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Le trésor des Remparts des Oliviers

Posté par Rabah Naceri le 11 avril 2021

Avec la permission des administrateurs du groupe « Babzman » sur facebook, je reprends un bel article sur l’histoire de ce trésor que, certainement, beaucoup de jeunes Bougiotes ne connaissent pas.

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echo de BougieUne coupure de presse d’un journal « l’Echo de Bougie« , datant du 31 décembre 1905, relate la découverte d’un trésor au niveau de la Rampe des Oliviers lors des travaux de terrassement pour la construction de la maison Gotuso. Ce trésor était constitué de 329 pièces d’or et deux « ikhelkhalènes » (bracelets).

Le contenu intégral de l’article du 31 décembre 1905, Echo de Bougie

« Tout bougie n’a parlé, pendant quelques jours, que de la découverte du trésor, enfoui, dans les ruines à flanc de côteau au-dessus de la rampe des Oliviers et que les travaux d’édification de la maison Gotuso ont été mis à jour, le mardi 10 courant.

On sait que, 329 pièces d’or et deux khalkales (ou bracelets de pieds) pesant en tout 3 kilos et 92 grammes d’or, composaient l’ensemble de ces trouvailles.

Bien des gens  en apprenant cette découverte sont se bornés à supputer la valeur commerciale du magot…D’autres, plus intellectuels, se sont demandés de quelle époque dataient ces pièces arabes et ces morceaux d’orfèvrerie massives, et par quel hasard étrange gisait, dans cet endroit-là, au milieu d’un éboulis de vieille muraille, cette marmite où dormait une petite fortune.

C’est pour satisfaire les personnes avides de connaitre les choses du temps passé que je vais retracer l’histoire de Bougie à l’époque où ces pièces ont brillé au soleil… il y a 7 siècles passés.

Une « marmite » arabe

Les pièces d’or trouvées sont de deux dimensions, les petites portent au recto les inscriptions arabes suivantes, en exergue:

“Abou Mohamed Abd El Moumen ben Ali, Prince des croyants. Louange à Dieu Maitre de l’Univers. »

Puis, dans un carré au centre: « El Mahdi pontife du peuple, celui qui tient la main à l’exécution des ordres de Dieu. »

Au verso ; en exergue :

« Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux. Que dieu accorde la Bénédiction et le Salut à Mohamed et sa sainte famille purifiée. »

Puis dans un carré au centre : « Il n’y a de dieu que Dieu, Mohamed est son prophète.« 

Les grandes pièces portent au recto, en exergue : « Le prince éminent Abou Abdallah Mohamed ben Ali. Le prince des croyants.« 

Puis, dans un carré au milieu : « Celui qui tient la main à l’exécution des ordres de Dieu : Le kalife Abou Mohamed Abd El Moumen Ben Ali, prince des croyants. »

Au verso on lit en exergue : « Dieu est unique. Il est notre Dieu. Il est Clément et Miséricordieux. Il n’y a de Dieu que Lui ».

Dans un carré au milieu : « Au nom du dieu Clément et Miséricordieux. il n’y a de Dieu que Dieu. Mohamed est l’envoyé de Dieu et Mahdi est pontife du peuple ».

Histoire et origine du trésor 

Voila ! Le mystère est dévoilé. Ces pièces sont au nom de Abd El Moumen Ibn Ali, premier sultan de la dynastie des Almohades fondée par son père Mohamed Ibn Toumert, le théologien musulman qui prétendait être le seul a bien prêcher l’unité de Dieu.

Les Almohades régnèrent sur la moitié de l’Espagne, sur le Maroc et sur le royaume de Tlemcen, et Abdel Moumen se proclama sultan à Tlemcen en 1130.

Sous prétexte d’interdire le culte des marabouts, qu’il traitait d’idolâtrie, il entreprit la conquête de tout le nord de l’Afrique. Il marcha sur Bougie, alors dans toute la splendeur de la prospérité de ces cent milles habitants. Au plein cœur de l’hiver, il traversa le Djurdjura et arriva les premiers jours de mars dans la vallée de l’oued-sahel avec une armée formidable.

Le sultan de Bougie, Sidi-Yaya, surpris n’eut pas le temps d’organiser la défense de la ville et marcha au devant de Abd El Moumen pour lui barrer le passage.

Le sultan Sidi-Yaya fut battu à Taourirt-El Arba (là où s’élève le monument du tombeau de la neige), il s’enfuit à Bougie et s’embarqua avec ses femmes et ses trésors qu’il transporta à Tunis, où il s’en fut implorer asile, abandonnant à Bougie tous ses partisans.

Abd El Moumen, vainqueur, fit son entrée solennelle sans résistance, et fut acclamé par la population de la ville.

Il pénétra dans Bougie par la porte de la « Kasbah », qui s’appelait alors Bab-Dar-Senaa, ou Porte de l’Arsenal, parce que le chantier de construction des navires était au bas de cette porte depuis l’an 1068.

Abdel Moumen était fastueux, il fit de Bougie une ville de fête et de débauche. Son sérail du Ksar Louloua (palais de la Perle), magnifique palais qui avait été bâti pour les femmes (en 1090) sur la colline où se trouve actuellement l’hôpital militaire, fut un lieu de séjour absolument enchanteur.

Abdel Moumen mourut en 1163 après avoir régné 11 ans sur Bougie, sans y séjourner en permanence, partageant son temps entre cette ville de plaisir et Tlemcen, sa capitale politique d’où il administrait le Maroc et le sud de l’Espagne.

Voila pour l’histoire du Sultan qui fit frapper les pièces d’or de la maison Gottuso ; mais comment la marmite qui les contenait se trouva-t-elle enfouit sous les éboulis de construction où on l’a retrouvée ?

Un trésor bien caché 

Tout ce que l’on peut dire, c’est que 20 ans après El Moumen, en 1183, un nouveau Sultan conquérant assaillit et s’empara de Bougie. C’était le Sultan du Maroc El Ghania.

