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Bgayet. La légende de l’île des Pisans

Posté par Rabah Naceri le 1 janvier 2014

La légende de l'ile

LA LEGENDE DE L’ÎLE PISAN

L’île Pisan ou de Djeribia, encore appelée l’île de Djouba d’El-Bekri, est un rocher d’environ cinq cents mètres de long et cinquante mètres de haut dont les pentes sont couvertes de végétation. Il se dresse à l’Est d’Alger, près de Bougie, et garde le souvenir du fondateur de cette ville bâtie au bord de la mer sur le flanc sud du mont Gouraya dans la verdure. Longtemps elle fut florissante dans un des plus beaux paysages de la côte algérienne. Ses maisons étaient entourées de massifs d’orangers, de grenadiers et de figuiers de Barbarie. Lire la suite… »

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Lettre de Ahmed Cheniki à quelques personnalités politiques

Posté par Rabah Naceri le 10 septembre 2013

Lettre

à Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Chevènement

et quelques autres

Lettre de Ahmed Cheniki à quelques personnalités politiques messieurs

Par Ahmed Cheniki


Chers Messieurs, votre engagement pour un monde où règneraient la paix et la solidarité entre les peuples est le lieu d’articulation de votre discours politique. C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous interpeller, vous, les dignes représentants de cette France autre, différente, qui ne conjugue nullement le monde aux jeux tragiques des bombes et des massacres. Je suis avec une extrême attention vos déclarations sur la question syrienne, et je ne peux qu’applaudir vos positions allant dans le sens du respect des règles internationales et du rejet de la loi de la jungle. Lire la suite… »

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Les noms de rue

Posté par Rabah Naceri le 2 août 2012

Les noms de rue dans NUMEROS UTILES Nomderue

J’ai retrouvé accidentellement cet article dans mes brouillons, et comme le contenu reste d’actualité, alors j’ai pensé le partager avec mes visiteurs. J’ignore le nom de l’auteur et de quel quotidien national je l’ai puisé. Je prie l’auteur, si jamais il reconnait son écrit, de m’en excuser et de le rassurer qu’il ne s’agit nullement d’un plagiat.

_________________

Des noms connus ou moins connus, c’est selon, des édifices ou des établissements. Les choix sont-ils toujours judicieux ou sont-ils le fruit d’une sélection politicienne ? Dénominations insolites: le génie populaire supplante les appellations officielles.

Cela relève désormais de l’anecdote : à son arrivée à Alger en 1992, feu Mohamed Boudiaf découvre que l’un des plus beaux boulevards de la capitale a été baptisé du nom de celui qu’il considère comme un traître de la guerre de Libération nationale. La plaque portant le nom de Salah Bouakouir est ainsi déboulonnée, sans fleurs ni couronne, et remplacée par une inscription glorifiant Krim Belkacem. Mais pour la plupart des Algérois, ce boulevard portera, pour toujours, le nom que lui ont donné les colons : le Télemly. Lire la suite… »

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Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda)

Posté par Rabah Naceri le 17 janvier 2012

Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda) dans 1. AU JOUR LE JOUR Gouraya-300x55

par M.A.H

     On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un chercheur Bougiote qui vient d’élucider l’histoire de Yemma Gouraya voir l’article ci-dessous de la Dépêche de Kabylie du 29 juillet 2006.

     En effet, M. A.H, vient de découvrir l’existence d’une Qubba (Taqqubet) où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que le « fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qubba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur… ».

gouraya.jpg     Pour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même politique coloniale avait été appliquée ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération. Ainsi, chez les Iflissene Umellil, la plupart des camps militaires français avaient été érigés sur des sanctuaires et qubbas anciens. La qubba  de Sidi Yussef (arch des Imzallen) avait été rasé au bulldozer pour installer le camp 636 ; celle de Timezrit pour installer un radar et un cantonnement.

     Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des collines, l’armée coloniale faisait d’une pierre deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire collective et les saints protecteurs qu’étaient ces tiqubtines (pluriel de qubba). L’ironie du sort est que même dans l’Algérie indépendante, islamistes et salafistes aidants, ces sanctuaires séculaires non seulement n’ont pas été reconstruits, pis encore, ceux qui avaient épargnés par l’armée coloniale ont été profanés, incendiés (comme celui de Sidi Abderahmane à Alger), ou détruits à l’explosif (comme taqubbat de Sidi Amara, près de Sidi Ali Bounab).

     Cette découverte de Taqubbat de Yemma Gouraya nous renvoie à l’histoire et en même temps elle nous interpelle sur notre patrimoine et nos croyances. On connait toutes les tentatives récentes de diviser les Kabyles, RCDistes et FFistes, les uns Kabyles et les autres Imrabdhenes. Pourtant, Mouloud Mammeri dans l’introduction de son livre « Cheikh Mohand a dit », il nous réconcilie avec notre passé. Je vais me permettre d’utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique bien la spécificité de l’islam kabyle, et comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées avec le maraboutisme.

