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Bejaia partie intégrante du Hotspot du Bassin Méditerranéen (contribution de Imane Sellal)

Posté par Rabah Naceri le 23 juin 2013

Bejaia partie intégrante du Hotspot du Bassin Méditerranéen (contribution de Imane Sellal) dans 1. AU JOUR LE JOUR hotspot

  par Imane SELLAL
Images de Belhassine

La biodiversité s’apprécie au fil des hotspots qu’elle délimite sur la surface de la terre, le monde compte environ 35 Hotspots.

Définition de Hotspot en écologie

Zone géographique représentative de la biodiversité, présentant une grande richesse en espèces. On dénombre actuellement 35 hotspots dans le monde (source futura-sciences.com).

Le Hotspot Méditerranéen est le plus vaste de la planète en végétal ou en espèce animale et marine, il réunit une richesse environnementale et une stabilité pour tout dispositif de sauvegarde , d’étude  et de percée scientifique. En ce qui concerne notre pays, il couvre tout le littoral Algérien. Grâce à cette méthode, nous  pourrions évaluer les dégâts et les actions à mener.  Le concept de « hotspots de la biodiversité » est un stratagème scientifique très efficace pour identifier les régions qui présentent une très grande richesse en matière de biodiversité afin de répondre à un plan de sauvegarde et de préserver toute espèce menacée .

hotspot_1 dans 1. AU JOUR LE JOUR

Ainsi, une fois le profil de chaque hotspot établi, nous pouvons, sur la base d’évaluation, donc imaginer les écosystèmes à recréer en admettant certaines priorités aux parties où la biodiversité est éradiquée suite aux erreurs monumentales des hommes. Cette mission devient humanitaire car il s’agit de récupérer ce qui a été créé des centaines d’années déjà. Il est urgent d’agir dès maintenant car il sera tard demain. Autrement dit, les efforts doivent être immédiatement déployés pour faire front à cette menace.

Le plan de conservation sera élaboré sur trois grandes identifications :

1°) les espèces mondialement menacées de la région,
2°) les sites qui abritent ces espèces (zones clés pour la biodiversité)
3°) les paysages préservant les processus écologiques et d’évolution nécessaires à ces sites.

Sur la carte, ci-dessous, nous remarquons que la ville de Bejaia y est entièrement incluse dans ce Hotspot au vu de sa richesse biodiverse.

hotspot_2

Nous pourrons ainsi assurer trois objectifs :

l’extinction d’un écosystème,
réaliser des zones protégées,
éviter l’interruption de certains processus naturels écologiques.

La mobilisation de la société civile doit être au centre de cette action, et son implication aboutira à une nouvelle organisation, à un nouveau système de fonctionnement et d’interaction avec l’environnement immédiat. La prise de conscience et l’aspiration à un quotidien meilleur apporteront les volontés au sein de cette énergie latente, longtemps ignorée. Il est clair que l’implication des pouvoirs publics, disposant de grands moyens, est indispensable pour un suivi soutenu et assurer au mieux la recherche de cette harmonie entre le bien-être humain et la biodiversité.

Selon les termes de l’Unesco sur la question de la biodiversité :

« Seul un modèle de développement prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux peut nous permettre de concilier à nouveau le bien-être humain et la conservation de la biodiversité. Les modèles qui font une place à la sagesse d’autrefois – par exemple à l’empathie avec toutes les formes de vie, et à l’altruisme qui conduit à satisfaire les besoins des autres populations sans nuire à la biodiversité – témoignent de la manière dont un Nouvel humanisme pourrait nous aider à gérer l’appauvrissement de la biodiversité et la perte des services fournis par les écosystèmes que nous subissons actuellement. Reconnaître et respecter le rôle de gardiens de la biodiversité assumé par les groupes pauvres et vulnérables  »

Bejaia est une écorégion où la biodiversité est incontestablement la seule richesse et moyen qui redonnera à cette région sa lumière perdue. Les associations nombreuses ne cessent de sensibiliser les citoyens par des actes concrets, si petits fussent-ils, mais qui  ne passent pas inaperçus. Ce sont des indicateurs édifiants d’une société civile soucieuse  d’un environnement sain et meilleur. Tous les pans de la société, grands et petits, s’activent à organiser et réaliser des journées de nettoyages de plages, de cimetières, de places publiques, etc…ce qui traduit clairement un premier pas vers une réflexion de « comment avoir une ville propre d’abord ! ».

