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Les noms de rue

Posté par Rabah Naceri le 2 août 2012

Les noms de rue dans NUMEROS UTILES Nomderue

J’ai retrouvé accidentellement cet article dans mes brouillons, et comme le contenu reste d’actualité, alors j’ai pensé le partager avec mes visiteurs. J’ignore le nom de l’auteur et de quel quotidien national je l’ai puisé. Je prie l’auteur, si jamais il reconnait son écrit, de m’en excuser et de le rassurer qu’il ne s’agit nullement d’un plagiat.

_________________

Des noms connus ou moins connus, c’est selon, des édifices ou des établissements. Les choix sont-ils toujours judicieux ou sont-ils le fruit d’une sélection politicienne ? Dénominations insolites: le génie populaire supplante les appellations officielles.

Cela relève désormais de l’anecdote : à son arrivée à Alger en 1992, feu Mohamed Boudiaf découvre que l’un des plus beaux boulevards de la capitale a été baptisé du nom de celui qu’il considère comme un traître de la guerre de Libération nationale. La plaque portant le nom de Salah Bouakouir est ainsi déboulonnée, sans fleurs ni couronne, et remplacée par une inscription glorifiant Krim Belkacem. Mais pour la plupart des Algérois, ce boulevard portera, pour toujours, le nom que lui ont donné les colons : le Télemly. Lire la suite… »

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Lettre de A. MEHRI à A. BOUTEFLIKA

Posté par Rabah Naceri le 18 février 2011

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Au frère Abdelaziz Bouteflika

Président de la République

          Je m’adresse à vous par cette lettre dans un contexte particulièrement délicat et dangereux en étant conscient que seuls les liens de fraternité et les principes qui nous ont rassemblés durant la période de la lutte pour la liberté de notre pays et son indépendance me donnent cet honneur ; c’est aussi ma conviction que ces liens demeurent le dénominateur sur lequel peuvent se rencontrer les bonnes volontés au service de notre pays et du bonheur de notre peuple.

          J’ai privilégié cette voie ouverte pour m’adresser à vous car vous occupez une position principale et prioritaire. Néanmoins, vous n’êtes par le seul concerné par le contenu de la lettre, ni la seule partie appelée à traiter des questions qu’elle soulève. J’ai tenu dans cette lettre à faire preuve de la franchise qui prévalait dans les délibérations des instances dirigeantes de la Révolution algérienne et qui était, même si elle dépassait parfois les limites du raisonnable, certainement préférable au silence complice ou à l’assentiment dénué de conviction.

          Monsieur le président

          Vous êtes aujourd’hui au sommet d’un régime politique dont la mise en place n’est pas de votre seule responsabilité. C’est un régime à l’édification duquel a participé quiconque a assumé une part de responsabilité publique depuis l’indépendance, que ce soit par son opinion, son travail ou son silence. Mais aujourd’hui, de part votre position, vous assumez, et avec vous tous ceux qui participent à la prise de décision, une grande responsabilité dans la prolongation de la vie de ce régime qui, depuis des années, est bien plus marqué par ses aspects négatifs que positifs. Il en devenu, en outre, inapte à résoudre les épineux problèmes de notre pays qui sont multiples et complexes, et encore moins à le préparer efficacement aux défis de l’avenir qui sont encore plus ardus et plus graves.

          Le système de gouvernement installé à l’indépendance s’est fondé, à mon avis, sur une analyse erronée des exigences de la phase de la construction de l’Etat national. Certains dirigeants de la révolution avaient opté, dans le contexte de la crise que le pays a connue en 1962, pour une conception politique d’exclusion pour faire face à la phase de la construction plutôt qu’une stratégie de rassemblement énoncée par la déclaration du 1er novembre 1954.

          Pourtant cette stratégie avait prévalu, en dépit des divergences et des difficultés, dans la conduite des affaires de la révolution jusqu’à l’indépendance. L’exclusion est devenue, à la suite de ce choix, le trait dominant de la gestion politique et de la manière de traiter les divergences d’opinion. Les cercles et groupes politiques qui étaient choisis au début du mois étaient susceptibles d’exclusion et de marginalisation à la fin du même mois. Ces pratiques, qui ont contaminé même certains partis d’opposition, ont eu pour effet de pousser des milliers de militants à renoncer à l’action politique, de réduire la base sociale du régime et de réduire le cercle de décision à son sommet.

