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Les noms de rue

Posté par Rabah Naceri le 2 août 2012

Les noms de rue dans NUMEROS UTILES Nomderue

J’ai retrouvé accidentellement cet article dans mes brouillons, et comme le contenu reste d’actualité, alors j’ai pensé le partager avec mes visiteurs. J’ignore le nom de l’auteur et de quel quotidien national je l’ai puisé. Je prie l’auteur, si jamais il reconnait son écrit, de m’en excuser et de le rassurer qu’il ne s’agit nullement d’un plagiat.

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Des noms connus ou moins connus, c’est selon, des édifices ou des établissements. Les choix sont-ils toujours judicieux ou sont-ils le fruit d’une sélection politicienne ? Dénominations insolites: le génie populaire supplante les appellations officielles.

Cela relève désormais de l’anecdote : à son arrivée à Alger en 1992, feu Mohamed Boudiaf découvre que l’un des plus beaux boulevards de la capitale a été baptisé du nom de celui qu’il considère comme un traître de la guerre de Libération nationale. La plaque portant le nom de Salah Bouakouir est ainsi déboulonnée, sans fleurs ni couronne, et remplacée par une inscription glorifiant Krim Belkacem. Mais pour la plupart des Algérois, ce boulevard portera, pour toujours, le nom que lui ont donné les colons : le Télemly. Lire la suite… »

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Nous avions 20 ans

Posté par Rabah Naceri le 9 décembre 2008

(Par Abderahmane Zakad *).Une anecdote me revient. Lorsqu’en 1960, la wilaya VII avait décidé de nous envoyer en petit groupe rejoindre l’ALN, venant de Bonn, je me trouvais dans l’avion à côté d’un monsieur qui avait embarqué à Rome (ci-joint fiche d’embarquement). Il me regarde, je le regarde.

Tu es Algérien, me dit-il peut être, à quoi le voyez-vous?

- Je reconnais les Chaouis à leurs oreilles, tes oreilles sont grandes, me répond-il. (Ouidhnik kbar)

- Je lui réponds avec toute la candeur d’un garçon de 20 ans :

-«Les ânes aussi ont de grandes oreilles ! ». Cet homme, c’était Ali Mendjeli, Allah irrahmou. C’était mon premier contact avec l’un des hauts responsables de la Révolution algérienne. Mais aussi, avec le népotisme que je subirai et le sectarisme dans lequel j’ai vécu et souffert jusqu’à aujourd’hui. J’ai été brimé, rétrogradé, licencié pour cause de hizb frança. Cela a fait de moi un homme.

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Les droits de l’homme en débat

Posté par Rabah Naceri le 31 juillet 2008

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Jeudi 31 juillet 2008

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De l’Habeas Corpus à Habiba de tiaret 

Les droits de l’homme en débat

L’Habeas Corpus (Que tu aies ton corps) est une disposition de la justice anglaise, exigeant les preuves d’accusation (par exemple le corps du délit). Ceci pour protéger l’individu incriminé, en évitant les arrestations ou les détentions arbitraires.

La loi adoptée en 1671 oblige à justifier toute inculpation, à la demande de l’inculpé ou de son mandataire. Le juge, réclamant la présence de l’inculpé, décidera alors souverainement de la poursuite ou non de l’accusation. Dans le second cas, l’inculpé sera remis en liberté. Dans son discours à l’Académie des sciences morales et politiques (8/12/48), René Cassin, rédacteur principal de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH adoptée par l’AGNU deux jours après – le 10/10/1948 – conformément à la résolution n° 217 votée presque à l’unanimité, avec quelques Etats, dont l’Arabie Saoudite, qui se sont exprimés négativement, présente les piliers de celle-ci en les ordonnant comme suit :

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Lettre de l’Emir Abdelkader à Louis-Philippe (roi de France)

Posté par Rabah Naceri le 2 mai 2008

Contribution de notre ami S. Bennaï 

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Lettre de l’Emir Abdelkader

à 

Louis-Philippe

(Roi de France).

Je t’ai déjà écrit deux fois pour t’ouvrir ton coeur. Tu ne m’a pas répondu. Mes lettres ont été interceptées sans doute, car tu es trop bienveillant pour ne m’avoir fait connaître tes véritables dispositions à mon égard ; puisse une dernière tentative avoir plus de succès ! Puisse l’exposé de ce qui se passe en Afrique y attirer ton attention et emmener enfin un système propre à faire le bonheur des populations que Dieu a confiées à notre commune sollicitude.

