• Accueil
  • > Recherche : emir abdelkader

Résultats de votre recherche

Rapatriement des restes mortuaires de Moudjahidine conservés en France

Posté par Rabah Naceri le 10 juin 2016

Histoire_Boubaghla

C’est le chercheur en histoire, Ali Farid Belkadi, qui avait révélé en 2011 l’histoire de ces crânes de résistants algériens retrouvés à Paris

Les crânes de 36 résistants algériens sont «bien conservés» à Paris, selon l’APS. Encore une étrange dépêche qui se range du côté du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris dans la polémique soulevée par la séquestration des crânes de 36 Chouhada de la résistance algérienne.

L’APS, qui est allée interviewer le directeur du MNHN, prétend que la pétition en ligne, initiée par une association algérienne, n’a pu collecter que 1600 signatures. Pire encore, la dépêche en question reprend les propos du directeur quand il rejette «en bloc l’argument que les restes sont mal conservés», en prétendant qu’ils «sont conservés dans des boîtes neutres, qui sont d’ailleurs chères, pour éviter toute détérioration».

En réalité, il s’agit de boîtes de chaussures qui sont, apparemment, plus chères que les crânes d’illustres combattants de la résistance, à l’image de Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), Moussa El Derkaoui et Si Mokhtar Ben Kouider Al Titraoui, ainsi que Aïssa El Hamadi, qui fut le lieutenant du Cherif Boubaghla et Mohamed Ben Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader.

Il est à rappeler que c’est le chercheur en histoire Ali Farid Belkadi qui avait révélé en 2011 que les restes mortuaires d’Algériens, ayant résisté à la colonisation française au XIXe siècle, avaient été retrouvés au MNHN de Paris. Spécialiste de l’histoire antique et de l’épigraphie libyque et phénicienne, qui s’intéresse également à la période coloniale, M. Belkadi avait précisé que certains fragments de corps étaient conservés au MNHN de Paris, depuis 1880, date à laquelle ils sont entrés dans la collection «ethnique» du musée. Visiblement rien n’a été encore fait depuis 2011 pour récupérer les restes de nos illustres résistants.

R. N.

———————

Un autre article, sur le même thème est paru, aujourd’hui vendredi 10 juin 2016, dans le quotidien national « El Watan Week-End » que je reprends intégralement ci-dessous.

Histoire_Boubaghla_2

Rapatriement des restes mortuaires de moudjahidine conservés en France (par Leïla Beratto)

     Mardi, le Musée de l’homme de Paris a annoncé être favorable à la restitution «des crânes des Algériens, conservés dans le musée». Le directeur des collections au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) de Paris, Michel Guiraud, a souligné qu’il n’y a «aucun obstacle» juridique pour leur restitution. Ces restes sont «nommés» (identifiés), donc «nous considérons forcément qu’ils peuvent sortir du patrimoine et nous attendons seulement des décisions politiques», a-t-il précisé, en ajoutant que les «demandes doivent venir par voie diplomatique».

     Dès 2011, les responsables du musée avaient déclaré qu’ils attendaient d’être saisis par voie diplomatique. Les 36 crânes, des dons provenant de médecins militaires à l’époque de la colonisation, sont conservés dans des boîtes de carton appropriées entreposés dans une armoire métallique fermée hermétiquement.

     Une pétition avait demandé leur rapatriement. Les restes, des crânes secs pour la plupart, appartiennent à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif «Boubaghla», Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), Moussa El Derkaoui et Si Mokhtar Ben Kouider Al Titraoui.

     C’est un ouvrage de Farid Belkadi, historien, publié en 2011, qui a rappelé l’existence de ces restes mortuaires. «On peut espérer que nos décideurs feront en sorte de rapatrier ces restes», estime Fouad Soufi, anthropologue et ancien conservateur aux Archives nationales. Il souligne cependant que l’existence de ces restes est connue depuis des années, mais on y a pas accordé une grande importance. «Au XIVe siècle, le retour d’une tête était un acte de paix, car en Afrique du Nord, on n’enterre pas un corps incomplet», explique notre interlocuteur. ■

———————-

L’anecdote. Un haut responsable algérien aurait répondu à l’historien : »et si on rapatriait ces crânes, où va-t-on les mettre ? Je pense qu’il est préférable de les laisser dans ce Musée car ils sont mieux conservés ».