          Outre le fait qu’il est fondé sur l’exclusion, le régime a hérité de méthodes et de pratiques secrétées par les conditions difficiles de la lutte de la libération et les a adoptées dans la conduite des affaires publiques après l’indépendance. Il s’est nourri également d’emprunts et d’adaptations qui n’ont pas été façonnées par le libre débat, ni affinées, durant leurs évolutions, par une évaluation objective qui a été le grand absent dans l’expérience du pouvoir en Algérie.

          Plutôt qu’une évaluation critique objective du régime politique, on a préféré les campagnes de glorification et de dénonciation taillées sur mesure pour des personnes et par l’attribution de couleurs à des décennies, de sorte à masquer la nature du régime, ses pratiques et sa vraie couleur qui ne change pas malgré le changement d’hommes.

          Les voix qui revendiquent le changement de ce régime et qui sont soucieuses qu’il advienne dans un climat de paix et de libre débat, sont nombreuses. Les signes qui alertent sur le caractère impératif d’un tel changement sont visibles depuis des années. Ils se sont encore accumulés ces derniers mois d’une manière telle qu’il est impossible de les ignorer ou de reporter la réponse.

          Les évènements qui surviennent continuellement chez nous et qui adviennent autour de nous depuis des mois évoquent ceux que le pays a vécus en octobre 1988 et des faits graves qui en ont découlé, de crise et de drames dont le peuple continue encore à avaler certaines des plus amères potions.

          Les choses sont aggravées chez nous par le fait que le discours officiel, à des niveaux responsables, fait une lecture erronée – sciemment ou non – des réalités. Il en minimise l’importance et en nie les grandes significations politiques au prétexte que les manifestants, chez nous, n’ont formulé aucune revendication politique. L‘aspect le plus incongru de cette lecture et de cette analyse est qu’ils renvoient à l’image d’un médecin qui attendrait de ses malades la prescription d’un remède !

          Cette lecture erronée de la part de plusieurs parties – avec des intentions sournoises de la part de certaines autres parties – ont empêché, fort regrettablement, que les véritables enseignements soient tirés des évènements d’octobre 1988. Elles ont permis aux adversaires du changement, à cette époque, d’œuvrer méthodiquement au blocage des voies menant à la solution juste qui consiste à assurer le passage vers un système politique réellement démocratique. Cela a fait perdre au pays, à mon avis, une opportunité précieuse de renouveler et de consolider sa marche vers le progrès et le développement.

          Cette interprétation erronée s’étend également aux évènements qui se déroulent dans des pays proches, comme la Tunisie et l’Egypte. Cette lecture insiste sur les différences afin de rejeter les enseignements qui en découlent. Pourtant, ce qui est commun entre l’Algérie et ces pays ne se limite pas à la vague tragique de recours aux suicides par le feu, il est encore plus profond et plus grave. Ce qui est commun est la nature même des régimes !

          Les systèmes de pouvoir en Egypte, en Tunisie et en Algérie, se prévalent tous d’une façade démocratique clinquante et empêchent, en pratique et par de multiples moyens, de très larges catégories de citoyens de participer effectivement à la gestion des affaires du pays. Cette marginalisation et cette exclusion nourrissent en permanence les ressentiments et la colère.

          Elles alimentent la conviction que tout ce qui est lié au régime ou émane de lui leur est étranger ou hostile. Quand s’ajoute à ce terreau de la colère le poids des difficultés économiques, qu’elles soient durables ou conjoncturelles, les conditions de l’explosion sont réunies.

          A ces facteurs communs s’ajoute le fait que la majorité des algériens considère que le régime politique chez nous n’est pas fidèle aux principes de la révolution algérienne et à ses orientations et ne répond pas à la soif d’intégrité, de liberté, de démocratie et de justice sociale pour laquelle le peuple algérien a sacrifié des centaines de milliers de ses enfants.

          De ce qui précède, il apparait que la question centrale qui exige un effort national global et organisé est celle de la mise en place d’un régime réellement démocratique, capable de résoudre les problèmes du pays et de le préparer à relever les défis de l’avenir. Un régime démocratique qui libère les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation pour les faire entrer dans une citoyenneté responsable et active. Il en découle également que le changement ne viendra pas d’une décision du sommet isolée du mouvement de la société et de ses interactions. Il est, au contraire, nécessaire de faire murir le processus de changement et de le consolider par les initiatives multiplies provenant, en toute liberté, des différentes catégories de la société.