Bougie eut à soutenir un long siège et fut prise d’assaut ; une mise à sac en règle qui dura 3 jours.

La marmite, ses pièces d’or,  et ses riches « Khalkhales » étaient sans doute le trésor particulier et secret de quelques favorites du sérail, qui dut subir les conséquences multiples des dures lois de la soldatesque triomphante, et qui mourut sans doute, sans révéler à personne la cachette où a dormi plus de 700 ans dans les ruines du sérail, ce trésor qui fit jaser tant de gens, et qui m’a procuré le plaisir de vous narrer un peu de la splendeur et les revers passés de notre chère cité. »

 Mira. B.G

Sources :

  1. Récit de GASTON MARGUET, paru dans l’Echo de Bougie le 30 décembre 1905
  2. Illustration : Coupure de l’Echo de Bougie du 30 décembre 1905

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Bougie, port maghrébin (1067-1510) par Dominique VALERIAN

Posté par Rabah Naceri le 29 juillet 2013

  Bougie, port maghrébin (1067-1510) par Dominique VALERIAN dans 3. CULTURE & EDUCATION correspondances

 

Frontières et territoire dans le Maghreb de la fin du Moyen Age :

les marches occidentales du sultanat hafside.

Dominique VALERIAN est agrégé d’histoire, ancien membre de l’Ecole française de Rome de 1998 à 2001, maître de conférence d’histoire médiévale à l’Université Paris I Panthéon – Sorbonne et membre de l’UMR 8084 « Islam médiéval : espaces,réseaux et pratiques culturelles ».
Sa thèse soutenue à l’Université de Paris I en décembre 2000, a porté sur « Bougie, port maghrébin (1067-1510) ». Son travail actuel a pour objet les ports musulmans, principalement maghrébins, à la fin du Moyen Age et les conséquences économiques, sociales et politiques de leur insertion dans l’espace méditerranéen.

Ce travail s’attache à suivre l’émergence progressive, dans le Maghreb médiéval, d’une conscience du territoire. Par delà la distinction traditionnelle entre dâr al-Islâm et dâr al-harb, on voit en effet s’affiner, chez les géographes d’abord, une définition de régions qui s’individualisent au sein de l’espace islamique, avec un sens le plus souvent politique.
L’exemple de la région de Bougie (Bijâya), marche occidentale du territoire hafside à partir du milieu du XIIIe siècle, montre le glissement sémantique du mot thaghr, qui dans ce contexte finit par définir, chez Ibn Khaldûn notamment, une région frontière à l’intérieur du dâr al-Islâm, une province qui se distingue des autres par une autonomie périphérique accordée par le pouvoir central. Lire la suite… »

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Les noms de rue

Posté par Rabah Naceri le 2 août 2012

Les noms de rue dans NUMEROS UTILES Nomderue

J’ai retrouvé accidentellement cet article dans mes brouillons, et comme le contenu reste d’actualité, alors j’ai pensé le partager avec mes visiteurs. J’ignore le nom de l’auteur et de quel quotidien national je l’ai puisé. Je prie l’auteur, si jamais il reconnait son écrit, de m’en excuser et de le rassurer qu’il ne s’agit nullement d’un plagiat.

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Des noms connus ou moins connus, c’est selon, des édifices ou des établissements. Les choix sont-ils toujours judicieux ou sont-ils le fruit d’une sélection politicienne ? Dénominations insolites: le génie populaire supplante les appellations officielles.

Cela relève désormais de l’anecdote : à son arrivée à Alger en 1992, feu Mohamed Boudiaf découvre que l’un des plus beaux boulevards de la capitale a été baptisé du nom de celui qu’il considère comme un traître de la guerre de Libération nationale. La plaque portant le nom de Salah Bouakouir est ainsi déboulonnée, sans fleurs ni couronne, et remplacée par une inscription glorifiant Krim Belkacem. Mais pour la plupart des Algérois, ce boulevard portera, pour toujours, le nom que lui ont donné les colons : le Télemly. Lire la suite… »

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Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda)

Posté par Rabah Naceri le 17 janvier 2012

Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda) dans 1. AU JOUR LE JOUR Gouraya-300x55

par M.A.H

     On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un chercheur Bougiote qui vient d’élucider l’histoire de Yemma Gouraya voir l’article ci-dessous de la Dépêche de Kabylie du 29 juillet 2006.

     En effet, M. A.H, vient de découvrir l’existence d’une Qubba (Taqqubet) où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que le « fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qubba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur… ».

gouraya.jpg     Pour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même politique coloniale avait été appliquée ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération. Ainsi, chez les Iflissene Umellil, la plupart des camps militaires français avaient été érigés sur des sanctuaires et qubbas anciens. La qubba  de Sidi Yussef (arch des Imzallen) avait été rasé au bulldozer pour installer le camp 636 ; celle de Timezrit pour installer un radar et un cantonnement.

     Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des collines, l’armée coloniale faisait d’une pierre deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire collective et les saints protecteurs qu’étaient ces tiqubtines (pluriel de qubba). L’ironie du sort est que même dans l’Algérie indépendante, islamistes et salafistes aidants, ces sanctuaires séculaires non seulement n’ont pas été reconstruits, pis encore, ceux qui avaient épargnés par l’armée coloniale ont été profanés, incendiés (comme celui de Sidi Abderahmane à Alger), ou détruits à l’explosif (comme taqubbat de Sidi Amara, près de Sidi Ali Bounab).

     Cette découverte de Taqubbat de Yemma Gouraya nous renvoie à l’histoire et en même temps elle nous interpelle sur notre patrimoine et nos croyances. On connait toutes les tentatives récentes de diviser les Kabyles, RCDistes et FFistes, les uns Kabyles et les autres Imrabdhenes. Pourtant, Mouloud Mammeri dans l’introduction de son livre « Cheikh Mohand a dit », il nous réconcilie avec notre passé. Je vais me permettre d’utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique bien la spécificité de l’islam kabyle, et comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées avec le maraboutisme.