Publié dans 3. CULTURE & EDUCATION | Pas de Commentaires »

Colloque sur Mohand Cherif SAHLI

Posté par Rabah Naceri le 22 janvier 2014

Titre Sahli

L’association GEHIMAB (Groupe d’Etudes sur l’HIstoire des MAthématiques à Bougie Médiévale) amorce la phase finale du projet de préparation du colloque sur Mohand Cherif SAHLI qui coïncide avec le vingt cinquième anniversaire de sa mort.

Le 04 juillet 1989 disparaissait l’un des théoriciens du nationalisme algérien. Les textes-hommages publiés à l’époque (Abdelhamid Mehri, Abderrahmane Chibane, Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Kassim,…) avaient souligné sa contribution. Bien que philosophe de formation, il devint historien par patriotisme, en privilégiant les époques charnières (antiquité, médiévale, XIXe siècle) et les hommes représentatifs de l’indépendance de son Pays (Youghourta, Ibn Tumert, l’Emir Abdelkader et, en projet, les acteurs de l’insurrection de 1871). Son oeuvre clarifie « la réalité et la pérennité d’une patrie algérienne avec ses légions de héros et de martyrs ». A cet effet, il réalise une analyse critique des thèses de certains historiens occidentaux. Cette analyse dépasse d’ailleurs le cadre de l’Algérie pour englober « toute l’Afrique colonisée, martyrisée ».
M.C. Sahli est probablement le moins connu des historiens de notre Pays. A l’aube du 25e anniversaire de sa mort, le colloque, programmé les jeudi 15 et vendredi 16 Mai 2014 sur les terres de ses ancêtres, a également pour ambition de cerner l’action et la production des intellectuels de la région de Sidi Aïch qui lui sont contemporains.

MC_Sahli_01     MC_Sahli_02

Qui est Mohand Cherif Sahli ?

Mohamed Cherif Sahli est né à Tasga, commune de Souk ou Fella, dans la tribu des Ath Waghlis (Vallée de la Soummam). Il débute sa scolarité primaire à Sidi Aïch et secondaire au Lycée Bugeaud (aujourd’hui, Emir Abdelkader) d’Alger. Il poursuit ses études à l’Université de la Sorbonne (Paris), où il obtient une licence de philosophie et une agrégation. Instituteur à Toudja, il va par la suite enseigner la philosophie dans plusieurs lycées parisiens (de 1930 à 1939, puis après 1950). C’est l’époque où il rencontre Mostefa Lacheraf. Il s’engage dans la lutte pour la cause nationale. Il devient journaliste, critique et fondateur-éditeur de journaux: El Oumma, El Ifriqiya, El Hayat et Résistance Algérienne,
En 1947, il finalise « Le message de Youghourta“ et « l’Emir Abdelkader, le Chevalier de la Foi“. En 1955, il devient membre de la commission presse de la Fédération FLN de France, chargée par Abane Ramdane de « travailler“ l’opinion française. De 1957 à 1962, il est nommé représentant permanent du FLN, puis Ambassadeur du GPRA dans les Pays Scandinaves. Au lendemain de l’indépendance, il occupe les fonctions de Directeur des Archives, puis ambassadeur de la RADP en Chine, Corée du Nord, Vietnam, puis en Tchécoslovaquie (1971 – 1978). Admis à prendre sa retraite en 1978, M.C. Sahli est décédé le 04 juillet 1989. Il est enterré au Carré des Martyrs d’El Alia.
Le Colloque. Comité

  MC_Sahli_03     MC_Sahli_04

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | Pas de Commentaires »

Nous avions 20 ans

Posté par Rabah Naceri le 9 décembre 2008

(Par Abderahmane Zakad *).Une anecdote me revient. Lorsqu’en 1960, la wilaya VII avait décidé de nous envoyer en petit groupe rejoindre l’ALN, venant de Bonn, je me trouvais dans l’avion à côté d’un monsieur qui avait embarqué à Rome (ci-joint fiche d’embarquement). Il me regarde, je le regarde.