La conduite de tes lieutenants est injuste à mon égard et je ne peux supposer encore qu’elle soit connue de toi, tant j’ai confiance en ta justice.
On tâche de te faire croire que je suis ton ennemi, on t’abuse. Si j’étais ton ennemi, j’aurais déjà trouvé maintes occasions de recommencer les hostilités. Depuis le refus que j’ai fait au commandant de Salles, Ambassadeur du Maréchal Vallée (refus qui est motivé dans une des lettres citées plus haut), il n’est sorte de dégoûts dont je n’ai été abreuvés par tes représentants à Alger. Mes soldats ont été arrêtés et retenus en prison sans motif légal ; l’ordre a été donné de ne plus laisser pénétrer dans mes Etats la moindre quantité de fer, cuivre, plomb, etc. Mes envoyés à Alger ont été mal reçus par les autorités ; on ne répond à mes dépêches les plus importantes que par un simple accusé de récéption ; on s’empare des lettres qui me sont adressées d’Alger et puis on dit que je suis ton ennemi, que je veux la guerre à tout prix ; moi qui, margré ce prélude d’hostilité, facilite l’arrivée de toutes les productions de mon pays sur vos marchés, qui m’entoure d’Européens pour développer chez moi l’industrie et qui donne enfin les ordres les plus sévères pour que tes ingénieurs, tes savants même parcourent en sûreté mon térritoire et n’y trouvent que le plus bienveillant acceuil.
Mais te dira-t-on, l’Emir n’a pas encore rempli les premières conditions que lui a imposées le traité de la Tafna ! Je n’ai retardé l’accomplissement de ces clauses que parce que tes représentants ont, les premiers, manqué à leurs engagements.
En effet, où sont ces nombreux fusils, ces innombrables quintaux de poudre, ces approvisionnements de plomb et de souffre qu’on devait me fournir ?

Pourquoi vois-je encore à Oran ces chefs des Douars et des Smalas, dont l’extradition en France m’était promise ?

Tes généraux pensent-ils que je n’ai pas entre mes mains le traité particulier 1 (le seul qui m’intéressât) écrit de la main de l’un d’eux, et revêtu de son cachet ?

Pourrai-je croire un instant à la non-validité des promesses écrites d’un représentant du roi ?

Je te l’avoue, nous avions une si haute idée de la bonne foi des chrétiens francais que nous avons été effarouchés par ce manque d’exécution de leurs promesses et que sans de nouvelles instructions de ta part, nous avons refusé toute innovation du Traité.

Oui Sultan de France, tes agents exclusivement militaires, ne veulent que combats et conquêtes ; ce système n’est pas le tien, j’en suis sûr. Tu n’es point venu sur la terre d’Afrique pour en exterminer les habitants, ni pour les chasser de leur patrie. Tu as voulu leur apporter les bienfaits de la civilisation. Tu n’es point venu asservir des esclaves, mais bien les faire jouir de cette liberté, qui est l’apanage de ta nation, de cette liberté dont tu as doté tant de peuples et qui est une des bases des plus solides de ton gouvernement.
Eh bien ! la conduite de tes généraux est tellement contraire à ces sentiments (qui sont les tiens, j’aime à le penser), que les Arabes sont persuadés que la France a l’intention de les asservir et de les chasser de leur pays. Aussi, vois-je grandir chez eux et contre vous, une haine qui sera plus forte que ma volonté et mettra un obstacle insurmontable à l’éxécution de nos projets mutuels de civilisation.
Je te prie, au nom de Dieu qui nous a tous créés, cherche à mieux connaître ce jeune musulman que l’Etre suprême a placé malgré lui à la tête d’Arabes simples et ignorants et qu’on te dépeint comme un ennemi fanatique et ambitieux. Fais-lui savoir quelles sont tes intentions, que surtout tes propres paroles arrivent à lui et sa conduite te prouvera qu’il était mal apprécié.

Que Dieu continue à t’accorder les lumières nécessaires pour gouverner sagement tes peuples.

Cette lettre est écrite en langue française par Léon ROCHES - devenu musulman – arabisé pour le bien de l’histoire et qui a pris le nom de : El-hadj Omar – sous la dictée de l’émir Abdelkader dans son camp de Bou-Khorchefa le 15 avril 1839.
La contribution est de S.BENNAI

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