Il est impératif que les institutions qui gèrent les zones à préserver doivent être plus visibles et proches de ces associations afin de les encadrer et de les soutenir d’une façon effective. Il y a là une inépuisable réserve d’idées à concrétiser en se rapprochant de ces petites organisations sociales, souvent désarticulées faute d’encadrement, mais ô combien importantes et pertinentes dans les problématiques qu’elles posent. Ces associations sont sur le terrain et rien ne vaut l’expérience directe ; et le vécu devrait prévaloir et intégrer une sorte de validation d’acquis pour former des défenseurs des sites, à creuser de la part des gestionnaires de la ville et ses différents sites à préserver.

Grâce à la biodiversité, nous pouvons développer ces concepts:

-L’écotourisme -L’agro-tourisme

-Aménagement Eco-quartiers-Fermes écologiques

-Energies renouvelables de bases-Principe d’Eco-quartiers

-Eco-Pécheurs

Quelques Exemples des Espèces et Zones Menacées :

chenes 

sapin

lac-mezaia

Reference et bibliographie, cartographie : La biodiversité en Algérie A.Derrij. Le Bassin méditerranéen (Hotspot conservatoire de la nature)

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Les feux de forêts à Bejaia. Un fléau à combattre (Contribution de Imane SELLAL)

Posté par Rabah Naceri le 14 juin 2013

Généralement, l’approche de la saison estivale évoque pour la grande majorité des humains les vacances, la mer, le plein air etc… Mais, heureusement, il en est d’autres, qui placent leur intérêt personnel en seconde position au profit de l’intérêt général, qui pensent à certains fléaux qui se greffent à cette période de grandes chaleurs et qui causent des dégâts parfois catastrophiques. Vous l’avez bien deviné, il s’agit des incendies de forêts.
Notre amie Imane SELLAL a généreusement consacré une bonne partie de son temps libre pour nous proposer une intéressante contribution pour attirer notre attention sur ce fléau qui sévit chaque année dans notre wilaya et accompagner son analyse par des propositions concrètes de prévention et de lutte.

Bonne lecture !

Les feux de forêts à Bejaia. Un fléau à combattre (Contribution de Imane SELLAL) dans 1. AU JOUR LE JOUR feu

chateaubriand dans 1. AU JOUR LE JOUR

Le Fdf  (Feu de Forêt) dans le Jargon des pompiers est la pire des Alerte que ces dernier redoutent .Il est synonyme de destruction totale, d’anéantissement de toute vie si petite soit-elle, le premier péril des étendues forestières et boisées est le Feu. Dans le bassin méditerranéen et notamment Bejaia le Fdf domine son été, les premiers atteints sont les arbres fragilisés par l’attaque des parasites, des changements climatiques, gel, sècheresse.

On parle d’incendie de forêt lorsque le feu concerne une surface minimale de 0,5 hectare d’un seul espace continu, et qu’une partie au moins des végétaux  arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite. Généralement la période la plus propice est l’été pour les incendies de Forêts à Bejaia.

localisation

Les causes en sont nombreuses à Bejaia, comme partout en Algérie, l’homme en est la principale à tous les niveaux par une mauvaise gestion du patrimoine, une absence d’étude d’impact environnementale pour tout projet sur la surface boisée, une forêt mal entretenue, la négligence d’un contrôle des exploitants ou présence de braconniers… Les associations n’en font pas leur préoccupation non plus, quand un patrimoine naturel est livré à lui-même, l’homme est encore son plus terrible ennemi.

Le dynamisme démographique, avec des conditions de vie très altérées contenu dans les villages forestiers, en est une menace en maintenant le feu de forêt pour des raisons conflictuelles internes non dites.

Bejaia, région côtière du Centre Est, s’insère entre les grands massifs du Djurdjura, des Bibans  et des Babors et s’ouvrant sur la mer méditerranée avec une façade maritime de plus de 100 kms. La wilaya de Bejaia, alternant criques rocheuses et plages de sable fin d’Est Ouest, s’étend surune Superficie de 3328,5 km².

Dès 2003, le satellite Alsat-1 a été mobilisé dans la cartographie et la quantification des forêts incendiées. Depuis cette date, les images Alsat-1 sont utilisées par la Direction Générale des Forêts (DGF). Espérons que la DGF de Bejaia aura anticipé 2013.  Le recours à cette agence, qui chaque année colore en rouge sur la carte les dégâts irréversibles de notre patrimoine forestier, serait louable et souhaitable.

