Que sont devenus nos élus locaux et députés ?

OUVERTURE DE PERMANENCES LOCALES DE DÉPUTÉS

Une promesse qui a fondu comme neige au soleil

De nombreux députés, élus pour l'actuelle législature, avaient promis, lors de la campagne électorale, l'ouverture de permanences pour être à l'écoute des préoccupations des citoyens. Plusieurs formations politiques aussi bien de l'alliance présidentielle que se réclamant de l'opposition avaient usé de cette promesse comme argument massue pour gagner les faveurs de l'électorat. Des mois sont passés et, à ce jour, le constat est amer: aucune permanence de députés n'a vu le jour et cet engagement a fondu dès que les nouveaux élus ont goûté aux délices de la capitale. L'histoire retiendra qu'il y a quelques années, un député du RND dans la wilaya de Tlemcen avait pris l'initiative d'ouvrir une permanence pour être à l'écoute des citoyens. Il était le seul élu à l'Assemblée populaire nationale à avoir tenu sa promesse. Pourtant, il semble qu'il existe même un texte faisant obligation aux députés de l'APN de prévoir des structures leur permettant d'être à l'écoute des aspirations et des préoccupations citoyennes. De nombreux élus à l'APN, censés représenter la population de leurs circonscriptions électorales, déménagent avec armes et bagages pour s'installer dans la capitale. Ils ne retrouvent leur électorat que pour briguer une réélection. Les exemples sont légion, et ils sont rares les députés qui se soucient de la gestion des affaires de leurs électeurs. Rares sont ceux qui sollicitent les assemblées locales pour s'enquérir de leur fonctionnement, des dossiers qu'ils débattent, des contraintes qui entravent leurs missions. Le mandat de député suppose un engagement aussi bien avec les institutions centrales de l'Etat qu'avec les citoyens. Il est connu que le développement local ne peut aboutir sans une action concertée qui sollicite aussi bien l'organe législatif qu'exécutif. Mais quand un élément vient à faillir c'est toute la dynamique sociale qui s'en ressent. Théoriquement, les formations politiques sont tenues par les engagements de leurs candidats. Mais cet état naturel des choses est contrarié par le comportement de certains élus qui se déjugent aussitôt élus. Un député de l'ancienne législature, élu sur la liste du PT, dans la wilaya de Mascara, qui s'était engagé à verser une partie de son salaire au parti, avait changé de casaque aussitôt la première mensualité perçue pour rejoindre les rangs d'une autre formation politique. C'était pour lui une façon de se délier de ses engagements et de ne pas se sentir tenu par les promesses faites à ceux qui lui avaient accordé leurs voix. Et il faut reconnaître que cet exemple est légion parmi les pensionnaires, passés et présents, des assemblées élues en Algérie. On ne change pas de parti pour des considérations et des principes politiques mais pour se libérer d'engagements et préserver les intérêts qu'accorde le statut d'élu de la nation. Finalement, assister à l'ouverture de permanences de députés à l'échelle locale est une aspiration reléguée aux prochaines législatures.

Mahmoud Anbari

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Élus désavoués

PRÉROGATIVES RÉDUITES, LUTTES INTESTINES

ET BLOCAGES MINENT LES APC

ÉLUS DÉSAVOUÉS

Le tiers des APC est en situation de blocage. A cause du système électoral, disent les élus, qui se plaignent aussi de ne pas jouir de tout leur pouvoir, cédé en grande partie aux administrateurs. Dans le projet de révision du code communal, les pouvoirs publics semblent vouloir accorder davantage de prérogatives au secrétaire général et mettre en avant le concept de ‘‘démocratie participative’’. Mais… trop de ‘‘démocratisation’’ tue la démocratie !

Au-delà du blocage de nombreuses Assemblées populaires communales issues du dernier scrutin, imputé à la loi électorale, le centre du problème de fonctionnement dont souffrent les municipalités réside dans la législation régissant les instances locales, avec les codes communal et de wilaya dont la révision ne cesse d'être annoncée, puis ajournée depuis au moins une quinzaine d'années. Le fond de la question se trouve dans cette gestion à deux parallèles, avec, d'un côté les élus et, de l'autre, les administrateurs. Ces derniers sont érigés en décideurs ; et les premiers se plaignent - quoique ce soit souvent fait pour cacher leurs propres carences -, affirmant que le pouvoir réel leur est ôté au profit des responsables désignés, en l'occurrence le secrétaire général de la commune, le chef de daïra et le wali.