     Avant la colonisation française, en Kabylie autonome, régnait du point de vue religieux la confrérie rahmania. Cette confrérie est née en Kabylie ; elle est un mélange entre la tradition amazigh gouramienne (avant l’islam) et le mysticisme islamique (soufisme d’Ibn Arabi de Cordoue).

     Mouloud Mammeri considère la Rahmania comme tant l’église nationale des Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi M’hamed ben Abderahmane el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit village des Ath Smaïl, près de Boghni. Après sa mort, en 1794, succèderont successivement Ali Ben Aïssa pendant 43 ans (jusqu’en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d’Ali Ben Aïssa), Mohamed Ben Belkacem Nath Anane (des Ath Zmenzer), puis à partir de 1884, Sidi Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la conquête coloniale française. Pour succéder à Sidi Amer, réfugié à Tunis, après la défaite de 1857, les Kabyles choisissent comme maître de l’ordre Mohand Ameziane Ihaddadene de seddouk… »

     Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, celui-là même qui, en 1871 allait mobiliser 100 000 combattants pour répondre à l’appel du bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani) lors du soulèvement contre l’ordre colonial. » … Mohand Ameziane, âgé alors de plus de 80 ans , était non seulement considéré comme le chef institutionnel de l’ordre Rahmania, mais également comme agourram supérieur… »

« … On sait  que dans les premiers temps de l’islam, c’est-à-dire en gros jusqu’à la chute des Almohades à la fin du XIIIème siècle, les Imazighen avaient tenté d’échapper aux rigueurs de l’orthodoxie musulmane par l’invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend que les Imazighen avaient apostasié douze fois le VIème et le XIVème siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tihert  avaient fondé le premier Etat véritablement national ; les Ketama (de Bougie) avaient créé le troisième khalifat fatimide panislamique après celui des Omeyyades et des Abassides et fondé l’université d’El Azhar au Caire ; les Almoravides (de marabout) avaient créé un empire amazigh ; les Almohades avaient réalisé l’apogée à la fois de l’histoire et de la pensée de ce temps… »

     Mammeri dit qu’au départ le mouvement Almoravide est créé pour « s’opposer aux actions de plus en plus entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les côtes nord-africaines… ».

« … Le nom kabyle du marabout (amrabed) est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet), lui-même doublet populaire du classique mourabit ; d’où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il a gardé son nom originel : le marabout c’est agourram ; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux. Il ne gère point le domaine du sacré qu’il manipule les forces supranaturelles… »

     Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa Zeggaghet ou le Rio de Oro des Espagnols ou l’actuel Sahara Occidental. « …Très vite , le maraboutisme avait annexé les pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourrams… ». « … A leur arrivée en Kabylie au 16ème siècle, les marabouts (presque tous les Imazighènes du Sud-Ouest marocain) trouvèrent dans la région les conditions sociologiques et culturelles semblables à celles de leur pays d’origine. A cette date, le maraboutisme a déjà accompli sa mutation en agourram… ».

« … La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui autant que Dieu, parce que, quoi que marabout, il n’en est pas moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères et de nos vœux… »

Hocine Ukerdis.

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La Qouba de Yemma Gouraya

     Selon une récente étude, Yemma Gouraya aurait bel et bien existé. La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous.

fortgouraya03.jpg     Avec les découvertes récentes de M. M.A.H, architecte de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris, la Vilette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses recherches en France, complétées par un travail au niveau du Parc National du Gouraya de Bejaia, c’est un mythe, une certitude historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur, dont le coup de foudre pour Bejaia, ses vestiges et saints est aussi sincère que profond.

     La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs inconnus chez nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi. Il y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols aux côtés de Arroudj dit Barberousse, Fadhma n’Soumer contre Randon le Français… Le mythe de l’absence de tombe est ainsi levé.

     Avec la destruction, par les Français en 1833 de la qouba, pour édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée de la carte et que la mémoire collective a fini par oublier. Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et le spirituel — les pèlerinages remontent probablement à bien longtemps — est essentielle pour la bonne compréhension d’une légende qui a cessé d’en être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans l’histoire.

     Monsieur qui nous a fait l’exclusivité de sa découverte, prépare une exposition-annonce  de l’évènement avec présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre. IL nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais, est dans le camp des historiens, les vrais…

Mustapha Ramdani. Dépêche de Kabylie

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L’Islam : religion de tolérance

Posté par Rabah Naceri le 5 août 2011

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L’APPORT DE L’ISLAM À L’HUMANITÉ

Plaidoyer pour la tolérance

Par

«Dites: Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus; à ce qui a été donné à Moïse, et à Jésus; à ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur. Nous n’avons de préférence pour aucun d’entre eux; nous sommes soumis à Dieu». Coran « Sourate 2 – Verset 136″