     Avant la colonisation française, en Kabylie autonome, régnait du point de vue religieux la confrérie rahmania. Cette confrérie est née en Kabylie ; elle est un mélange entre la tradition amazigh gouramienne (avant l’islam) et le mysticisme islamique (soufisme d’Ibn Arabi de Cordoue).

     Mouloud Mammeri considère la Rahmania comme tant l’église nationale des Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi M’hamed ben Abderahmane el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit village des Ath Smaïl, près de Boghni. Après sa mort, en 1794, succèderont successivement Ali Ben Aïssa pendant 43 ans (jusqu’en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d’Ali Ben Aïssa), Mohamed Ben Belkacem Nath Anane (des Ath Zmenzer), puis à partir de 1884, Sidi Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la conquête coloniale française. Pour succéder à Sidi Amer, réfugié à Tunis, après la défaite de 1857, les Kabyles choisissent comme maître de l’ordre Mohand Ameziane Ihaddadene de seddouk… »

     Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, celui-là même qui, en 1871 allait mobiliser 100 000 combattants pour répondre à l’appel du bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani) lors du soulèvement contre l’ordre colonial. » … Mohand Ameziane, âgé alors de plus de 80 ans , était non seulement considéré comme le chef institutionnel de l’ordre Rahmania, mais également comme agourram supérieur… »

« … On sait  que dans les premiers temps de l’islam, c’est-à-dire en gros jusqu’à la chute des Almohades à la fin du XIIIème siècle, les Imazighen avaient tenté d’échapper aux rigueurs de l’orthodoxie musulmane par l’invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend que les Imazighen avaient apostasié douze fois le VIème et le XIVème siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tihert  avaient fondé le premier Etat véritablement national ; les Ketama (de Bougie) avaient créé le troisième khalifat fatimide panislamique après celui des Omeyyades et des Abassides et fondé l’université d’El Azhar au Caire ; les Almoravides (de marabout) avaient créé un empire amazigh ; les Almohades avaient réalisé l’apogée à la fois de l’histoire et de la pensée de ce temps… »

     Mammeri dit qu’au départ le mouvement Almoravide est créé pour « s’opposer aux actions de plus en plus entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les côtes nord-africaines… ».

« … Le nom kabyle du marabout (amrabed) est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet), lui-même doublet populaire du classique mourabit ; d’où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il a gardé son nom originel : le marabout c’est agourram ; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux. Il ne gère point le domaine du sacré qu’il manipule les forces supranaturelles… »

     Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa Zeggaghet ou le Rio de Oro des Espagnols ou l’actuel Sahara Occidental. « …Très vite , le maraboutisme avait annexé les pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourrams… ». « … A leur arrivée en Kabylie au 16ème siècle, les marabouts (presque tous les Imazighènes du Sud-Ouest marocain) trouvèrent dans la région les conditions sociologiques et culturelles semblables à celles de leur pays d’origine. A cette date, le maraboutisme a déjà accompli sa mutation en agourram… ».

« … La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui autant que Dieu, parce que, quoi que marabout, il n’en est pas moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères et de nos vœux… »

Hocine Ukerdis.

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La Qouba de Yemma Gouraya

     Selon une récente étude, Yemma Gouraya aurait bel et bien existé. La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous.

fortgouraya03.jpg     Avec les découvertes récentes de M. M.A.H, architecte de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris, la Vilette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses recherches en France, complétées par un travail au niveau du Parc National du Gouraya de Bejaia, c’est un mythe, une certitude historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur, dont le coup de foudre pour Bejaia, ses vestiges et saints est aussi sincère que profond.

     La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs inconnus chez nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi. Il y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols aux côtés de Arroudj dit Barberousse, Fadhma n’Soumer contre Randon le Français… Le mythe de l’absence de tombe est ainsi levé.

     Avec la destruction, par les Français en 1833 de la qouba, pour édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée de la carte et que la mémoire collective a fini par oublier. Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et le spirituel — les pèlerinages remontent probablement à bien longtemps — est essentielle pour la bonne compréhension d’une légende qui a cessé d’en être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans l’histoire.