          Le peuple algérien qui a pris en charge, de manière consciente et loyale, la révolution quand elle a été jetée dans ses bras, et en a assumé la responsabilité avec abnégation et patience, est apte, du fait de sa profonde expérience, à prendre en charge l’exigence du changement démocratique pacifique du régime et à l’accompagner vers les rivages de la stabilité et de la sécurité.

          Ce changement souhaité nécessite, selon moi, de commencer simultanément par les actions suivantes :

Un – Accélérer la suppression et la levée des obstacles et des entraves qui inhibent la liberté d’expression ou la restreignent. Réunir les conditions nécessaires permettant aux organisations et aux initiatives sociales des jeunes de la nation, ses étudiants, ses cadres et ses élites des différents secteurs et disciplines, d’exercer leur droit naturel et constitutionnel à exprimer par tous les voies et moyens légaux, leurs critiques, leurs aspirations, leurs opinions et leurs propositions.

Deux – Appeler à la multiplication des initiatives populaires émanant de la société et soutenant la demande de changement pacifique autour des axes et des modalités suivants :

          1- Des séminaires de dialogue rassemblant à différents niveaux et dans la diversité des courants intellectuels et politiques, des citoyens engagés qui rejettent la violence et l’exclusion politique et qui œuvrent à identifier les similarités et les préoccupations communes permettant la jonction des volontés et des efforts pour la réussite du changement pacifique souhaité.

          2- Des groupes d’évaluation regroupant à des niveaux différents les représentants de divers courants intellectuels et politiques, des spécialistes intéressés par un secteur spécifique de l’activité nationale. Ils auront la charge de procéder à une évaluation objective de ce qui a été accompli depuis l’indépendance, d’en identifier les forces et les faiblesses et de tracer des perspectives pour son développement.

          3- Des amicales de solidarité contre la corruption qui auront pour mission d’édifier un barrage contre la généralisation de la corruption en sensibilisant les larges catégories sociales susceptibles d’être les victimes des corrompus. Il s’agit de les amener à une position ferme contre la corruption en adoptant le slogan « nous ne payerons rien en dehors de ce que prévoit la loi ». Cette mobilisation sociale interviendra en appui à des mesures administratives et légales contre la corruption.

          Les centaines d’initiatives qui peuvent éclore de cet appel et se multiplier, sans être dictées par le haut, seront comme des bougies qui éclairent la voie du véritable changement pacifique et traduisent les orientations du peuple et ses aspirations.

Trois- Etablir des ponts pour le dialogue et la concertation les plus larges avec les forces politiques pour préparer un Congrès national général qui aura pour mission :

          1- D’établir l’évaluation critique et globale du système de gouvernance et de ses pratiques durant ses différentes étapes depuis l’indépendance et de déterminer les tâches, les moyens et les étapes pour jeter les bases d’un système démocratique et de l’Etat de droit.

          2- Prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays, définitivement, de la spirale de violence qu’il connait depuis vingt ans. La crise, dont les effets continuent à marquer la scène politique, est la somme d’erreurs commises aussi bien par des mouvements islamiques que par les autorités de l’Etat dans leur traitement. Il est impossible de résoudre la crise en traitant la moitié de celle-ci et en occultant l’autre moitié.

          3- Etablir une plateforme nationale sur les perspectives du développement national global et sur la préparation du pays à faire face aux évolutions imposées par les changements mondiaux.

          4- Etablir une plateforme nationale sur les fondements de la politique étrangère nationale et ses lignes générales et en premier lieu identifier les mesures permettant la réalisation de l’union entre les pays du Maghreb.

          Frère président

          L’Algérie doit célébrer bientôt le cinquantième anniversaire de son indépendance. Le temps qui nous sépare de cette grandiose occasion est suffisant, selon moi, pour parvenir à un accord entre algériens pour le changement pacifique souhaité. Le meilleur des présents à faire à nos glorieux martyrs est que l’on célèbre l’anniversaire de l’indépendance avec un peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir.

          Avec ma considération et mes salutations fraternelles

          Abdelhamid Mehri

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Retour de Cheikh Aheddad. Un grand évènement

Posté par Rabah Naceri le 3 juillet 2009

Voici quelques images prises aujourd’hui-même. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire fidèlement l’émotion générale ressentie par toute cette population constituée de jeunes et de moins jeunes. J’ai vu des hommes âgés et des jeunes éclater en sanglots tellement l’émotion était forte.

