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Pourquoi nos villes sont sales ?

Posté par Rabah Naceri le 19 septembre 2015

Dans de nombreuses provinces de Chine, le problème de l’hygiène publique est géré par les institutions de la république et par toute la société civile. Jugez-en !

Lorsqu’un enfant s’apprête à quitter, le matin, la maison familiale pour prendre le chemin de l’école, la maman lui recommande :
– « prends ce sachet avec toi et tu ramasseras tous les bouts de papier que tu trouveras sur ton passage.
Arrivé à l’école, tu remettras le sachet à ta maitresse et ta maitresse saura quoi en faire ».

La maitresse récupère tous les sachets, pleins de bouts de papier, que les élèves ont ramenés et elle les met dans une grande poubelle se trouvant dans une salle prévue à cet usage que le concierge sortira le soir.

Avant de quitter l’école, en fin de journée, la maitresse remet un sachet vide à chaque élève en leur recommandant :
- »vous ramasserez tous les bouts de papiers que vous trouverez sur votre passage et lorsque vous arrivez chez vous, vous remettrez le sachet à votre maman. Votre maman saura quoi en faire ».

Une petite histoire réelle qui nous a été rapportée par notre ami Mohand Saddek AKROUR, ancien maire de Barbacha.

Aujourd’hui, le sujet brûlant de l’actualité nationale est le problème d’hygiène publique car les villes, toutes les villes du pays, sont sales et croulent carrément sous les ordures (ordures ménagères, emballages, les fruits et légumes avariés et autres déchets…). Tout le monde en parle car la situation s’empire de jour en jour sans que l’ombre d’une solution ne soit trouvée à part quelques actions ponctuelles initiées par des jeunes dans certains quartiers où survivent encore quelques réflexes de civisme hérités de leurs ainés.

En prêtant l’oreille aux débats qui se tiennent sur ce sujet brûlant, les responsables de cette situation varient selon le camp dans lequel se trouve l’accusateur. « Ce sont les citoyens qui manquent de civisme et ne font aucun effort pour préserver la propreté de leur ville ou de leur cité. L’Etat ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen« , diront certains, un peu, comme pour dédouaner les services communaux de nettoiement et autres services concernés par la chose.
« C’est plutôt à cause des défaillances et du laxisme des services communaux qui ne font plus leur travail comme avant. Parfois, le camion-benne ne passe pas pendant deux ou trois jours. Il est normal, donc, que les décharges sauvages prolifèrent« , se défendront d’autres citoyens.

Donc, pendant que les uns et les autres se renvoient l’accusation, les ordures, elles, ne se font pas prier pour s’amonceler partout et en tout temps. Même aux endroits les plus interdits comme les écoles, les mosquées, les structures sanitaires, etc… Cette situation de désordre et d’indiscipline, soutenus par l’impunité générale, ont transformé toutes nos villes en véritables décharges à ciel ouvert.

Analysons ensemble les causes qui ont favorisé cette multiplication de décharges sauvages qui rendent nos cités invivables par les saletés, les mauvaises odeurs, la prolifération des chats, des chiens errants et des rongeurs qui ne fuient plus à l’approche des humains.

1. Disparition de la police communale.

Si vous avez bien remarqué, cette police a disparu comme par enchantement. Ce qui a laissé place au désordre qui est devenu ensuite une véritable anarchie à un point où les citoyens jettent leurs ordures n’importe où et à n’importe quelle heure. Gare à celui ou à celle qui osera faire la moindre remarque.

Et pourtant…

Art. 93. — Pour la mise en œuvre de ses prérogatives de police administrative, le président de l’assemblée populaire communale dispose d’un corps de police communale, dont le statut est défini par voie réglementaire.

Le président de l’assemblée populaire communale peut, en cas de besoin, requérir les forces de police de la sûreté ou de gendarmerie nationales, territorialement compétentes, suivant les modalités définies par voie réglementaire.