     Monsieur qui nous a fait l’exclusivité de sa découverte, prépare une exposition-annonce  de l’évènement avec présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre. IL nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais, est dans le camp des historiens, les vrais…

Mustapha Ramdani. Dépêche de Kabylie

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Jil Jadid dévoile sa vision sur les réformes politiques

Posté par Rabah Naceri le 3 juin 2011

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               Préambule :

               L’Algérie a besoin de réformes. Le pays doit se préparer à vivre, tôt ou tard, un changement institutionnel profond. Car, au-delà des nécessaires amendements à la constitution et aux lois actuelles qui organisent la vie publique et politique, il est indéniable que le peuple algérien a atteint un degré de maturité tel qu’il ne peut plus accepter d’être dirigé comme il l’a été durant ce dernier demi-siècle. Bon ou mauvais en soi, ce régime n’a plus, de toutes les façons, d’ancrages psychologiques, moraux et politiques dans la société pour pouvoir persister tel qu’il est.

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BOUGIE (Bgayet). Lumière du Maghreb

Posté par Rabah Naceri le 5 août 2010

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D’autres civilisations que la nôtre ont connu des périodes de modernisation, d’innovations et de prospérité. Bien avant nous.

Le magazine français Les Echos, dans son édition de juillet-août 2010, a repris un résumé, de la grande épopée de la période hammadite sous le règne du prince En-Nacer qui a su faire de faire de Bgayet (Nacéria – Bejaia – Bougie) un centre de rayonnement économique, scientifique et culturel. L’auteur de l’article n’a pas hésité à la surnommer la  »Lumière du Maghreb ».

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Mille ans d’astronomie à Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 6 mars 2010

Une Ville – lumière 

Elle n’éclairait pas seulement par ses « bougies » mais par les sciences et la culture. Un document à lire absolument sur le niveau atteint par nos anciennes cités

Située au cœur de l’espace méditerranéen et ancienne capitale du royaume hammadite, la ville de Béjaïa (Bougie, Bugia, Bgayet, Buzzea) – qui donna son nom aux petites chandelles et à partir de laquelle les chiffres arabes allaient être popularisés en Europe – fut, à l’époque médiévale, l’un des centres culturels et scientifiques les plus dynamiques du Maghreb. Elle était le pôle d’attraction de l’élite intellectuelle (musulmane, chrétienne et juive) qui venait y poursuivre des études, débattre des idées, faire des recherches et des observations astronomiques (1). Après la destruction de la ville par les Espagnols, au début du XVIe siècle, le relais, dans le domaine de l’astronomie, est assuré par la province. C’est l’épopée des zaouïa ou instituts de la Kabylie.

Des traités sont rédigés qui permettent aux lettrés locaux de transmettre le savoir. Le niveau de connaissances de ces lettrés du XIXe siècle, ainsi que leurs pratiques, peuvent être appréhendés en analysant le contenu de la Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub, exhumés en 1994. Les pratiques anciennes perdureront jusqu’à la formation des premiers astronomes contemporains au début du XXe siècle. La prédiction de l’apparition des croissants lunaires, l’orientation (direction de La Mecque), ainsi que la détermination des instants de prières ont de tout temps constitué la préoccupation majeure des musulmans. Or, les heures des prières, par exemple, sont en relation directe avec la hauteur du soleil, et varient suivant la latitude du lieu et la déclinaison du soleil.

La pratique de l’astronomie était donc nécessaire, et de nombreux instruments d’observation portatifs (astrolabes, cadrans solaires) furent fabriqués et développés. On verra même naître au XIIIe siècle une discipline distincte, Ilm al-Miqat (la science des moments déterminés), qui s’occupe uniquement des prescriptions religieuses liées à l’astronomie. Les travaux sur l’astronomie dans les pays de l’Islam débutent au IXe siècle en Orient (Syrie, Irak), avec la traduction de l’Almageste de Ptolémée, célèbre astronome d’Alexandrie au IIe siècle. Dès le Xe siècle, cet ouvrage est connu au Maghreb, en particulier à Kairouan. Dans cette importante ville de l’Ifriqiya (ndlr : actuellement la Tunisie), fondée en 670, ont vécu un grand nombre de scientifiques.

On peut citer le célèbre astronome et astrologue Ibn Abi Ridjal (m. 1040), connu en Europe sous le nom d’Albohazen (ou Aben Rajel) (2). Il aurait assisté à des observations astronomiques faites à Baghdad en 989. Son principal ouvrage, Kitab al-Bari fi Ahkam al-Nudjum (L’Ingénieux en astrologie judiciaire), fut traduit en castillan pour le roi Alphonse X (vers 1254), et de là en latin (fig.1), en hébreu, en portugais, en français et en anglais. Ce remarquable ouvrage a joué un rôle important dans la diffusion de l’astronomie et de l’astrologie musulmanes en Europe. Suite à l’attaque des Hilaliens et à la ruine de Kairouan en 1057, l’élite savante de cette ville, et de l’Ifriqiya en général, est allée s’établir à Mahdia (Tunisie), la nouvelle capitale du royaume ziride, et à la Qal‘a des Béni Hammad (près de M’sila, en Algérie). C’est à Mahdia que travailla le grand astronome Abu l’Salt Umayya, qui rédigea au début du XIIe siècle un traité d’astronomie et une Risala fi `Ilm al-Asturlab (Traité sur l’usage de l’astrolabe). Cependant, suite à la menace toujours incessante des Hilaliens, c’est en 1067 que le prince al-Nasir transfère la capitale du royaume berbère des Hammadites de la Qal`a vers Béjaïa.