N’ayant pas la capacité de décrire, alors je préfère vous laisser apprécier les images, que j’ai prises avec un portable, en implorant votre indulgence pour la qualité.

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Seddouk-Oufella

Cheikh Aheddad réinhumé dans une grande ferveur

Les ossements de cheikh Aheddad, leader spirituel, et de son fils Azziz, général, chef militaire du soulèvement de 1871, ont été réinhumés, hier, à Seddouk-Oufella, à Takoubets-n-Rahmane (la coupole de la miséricorde) en présence de milliers de gens. Placée sous le haut patronage du président de la République, la cérémonie combine une intense densité historique, religieuse, militaire et politique.

aheddad.jpg(Par M.C Ait-Méziane-S.Ikhenache-M.Bessa).Une tombe symbolique est réservée à cheikh Mhand, autre fils d’Aheddad, lui aussi chef militaire de l’insurrection.

Après la grande prière du vendredi, les trois catafalques sont levés. Le chant national est entonné. Un descendant du cheikh, puis Saïd Abadou, secrétaire-général de l’ONM, prennent la parole. Un représentant de la présidence de la République donne lecture d’une lettre de Bouteflika. Une formation de l’armée rend les honneurs aux héros de 1871. Drapés de l’emblème national, les trois cercueils seront ensevelis suivant un cérémonial militaire. 137 ans plus tard, c’est la troisième « wassiya » (testament) des fameuses « Sept wassaya » du cheikh par laquelle il recommande d’être enterré au cimetière de ses aïeux, qui se réalise.

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L’angoissante abstention

Posté par Rabah Naceri le 9 février 2009

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L’abstention angoisse le gouvernement:

campagnes tous azimuts de « ramassage électoral ».

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(Par Hassan Moali). Les citoyens d’Alger ont dû apercevoir, ces deniers jours, ces minibus arborant le label « Tadhamoun » (solidarité) sillonnant les artères de leurs quartiers. Ce n’est pourtant pas du ramassage scolaire qu’ils font. Ces véhicules sortis tout droit des parkings du ministère de la Solidarité nationale viennent vous inviter à voter le 9 avril prochain. C’est la nouvelle mode de « prosélytisme politique » face à la menace sérieuse de la désaffection populaire. Ils sont quatorze fourgons à faire la ronde dans la capitale et prêcher la « bonne » parole dans l’espoir de mobiliser une population potentiellement à l’écart du spectacle électoral en préparation.

Et pour que l’hameçon de Ould Abbès ait plus de chance d’être mordu, l’appât est tendu par des mains jeunes… Ce sont en effet près de 400 jeunes filles et garçons qui sont mis à contribution dans cette formidable opération de porte-à-porte et du travail au corps assigné au ministère de la Solidarité nationale. Ce travail de proximité sera, promet-on, généralisé aux 48 wilayas du pays d’ici à l’ouverture de la campagne électorale. On s’en doute, ces milliers de jeunes « embedded », embarqués dans ces minibus vont percevoir des prébendes pour services rendus. A défaut de se voir offrir des postes d’emploi, ils sont enrôlés pour une mission conjoncturelle de propagande politique. Il est aisé de deviner les coûts de cette opération au niveau national que le contribuable va financer malgré lui.

C’est la première fois que les pouvoirs publics, pas même quand le FIS menaçait les électeurs, recourent à ce carnaval électoral pour tenter de capter l’intérêt des Algériens pour la présidentielle. Les laboratoires du système semblent avoir pris la mesure de la grande indifférence populaire pour s’être décidés d’aller vendre le produit « présidentielle avril 2009 » à la criée. Et ce n’est pas gagné d’avance. Le gouvernement et tous ceux qui gravitent autour de Bouteflika paniquent à l’idée que leur candidat puisse triompher sans gloire populaire. Ayant déjà perdu la bataille consistant à trouver des concurrents sérieux et crédibles, ils craignent de subir la loi du silence du peuple électeur. Parce que, désormais, le taux de participation à la prochaine présidentielle est le seul vrai concurrent de Bouteflika. Exit donc les Rebaïne, Louisa Hanoune, Bonatero et autres Mohand Saïd et Moussa Touati, tout juste bons à amuser la galerie électorale. A l’état actuel des choses, les tractations portent plus sur le seuil minimum de participation, politiquement acceptable, que sur le score sans doute écrasant du candidat du pouvoir. C’est conscient de cet enjeu majeur, que constitue le taux de participation, que le pouvoir a décidé de redoubler d’imagination pour trouver la meilleure recette à même de faire voter les gens. Quitte en cela à dilapider l’argent public ou, pis encore, abuser des institutions de la République comme le fait le ministre de l’Education nationale. En effet, dans une instruction qu’il a envoyée aux établissements, il réclame que des cours et des programmes sur les élections soient dispensés aux élèves.