A rappeler que cette situation s'est particulièrement accentuée au début des années 1990, suite à la large victoire du FIS lors des premières élections plurielles de l'histoire de l'Algérie indépendante. Mieux, les APC-FIS dissoutes allaient être remplacées par des instances désignées, appelées ''délégations exécutives communales''. Depuis, c'est le statu quo. Malgré trois autres scrutins pour la course aux APC et auxquels ont participé plusieurs formations politiques -nonobstant la crédibilité autant du point de vue de la participation que celui de l'organisation et tout ce qu'elle sous-entend comme volonté politique et (im) partialité de l'administration - au double sens de l'administration centrale, le gouvernement, et des services administratifs à tous les niveaux. Dans le camp d'opinion favorable à cette gestion ''administrée'' des collectivités locales, l'on argue avec des propos du genre « les élus ne possèdent pas le niveau d'instruction requis pour gérer les affaires publiques », « ce sont des gens corrompus, sinon facilement corruptibles », voire carrément « des repris de justice ». Argumentaire qui résiste mal, cependant, devant l' ''affichage'' d'un prétendu système politique national pluraliste et, du côté du peuple, le besoin en démocratie ; et lorsque l'on associe la démocratie au peuple, il s'agit principalement de démocratie locale, celle qui touche au concret, à la réalité quotidienne de la population. Cette démocratie locale est mise en exergue dans le discours officiel, où l'on aime à dire que la commune est la cellule de base de l'Etat. Mais, seulement dans le discours. Et encore ! Pour preuve : dans une intervention à la Radio nationale, le ministre délégué aux Collectivités locales, en parlant du ''projet'' de code communal et de wilaya (qui tarde à voir le jour d'abord comme avant-projet à soumettre à lecture), a déclaré que ce celui-ci « prévoit l'implication des citoyens à travers les associations et les syndicats, dans le cadre de ce qui est appelé démocratie participative ». Et d'ajouter : « Les présidents des Assemblées populaires communales sont appelés, en vertu du code en question, à faire participer et consulter le citoyen dans la prise de décision lors de réunions périodiques ». Concernant le secrétaire général de la commune, objet des critiques des élus, le ministre affirme que celui-là « doit jouir d'un code particulier, le code en vigueur ne lui assurant pas la qualité d'initiative ». Que restera de pouvoir -d' « initiative » pour reprendre le ministre- au maire ? S'il doit encore céder davantage d' « initiative » à un cadre désigné et dont on dit déjà qu'il jouit d'un trop de prérogative, voire de pouvoir, allant jusqu'à prendre des initiatives sans consulter aucunement le premier magistrat de la commune… S'il doit consulter des associations et des syndicats, alors qu'il est élu à la tête de cette fameuse cellule de base de l'Etat…S'il doit consulter le citoyen, qu'il a déjà consulté dans une opération de vote et lequel l'a élu!

Cherif Berkache

7 Réponses à “Que sont devenus nos élus locaux et députés ?”

  1. verdi
    verdi a dit:

    Bonjour de montreal .
    El hadj,merci pour cette louable initiative.c’est une fenetre qui s’ouvre sur Bejaia et ses enfants.Comme vous le savez plus que d’autres,vous qui etes passe par l’APW que la cuisine electorale est un plat qui est bien concocte et servi pour la circonstance.Toutes les promesses faites par nos elus(ce ne sont plus nos elus,ce sont ceux de Bouteflika)ont fondu.Pire que ca,ils ne reviennent plus au bercail.Plusieurs d’entre eux,se sont maries ou ont pris des maitresses a alger.Adieu les promesses et le programme.Cap sur les privileges et autres.Le flirt avec le pouvoir et la course pour la palme d’or de la prostitution politique est ouverte avec comme arbitres Ouyahia,Belkhadem et Soltani.
    Nos deputes qui se soucient plus de leur situation ont regle leur salaires et leur avenir,celui du peuple peut attendre.Pauvre peuple.Pour ma part,outre par ce qui s’est passe depuis 2001,la situation deplorable de notre wilaya notamment l’encadrement corrompu qui est parachute ,je suis parti sans regret aucun.
    Mes amities a tout Bejaia .Lgharba est difficile mais moins pire que le cartel et la dynastie qui ruine l’Algerie.

  2. Anonyme
    Anonyme a dit:

    N’oubliez pas vous aussi que vos élus sont dimissionnaires tendance ffs , il y a un maire ffs qui arrive à 11h30 jour de recpetion , alors mr Naceri avant de nettoayer à l’éxterirur commencez à balayer devant sa porte;
    _________________
    Cher Monsieur l’Anonyme
    Vous parlez de nos élus FFS, en donnant l’exemple d’un maire qui arrive à 11 h 30 un jour de réception. Je vais vous répondre :
    - je ne suis plus militant depuis décembre 1999 (exclu avec un dossier vide. Que mes dires soient retenus contre moi si ce n’est pas la pure vérité)
    - ce maire qui arrive à 11 h 30 n’a pas été installé par mes soins mais il a été élu par les citoyens de sa commune
    - pour la propreté de ma porte, elle l’a toujours été et je garde la tête haute : aujourd’hui, demain et toujours.