Cette ville profita ainsi de l’exode de l’élite savante de la Qal’a, parmi laquelle de nombreux mathématiciens. Elle fut dotée de beaux monuments et récupéra aussi des œuvres d’art provenant de la Qal’a. Elle devint alors une cité florissante. Plus tard, la Reconquista chrétienne, qui mettra un terme à la civilisation musulmane andalouse, va favoriser l’immigration de nombreux savants andalous à Béjaïa, parmi lesquels de nombreux astronomes et mathématiciens venus de différentes villes, notamment de Murcie, Séville, Valence et Jativa. En plus des facteurs déjà cités à l’origine de l’arrivée de l’élite savante à Bougie, cette ville, avec son port très actif, avait la particularité d’être un point de passage obligé sur la route Occident-Orient, notamment pour l’accomplissement du pèlerinage de La Mecque ou pour poursuivre des études.

Par ailleurs, la tolérance et le dynamisme des princes de Bougie, ainsi que la qualité des relations officielles nouées avec les républiques chrétiennes méditerranéennes (Gênes, Pise, Marseille, Venise, Catalogne, Majorque) qui conduisirent à la signature de nombreux traités (traités de paix, traités de commerce, traités sur les biens des naufragés, etc.), vont jouer un rôle majeur dans le processus de transmission du savoir musulman, mais cette fois-ci de Bougie vers l’Occident chrétien. C’est à Bougie, par exemple, que le fils d’un marchand italien, Leonardo Fibonacci (1170-1240), considéré comme le premier grand mathématicien de l’Occident chrétien, bénéficie d’un enseignement « admirable » (mirabili magisterio), selon son propre témoignage, en science du calcul et en algèbre. Il s’initie au système de numération, aux méthodes de calcul et aux techniques commerciales des pays de l’Islam. Il apprend à calculer les latitudes et les longitudes. De retour à Pise, c’est lui qui va faire connaître les travaux des musulmans et stimuler la renaissance des études mathématiques en Europe.

Bien avant Galilée

Bougie était célèbre par le niveau de son école. De nombreux astronomes célèbres y ont vécu et travaillé à l’époque médiévale. Les débats y étaient intenses. Citons un exemple de controverse : dans la classification faite par deux savants de Bougie, l’astronomie n’est pas intégrée à la même discipline ; pour Ibn Sab`in l’astronomie fait partie de la physique tandis que pour Ibn Khaldun, elle appartient aux mathématiques. Quelques connaissances et concepts de l’astronomie, profondément ancrés dans les esprits de cette époque et véhiculés au quotidien, nous donnent une idée du haut niveau d’instruction. Par exemple, dès le XIIe siècle, de nombreux lettrés de Bougie étaient convaincus de la sphéricité de la Terre et de l’énormité du Soleil (Ibn Sab’in, Ibn Khaldun, Ibn Sa’id, al-Gubrini et d’autres).

Par ailleurs, les instruments astronomiques ont atteint le haut degré de complexité et de perfectionnements que nécessite toute spécialisation. À Bougie, de nombreux spécialistes, tel al-Burji (1310-1384), assurent l’élaboration de ces instruments. Selon le témoignage d’Al-Idrisi (1100-1166), célèbre géographe du roi normand Roger II de Sicile, il y avait à Bougie toute une industrie « d’étranges et exceptionnels appareils ».

Parmi les réalisations de premier plan qui ont marqué la ville, citons les observations astronomiques d’Abu l’Hassan Ali et l’établissement de tables astronomiques par Ibn Raqqam (3). L’astronome marocain Abu l’Hassan Ali, originaire de Marrakech et grand voyageur, « a ajouté aux connaissances qu’il avait acquises celles des plus savants hommes des seules contrées où les sciences fussent alors cultivées avec succès ». Il s’exprime ainsi : « Nous avons écrit en encre rouge les noms des villes dans lesquelles nous avons été, et dont nous avons observé nous-même la latitude. »

De par son propre témoignage, nous savons qu’Abu l’Hassan (mort en 1262) se livra à des observations astronomiques à Bougie. Il observa la hauteur du pôle et détermina la longitude et la latitude de la ville (36° 5’). Il effectua le même travail, avec une précision bien supérieure à celle des anciens, pour 40 autres villes de l’Andalousie et de l’Afrique septentrionale. Il consigna ses observations dans un ouvrage magistral Jamiou al- Mabadi wa l’Gayiat fi `Ilm al-Miqat (Collection des commencements et des fins). Ce traité est divisé en quatre parties : la science du calcul, l’utilisation des appareils, et les études pour acquérir connaissance et puissance créative. L’ouvrage fut traduit partiellement au XIXe siècle par J. J. Sedillot, orientaliste et astronome français, qui affirme que « ce traité est le plus complet qui ait été composé sur ce sujet par aucun astronome de la nation musulmane ». L. A. Sédillot achèvera l’œuvre de son père en effectuant la publication, en 1841, du Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes.