Comme le montre si bien l’article 93 du code communal, le président de l’assemblée a toute la latitude de mettre sur pied cette police qu’il affectera à la surveillance et au rétablissement de la discipline concernant la gestion des ordures ménagères et au respect des règles d’urbanisme, etc.

Qui bloque l’application de cette prérogative ? Cela gêne qui ? Le pourrissement profite à qui ?

2. Les conciergeries

Tout le monde se rappelle ces gardiens sévères et disciplinés qui géraient les cités. Ils avaient l’œil partout et sur tout. Personne ne pouvait s’aventurer dans un bloc de bâtiment sans être interrogé et sans qu’il ait vérifié son identité et l’objet de sa visite. Aucun locataire, ou fils de locataire, ne pouvait se permettre de sortir la poubelle avant l’heure ou après l’heure programmée par les services communaux chargés du ramassage  des ordures.

Les ascenseurs, des quelques bâtiments qui en étaient dotés, fonctionnaient à merveille et les enfants n’avaient guère cette liberté d’en faire leur objet d’amusement. Aujourd’hui, aucun de ces appareils utiles pour les grandes personnes ne fonctionnent. Pis que cela, les cabines servent de vide ordures.

Tous ces concierges ont disparu, au niveau national, sur une simple note de service, laissant derrière eux des cités à l’abandon où tous les dépassements sont permis au point où des gens viennent jeter leur sac poubelle à huit heures du matin offrant ainsi un festin pour les chats et les chiens errants.

Inutile de trop disserter sur l’état des cités, tout le monde est au courant et tout le monde déplore cette situation même s’il arrive parfois, par un sursaut d’orgueil, que des jeunes organisent un volontariat qui redonne un autre look à la cité. Mais…très vite, le désordre reprend ses droits.

Qui a décidé de la mise à fin de fonction des concierges au niveau national ? Pourquoi ?

3. Programme de ramassage d’ordures

Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais je crois que l’Algérie est le seul pays au monde où le ramassage d’ordures se fait sans programme et sans horaire précis. On a remarqué que le ramassage se fait tous les jours de la semaine et à des horaires variables alors que dans d’autres pays, le ramassage d’ordures se fait par arrondissement et selon un programme arrêté et affiché pour information du public.
Par exemple, les arrondissements « A », « B » et « C », les camions poubelles passent à raison de 3 fois par semaine et à des heures fixes (20 h – 21 h). Pour les arrondissements « D », « E » et « F », ce sera à d’autres journées différentes de l’arrondissement « A-B-C » et ainsi de suite suite.

Tous les Bougiotes se souviennent pourtant que l’assemblée communale de Bgayet a organisé, il n’y a pas très longtemps, deux déplacements à la municipalité de Brest (France) pour s’informer des nouvelles techniques de gestion des ordures ménagères (ramassage, traitement et destruction des ordures). Aucun changement n’a été constaté au niveau de la ville de Bgayet, bien au contraire, les choses ont empiré au point de mettre en danger la santé publique.

Faut-il sortir des universités de Harvard ou de Cambridge pour élaborer un programme de ramassage des ordures ?

5. L’absence de civisme

Les citoyens étaient disciplinés, organisés et très soucieux de l’environnement jusqu’aux années 70-80. Puis, comme une malédiction, le désordre a commencé en relevant l’absence de l’Etat dans la vie de tous les jours marquée par la disparition des concierges dans les cités, dans les écoles, la police communale et la défaillance de l’école qui ne transmet plus le civisme. La première conséquence de cette démission est l’impunité qui se généralise pour devenir la règle de fonctionnement de la société.