    Je vous conseille de mettre à niveau vos informations me concernant.

    Sans rancune cher Monsieur l’Anonyme

  3. Anonyme
    Anonyme a dit:

    ne cherche tu pas toi aussi à être sénateur?
    _______________
    Oui ! Parfaitement et je pense que c’est humain et c’est dommage que je ne le sois pas, non pas pour les avantages (je n’en ai que faire) mais pour le bien de ma wilaya qui est oubliée par le développement et de mes électeurs qui n’auraient pas été déçus d’avoir un élu honnête.

    Voilà cher Monsieur l’Anonyme

  4. Anonyme
    Anonyme a dit:

    Qu’est ce que t’as fait toi en étant président d’APW pendant plusieurs anées ?
    Rien , vriament rien .
    Le FFS comme le RCD n’ont rien fait , ils se partagent un gateau entre eux sitout.
    Qu’est ce que vous avez fait pour les jeunes a bou Rebb?
    Rien ! vraiement rien
    _______________
    Voilà mes réponses dans le même ordre de vos idées:
    - Si vous me posez cette question sur mon bilan que j’assume avec fierté c’est que vous êtes en retard d’une grande longueur. Renseignez-vous davantage cher Monsieur !!!
    - Vous accusez le FFS et le RCD de se partager le gâteau. De quel gâteau parlez-vous Monsieur ? Si vous avez des preuves, alors je vous conseillerais de jouer votre rôle de citoyen, c’est à dire de porter plainte auprès du Procureur de la République.
    - Je ne vais pas vous faire un cours magistral sur les prérogatives de l’Apw et du P/Apw. Je vous conseille de lire le code de wilaya pour connaitre cette mission. Quant aux réalisations, je vous suggère de faire un saut aux différentes Directions de wilaya ainsi que le Rectorat de l’université de Bgayet qui se feront un plaisir de vous donner le détail de la contribution de l’Apw avec le peu de moyen qu’elle avait.
    Vous pouvez aussi passer au cabinet de l’actuelle Apw qui vous remettra une copie de chaque délibération prise durant les 5 années de mandat (1997-2002). C’est votre droit absolu d’avoir ces copies. Faites-le et revenez faire vos critiques. Je vous attends de pied ferme !!

  5. cherki
    cherki a dit:

    je suis le mr anonyme , je ne doute pas de votre sincérité mais je dois vous avouer une chose à propos du maire ffs , il est le barreau de la commune , il n’accepte meme pas le dialogue , il agit comme un chef de tout le monde , il cherche après les chi3at ,il fout rien mais il prétend ^^etre le détenteur de tous les savoirs , il est élu sous la casquette ffs mais quand il y a probleme avec ce parti il dit ne pas apartenir , il prétend que meme les budjtes de wilaya sont ses fruits .c’est drole mais il est comme ça , il s”‘est mme permis de tabasser un citoyen diabétique sans vous parler de l’utilisation des biens de la commune y compris les entreprises , enfin si vous voulez connaitre ce maire je serai à votre disposition.
    En lisant le code communal que vous avez mis en ligne ( merci pour l’initiative ) je n’ai trouvé aucun article qui stipule sur ces agissements.
    au plaisir de vous retrouver

  6. Bedjaoui
    Bedjaoui a dit:

    on vient d’elire un sénateur qui va allé grossir les rangs des corompus puisque les zoulous ont choisis entre eux un autre super élus qui va empoché 40 millions par mois.tant pis pour notre gueule de cons qui ne savent pas tiré les lecons d’hsitoire.Achetons des mouchoirs et pleurons pour notre sort parce que des permanences ne sont ni pour aujourd’hui ni pour demain.Leur mission est de lever les bras et les jambes lorsqu’il est necessaire.Adieu la baraque Algerie avec la corruption,l’a-plat-ventrisme,la compromission..Comment voulons-nous que les jeunes algerien ne cherchent pas a fuire le pays de la médiocrité regnante et de la corruption rampante ?

  7. Iffaqas
    Iffaqas a dit:

    Ouvrir des permanences ? ça va pas non ? ils préfèrent mettre en poche les 45 000 Dinars plutôt que de les débourser.peut-être qu’ils les ouvriront la dernière année du mandat pour arracher 1 autre mandat.Ils ont pris gout au luxe nos élus ruraux alors il leur sera difficile de s’en séparer aussi vite.Le pouvoir sait ce qu’il fait.

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