ! Rien n’est fait pour le moment à part quelques modifications tout à fait secondaires apportées au plan de circulation. A ce jour, point de plan de circulation digne de notre ville et point de feux tricolores alors que la saison estivale est officiellement lancée avec toutes les contraintes qu’elle provoquera.

A ce bricolage du plan de circulation s’ajoute l’absence de signalisation verticale et horizontale à telle enseigne qu’il est très difficile à un visiteur de rouler sans se tromper de voie ou de direction ou à un piéton de traverser la route en toute sécurité faute de passages protégés.

2. Téléphérique de Gouraya

Au mois de février de cette année 2014, la presse et la radio Soummam ont rapporté que le projet de réalisation du téléphérique de Gouraya a été confié à un groupement Algéro-français pour un montant de 360 milliards de centimes. Cette nouvelle annoncée par le wali a été bien accueillie par la population Bougiote même si celle-ci affiche un grand scepticisme à l’égard des responsables de cette wilaya car tout le monde a compris que la campagne électorale pour les présidentielles avait commencé prématurément pour le pouvoir. Nous sommes en juin 2014, point de téléphérique !

3. Le tramway de Bgayet

A croire ce qui a été rapporté par la presse, l’étude de faisabilité du tramway de Bgayet aurait dû être lancée au plus tard le 20 février 2014. L’étude aurait été confiée à un bureau d’étude espagnol « Sener » pour un montant de 39,28 millions de Dinars. Cette étude, selon les termes du contrat, devrait être finalisée dans un délai de 5 mois avec possibilité d’extension de la ligne jusqu’à Oued-Ghir (commune distante de 10 kms du chef-lieu de wilaya).

A ce jour, point de tracé et point de tramway.

4. Le complexe pétrochimique

Le projet complexe pétrochimique d’El-Kseur a failli être délocalisé, d’abord, vers une commune proche des limites de notre wilaya avec le risque d’une délocalisation vers une autre wilaya comme ce fut le cas de la raffinerie en 2003. Cette dérive a été mise à jour par le premier ministre qui a révélé, selon une correspondance du wali de Bgayet, l’absence d’assiette de terrain susceptible de recevoir l’implantation de ce projet.
Cette annonce a fait l’effet d’une bombe, et les citoyens, relayé par un député FFS, ont vite réagi en investissant les médias et les réseaux sociaux. Ce qui a suscité une réaction des pouvoirs publics en envoyant le PDG de Sonatrach qui a confirmé devant les membres de l’Apw que le projet est officiellement retenu. Il s’en est suivi la visite du ministre des travaux publics qui a, à son tour,rassuré la population locale de l’implantation officielle du projet.

Il faut quand même avouer que, si la population n’a pas réagi et menacé d’investir la rue, ce complexe pétrochimique aurait suivi celui de la raffinerie inscrite dans l’exercice de 2003.

5. L’usine de textile Algéro-turque

L’usine de textile algéro-turque peine à être relancée à cause des lenteurs administratives et des entraves bancaires. Les 2 usines de textile algéro-turques, dont l’une est programmée à Bgayet et la seconde à Ighil Izane, qui devaient entrer en production en septembre 2013 ne sont toujours pas opérationnelles. Les 2 parties s’étaient même engagées à ce que les 1ers produits soient disponibles sur le marché algérien dès le mois de decembre 2013.

A ce jour, point d’usine algéro-turque !