Je ne disculpe pas les citoyens mais, ceux-ci interviennent en dernier dans cette chaine du civisme et de la protection de l’environnement urbain parce que l’assemblée communale, et à sa tête le maire, est garante de la bonne gestion de la ville tel que stipulé par l’article 123 du code communal que je reprends ci-dessous :

Art. 123. — La commune veille, avec le concours des services techniques de l’Etat, au respect de la législation et de la réglementation en vigueur, relatives à la préservation de l’hygiène et de la salubrité publique, en matière, notamment :
— de distribution d’eau potable ;
— d’évacuation et de traitement des eaux usées ;
— de collecte, transport et traitement des déchets solides ;
— de lutte contre les vecteurs des maladies transmissibles ;
— d’hygiène des aliments, des lieux et établissements accueillant le public;
— d’entretien de la voirie communale ;
— de signalisation routière qui relève de son réseau routier.

Illustration imaginaire (on peut s’offrir le luxe d’en faire puisque c’est gratuit)

Imaginons que la ville de Bgayet est une grande salle de classe, les citoyens ce sont les élèves, le maire c’est l’enseignant, la police ce sont les agents d’éducation, le chef de daira est le surveillant général et enfin le wali qui est le directeur d’école.
Quelle est l’ambiance qui va régner dans la salle de classe lorsque tous ces responsables cités sont absents ? Je vous laisse commenter.

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Pladoyer pour un autre mode de gouvernance

Posté par Rabah Naceri le 1 décembre 2012

Plaidoyer pour un autre mode de gouvernance locale pladoyer

 

Par Mhand Kasmi*


Le rideau va tomber sur les élections portant renouvellement des Assemblées locales du 29 novembre. Une élection double jumelée (APC-APW) annoncée par une campagne qui fut une fois de plus, d’aucuns diront une fois de trop, conforme en tous points à toutes les campagnes d’élections organisées depuis le début du millénaire : morose, décalée et déteignant de manière quasi-surréaliste et de plus en plus insupportable sur les milliers d’espaces publics qu’elle continue de polluer en toute impunité de ses millions d’affiches sauvages lacérées, de ses bruyants flonflons et de ses décibels assourdissants. Lire la suite… »

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Jil Jadid, le parti de l’Espoir

Posté par Rabah Naceri le 2 novembre 2012

Jil Jadid, le parti de l'Espoir dans 1. AU JOUR LE JOUR jiljadid_espoir 

Beaucoup d’amis, sympathisants de notre parti Jil Jadid, ne cessent de m’interroger sur la timide participation de notre parti aux prochaines échéances électorales du 29 novembre 2012. Il est tout à fait normal et légitime que nos amis et sympathisants en sachent un peu plus sur l’avancée de notre jeune parti, et c’est l’objet du présent article.

En effet, une coordination de wilaya, composée de 12 militants, a été installée il y a de cela des semaines et qui avait pour objectif de cibler des candidats potentiels pour les élections locales prochaines. Les critères de sélection sont ceux arrêtés par le Conseil politique du parti, qui sont : crédibilité et compétence.

Tout le monde aura compris que Jil Jadid, agréé le 19 mars 2012, n’a pas droit à l’erreur dans la confection de ses listes électorales d’autant plus que les membres fondateurs du parti Jil Jadid visent beaucoup plus la construction d’un grand parti qui sera un espace d’expression pour tous les jeunes et moins jeunes qui n’ont plus confiance en les autres formations politiques. Une échéance électorale est une opportunité renouvelable, mais une crédibilité perdue ne se regagne plus jamais surtout en ces moments de crise de confiance qui explique la rupture profonde et visible entre les citoyens et l’administration avec ses institutions obsolètes.

La commission de coordination a donc approché plusieurs personnes connues pour leur crédibilité et leur compétence pour étoffer les listes électorales notamment celle du chef-lieu, Bejaia. La grande majorité des personnes ciblées demeurent sceptiques quant à un éventuel changement, et les raisons évoquées sont nombreuses et légitimes :