C’est en 1266 que l’astronome Ibn Raqqam (mort en 1315) quitte son Andalousie natale pour se rendre à Béjaïa et s’y initier à l’astronomie. Vers 1280, il composa son célèbre ouvrage al-Zij al- Shamil fi Tahdib al-Kamil suivant la tradition de l’école initiée par le célèbre astronome andalou Arzachel (mort en 1100). Cet ouvrage comprend trois parties : la première est un abrégé du traité Al-Zij al-Kamil fi at-Ta`anim d’Ibn al-Haim (composé vers 1205-1206). La deuxième partie est une production d’Ibn Raqqam lui-même. Quant à la troisième partie, elle est consacrée aux tables astronomiques (Zij) permettant de prédire différents événements célestes (les éclipses, les passages des planètes…). Il serait intéressant par la suite de vérifier si ces tables conviennent vraiment à la latitude de Béjaia. Une copie de Al-Zij al-Shamil est répertoriée sous le numéro 249 au musée al-Kindili (Istanbul).

Plusieurs lettrés qui ont vécu à Bougie étaient versés en géographie. C’est le cas d’Ibn Sa’id al-Magribi (1214-1286) qui a composé un ouvrage de géographie en se basant sur les traités de Ptolémée, d’al-Idrisi, d’Ibn Fatima et d’al- Khawarizmi. Il fit accompagner les lieux les plus importants de leurs longitudes et latitudes. Ce qui le distingue de ses semblables est l’intérêt qu’il porte à l’Europe et aux pays non musulmans. L’oeuvre d’Ibn Sa’id semble avoir eu un impact très au-delà de la région. En effet, plusieurs chapitres de l’ouvrage d’Abu al-Fida’ (1271-1331), largement inspirés de celui d’Ibn Sa’id, ont été traduits et publiés en Europe.

Le métaphysicien Ibn Sab’in (1216-1270), disciple du grand astrologue al-Buni (m. 1225), est célèbre pour avoir répondu aux questions philosophiques que l’empereur Fréderic II de Hohenstaufen avait adressées au sultan almohade al-Rashid. Lors de son séjour à Béjaïa, il a composé un ouvrage sur l’utilisation de la Zayriya (instrument pour l’astrologie inventé au Maghreb au XIIe ou XIIIe siècle). Sous la forme d’un tableau circulaire, la pratique de cet instrument nécessite une bonne connaissance en astronomie.

Le célèbre philosophe catalan Raymond Lulle (1232-1316), adepte de l’astrologie, a effectué de nombreux voyages à Bougie. Il y aurait étudié les mathématiques vers 1280. C’est cependant son voyage de 1307 qui va être remarquable car, à cette occasion, eut lieu la seule discussion méthodique de Lulle avec un savant musulman dont il reste un compte-rendu. Cette discussion n’aura été possible que grâce à la bonne volonté des Uléma. Les travaux de Lulle à Bougie demeurent cependant difficiles à appréhender. Il semble qu’il ne se soit intéressé sérieusement à des travaux musulmans « que sous l’influence d’une certaine tendance missionnaire intellectuelle ». D. Urvoy considère que son univers scientifique va être dominé essentiellement par deux aspects qui peuvent sembler sans liens : l’importance des techniques maritimes, et surtout cartographiques, en Catalogne, d’une part, et un attachement important à l’occultisme (dont la pratique va se développer au XIVe siècle), d’autre part. De fait, Lulle va se limiter en mathématiques aux problèmes des figures spéculatives et, en astronomie, à la nature des corps célestes et aux jugements astrologiques.

Ibn Khaldun (1332- 1406), grand historien et philosophe maghrébin, enseigna à Béjaïa en 1365 et 1366. Dans ses écrits, il nous fournit de précieuses informations sur la transmission de la connaissance astronomique depuis l’Antiquité jusqu’à son époque. Imprégné par les idées de Ptolémée, Ibn Khaldun a montré dans Les Prolégomènes un niveau élevé de savoir en astronomie. Fidèle au dogme aristotélicien, il place la Terre au centre du monde (géocentrisme), et reprend en gros l’idée des huit sphères cristallines (celles des planètes, de la Lune, du Soleil et des fixes), des cercles excentriques et des épicycles. Cependant, il s’interroge sur leur véritable existence. Rappelons qu’un autre savant de Bougie, le cosmologiste Ibn ‘Arabi (1165-1240), expose un système différent du précédent (3). En plus des huit sphères cristallines, il ajoute une neuvième, la sphère environnante. Cette dernière, animée d’un mouvement de rotation (24 heures), entraîne avec elle toutes les autres sphères. Ainsi le mouvement de chaque sphère se décompose en deux : un qui lui est propre, appelé mouvement naturel, un autre qui lui est imposé.