Nous limiterons nos rappels à ces 5 projets alors qu’il en reste beaucoup d’autres que nous citerons pêle-mêle :

- La pénétrante qui s’éternise
- La restauration de l’ancien tribunal qui s’effrite de jour en jour

- L’échangeur des « Quatre-Chemins » qui ressemble à un gigantesque « dos d’âne » dont les quatre autres ponts sont suspendus.
- Le dédoublement de la voie ferrée Bgayet – Tazmalt pour la mise en place d’une navette qui réduira la pression sur les cités universitaires, et réduira, un tant soit peu, le trafic routier sur ce tronçon de route.
- Un palais de la culture digne de la grandeur de cette capitale Hammadite
- Un palais des expositions qui devait voir le jour en 2001
- Un vrai siège de wilaya pour soustraire la wilaya de son état de SDF
- Etc…

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Le comité de réhabilitation du 5 Octobre appelle à la mobilisation

Posté par Rabah Naceri le 2 octobre 2013

Le comité de réhabilitation du 5 Octobre appelle à la mobilisation dans 1. AU JOUR LE JOUR comite_rehabilitation

avo88-300x213 dans 1. AU JOUR LE JOUR(Par Farid IKKEN). Pour la commémoration du 25e anniversaire des tragiques événements d’octobre 1988, le mouvement associatif de Béjaïa à sa tête l’association des victimes d’octobre 1988, AVO 88 Béjaïa, et le Centre de documentation en droits de l’homme, CDDH, affilié à la LADDH, prépare un programme chargé. Le lundi 23 septembre, lors d’une conférence de presse organisée au siège de la LADDH avec d’autres militants, les participants sont sortis avec une déclaration et un appel à une marche pacifique prévue le 5 octobre prochain du TRB vers l’esplanade de la Maison de la culture et un recueillement sur les tombes des victimes d’octobre 1988.

Un meeting est aussi prévu, selon les signataires, à savoir les membres du Comité de réhabilitation du 5 octobre 88 qui regroupe l’AVO 88, le CDDH, le Mouvement de la Jeunesse Indépendante pour le Changement (MJIC), le Comité de solidarité avec les travailleurs (CST), avec la participation de Rabah Naceri, ancien Président de l’Apw de Béjaïa de 1997 à 2002, selon la déclaration dudit Comité, rendue publique le lendemain de la conférence.

«Cinq chefs d’Etat et seize chefs de gouvernements ou premiers ministres se sont succédé sans que la moindre lueur d’espoir n’apparaisse sur les revendications relatives aux victimes du 5 octobre 1988», écrit, dans sa déclaration, l’AVO 88 de Béjaïa qui tient à rappeler, à l’occasion du 25e anniversaire, ses revendications, à savoir le «statut des victimes de la répression, décréter le 5 octobre journée nationale de la démocratie, ériger une stèle à la mémoire des victimes et du terrorisme et l’attribution effective d’un siège pour l’association». Pour Hocine Boumedjane, responsable du CDDH-Béjaïa, le Comité de réhabilitation du 5 octobre 88 a comme objectif d’inscrire le combat d’octobre 1988 dans la continuité et lui donner une nouvelle dimension. «Il faut continuer à se battre pour une véritable transition démocratique», a-t-il plaidé.

Le Comité de réhabilitation du 5 octobre 88, lancé en août 2013 et doté d’une structure horizontale, focalise, de son côté, sur le devoir de mémoire et la continuité de la lutte telle que conçue par les précurseurs du mouvement d’octobre 88. «Nous n’avons pas le droit d’oublier cet évènement historique qui a endeuillé des centaines de familles dans leur chair et dans leur existence», écrit le Comité qui souligne que cette mobilisation vise aussi à relancer le combat politique démocratique lancé par de jeunes algériens un certain 5 octobre 1988.

Le Comité a tenu à lancer un appel «à toutes les forces politiques démocratiques sans exception, à toutes les associations de femmes, de jeunes, d’étudiants, de travailleurs, et à toutes les personnalités et patriotes» à une importante mobilisation avec un seul objectif «réhabiliter le
5 Octobre et toute la charge d’espoir qu’il a toujours véhiculé et d’en faire le point de départ d’une véritable convergence démocratique pour une réelle prise de conscience quant à l’exigence du rassemblement de tous pour une véritable transition démocratique», écrivent les signataires du document.