Tu es Algérien, me dit-il peut être, à quoi le voyez-vous?

- Je reconnais les Chaouis à leurs oreilles, tes oreilles sont grandes, me répond-il. (Ouidhnik kbar)

- Je lui réponds avec toute la candeur d’un garçon de 20 ans :

-«Les ânes aussi ont de grandes oreilles ! ». Cet homme, c’était Ali Mendjeli, Allah irrahmou. C’était mon premier contact avec l’un des hauts responsables de la Révolution algérienne. Mais aussi, avec le népotisme que je subirai et le sectarisme dans lequel j’ai vécu et souffert jusqu’à aujourd’hui. J’ai été brimé, rétrogradé, licencié pour cause de hizb frança. Cela a fait de moi un homme.

Lire la suite… »

Publié dans 7. IDEES & DEBATS | 1 Commentaire »

Lettre de l’Emir Abdelkader à Louis-Philippe (roi de France)

Posté par Rabah Naceri le 2 mai 2008

Contribution de notre ami S. Bennaï 

ecrire.gif

Lettre de l’Emir Abdelkader

à 

Louis-Philippe

(Roi de France).

Je t’ai déjà écrit deux fois pour t’ouvrir ton coeur. Tu ne m’a pas répondu. Mes lettres ont été interceptées sans doute, car tu es trop bienveillant pour ne m’avoir fait connaître tes véritables dispositions à mon égard ; puisse une dernière tentative avoir plus de succès ! Puisse l’exposé de ce qui se passe en Afrique y attirer ton attention et emmener enfin un système propre à faire le bonheur des populations que Dieu a confiées à notre commune sollicitude.

La conduite de tes lieutenants est injuste à mon égard et je ne peux supposer encore qu’elle soit connue de toi, tant j’ai confiance en ta justice.
On tâche de te faire croire que je suis ton ennemi, on t’abuse. Si j’étais ton ennemi, j’aurais déjà trouvé maintes occasions de recommencer les hostilités. Depuis le refus que j’ai fait au commandant de Salles, Ambassadeur du Maréchal Vallée (refus qui est motivé dans une des lettres citées plus haut), il n’est sorte de dégoûts dont je n’ai été abreuvés par tes représentants à Alger. Mes soldats ont été arrêtés et retenus en prison sans motif légal ; l’ordre a été donné de ne plus laisser pénétrer dans mes Etats la moindre quantité de fer, cuivre, plomb, etc. Mes envoyés à Alger ont été mal reçus par les autorités ; on ne répond à mes dépêches les plus importantes que par un simple accusé de récéption ; on s’empare des lettres qui me sont adressées d’Alger et puis on dit que je suis ton ennemi, que je veux la guerre à tout prix ; moi qui, margré ce prélude d’hostilité, facilite l’arrivée de toutes les productions de mon pays sur vos marchés, qui m’entoure d’Européens pour développer chez moi l’industrie et qui donne enfin les ordres les plus sévères pour que tes ingénieurs, tes savants même parcourent en sûreté mon térritoire et n’y trouvent que le plus bienveillant acceuil.
Mais te dira-t-on, l’Emir n’a pas encore rempli les premières conditions que lui a imposées le traité de la Tafna ! Je n’ai retardé l’accomplissement de ces clauses que parce que tes représentants ont, les premiers, manqué à leurs engagements.
En effet, où sont ces nombreux fusils, ces innombrables quintaux de poudre, ces approvisionnements de plomb et de souffre qu’on devait me fournir ?

Pourquoi vois-je encore à Oran ces chefs des Douars et des Smalas, dont l’extradition en France m’était promise ?

Tes généraux pensent-ils que je n’ai pas entre mes mains le traité particulier 1 (le seul qui m’intéressât) écrit de la main de l’un d’eux, et revêtu de son cachet ?

Pourrai-je croire un instant à la non-validité des promesses écrites d’un représentant du roi ?

Je te l’avoue, nous avions une si haute idée de la bonne foi des chrétiens francais que nous avons été effarouchés par ce manque d’exécution de leurs promesses et que sans de nouvelles instructions de ta part, nous avons refusé toute innovation du Traité.