               A l’occasion du mois de Ramadhan, et comme les années précédentes, nous voulons apporter notre contribution au débat spirituel. Il est connu que l’inquiétude, voire l’angoisse par rapport au monde de l’invisible, a toujours été une constante de l’humain. A partir du moment où il a pris conscience de sa propre fin en voyant les autres mourir, l’homme de la Préhistoire était hanté par le surnaturel et avait la préoccupation de communiquer avec ce monde inconnu. Il a marqué un fort attachement à ses origines, ses morts, ses ancêtres. Ces expressions sont l’image d’une révolution mentale, psychique de l’homme! Pour Rémy Chauvin: «L’homme est le seul animal qui allume le feu et enterre ses morts.»
               En 1968, Ralph Solecki découvre un squelette néandertalien abondamment entouré de pollen fossile. Rituel funéraire, geste symbolique destiné à provoquer la guérison du malade, ou à le ressusciter? Il y a donc au moins 30.000 ans, l’homme commençait à prendre conscience de la finitude de son espèce. Devant l’harmonie du monde, le philosophe Jean Guitton nous invite à nous poser la question fondamentale sur le «moteur» de la mécanique céleste: «Si un ordre sous-jacent gouverne l’évolution du réel, il devient impossible de soutenir, d’un point de vue scientifique, que la vie et l’intelligence sont apparues dans l’univers à la suite d’une série d’accidents, d’événements aléatoires dont toute finalité serait absente. La réalité tout entière repose sur un petit nombre de constantes cosmologiques: moins de quinze. Jean Guitton pose alors la question du hasard: «(…) Ni les galaxies et leurs milliards d’étoiles, ni les planètes et les formes de vie qu’elles contiennent ne sont un accident ou une simple «fluctuation du hasard.» Nous ne sommes pas apparus «comme ça», un beau jour plutôt qu’un autre, parce qu’une paire de dés cosmiques a roulé du bon côté.(1)
               «Pour expliquer la fabuleuse précision du réglage de l’univers, il faut postuler, écrit l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan, l’existence d’un principe créateur et organisateur.» Il compare même la probabilité que notre univers soit issu du hasard à celle d’un archer réussissant à planter sa flèche au milieu d’une cible carrée de 1 cm de côté et située à l’autre bout de l’univers. Cette probabilité est quasi nulle. De plus, «l’origine de la vie, déclare Francis Crick, prix Nobel de Biologie, paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en oeuvre». Devant les conquêtes de la science, l’autre pendant de la problématique, certains scientifiques aveuglés par les victoires éphémères de la science pensent que tout est démontrable et que tout peut être mis en équation. A côté de ce manque d’humilité, d’autres pensent au contraire qu’il y a quelque chose qui gouverne à la fois les lois physiques de la nature et celles plus complexes de l’esprit humain. On rapporte l’angoisse d’Einstein qui n’hésitait pas à écrire que «la science s’arrête aux pieds de l’échelle de Jacob». Nous sommes donc en présence du mystère de la création de l’Univers, de la vie sous toutes ses formes et de l’avènement de l’homme, ce tard venu dans l’échelle du temps et qui se prend pour le nombril du monde et n’a de cesse comme le montre l’anomie actuelle de perfectionner des armes pour détruire son espèce et détruire la nature par un mode de vie scandaleux.(2)

L’Islam a toujours prôné la coexistence pacifique des religions

               Dans le verset cité en introduction, on lit que l’Islam appelle à l’unité des croyants notamment des Gens du Livre. Malgré tous les écrits visant à diaboliser l’Islam, le tiers exclu de la Révolution abrahamique. Pourtant le pape Paul VI, juste avant Vatican II, va publier en 1964 sa première encyclique Ecclesiam suam qui a pour objet, l’Eglise en dialogue avec les autres cultures. Cette encyclique débouchera en 1965 sur la déclaration Nostra Aetate qui traite du dialogue de l’Eglise avec les religions non chrétiennes, ainsi que les religions musulmane et juive affirmant: «L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. «Depuis, nous avons eu Jean-Paul II avec le dialogue oecuménique d’Assise et Benoit XVI dont le discours violent à l’endroit de l’Islam à Ratisbonne a suscité l’incompréhension des musulmans. Nous allons rapporter trois faits qui ont fait que l’Islam a toujours été tolérant et respectueux des autres religions notamment des religions révélées des «Gens du Livre», «Ahl al Kitab»

La promesse du Prophète Muhammad aux chrétiens

               «Je voudrais rappeler aux musulmans et aux chrétiens, écrit Muqtadar Khan, une promesse que le Prophète Muhammad avait faite à ces derniers. Prendre connaissance de cette promesse peut avoir un énorme impact sur la conduite des musulmans à l’égard des chrétiens. En 628, une délégation de moines du monastère Sainte-Catherine se rendit auprès du Prophète pour lui demander sa protection. Celui-ci leur octroya une charte leur garantissant des droits. Sainte-Catherine, le monastère le plus ancien au monde, est situé au pied du Mont Sinaï en Egypte. Sainte-Catherine renferme les trésors de l’histoire chrétienne, ils y sont en sûreté depuis 1400 ans, grâce à la protection des musulmans.(3)
               «Ceci est un message de Muhammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant, ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier (fin du monde). La première et la dernière phrase de cette charte sont très importantes. Elles font revêtir à la promesse une dimension éternelle et universelle. Muhammad précise que les musulmans sont avec les chrétiens, proches ou éloignés, rendant ainsi impossible toute tentative de limiter la promesse au monastère Sainte-Catherine. Par ailleurs, en ordonnant aux musulmans d’obéir à cette charte jusqu’au jour du jugement dernier, il sape toute tentative future de révoquer ces droits. De plus, ceux-ci sont inaliénables. (…) Un des aspects remarquables de cette charte est qu’elle n’impose aucune condition aux chrétiens en échange de ces droits. Le fait d’être chrétien suffit. On n’exige pas d’eux qu’ils modifient leurs croyances, qu’ils paient une contrepartie ou qu’ils se soumettent à quelconque obligation. Cette charte est une déclaration des droits, sans obligations. Il ne s’agit, bien évidemment, pas d’une charte des droits de l’homme au sens moderne, pourtant, bien qu’elle fût écrite en 628, les droits à la propriété, à la liberté de religion, au travail et à la sécurité de la personne y sont bien défendus.(3) De la même façon il y eut le pacte de Najran: « »Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux. » Charte de protection donnée par Dieu et son apôtre à ceux qui ont reçu le Livre (sacré), aux chrétiens qui appartiennent à la religion de Najran ou à toute autre secte chrétienne. La raison pour laquelle les chrétiens ont mérité d’obtenir ce pacte de protection de Dieu, de son envoyé et des croyants, est un droit qu’ils se sont acquis, et qui engage quiconque est musulman, d’obtenir cette charte établie en leur faveur par les hommes de cette religion et qui force tout musulman à y avoir égard, à lui prêter main-forte, à la conserver, à la garder perpétuellement et à la respecter fidèlement. La protection de Dieu et la garantie du prophète Mahomet, envoyé de Dieu, s’étendent sur Najran et alentours, soit sur leurs biens, leurs personnes, la pratique de leur culte, leurs absents et présents, leurs familles et leurs sanctuaires, et tout ce qui, grand et petit, se trouve en leur possession. Aucun évêque ne sera déplacé de son siège épiscopal, ni aucun moine de son monastère, ni aucun prêtre de sa cure, aucune humiliation ne pèsera sur eux, ni le sang d’une vengeance antérieure à la soumission. Ils ne seront ni assemblés ni assujettis à la dîme, aucune troupe ne foulera leur sol et lorsqu’un d’eux réclamera son dû, l’équité sera de mise parmi eux, ils ne seront ni oppresseurs ni opprimés et quiconque d’entre eux pratiquera dans l’avenir l’usure, sera mis hors de ma protection. Aucun homme parmi eux ne sera tenu pour responsable de la faute d’un autre»(4)
               Pour prouver la continuité du message coranique de tolérance et d’empathie à l’endroit des religions du Livre, nous allons citer trois évènements majeurs dans l’histoire des relations entre l’Islam et le Christianisme. Pour mettre fin aux dissensions entre les différentes églises d’Orient concernant la garde des lieux saints chrétiens, on sait que Salah Eddine Al Ayoubi confia en 1192 les clés de l’Eglise à deux familles musulmanes palestiniennes illustres, les familles Joudeh et Nusseibeh. qui gardent depuis plus de huit siècles les clés du Saint Sépulcre.