Ibn Khaldun a consacré dans les Prolégomènes deux chapitres au problème des conjonctions de Jupiter et de Saturne. Concernant la forme de la Terre, Ibn Khaldun dit : « Dans les livres des philosophes qui ont pris l’univers pour le sujet de leurs études, on lit que la terre a une forme sphérique. » Toutefois, la sphéricité de la Terre était une idée admise, non seulement par Ibn Khaldun, mais aussi par de nombreux savants de Bougie, tel Ibn Sabin, bien avant Galilée. Un autre géographe important est l’amiral ottoman Piri Reis (1470-1554). Arrivé à Bougie vers 1495, c’est depuis cette ville qu’il part en expédition chaque été. La plus remarquable de ses oeuvres est la carte géographique du monde qu’il a établie en 1513 (peu de temps après la découverte de Christophe Colomb en 1492) et qui comporte, entre autres, les côtes de l’Amérique latine et de l’Afrique occidentale.

D’une très grande exactitude, cette carte montre que la technique de cartographie était très avancée à cette époque. Un peu plus tard, en 1521, il rédige un ouvrage intitulé Kitab-i-Bahriye (Le Livre de la Marine), qui comprend des descriptions et des dessins de la Méditerranée (villes et pays côtiers), ainsi que des informations sur les techniques de navigation et sur des sujets connexes, tels que l’astronomie nautique. Ses séjours lui permirent d’obtenir des informations précieuses grâce à ses discussions avec les captifs portugais et espagnols, dont certains avaient participé aux expéditions de Christophe Colomb. Rappelons qu’à cette époque les armateurs bougiotes pratiquaient la course (piraterie) avec beaucoup d’audace.

Suite à l’envahissement de Bougie par les Espagnols, en 1509, tous les établissements et les monuments de cette ville furent ruinés (la bibliothèque royale, les majestueuses mosquées, les prestigieuses écoles, les palais ornés d’arabesques et de mosaïques). Ces tragiques événements entraînèrent la mort de nombreux savants et la perte de leurs travaux. Les survivants de ce désastre se réfugièrent dans les montagnes environnantes de Kabylie. Du coup, des zaouïa (institut d’enseignement religieux et scientifique), autrefois peu connues, prirent de plus en plus d’importance. L’une d’elles se trouve à Akbou (Béjaïa). Selon certains témoignages, elle serait la première des zaouïa à caractère scientifique qui se sont développées en Algérie durant trois siècles consécutifs ; elle a permis, entre autres, la diffusion de l’astronomie et de l’arithmétique.

Des astronomes dans l’ombre

De nombreux lettrés kabyles ont rédigé des traités d’astronomie. Celui d’Ash Shellati (XVIIIe siècle) est sans doute le plus important. En ce qui nous concerne, ce dernier ouvrage nous a permis, plus que tout, de lever le voile sur les travaux de plusieurs astronomes de Béjaïa, restés jusqu’alors dans l’ombre. Actuellement, ce qu’on reproche le plus à ces astronomes, c’est de s’être limités à la fonction purement utilitaire de l’astronomie (calendriers, orientation, etc.) et d’avoir reproduit, sans aucune originalité, les travaux de leurs ancêtres. Muhammed ash-Shellati a rédigé vers 1778 un traité d’astronomie intitulé Ma’alim al-Istibsar (4). Il s’agit d’un commentaire du traité de l’astronome marocain as-Susi (mort en 1679), continuateur d’Abi Miqra (XIVe siècle). Ash-Shellati écrit : « J’ai intitulé mon livre Ma`alim al- Istibsar ». « Merci à Dieu… ». Il précise ensuite son objectif : « Un ouvrage utile pour les débutants comme moi, une clé permettant d’accéder à l’ouvrage d’as-Susi, mais également d’éclairer des points abandonnés ou ignorés (par as-Susi). »

L’une des particularités de cet ouvrage est qu’il permet de répertorier les différents événements astronomiques (étoiles nouvelles, comètes, éclipses, etc.). Ainsi, Ash Shellati rapporte que, vers la fin du mois d’août de l’année 1769, est apparue une comète avec une très longue queue dans la constellation du Taureau et qui changeait de position au fil du temps. Il s’agit certainement de la comète C/1769 P1, observée également à Paris au même moment. De plus, il mentionne l’apparition d’une deuxième comète, peu de temps après, observée, cette fois-ci, dans la direction du pôle Nord céleste.