En complément de ce projet, il a été proposé au niveau des travaux de cette agence également de concevoir un « Prototype SIG » pour la prévention et la gestion des incendies de forêt. Voilà un outil de gestion de risque dont devrait s’inspirer la direction des Forets de Bejaia pour établir un véritable Plan d’action de lutte.

spatiocarte

Quelle politique mener pour éviter une telle catastrophe récidivante ?

I) La Prévention (mesures visant à empêcher les feux de forêt) :

La connaissance des causes des feux de forêt est une condition indispensable à la mise en œuvre de solutions adaptées scientifiquement. La création d’une brigade spéciale pour déceler les vraies causes d’incendie est essentielle et pour cela toutes les techniques possibles doivent être mises à disposition.

La sensibilisation des citoyens à l’égard des incendies émanant de gestes anodins quotidiens mais ô combien déclencheurs ici joue un rôle important car au centre de cette situation. Les Associations actives pour l’environnement et les sites naturels devront s’y impliquer pour cela, la protection civile a besoin de cette mobilisation civile pour préparer la période estivale.
Bejaia présente un relief très tourmenté, montagneux et côtiers. Tous les cas de figures doivent être envisagés afin d’adapter une prévention intelligente et anticipée.

II) La Préparation à la lutte contre les incendies

Il existe trois types de feu de Forets : le feu de sol, le feu de surface et le feu de cimes.

Les feux de sol : brûlent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible.

Les feux de surface : Les feux de surface. Ils consument les strates basses de la végétation, c’est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas, toutes la végétation sèche à l’état de paille.

Les feux de cimes : Ils atteignent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu qui libère en général de grandes quantités d’énergie. Leur vitesse de propagation est très élevée et ils sont particulièrement intenses et difficiles à contrôler lorsque le vent est fort.

Toutes les mesures visant à améliorer l’intervention et la sécurité en cas d’incendie doivent être prises : la formation des pompiers, les prévisions météorologiques. Pour les mobilisations des moyens de lutte contre l’incendie, le renforcement du contrôle des surfaces et sites à risque sur la base d’historique devient indispensable tout comme les réserves d’eau mises à disposition. Sans perdre de vue que la puissance aérienne reste l’unique voie puissante pour en venir à bout des plus tenaces des Fdf……  Et Penser à des zones Coupes Feu !

III) Extinction :

Tirer un enseignement après chaque saison incendiaire, anticiper pour les années à venir, faire un bilan chaque année des manques, des défaillances afin de continuer à élaborer des plans tendant à minimiser les dégâts, penser à réprimer les criminels quand ils sont identifiés.
Élaboration de cartographie annuelle des incendies et leurs propagations durant la saison d’été en ayant recours aux professionnels de l’Asal et autres scientifiques.

Conclusion

Les feux de forêts occasionnent des dégâts environnementaux et économiques et sont causes de déforestation et désertification des zones cycliquement atteintes. La meilleure lutte est la prévention, certes, mais aussi l’anticipation sur la base de données et l’analyse mathématique en élaborant des modèles de simulations informatiques intégrant des paramètres topographiques, météorologiques, climatiques et environnementaux pour la prise de décision du meilleur moyen à déployer pour combattre ce fléau .

feu

Bibliographie et Références : Agence Spatiale Algérienne, FAO, Modélisation des feux de forêt (lucile Rossi)

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La Vallée de la Soummam…Un paradis à jamais perdu ?

Posté par Rabah Naceri le 5 juin 2013

Ce texte a été publié par notre amie Imane SELLAL dans sa page facebook que je reprends avec sa permission. Ce texte inédit nous retrace avec force détails toute la légende qui a longtemps entouré le fleuve de la Soummam que les habitants de la vallée qui borde cette grande rivière ont jalousement conservée en la transmettant de génération en génération.
La Vallée de la Soummam...Un paradis à jamais perdu ? dans 1. AU JOUR LE JOUR vallee-titre
AUTEUR MR Youcef Allioui 
« Soummam » est la déformation du mot kabyle asemmam qui signifie « acide ». La mythologie kabyle attribue cette acidité au sang du monstre et tyran Feraoun. En réalité, « le fleuve acide » (asif asemmam) doit son nom à la forêt de tamaris qui occupe les rives du fleuve (iciqer). Le feuillage de l’arbuste chargé de sel, donne un goût légèrement acide à l’eau du fleuve. Dans les temps bien lointains et dans l’antiquité, les Kabyles ou Cabailes d’alors l’appelaient « la vallée aux bourgeons » (Tanebsat) ; la fameuse Navasath qui avait valu, par sa farouche résistance, tant de déboires aux envahisseurs étrangers. Lire la suite… »

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