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COMITE DE REHABILITATION DU 5 OCTOBRE 88

Posté par Rabah Naceri le 14 septembre 2013

COMITE DE REHABILITATION DU 5 OCTOBRE 88

05 Octobre 88 – 5 Octobre 2013

Vingt-cinq ans après le séisme d’Octobre 88 qui a fissuré l’édifice du pouvoir et mis à nu les pratiques dictatoriales du système en place depuis l’indépendance, la mémoire des victimes de la répression sauvage qui s’en est suivie, greffée à celle de nos valeureux Chouhadas de la guerre de libération, nous interpelle, aujourd’hui, de faire le bilan objectif et sans complaisance de ce noble combat.

En 1989, le pouvoir a élaboré unilatéralement une constitution qui consacre le pluralisme politique, associatif et syndical, la garantie des droits de l’homme, la séparation des pouvoirs, bases indispensables à toute transition vers la démocratie.

Les tenants du système, qui ont de tout temps rusé avec le peuple, se sont par la suite attelé à déconstruire systématiquement et minutieusement, par des violations récurrentes des droits et libertés et un système de fraude électorale généralisée, tous les acquis concédés pour mettre en place une démocratie de façade destinée à dissimuler l’absence d’alternance au pouvoir et éviter la remise en cause du système.

Le passage du parti unique au multipartisme n’a pas changé la nature du système dès lors que les réponses apportées aux revendications des jeunes d’Octobre 88 n’ont, en réalité, visé qu’à éviter et pervertir une véritable transition démocratique.

Par ailleurs, face à l’absence manifeste de volonté politique du pouvoir de consacrer dans les faits l’Etat de droit, les réformes économiques engagées ont abouti à la déstructuration des bases économiques et du tissu industriel de notre pays et à la spoliation des richesses de la collectivité nationale.

Les jeunes révoltés d’Octobre 88, soutenus par tout le peuple algérien, que les tenants du pouvoir de l’époque avaient qualifié de « chahuts de gamins », ont revendiqué, avec toute la force de leurs convictions, leurs droits à la Démocratie, aux respects des Libertés et à un Etat de Droit.

Pour nous, la république, c’est aussi l’égalité en droits et devant la loi, ce sont les droits sociaux garantis par l’Etat à travers des services publics nationaux efficients et des infrastructures de base et enfin l’utilisation des fonds publics pour le renforcement du secteur public et enfin la prise en charge des besoins sociaux.

Fidèle à sa nature et en s’appropriant la symbolique d’Octobre 88, le système qui a assimilé les victimes d’Octobre à des accidentés de travail et faisant fi de sa responsabilité dans les massacres du soulèvement populaire, ne fait que persister dans la ruse et la volonté de maintenir le statuquo et pérenniser ainsi le système.

Nous n’avons pas le droit d’oublier cet évènement historique qui a endeuillé des centaines de familles dans leur chair et dans leur existence.

Face à la déliquescence du système et au chaos qui menace le pays et toute notre jeunesse à très court terme,

LE COMITE DE REHABILITATION DU 5 OCTOBRE 88 LANCE UN VIBRANT APPEL à toutes les forces politiques démocratiques sans exception, à toutes les associations de femmes, de jeunes, d’étudiants, de travailleurs, et à toutes les personnalités et patriotes qui ont la république et la démocratie chevillées au corps à une grande mobilisation afin de réhabiliter le 5 Octobre et toute la charge d’espoir qu’il a toujours véhiculé et d’en faire le point de départ d’une véritable convergence démocratique pour une réelle prise de conscience quant à l’exigence du rassemblement de tous pour une véritable transition démocratique.