Le Firman d’Omar: (Al-Uhdah Al-Umariyiah)

               Le docteur Rafiq Khoury, prêtre palestinien du Patriarcat latin de Jérusalem, parle quant à lui, de l’arabité et du voisinage religieux et du firman d’Omar. Ecoutons-le: «(…) les Chrétiens font partie de l’identité de la terre et la terre fait partie de leur identité, avec leurs concitoyens musulmans. L’arabité et la palestinité des chrétiens de Palestine sont des faits acquis, que nous recevons avec le lait de notre mère, comme on dit en arabe. Les relations islamo-chrétiennes en Orient en général et en Palestine en particulier, s’inscrivent dans une longue histoire, qui a à son actif treize siècles de communauté de vie, où nous avons partagé «le pain et le sel», comme on dit en arabe aussi. (…) En 638, le Khalif Omar est aux portes de Jérusalem. La conquête de la Ville Sainte s’est faite pacifiquement. Le Patriarche Sophrone est allé à sa rencontre sur le Mont des Oliviers, à l’est de la ville et lui a remis les clés de la ville. Et c’est ensemble qu’ils entrent dans la Ville Sainte et visitent l’Eglise de la Résurrection. Comme l’heure de la prière de midi a coïncidé avec cette visite, Omar n’a pas accepté de prier dans l’Eglise même, pour que les musulmans ne disent pas dans la suite qu’Omar a prié là et qu’ils en fassent un prétexte pour occuper l’Eglise. Dans la suite, Omar a publié le fameux firman d’Omar, (Al-Uhdah Al-Umariyiah) où il reconnaît les droits des chrétiens à leurs églises et à leurs propriétés.(…).»(5) On connaît aussi l’importance que revêt la réponse du pape Grégoire VII au Sultan An Nacir de Bejaïa en 1076. La présence de Chrétiens est justement attestée par cette lettre. Le Sultan An Nacir écrit au pape pour lui demander d’envoyer un prêtre, il ne voulait pas que sa communauté de chrétiens restât sans prêtre. C’est dire l’intérêt et le respect du sultan à l’endroit des Chrétiens. Selon Mas Latrie qui a publié ce document d’archive: «Jamais pontife romain n’a aussi affectueusement marqué sa sympathie à un prince musulman.» «Votre Noblesse nous a écrit cette année pour nous prier de consacrer évêque, suivant les constitutions chrétiennes, le prêtre Servand, ce que nous nous sommes empressés de faire, parce que votre demande était juste. (..) Le Dieu Tout-Puissant, qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu’aucun ne périsse n’approuve en effet rien davantage chez nous que l’amour de nos semblables, après l’amour que nous lui devons, et que l’observation de ce précepte: faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent. Nous devons, plus particulièrement que les autres peuples, pratiquer cette vertu de la charité, vous et nous qui, sous des formes différentes, adorons le même Dieu unique, et qui chaque jour louons et vénérons en lui le Créateur des siècles et le Maître du monde. Les nobles de la ville de Rome, ayant appris par nous l’acte que Dieu vous a inspiré, admirent l’élévation de votre coeur et publient vos louanges.(…)».(6) Pour expliquer au moins brièvement les fondements de la «discorde islamo-chrétienne», la journaliste libanaise Hayat al Huwik Atia, pointe du doigt l’Eglise actuelle. S’adressant au pape à l’occasion de sa visite aux eux saints, écrit: «(…) Votre séjour en Jordanie, tel qu’il s’est déroulé, était-il une symbolique biblique? (…) Les chrétiens de l’Orient, comme de l’Occident, ne reconnaissent que l’autorité de l’Évangile et refusent toujours la judaïsation du christianisme occidental et sa transformation en judéo-christianisme. L’Église d’Orient refuse d’être entraînée dans le processus de judaïsation de l’Occident chrétien. (…)Votre Sainteté le Pape, sachez que je suis une chrétienne arabe! Cette terre arabe est le berceau de toutes les Religions et de toutes Révélations monothéistes.(…) Votre Sainteté, sachez que nous – Arabes chrétiens – nous ne sommes une minorité en aucune façon, tout simplement parce que nous étions des Arabes chrétiens avant l’Islam, et que nous sommes toujours des Arabes chrétiens après l’Islam. La seule protection que nous cherchons est comment nous protéger du plan occidental qui vise à nous déraciner de nos terres et à nous envoyer mendier notre pain et notre dignité sur les trottoirs de l’Occident». (…). (7) On le voit, ceux qui cherchent à semer la discorde entre musulmans et chrétiens, insistent toujours sur les questions qui divisent et confondent le message originel du Coran avec ce qu’en ont fait les hommes. En revanche, ceux qui veulent favoriser l’établissement de liens évoquent et mettent en valeur des histoires comme celle de la promesse de Muhammad aux chrétiens. La parole désarmée de Paul VI suite à Vatican II est la seule à favoriser le dialogue islamo-chrétien à sa vraie place car la paix du Monde est à ce prix. Amen.