Une présidentielle « vendue » à la criée

Au-delà de la politisation aussi éhontée de l’école censée être neutre, on se demande à qui s’adresse ces « cours spéciaux » puisque les élèves ne sont pas en âge de voter… Mais la peur d’une non-participation massive autorisant apparemment tous les stratagèmes, Belkhadem avait appelé la communauté universitaire à faire la propagande dans les campus et dans les cités U, tordant ainsi le cou aux franchises universitaires. Passons sur les monologues de la télévision et des radios nationale et locales. Les réponses aux fameuses lettres adressées par Zerhouni en 2004 aux électeurs n’ayant pas voté ne semblent pas avoir été bien décryptées. Cette fois, le pouvoir a allié la méthode artisanale – comme les minibus de la solidarité – et la mode High Tech, via les SMS. Et d’ici à l’ouverture de la campagne, les galas, le foot et d’autres moyens moins catholiques pourraient être utilisés pour espérer réussir le show du 9 avril. Des fonctionnaires et des élus viennent déjà d’être désignés pour diriger la campagne de l’ex-futur Président dans leurs wilayas respectives. Le directeur de la culture de Tizi Ouzou et le P/APC d’Alger-centre n’auront, pour l’exemple, pas le temps de réanimer les activités pour le premier et recevoir les requêtes des citoyens pour le second, durant la campagne. Normal, ils seront appelés à d’autres fonctions, autrement plus valorisantes mais surtout plus payantes. C’est dire que pour éviter une autre victoire à la Pyrrhus à Bouteflika, tous les coups (et les coûts) sont permis.

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Bejaia : Le congrès de la Soummam

Posté par Rabah Naceri le 20 août 2008

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BEJAIA

20 août 1956 – 20 août 2008 

52 ans après

La Soummam se souvient toujours de Abane

Chaque année la date du 20 Août vient nous rappeler l’un des moments-charnières de notre guerre de Libération: le Congrès de la Soummam, c’est-à-dire les premières assises de la jeune révolution algérienne, en 1956. Un tel événement-fondateur a imprimé à l’histoire de notre lutte un tournant majeur par la plate-forme qui en  est issue et qui trace les contours de l’édifice institutionnel de la Révolution.

On y retrouve, explicités, les trois éléments clés qui identifient la nature du mouvement de libération et sous-tendent sa cohérence idéologique et politique : une légitimité révolutionnaire articulée sur un programme et une stratégie structurée; un statut organique définissant les rouages de la Révolution et leur mode de fonctionnement; une direction unique et homogène. Le nom du Congrès de la Soummam reste intimement lié à celui d’un personnage d’une trempe peu commune: Abane Ramdane. Homme de conviction et de caractère, il a été l’un des principaux promoteurs de l’idée de ce congrès, comme il a été à la fois l’inspirateur avisé de ses orientations et l’artisan  déterminé de sa préparation et de son succès.

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Lettre à Romano PRODI

Posté par Rabah Naceri le 11 janvier 2008

La marche européenne est arrivée samedi 18 mai 2002 à Bruxelles

Les quatre marcheurs citoyens pour l’Algérie de Massinissa sont arrivés hier à Bruxelles.

Organisée en vue de sensibiliser l’opinion européenne et internationale sur les exactions à huis clos en Kabylie, cette marche s’est achevée ce samedi 18 mai.

Cette action a eu le mérite de retenir l’attention de la presse ainsi que des élus.

Partis le 05 mai 2002, les marcheurs volontaires ont parcouru une grande boucle de près de 850 kilomètres passant outre des conditions climatiques souvent difficiles.