 

Nous appelons les citoyennes et les citoyens à se joindre à

  • la marche samedi 5 octobre 3013 à 10 h00, du TRB à l’esplanade de la Maison de la culture
  • dépôt de gerbe de fleurs
  • Meeting

 

Les premiers signataires :

  • AVO 88 (Association des Victimes d’Octobre 88)
  • LADDH (Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme)
  • MJIC (Mouvement de la Jeunesse Indépendante pour le Changement)
  • CST (Comité de Solidarité avec les Travailleurs)
  • Hadj Rabah NACERI (Ancien Président d’Apw de Bejaia. 1997-2002)

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Une stèle pour Saïd Mekbel

Posté par Rabah Naceri le 8 août 2013

Une stèle pour Saïd Mekbel dans 3. CULTURE & EDUCATION stele

(Par Moussa Ouyougoute). Le moment est historique. Et pour cause ! La République algérienne vient de reconnaître l’un de ses illustres fils : Saïd Mekbel. Journaliste et billettiste de talent, arraché à la vie par la horde sauvage un jour de triste mémoire, le 3 décembre 1994. Et c’est le bureau d’études Synapse architectes de Bgayet, qui a été retenu pour la réalisation de la stèle. Le buste du journaliste disparu sera, quant à lui, réalisé par l’artisan sculpteur de Tazmalt, Chebbi Mokrane.
En effet, le wali, Hammou Ahmed Touhami, et le président de l’APW de Béjaïa, Mohamed Bettache, ont déposé, hier, la première pierre pour la réalisation de la stèle à la mémoire de Saïd Mekbel, et à travers lui, à tous les journalistes victimes du terrorisme islamiste. Le coût du projet : 10 millions de dinars : une délibération de la précédente APW de Bgayet. Le Comité mémorial Saïd-Mekbel, composé de journalistes de l’Association des journalistes de Bgayet (AJB), d’élus et de membres de la société civile, est donc sur le point de gagner son pari relatif à l’élévation de cette stèle. Il faut dire que le projet avait séduit tous les élus, à leur tête ceux de l’APW. Lesquels ont sensibilisé, à leur tour, le wali de Bgayet lors du déjeuner offert aux journalistes le 3 mai 2011. Le chef de l’exécutif avait donné son accord et promis d’appuyer le projet. Le président de l’APC de Bgayet y était, pour sa part, favorable d’autant que le projet allait être financé par le budget de la wilaya. Pour la symbolique, les journalistes avaient tenu à ce que les financements soient publics.  Mais le projet n’a pas été un long fleuve tranquille. Il avait accusé beaucoup de retard. Initialement, il devait être réalisé par l’APC de Bgayet. Conséquence de ce retard. Le wali avait décidé d’écarter du projet les membres de l’exécutif communal et de le confier à l’administration locale d’autant que le terrain avait été dégagé. La Direction des domaines à Béjaïa ayant fait un geste. Elle avait procédé au transfert de propriété du terrain au profit de la municipalité. Pour rappel, l’idée du projet est née le 2 mai 2011. Les journalistes venaient de se constituer en association. Ils voulaient célébrer la Journée internationale de la presse en rédigeant une déclaration afin de participer au débat en cours sur le métier de journaliste, marqué par l’absence d’une organisation à même de défendre ses intérêts moraux et financiers.
Pour la symbolique, ils avaient voulu déposer une gerbe de fleur sur la tombe de Saïd Mekbel et lire la déclaration. Seulement, il avait fallu faire appel au frère du défunt pour retrouver la sépulture tellement elle n’avait aucun signe distinctif. C’est là que Mohamed Bessa, aujourd’hui directeur de com., avait suggéré l’idée de réaliser un buste. Comme les journalistes avaient soumis le projet à débat, il y a eu l’implication de tout le monde, élus, membres de la société civile, etc. “On est passé d’un buste à une place aménagée ; on a tablé sur une délibération de 500 000 dinars, on a eu 10 millions de dinars. C’était inespéré, tellement on ne voulait pas de financements privés bien que beaucoup de patrons étaient prêts à financer le projet”, a rappelé, hier, un confrère.

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