————————————————————————————————————————————————————————-

1.Jean Guitton, Igor et Grichka Bogdanov. Dieu et la science, Entretiens Ed Grasset 1991.
2.Chems E.Chitour. Science, foi et désenchantement du monde. Rééditions. OPU 2006
3.Muqtadar Khan
4.http://oumma.com/La-promesse-du-prophete-Muhammad
5.Rafiq Khoury:Les enjeux actuels des relations islamo-chrétiennes en Palestine 30 04 2009 http://www.gric.asso.fr/spip.php?article243
6.Mas Latrie:Lettre du pape Grégoire VII au prince En-Nacer, Relations et commerce de l’Afrique Septentrionale ou Maghreb avec les nations chrétiennes, Paris, 1886, pp. 42-43.
7.Hayat al Huwik Atia:Lettre ouverte des chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape http://liberation-opprimes.net/ Traduction de l’arabe: Omar Mazri 24 mai 2009

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Visite historique Bgayet, âge d’Or et de Lumière

Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2011

bgayetbougie.jpg 

Bgayet (Berbère), Vaga (phénicien), Saldae (romain), Naciria (au temps du prince Nacer), Bougie, Bugia, Buggea, Béjaïa (arabe) est réputée pour avoir été le lieu de naissance des bougies et de diffusion des mathématiques et des chiffres arabes en Europe.

bgayetnaceria1.jpg          (Par Nadia Agsous). Point de contact entre le Maghreb et l’Europe, Bgayet a entretenu des relations commerciales et diplomatiques avec Pise, Gênes, Majorque, Catalogne, Marseille, Venise. Lieu de dialogue inter-religieux, elle a réuni des savants musulmans et chrétiens. Centre d’enseignement supérieur, elle était connue pour ses institutions de renommée, telles que la Grande Mosquée, Madinat El’Ilm, l’Institut Sidi Touati, la Khizana Sultaniya. Et il a fallu attendre 2007 et notamment la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe» pour que l’histoire de cette ville-lumière soit rendue publique grâce à l’exposition organisée par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) en collaboration avec le Groupe d’études sur l’histoire des mathématiques à Bougie médiévale (Gehimab).

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Quand Eugène Daumas raconte la Kabylie. Les traditions ancestrales revisitées

Posté par Rabah Naceri le 30 octobre 2010

Quand Eugène Daumas raconte la Kabylie

Les traditions ancestrales revisitées

          (Par Youcef Zirem). La Kabylie est cette belle région d’Algérie qui fait rêver, qui accueille tous ceux qui veulent se retrouver avec eux-mêmes, faire un voyage dans le temps et l’espace. Ses montagnes, Ses plaines, situées juste devant la mer Méditerranée ont de tout temps exercé une énorme fascination. Le général Eugène Daumas n’a pas échappé à cette attraction quand au 19ème siècle, il parcourt ce pays des hommes libres. « La Kabylie, traditions ancestrales »* est un texte qui arrive à restituer un tant soit peu l’ambiance d’une certaine époque.

          Bien sûr, la Kabylie d’aujourd’hui n’est guère comparable à celle de cette période mais il est bon de voir comment les jours et les hommes ont métamorphosé cette région. L’auteur de ce livre revient sur les différentes fractions kabyles, il essaie également de donner quelques aperçus historiques, plus ou moins réussis. « Nos excursions nous ont fait reconnaitre près d’Akbou des ruines sans importance, et à Toudja, les restes d’un aqueduc romain, quinze ou seize pilastres supportant le conduit qui amenait les eaux de la montagne à Bougie. En somme, ces vestiges de l’occupation romaine semblent moins répandus en Kabylie que dans aucune portion du littoral ; on n’y reconnait point d’ailleurs l’assiette, l’étendue, la magnificence monumentale qui caractérisent de puissantes cités. N’est-il pas permis d’en conclure que la conquête de ce pays fut toujours une œuvre incomplète, même à l’époque des conquérants du monde ? », se demande Eugène Daumas.

          Le général français parle de Bougie comme étant la capitale naturelle de la Kabylie ; même si quand cette ville est occupée par les Espagnols, la Haute Kabylie se désintéresse du sort de cette cité. Le militaire français rappelle également que les Turcs n’exercèrent jamais d’autorité durable en Kabylie. « Le Kabyle travaille énormément et en toute saison ; la paresse est une honte à ses yeux », affirme Eugène Daumas qui constate la proximité et l’amour des Kabyles de la nature.

         « Politiquement parlant, la Kabylie est une espèce de Suisse sauvage. Elle se compose de tribus indépendantes les unes des autres, du moins en droit, se gouvernant elles-mêmes, comme des cantons, comme des états distincts, et dont la fédération n’a pas même de caractère permanent, ni de gouvernement central », constate le général français qui tente de comprendre les codes de cette société qui lui semble tout à fait cohérente. « Les Kabyles, seuls parmi les nations musulmanes, possèdent des codes à eux, dont les prescriptions ne dérivent ni du Coran, ni des commentaires sacrés, mais d’usages antérieurs qui se sont maintenus à travers les siècles », fait-il remarquer. Comme toute la littérature colonialiste, le général français compare le Kabyle à l’Arabe à qui il trouve plein de défauts : la politique de diviser pour mieux régner était à ce moment-là bien en vigueur.