  • il n’y a pas de signes convaincants d’une volonté politique de changement de la part du pouvoir
  • le code communal et de wilaya sont encore plus réducteurs que ceux de 1989. Les codes actuels renforcent les prérogatives du chef de daïra et du wali au détriment de l’élu qui est porteur de la volonté populaire
  • la pléthore de partis politiques dénature la compétition électorale pour lui donner un caractère folklorique
  • l’actuel mandat a peu de chance de survivre au-delà de 2014
  • l’incapacité d’une commune ou d’une wilaya à inscrire quoi que ce soit si l’administration ne valide pas le projet. Ce qui revient à dire que c’est l’administration qui dirige et qui gère, mais quand cela va mal, la faute retombera sur l’élu.
  • et bien d’autres raisons strictement personnelles et intimes…

Jil Jadid n’a, au final, présenté qu’une seule liste complète, c’est celle de Fenaia El-Maten. Tous nos efforts seront donc destinés à cette commune pour réussir une belle campagne électorale digne d’un parti ambitieux qui vise l’avenir plutôt que les postes électifs.

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Rachid Tlemçani : L’enjeu-clé du code communal est la préparation des prochains scrutins

Posté par Rabah Naceri le 7 octobre 2010

codecal.jpg 

L’enjeu du code communal 

par Rachid Tlemçani

Politologue et professeur à l’université d’Alger

Interview réalisée par Mokrane Aït-Ouarabi

Le docteur Rachid Tlemçani, professeur à l’université d’Alger, a exercé en tant qu’enseignant-chercheur dans plusieurs centres de recherche universitaires, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis (Harvard, Georgetown University…). Il a à son actif plusieurs publications dans des revues spécialisées  Elections et Elites en Algérie est son dernier ouvrage, publié par les éditions Chihab (Alger). Il revient, dans cet entretien, sur les enjeux de la réforme du code communal.

- A la veille de la promulgation du nouveau code communal, quelle est votre évaluation de l’état des lieux de nos communes et APC ?

Pour qu’on puisse parler de l’état des lieux de nos communes, il faut tout d’abord, au regard de leur délabrement très avancé, se demander si ces communes existent bien réellement, notamment à l’intérieur du pays et dans l’Algérie profonde. Le premier bilan que chacun de nous a fait est effrayant à plus d’un titre : émeutes, fermeture et incendie des sièges, routes barrées, kidnapping des présidents d’APC, élus en prison, ordures à ciel ouvert, rats, moustiques, inondations, gabegie, malversations, corruption…

Il n’y a pas une seule commune sur les 1541 APC qui n’ait pas été secouée par des  émeutes lors de l’affichage des bénéficiaires de logements ou lors d’un autre événement local important. Lorsque la prise de décisions relatives au logement, à l’emploi, au transport public…, se fait de façon très bureaucratique au niveau de la wilaya, sans la participation des élus et des acteurs locaux, il ne faut pas se faire d’illusions : la violence en gestation fera tôt ou tard irruption en investissant la sphère publique, donnant ainsi naissance à des intégrismes de tout bord.

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La qualité de gouvernance en Algérie

Posté par Rabah Naceri le 6 octobre 2010

meslunettes.pngIls ont finalement raison, et nous le savions, ceux qui n’ont pas cessé de dénoncer la mauvaise gouvernance du système algérien qui se traduit par des programmes de développement incohérents et souvent interminables sinon irréalisables. Le désordre social s’amplifie, les villes se ruralisent, les sociétés se déstructurent pendant que les administrations déconcentrées de l’Etat se murent dans des silences inexpliqués au moment où les populations attendent des informations officelles et ojectives.

Nous comprenons aujourd’hui les colères des citoyens qui occupent les places publiques, qui barrent les axes routiers, qui brûlent des pneus… qui, pour revendiquer l’eau potable, qui, pour humaniser les cités, qui, pour revendiquer le désenclavement de tout un village, etc.