Au XIXe siècle, l’année julienne, en retard d’une dizaine de jours sur l’année grégorienne, était toujours en usage en Afrique du Nord. Elle était utilisée pour tout ce qui concerne l’agriculture et les occupations journalières, et l’on employait l’année lunaire pour sa chronologie. De nombreux traités expliquent comment passer de l’une à l’autre. Grâce à eux, les lettrés locaux pouvaient fixer exactement cette concordance et concevoir des calendriers de l’année julienne. La découverte en 1994 par l’association Gehimab d’Afniq n’Ccix Lmuhub (Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub) à Tala Uzrar (Béni Ourtilane), permet aujourd’hui d’avoir une meilleure idée sur les connaissances en astronomie qui étaient à la disposition des lettrés locaux 5.

De nombreuses familles de Béjaïa possèdent des bibliothèques de manuscrits par héritage. Mais on sait, par expérience, que les Kabyles tiennent beaucoup à leurs vieux documents de famille. Du coup, de nombreux ouvrages et documents, qui pourraient servir l’histoire de cette glorieuse cité qu’est Bougie, restent encore à ce jour dans l’ombre. Au début du XXe siècle, l’astronomie moderne fait son apparition dans les montagnes de Kabylie. En effet, c’est à l’âge de 25 ans, après un passage de deux ans à l’université Zaytouna de Tunis, que Mulud-al-Hafidhi (1880-1948) rejoint l’université d’Al-Azhar au Caire où il réside durant 16 ans. Il regagne Béni Hafedh vers 1922 et enseigne alors dans plusieurs zaouïa (Illula, Tamokra…). Il y élabora le calendrier hégirien annuel et se chargea de l’annonce du début et de la fin du mois de Ramadhan en se basant sur ses propres données scientifiques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.

Par Djamil Aissani, Mohamed Réda Bekli

Notes: 

(1) Gubrînî, Unwân al-Dirâya fî man Urifa min al-Mi’a al-Ssâbi’a bi-Bijâya, édité par A. Nouihad, Office Traduction et de Publication, Beyrouth (1969)

(2) David A. King, An overview of the sources for the history of astronomy in the medieval maghrib, 2e Colloque maghrébin sur l’histoire des mathématiques arabes, Tunis (décembre 1988).

(3) D. Aissani, Bougie à l’époque médiévale : Les mathématiques au sein du mouvement intellectuel, IREM de Rouen Ed. (1993), 112 pages. ISBN : 2-86239-049-6.

 (4) D. Aissani et M. R. Bekli, Le Traité Ma`alim al-Istibsar de l’Astronome ash-Shellati (XVIIIe siècle), Proceedings du Printemps de Cirta Eclosions Mathématiques et Philosophiques”, Département de Mathématiques Editions, Constantine, 2009, p. 1-14.

[5] D. Aissani et D. E. Mechehed, Manuscrits de Kabylie, Catalogue de la collection Ulhabib, C.N.R.P.A.H. Ed., Alger, 2009, 200 pages.

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Une vérité historique par Kamal Bouchama

Posté par Rabah Naceri le 26 novembre 2009

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Ah, si le Pharaon « barbare »,

pardon le Berbère Sheshonq 1er, revenait !

Une fois n’est pas coutume. Actualité oblige, et exceptionnellement « le portrait » s’éclipse cette semaine pour laisser place à une contribution qui vient à point nommé pour lever le voile sur le comportement inadmissible des Egyptiens et des insanités proférées par leur presse, indigne d’un pays qui se prévaut d’une civilisation plusieurs fois millénaire. Pour avoir été étudiant au Caire, pays qu’il connaît mieux que quiconque, pour avoir été sportif accompli, ministre de la Jeunesse et des Sports, ambassadeur et observateur de la politique internationale, Kamel Bouchama dans un voyage à travers le temps, nous livre des éclairages historiques et civilisationnels qui méritent toute l’attention.(H.T) 

(Par Kamal Bouchama). Avons-nous pensé qu’un jour des frères – de grands frères, j’allais dire – iraient jusqu’à s’égarer avec une telle passion, après une rencontre sportive qui aurait dû être l’occasion d’heureuses retrouvailles et de plus de rapprochement, en manifestant leur haine et en répandant leur surplus d’énergie en des déballages fielleux et malveillants ?