Oui Sultan de France, tes agents exclusivement militaires, ne veulent que combats et conquêtes ; ce système n’est pas le tien, j’en suis sûr. Tu n’es point venu sur la terre d’Afrique pour en exterminer les habitants, ni pour les chasser de leur patrie. Tu as voulu leur apporter les bienfaits de la civilisation. Tu n’es point venu asservir des esclaves, mais bien les faire jouir de cette liberté, qui est l’apanage de ta nation, de cette liberté dont tu as doté tant de peuples et qui est une des bases des plus solides de ton gouvernement.
Eh bien ! la conduite de tes généraux est tellement contraire à ces sentiments (qui sont les tiens, j’aime à le penser), que les Arabes sont persuadés que la France a l’intention de les asservir et de les chasser de leur pays. Aussi, vois-je grandir chez eux et contre vous, une haine qui sera plus forte que ma volonté et mettra un obstacle insurmontable à l’éxécution de nos projets mutuels de civilisation.
Je te prie, au nom de Dieu qui nous a tous créés, cherche à mieux connaître ce jeune musulman que l’Etre suprême a placé malgré lui à la tête d’Arabes simples et ignorants et qu’on te dépeint comme un ennemi fanatique et ambitieux. Fais-lui savoir quelles sont tes intentions, que surtout tes propres paroles arrivent à lui et sa conduite te prouvera qu’il était mal apprécié.

Que Dieu continue à t’accorder les lumières nécessaires pour gouverner sagement tes peuples.

Cette lettre est écrite en langue française par Léon ROCHES - devenu musulman – arabisé pour le bien de l’histoire et qui a pris le nom de : El-hadj Omar – sous la dictée de l’émir Abdelkader dans son camp de Bou-Khorchefa le 15 avril 1839.
La contribution est de S.BENNAI

Publié dans | 42 Commentaires »

CONFLIT KABYLE:Rapport du Pr Issaad

Posté par Rabah Naceri le 29 novembre 2007

A Son Excellence
Monsieur Le Secrétaire Général des Nations Unies

Demande d’intervention des Nations Unies dans le conflit kabyle en Algérie

terre0172.gif

Organisations signataires:

Comité Pan-Canadien

Tirrugza, Association Culturelle de Montréal

Club Amazigh Averroès de Montréal

World Amazigh Action Coalition (WAAC)

Comité Ottawa-Hull de Soutien à la Kabylie

07 février 2002
Ottawa le 07 février 2002

Votre Excellence
Monsieur Le Secrétaire Général des Nations Unies

Objet : Demande d’intervention des Nations Unies dans le conflit kabyle en Algérie.

Excellence,

Vu la gravité de la situation qui, en Algérie, secoue la Kabylie depuis le mois d’avril 2001, nous sollicitons auprès de Votre Excellence de faire tout votre possible pour que:

  • Les Nations Unies demandent la libération des vingt (20) jeunes kabyles détenus qui ont été arrêtés par des policiers en civil lors des manifestations du 06, 08 et 20 décembre 2001.
  • Les Nations Unies diligentent une commission d’enquête pour faire la lumière sur les évènements de Kabylie. Il faut noter que la commission nationale d’enquête du Professeur Issad mandatée par le Président de la République algérienne a déposé son rapport qui est accablant pour les autorités algériennes. De plus, il y est clairement indiqué que la commission n’a pas eu accès à tous les documents nécessaires.
  • Les Nations Uniesfassent pression sur les autorités algériennes pour arrêter et déférer devant la justice tous les auteurs, les responsables et les commanditaires avérés des assassinats et blessures des citoyens. Depuis avril 2001, les autorités algériennes ont tué par balles une centaine de jeunes manifestants kabyles et blessé près de deux milles, dont la plupart handicapés à vie.
  • Les Nations Unies fassent pression sur les autorités algériennes pour la satisfaction pleine et entière de la plate forme de revendications d’El-Kseur, une des principales revendications du mouvement citoyen de Kabylie.

    Lire la suite… »

Publié dans | 11 Commentaires »

 

Association des Copropriéta... |
I will be back |
targuist |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGER RIT
| postier du 10
| Gabon, Environnement, Touri...