Au lieu d’engager une réflexion sérieuse pour dégager des solutions d’urgence afin de désamorcer la tension sociale actuelle et de jeter les bases d’une nouvelle démarche de gestion de la chose publique, le pouvoir nous impose une nouvelle mouture en guise de nouveau code communal qui va, sans aucun doute, réduire davantage les marges de manoeuvres de l’élu au profit de l’administration qui est déjà obsolète.

ledoigt.bmp Lisez l’article ci-dessous

(Par TSA). L’Algérie est loin de briller par sa gouvernance. La dernière publication de l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine classe en effet l’Algérie à la dix-neuvième place sur 53 pays évalués. Elle vient derrière, entre autres, le Botswana (3e), le Cap-Vert (4e), l’Afrique du Sud (5e), le Ghana (7e), la Tunisie (8e), le Lesotho (9e), l’Egypte (10e), le Maroc (14e), la Tanzanie (15e), la Zambie (16e), le Mali (17e) et le Burkina Faso (18e).

Sa gouvernance, toujours selon l’Indice Ibrahim dont les résultats ont été communiqués ce lundi 4 octobre, reste meilleure que celle notamment du Malawi (21e), de la Libye (23e), du Gabon (28e), du Cameroun (35e), du Niger (37e), de la Mauritanie (38e), du Nigeria (40e), de la Côté d’ivoire (44e), du Soudan (48e)… En tête du classement, on trouve la République de Maurice, suivie des Seychelles (2e). En bas du tableause trouve la Somalie (53e).

L’Indice Ibrahim est un classement annuel de l’ensemble des pays africains basé sur la qualité de leur gouvernance. Il évalue la prestation des biens et services publics délivrés aux citoyens par les pouvoirs publics et acteurs non-étatiques. Il utilise plusieurs indicateurs, regroupés sous quatre catégories principales, à savoir Sécurité et Souveraineté, Participation et Droits de l’Homme, Développement Economique Durable et Développement humain. Il intègre dans ses calculs de nouveaux indicateurs liés notamment à la santé publique, l’eau et l’assainissement. Il se veut ainsi le premier instrument d’évaluation de la gouvernance en Afrique permettant aux citoyens, aux pouvoirs publics et aux différents partenaires du continent d’en évaluer les progrès.

La Fondation Mo Ibrahim qui a mis en place cet indice, bénéficie du soutien d’un certain nombre de personnalités de notoriété mondiale issues de différents secteurs. Si elle note une amélioration de la gouvernance en Afrique, la Fondation estime que la manière dont les pays africains sont gouvernés demeure une préoccupation de premier rang.

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Code communal:pomme de discorde

Posté par Rabah Naceri le 12 avril 2010

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La pomme de discorde

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Rien ne va plus entre Zerhouni et Belkhadem. Les deux hommes se mènent une guerre sans merci et sur plusieurs fronts.

Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – A se fier à notre source, l’examen de l’avant-projet portant code communal et de wilaya par le gouvernement aura été le révélateur de ce duel qui prend des allures de plus en plus manifestes.

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Publié dans 2. GESTION DE LA VILLE | 3 Commentaires »

Une démocratie qui n’avance pas, recule…

Posté par Rabah Naceri le 29 octobre 2009

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Révision du code communal et du code de wilaya

Un an après la révision de la Constitution qui a réduit les pouvoirs de l’Assemblée populaire nationale (APN), le nouveau code communal et de wilaya s’attaque à un autre symbole du suffrage universel :

les assemblées locales.

Selon nos informations, le texte qui vient d’être finalisé par le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, propose notamment de renforcer les pouvoirs des walis au détriment des élus locaux.

S’il est adopté, le nouveau projet permet en effet aux walis de dissoudre les Assemblées populaires de wilayas (APW) en cas de blocage et de remplacer le président de l’APW, en attendant la réélection d’une autre assemblée. Le wali est également autorisé, dans le nouveau code, à dissoudre les Assemblées populaires communales (APC) en cas de blocage et de remplacer temporairement le maire. Le chef de l’exécutif de wilaya peut également dissoudre les assemblées élues locales si ces dernières se montrent incapables à gérer les affaires.

Où sont nos « députés » ?

Où sont nos « sénateurs » ?

Où sont les partis politiques ?

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Qui bloque la refonte du code communal et du code de wilaya ?