*La Kabylie, traditions ancestrales, éditions Lumières libres, 104 pages, 360 DA.

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2e journée du colloque international autour des Amazighs et de Tamuzgha

Posté par Rabah Naceri le 15 novembre 2008

meslunettes.pngObservons un peu les contradictions flagrantes que nous vivons quotidiennement dans notre pays ! D’un côté, on organise un colloque international portant sur l’apport de la civilisation Amazigh à la civilisation mondiale et humaine, et non loin de là – à Bouira et sétif – on décide de supprimer des postes pour les enseignants de Tamazight !! 

Partie intégrante de la civilisation mondiale et humaine

oeilamazigh.jpgLa seconde journée du colloque international autour des Amazighs et de tamuzgha initié par le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), dans le cadre de son plan de charge pour l’année 2008, s’est poursuivi avant-hier à Ibn Zeydoun (Riadh El-Feth) autour, bien entendu, du même thème principal : «L’apport des Amazighs à la civilisation universelle».

Pour cette deuxième et dernière journée du colloque, à l’image du premier jour, plusieurs chercheurs de renommée nationale et internationale tels que le docteur en linguistique berbère, Mohand Akli Haddadou, l’écrivain et chercheur, Younès Adli, le docteur en linguistique berbère à l’université de Tizi Ouzou, Saïd Chemakh, ou encore le sociologue Mouloud Lounaouci.
Le premier intervenant lors de cette journée, M. Mohand Akli Haddadou, a relevé à travers sa communication intitulée «Les mots d’origine dans les langues méditerranéennes : une autre vision de l’emprunt linguistique dans l’antiquité et le moyen-âge», que lorsque nous parlons de berbère, nous avons pris l’habitude de dresser d’importantes listes d’emprunts que cette langue aurait faits aux autres langues avec lesquelles elle était en contact. D’ailleurs pour lui, «s’il est vrai que le berbère a effectivement emprunté aux autres langues (c’est le cas de toutes les langues), il n’a pas moins prêté aux autres langues, dans l’antiquité comme aujourd’hui». Après une revue critique des emprunts latins et puniques au berbère, nous envisageons les emprunts faits par ces langues et par d’autres langues au berbère, si l’emprunt est une donnée fondamentale des langues, il ne doit pas être pris comme prétexte pour minorer des langues. Dans le même sillage – la question de l’influence des Amazighs sur le plan linguistique –, le second conférencier, M. Moussa Imarazen, soutient dans son allocution «Apport des Amazighs en linguistique et en littérature» que l’histoire des Berbères et de la Berbérie a toujours été marquée par la présence étrangère à travers les conquêtes et invasions venant de l’Est et du Nord. Au point que cette même histoire semble se résumer à : «l’histoire du Maghreb n’est souvent pour les auteurs que l’histoire des dominations étrangères. Elle n’est que succession des maîtres d’un moment». En conséquence, ce pays a servi de centre de brassages culturels, civilisationnels et linguistiques comme en témoignent certains rituels et pratiques religieuses en Kabylie ou encore les nombreux emprunts linguistiques au phénicien, au latin, au turc, à l’arabe et au français. Pour ce docteur en linguistique, ces éléments jouaient, souvent, en faveur de ce qui venait de l’extérieur tout en mettant en péril ce qui représentait l’identité même des Berbères (langue et culture). Malgré cela, le berbère a pu se maintenir et surmonter les épreuves contribuant ainsi à former la langue maghrébine et sa culture. Enfin, la séance de l’après-midi s’est clôturée avec le même questionnement a abordé par le sociologue Mouloud Lounaouci : «II y a une civilisation amazighe, c’est un fait ; certains le nient. Pour quelles visées idéologiques ? La place de cette civilisation parmi ce qu’on peut appeler la civilisation humaine ou mondiale, c’est quoi ? Est-ce des apports ? De quels types ? Est-elle complémentaire des autres civilisations ? Pourquoi ? Est-ce qu’elle ne fait pas partie intégrante d’une civilisation mondiale/humaine tout court ?» K. H.

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Yemma Gouraya

Posté par Rabah Naceri le 4 septembre 2008

Histoire de Gouraya

On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un chercheur Bougiote qui vient d’élucider l’histoire de Yemma Gouraya voir l’article ci-dessous de la Dépêche de Kabylie du 29 juillet 2006.

En effet, M.A.H, vient de découvrir l’existence d’une Qubba (Taqqubet) où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que le « fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qubba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur… ».

gouraya.jpgPour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même politique coloniale avait été appliquée ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération. Ainsi, chez les Iflissene Umellil, la plupart des camps militaires français avaient été érigés sur des sanctuaires et qubbas anciens. La qubba  de Sidi Yussef (arch des Imzallen) avait été rasé au bulldozer pour installer le camp 636 ; celle de Timezrit pour installer un radar et un cantonnement.

Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des collines, l’armée coloniale faisait d’une pierre deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire collective et les saints protecteurs qu’étaient ces tiqubtines (pluriel de qubba). L’ironie du sort est que même dans l’Algérie indépendante, islamistes et salafistes aidants, ces sanctuaires séculaires non seulement n’ont pas été reconstruits, pis encore, ceux qui avaient épargnés par l’armée coloniale ont été profanés, incendiés (comme celui de Sidi Abderahmane à Alger), ou détruits à l’explosif (comme taqubbat de Sidi Amara, près de Sidi Ali Bounab).

Cette découverte de Taqubbat de Yemma Gouraya nous renvoie à l’histoire et en même temps elle nous interpelle sur notre patrimoine et nos croyances. On connait toutes les tentatives récentes de diviser les Kabyles, RCDistes et FFistes, les uns Kabyles et les autres Imrabdhenes. Pourtant, Mouloud Mammeri dans l’introduction de son livre « Cheikh Mohand a dit », il nous réconcilie avec notre passé. Je vais me permettre d’utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique bien la spécificité de l’islam kabyle, et comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées avec le maraboutisme.