Les villes traversées:

Grand Duché du Luxembourg : Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Pétange
France: Longwy, Verdun, Longuyon, Etain, Châlons-en-Champagne, Clermont-en-Argonne, Ste Menhould, l’Epine, Reims, Château-Thierry, Meaux, Bobigny, Paris, Senlis, Compiègne, Arras, Watterlo, Lille, Roubaix, Tourcoing.
Belgique : Courtrai, Gand, Bruxelles.

Dès leur arrivée à Bruxelles les 4 marcheurs soutenus par une soixantaine de sympathisants se sont dirigés au bâtiment du Consilium européen où ils ont remis une lettre destinée au président de la Commission européenne.

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La lettre remise à M. Romano PRODI

Fédération des Citoyens pour l’Algerie de Massinissa

Espace Antinéa

37, av. Bogdan Politanski

F-54810 BRUXELLES

Monsieur R. PRODI Président de la Commission européenne

Place Robert Schuman

Bruxelles.

 

Monsieur le Président,

La fédération des Citoyens riche de sa diversité, composée d’intellectuels, de travailleurs, de chômeurs, d’étudiants, d’hommes et de femmes, dépassant les clivages partisans, philosophiques, religieux et territoriaux, effectue une marche pour l’Algerie de Massinissa.

Cette marche citoyenne a pour objectif d’appeler l’opinion européenne et internationale pour s’élever contre le massacre des populations Kabyles à huis-clos.

Depuis le Printemps 2001, devant la forfaiture institutionnalisée  un mouvement contestataire s’est étendu bien au-delà de la Kabylie pour s’opposer à la mise en faillite de l’Algérie qui vit trois crises : une crise socio-économique, une crise institutionnelle et une crise identitaire. Le pouvoir, pour des raisons politico-culturelles, a dépoussiéré la vieille carte du « complot extérieur » où une main étrangère en veut à l’Algérie et favoriserait une tentation séparatiste Kabyle.

Depuis l’assassinat de Massinissa Guermah, jeune lycéen de 17 ans, dans l’enceinte de la gendarmerie, des jeunes ont affronté à mains nues les services de répression. Depuis, d’autres Massanissa sont tués. La Kabylie n’en finit pas d’enterrer ses morts, de panser les blessés.

Il a fallu attendre un an de représsion féroce, enregistrer quelques 120 morts par arme de guerre et environ 3000 blessés (la liste ne cesse de  s’allonger), dont certains sont handicapés à vie, pour que le Président Bouteflika s’adresse au peuple un certain 12 mars.

Un discours qui n’a convaincu  ni les citoyens ni la classe politique. Stimulé par l’opportunisme politique, le Président Bouteflika a dû reconnaîtreTamazight langue nationale, mais lui refuse le statut de langue officielle.

Faux privilège. Il ne procède pas d’une avancée politique mais d’un projet bien poiticien : faire participer la Kabylie aux élections législatives du 30 mai prochain.

La population consciente des enjeux que représentent ces élcetions est convaincue que c’est une énième manoeuvre pour péreniser un système obsolète et violemment décrié.

La Kabylie est de nouveau accusée de « violences menaçant la stabilité du pays », d’utiliser  des « méthodes non civilisées », de porter des « revendications insensées ». Ecrasant sous leurs pieds les problèmes des âarchs en Kabylie, devant la question palestinienne, le pouvoir algerien cache mal cette pulsion anti-kabyle. La répression se déchaîne contre des manifestants pacifiques. De nouveau la Kabylie brûle et à mesure que les jours passent, profitant de régler le problème kabyle à huis-clos, le pouvoir s’enfonce dans un climat de violence : assassinats, tortures, enlèvements, violations de domiciles.

Voilà le quotidien des populations qui continuent courageusement à exprimer leurs revendications sous un climat de provocations et terreurs généralisée.

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Lettre à Bouteflika

Posté par Rabah Naceri le 13 décembre 2007

LETTRE A Mr BOUTEFLIKA

Président de la République algérienne

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles ! C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone/Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, «béçif» (par l’épée), toutes ces populations. «Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion…. Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez» (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20). Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami, Histoire des Berbères, T I, p.36-37,40,45-46. 1382).

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi-esclavage, malgré la même religion,les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées. Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du Tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » – j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, -il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle- mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S, il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées – ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français, André Savelli, Professeur agrégé du Val de Grâce.

Source

http://coordination.cnfa.free.fr/boutef.htm

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