Posté par Rabah Naceri le 24 avril 2009

Quel rôle joue l’élu local ? 

Parmi les projets les plus anciens qui ont fait couler beaucoup d’encre, susciter des débats et bénéficier de promesses des plus haut responsables de l’Etat figure celui de la refonte des codes communal et de wilaya. En me fiant à ma mémoire, la première action revendiquant  cette refonte remonte au début de l’année 1998 sous l’initiative de cinq présidents d’Assemblée Populaire de Wilaya (APW) dont je fais partie. Cette initiative a été brisée par l’ancien ministre de l’intérieur de l’époque qui a organisé en un temps record trois séminaires régionaux dont le thème central était la refonte de ces deux codes.

Un avant-projet du code de wilaya fut expédié aux assemblées de wilaya pour débat et faire des propositions. Cet « avant-projet » réduisait honteusement les prérogatives des élus jusqu’à ne rien représenter du tout s’il venait à être entériné. La wilaya n’Bgayet a rejeté en bloc cet « avant-projet » et a dénoncé la fuite en avant des pouvoirs publics qui empêchent l’implication effective des élus locaux dans le processus de développement local et régional.

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et d’autres mandats se sont succédés dans les conditions que nous connaissons (mandat Taïwan, élections partielles pour la Kabylie…) sans pour autant que ces codes ne soient amendés. A l’approche des législatives de 2007, plusieurs hauts responsables ont promis publiquement que le premier dossier qui sera soumis à la future Apn sera celui des deux codes. Cette promesse a été faite, avec insistance, par Monsieur Belkhadem en sa qualité de premier ministre et par d’autres ministres d’Etat. Mais le peuple a compris que cette promesse -qui est une supercherie de plus- a été faite pour convaincre les électeurs à aller voter pour élire leurs députés. La preuve est là aujourd’hui, deux années après la mise en place de la pseudo-apn composée de mal-élus sans que ce projet ne soit débattu. De plus, aucun des candidats aux présidentielles n’a fait allusion à la refonte de ces deux codes alors alors qu’ils sont indispensables si véritablement on veut développer le pays et associer les représentants légitimes du peuple qui sont les mieux informés sur les besoins des citoyens.

Aujourd’hui, les élus locaux supportent le lourd poids de la responsabilité mais sans avoir le pouvoir pendant que l’administration détient le pouvoir sans avoir de responsabilité. De ce fait, l’élu ne pourra jamais répondre ni de prendre en charge de manière effective les aspirations des citoyens. La dernière prérogative des élus locaux qui concerne les attributions de logements sociaux leur a été retirée sur décision du ministère de l’intérieur pour la confier au chef de daïra qui, souvent, ne connait pas les citoyens méritants et ceux qui ne le sont pas mais qui arrivent toujours à passer entre les mailles du filet.

Cette situation, quelque peu comique, engendre souvent des foyers de tension entre les institutions élues et l’administration qui élargit la fracture entre les citoyens et les institutions de l’Etat. Le plus comique de l’histoire, c’est que les candidats, aussi bien des formations politiques que des indépendants, se disputent les sièges au sein des assemblées communales que dans l’assemblée de wilaya alors que les prérogatives sont réduites au point où l’élu ne vient que pour réchauffer le siège ou bien il y a d’autres intérêts personnels inavoués qui motivent leur démarche.

Il est temps, sinon urgent, que ces codes soient révisés sérieusement pour permettre aux élus locaux de s’impliquer dans le développement et d’associer la société civile à la vie de la cité pour son apprentissage à une démocratie participative. Cette nécessité ne doit souffrir d’aucun retard si réellement les pouvoirs publics sont animés de cette volonté politique de mettre fin au bricolage et de s’inscrire dans ce combat contre le sous-développement et de contribuer dans la stabilité de notre pays.

Aux dernières nouvelles, une table ronde sur les prérogatives des élus  aurait été organisée au Forum d’EL Moudjahed. J’espère que nous aurons droit aux conclusions et aux avis des participants.