Avant la colonisation française, en Kabylie autonome, régnait du point de vue religieux la confrérie rahmania. Cette confrérie est née en Kabylie ; elle est un mélange entre la tradition amazigh gouramienne (avant l’islam) et le mysticisme islamique (soufisme d’Ibn Arabi de Cordoue).

Mouloud Mammeri considère la Rahmania comme tant l’église nationale des Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi M’hamed ben Abderahmane el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit village des Ath Smaïl, près de Boghni. Après sa mort, en 1794, succèderont successivement Ali Ben Aïssa pendant 43 ans (jusqu’en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d’Ali Ben Aïssa), Mohamed Ben Belkacem Nath Anane (des Ath Zmenzer), puis à partir de 1884, Sidi Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la conquête coloniale française. Pour succéder à Sidi Amer, réfugié à Tunis, après la défaite de 1857, les Kabyles choisissent comme maître de l’ordre Mohand Ameziane Ihaddadene de seddouk… »

Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, celui-là même qui, en 1871 allait mobiliser 100 000 combattants pour répondre à l’appel du bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani) lors du soulèvement contre l’ordre colonial. » … Mohand Ameziane, âgé alors de plus de 80 ans , était non seulement considéré comme le chef institutionnel de l’ordre Rahmania, mais également comme agourram supérieur… »

« … On sait  que dans les premiers temps de l’islam, c’est-à-dire en gros jusqu’à la chute des Almohades à la fin du XIIIème siècle, les Imazighen avaient tenté d’échapper aux rigueurs de l’orthodoxie musulmane par l’invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend que les Imazighen avaient apostasié douze fois le VIème et le XIVème siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tihert  avaient fondé le premier Etat véritablement national ; les Ketama (de Bougie) avaient créé le troisième khalifat fatimide panislamique après celui des Omeyyades et des Abassides et fondé l’université d’El Azhar au Caire ; les Almoravides (de marabout) avaient créé un empire amazigh ; les Almohades avaient réalisé l’apogée à la fois de l’histoire et de la pensée de ce temps… »

Mammeri dit qu’au départ le mouvement Almoravide est créé pour « s’opposer aux actions de plus en plus entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les côtes nord-africaines… ».

« … Le nom kabyle du marabout (amrabed) est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet), lui-même doublet populaire du classique mourabit ; d’où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il a gardé son nom originel : le marabout c’est agourram ; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux. Il ne gère point le domaine du sacré qu’il manipule les forces supranaturelles… »

Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa Zeggaghet ou le Rio de Oro des Espagnols ou l’actuel Sahara Occidental. « …Très vite , le maraboutisme avait annexé les pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourrams… ». « … A leur arrivée en Kabylie au 16ème siècle, les marabouts (presque tous les Imazighènes du Sud-Ouest marocain) trouvèrent dans la région les conditions sociologiques et culturelles semblables à celles de leur pays d’origine. A cette date, le maraboutisme a déjà accompli sa mutation en agourram… ».

« … La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui autant que Dieu, parce que, quoi que marabout, il n’en est pas moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères et de nos vœux… »

Hocine Ukerdis.

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La Qouba de Yemma Gouraya

Selon une récente étude, Yemma Gouraya aurait bel et bien existé. La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous.

fortgouraya03.jpgAvec les découvertes récentes de M. M.A.H, architecte de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris, la Vilette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses recherches en France, complétées par un travail au niveau du Parc National du Gouraya de Bejaia, c’est un mythe, une certitude historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur, dont le coup de foudre pour Bejaia, ses vestiges et saints est aussi sincère que profond.

La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs inconnus chez nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi. Il y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols aux côtés de Arroudj dit Barberousse, Fadhma n’Soumer contre Randon le Français… Le mythe de l’absence de tombe est ainsi levé.

Avec la destruction, par les Français en 1833 de la qouba, pour édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée de la carte et que la mémoire collective a fini par oublier. Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et le spirituel – les pèlerinages remontent probablement à bien longtemps – est essentielle pour la bonne compréhension d’une légende qui a cessé d’en être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans l’histoire.

Monsieur qui nous a fait l’exclusivité de sa découverte, prépare une exposition-annonce  de l’évènement avec présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre. IL nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais, est dans le camp des historiens, les vrais…

Mustapha Ramdani. Dépêche de Kabylie

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Les vraies causes de la conquête de l’Algérie, le 5 juillet 1830

Posté par Rabah Naceri le 5 août 2008

Les vraies causes de la conquête de l’Algérie, le 5 juillet 1830

par Ait Benali Boubekeur

« Tandis que l’Europe se coalise contre la France libre, une puissance africaine (Alger), plus loyale et fidèle, reconnaît la république et lui jure amitié. » Le Moniteur de juin 1793

Cette relation d’amitié a été entretenue pendant toute la période scabreuse qu’a vécue la France. Car du 25 mars au 26 septembre 1793, l’Europe se coalisait dans son ensemble contre elle. Son territoire a été envahi sur plusieurs points et son armée manquait cruellement de subsistance. Par ailleurs, le premier Directoire qui a succédé à la Convention, deux ans plus tard, n’a pas ramené la paix. Situation par ailleurs qui ne dépendait pas de sa seule volonté. La coalition, de son côté, n’a pas non plus affiché une quelconque volonté eu égard aux buts qu’elle s’était fixés. Il s’agissait, dans un premier temps, de sauver la civilisation européenne menacée par la Révolution française et, dans le second temps, de contraindre la France à renoncer à sa propagande. Pour y parvenir à cette fin, les Anglais avaient contribué activement au blocus afin que le peuple et l’armée français aient à manquer de tout. En plus du blocus, en 1793, la France était confrontée à une calamité: la disette dans plusieurs départements.

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