Jusque là, c’est-à-dire après le match Egypte-Algérie au Stadium du Caire, j’étais assez conciliant, en imputant ces événements malheureux à l’excitation des supporters et par conséquent, je m’étais assuré que le temps serait le meilleur remède pour nous faire oublier cette douloureuse épreuve. En effet, j’ai essayé d’atténuer, en mon for intérieur, ce qui venait de se produire dans la capitale des Pharaons, malgré les traces indélébiles qui resteront, quoique l’on dise, des témoignages éloquents d’une agression caractérisée et d’une atteinte sérieuse à la fraternité historique des deux peuples. Je me suis dis que cette provocation de brebis galeuses… égyptiennes – c’en était une – allait être dépassée par la sagesse des dirigeants qui, après avoir visionné le film des événements, prendraient des mesures contre leurs hooligans qui s e sont adonnés à un sport favori de provocation et d’altération des relations fraternelles, ancestrales, entre l’Algérie et l’Egypte. J’ai eu cette conviction, bien sûr, pensant à cette Egypte des « Grands », de véritables dirigeants qui savaient dire le mot juste là où il fallait. Et ma conviction a été justifiée par le fait que le pouvoir égyptien, qui s’était engagé à assurer la sécurité des Algériens au Caire, n’allait pas nous faire faux-bond et nous accabler par des maux en des diffamations démentes et pour le moins irresponsables. Ensuite, je me suis demandé, avec beaucoup d’inquiétudes, au vu d’images effrayantes et non moins alarmantes : n’étaient- ce pas eux qui recevaient cette équipe algérienne, accompagnée de ses officiels et de ses supporters qui se sont déplacés comme le font tous les autres supporters à travers le monde dans pareilles rencontres ? Et ne devaient-ils pas leur assurer la sécurité devant un public égyptien chauffé à blanc par la presse, dont les éditoriaux bousculaient les esprits pour les hanter ?

Berbères et fièrs de l’être

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Tamazight.Un regard scientifique de Md-Akli Haddadou

Posté par Rabah Naceri le 14 septembre 2009

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MOHAND AKLI HADDADOU,

ÉCRIVAIN ET SPÉCIALISTE DE LA QUESTION BERBÈRE

sources : le quotidien L’EXPRESSION du 14/06/2009

Entretien réalisé par Aomar MOHELLEBI

Mohand Akli Haddadou a publié plus de dix livres depuis 1994. Des ouvrages qui ont trait, dans leur majorité, à la dimension berbère de la culture algérienne. Doctorat 3e cycle en linguistique à l’université d’Aix (Marseille) en 1997 puis doctorat d’Etat en linguistique berbère en mai 2003, Mohand Akli Haddadou détient actuellement le grade de professeur. Il encadre les thèses de magister et de doctorat.

Dans cette interview, il s’agit d’un regard scientifique sur la langue et culture amazighes après les avancées politiques inédites enregistrées ces dernières années.

Avec le lancement de la chaîne publique de télévision Amazighe, peut-on dire que le problème de Tamazight est définitivement réglé en Algérie ?

Mohand Akli Haddadou : Au plan politique, oui. Il y a reconnaissance du fait sociologique amazigh. Il y a un certain nombre d’années, on niait le fait sociologique berbère. On avait même dit qu’il s’agissait d’une invention des gens qui en voulaient à notre pays. En Algérie, Tamazight est constitutionnalisée comme langue nationale. Dans l’histoire, il n’y a jamais eu reconnaissance officielle de Tamazight même du temps de la Numidie. A l’époque, c’était le punique et le latin qui servaient de langues reconnues. L’avancée de Tamazight est donc quelque chose d’extraordinaire. C’est un tabou qui est cassé définitivement et un choc dans ce qui est appelé le monde arabe. Il n’y a que l’Irak qui reconnaisse une langue autre que l’arabe dans la Constitution. On cite souvent le Maroc comme exemple de libéralisme linguistique. Or, c’est absolument faux! L’Algérie a pris une grande avance dans ce domaine.

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Analyse politique par Mohamed Hennad (politologue)

Posté par Rabah Naceri le 17 avril 2009

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Bouteflika est un homme de pouvoir,

pas un homme d’Etat

Mohamed Hennad est professeur de sciences politiques à l’université d’Alger. Dans cet entretien, il décortique les résultats de l’élection présidentielle du 9 avril, dresse un état des lieux de l’opposition démocratique en Algérie et évalue les possibilités de la société civile de produire le changement

Entretien réalisé par Mustapha Benfodil

Les résultats de la dernière élection présidentielle, même entachée d’irrégularités, a montré une nouvelle fois les limites de l’action partisane et des élites politiques traditionnelles pour provoquer le changement. Quelle lecture faites-vous de la prestation politique de l’opposition en Algérie ?

Tout d’abord, il faut admettre que l’opposition n’a pas participé à ces élections qui ont été, à proprement parler, un one man show. Les partis qui y ont participé ont plutôt objectivement fait dans le parasitage du champ politique, avec comme tête de file le FLN et la soi-disant alliance présidentielle qui a de plus en plus tendance à se comporter comme courtier politique.

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