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Tahia El Djazaïr

Posté par Rabah Naceri le 15 septembre 2008

 Rouh ami Rouh !

parlementairesdzz.jpgUn moment j’ai cru qu’il y avait un seul quotidien, c’est à dire El Watan, qui a traité de ce sujet mais finalement d’autres aussi l’ont fait pour être sûr que le brave peuple prenne connaissance de cette bonne nouvelle et que chaque citoyen partage cette joie avec leurs élus qui sont bien pris en charge. J’espère qu’ils lèveront les bras pour chaque projet soumis au vote, même celui de maintenir l’actuel code de wilaya et du code communal. Tout le monde espère maintenant que les primes et  indemnités des élus locaux ne tarderont pas à être relevées substantiellement pour ne pas faire de jaloux.

SALAIRE ROYAL POUR NOS DÉPUTÉS

deput.jpgWassim Benrabah (Le Courrier). Classés comme hauts cadres de la Fonction publique, les élus de la nation ont été parmi les premiers touchés par la hausse du point indiciaire. Bonne nouvelle pour les députés. Ces derniers, se plaignant de ne pas être assez bien payés, ce qui les empêcherait d’ouvrir des représentations au sein de leurs wilayas respectives, viennent de voir leurs traitements revus à la hausse de manière plus que significative. Qui plus est, avec effet rétroactif depuis le mois de janvier de l’année en cours. Responsable de cet état de fait nous explique un député, président d’un groupe parlementaire : la révision à la hausse du point indiciaire de la Fonction publique. Pour curieux que cela puisse paraître en effet, les députés sont classés au statut de «hauts cadres de l’Etat», conformément aux échelles liées au statut général de la Fonction publique. Or, le point indiciaire, qui était de 5 432, vient de passer allègrement à 15 505. Ce chiffre est à multiplier par 15 DA. Grosso modo, le salaire minimum d’un député sera de pas moins de 23 millions de centimes. Les présidents de groupes parlementaires, eux, arriveront à toucher 27 millions de centimes. Le vice-président, lui, touchera la bagatelle de 31,7 millions de centimes. Celui du président, en revanche, est calculé suivant d’autres «critères» auxquels nous n’avons pas pu avoir accès.

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La Commune et la Wilaya : 2 piliers titubants de la République

Posté par Rabah Naceri le 3 septembre 2008

Amar Naït Messaoud a écrit un excellent article sur le fossé séparant l’administration des institutions élues. A lire et à commenter ! Vous pouvez donner votre avis sans vous identifier en cliquant juste sur la mention « pas de commentaire » se trouvant au bas de l’aricle.

bgayet.jpgLes nouveaux défis posés par les réformes de l’Etat et de l’économie du pays mettent d’une manière franche sur la table les questions de la gestion des territoires et de la gouvernance locale. Jusqu’à présent, nous ne connaissons de relations entre les communes voisines les unes des autres que celles que les vertus de la bureaucratie ont pu installer dans les recettes intercommunales des impôts et dans certaines décharges qui ont défiguré l’environnement et l’esthétique de nos villages.

Aucune autre ambition à même de conjuguer les énergies des communes caractérisées par un certain degré d’homogénéité humaine et naturelle n’est encore visible dans la politique générale des institutions algériennes. Cependant, ce genre de handicap n’est pas le seul à freiner les élans des initiatives citoyennes qu’elles viennent des élus ou des associations. C’est en vérité toute la pyramide institutionnelle du pays qu’il importe de revoir à la faveur des efforts et des espoirs de la démocratisation de la société en faisant appel à tous les instruments politiques, législatifs et techniques liés à l’aménagement du territoire pour une véritable décentralisation du pays. Pour rappeler une évidence administrative et territoriale, la République est une somme de communes. Par quels moyens humains, réglementaires et managériaux le personnel élu, issu des élections communales et de wilaya de novembre 2007, pourra-il concrétiser cette donnée naturelle de la gestion d’un territoire ?

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