137e anniversaire de la mort d’El Mokrani

Posté par Rabah Naceri le 10 mai 2008

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Samedi 10 mai 2008

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137e anniversaire de la mort d’El Mokrani

Qalaâ Nath Abbès pour l’histoire

Pour une fois, la commémoration s’est faite en présence des walis de Béjaïa et Bordj Bou Arreridj, accueillis à leur arrivée par les autorités locales, ainsi que des notabilités de la Qalâa, à l’image de MM. Ali Haroun et Hocine Benmaâlem.

Après le dépôt de la traditionnelle gerbe de fleurs au carré des martyrs et sur la tombe d’El Mokrani, les délégations officielles ont visité les vestiges historiques de la Qalâa, tels que la mosquée Ousanoun dont la construction date de 1510. Deux conférences ont ensuite été données, respectivement par Seddik Djamel et le Pr Djamil Aïssani, sur le rôle politique et militaire de la Qalâa et sur le mouvement intellectuel dans la région des Biban durant la période médiévale. Pour rappel, la Qalâa Nath Abbès est un site historique et touristique de première importance. Elle a longtemps été le point de jonction entre les deux capitales hammadites, la Qalâa des Beni Hammad, dans le Hodna et Béjaïa sur la côte méditerranéenne. Après la prise de Béjaïa par les Espagnols en 1510, la Qalâa Nath Abbès deviendra la capitale d’un royaume autonome jusqu’en 1624. Assurant la survivance d’un Etat authentiquement algérien, la Qalâa s’opposera à l’hégémonie turque sur le pays, jusqu’à leur départ provoqué par l’arrivée des Français en 1830. La Qalâa reviendra au devant de la scène patriotique en 1871, lorsque l’un des descendants directs des Ath Meqrane, El Hadj Mohamed El Mokrani, en l’occurrence, mènera la résistance contre l’envahisseur français en compagnie de son frère Boumezrag et des deux fils de Cheikh Aheddad, Aziez et Mhand. Berceau de l’histoire et de la culture algérienne, la Qalâa Nath Abbès est aujourd’hui un village abandonné et quasiment désert. Le wali de Béjaïa, qui a reçu une liste de doléances des habitants, a promis de réparer la route et de construire un mausolée digne de la figure historique de Mokrani. C’est toujours ça de pris en attendant que Qalâa ait une école pour scolariser ses enfants et un dispensaire de santé pour soigner ses habitants. Toutefois, les habitants, que nous avons rencontrés après les cérémonies officielles, ne se faisaient pas trop d’illusions. Ils savent, pour l’avoir trop souvent vécu, que chaque 5 mai, les officiels viennent les bras chargés de promesses qui sont oubliées sitôt la dernière cuillerée de couscous avalée.

Djamel Alilat

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Mon témoignage:  au cours de mon mandat, cela doit être au cours de l’année 1998, j’ai eu à visiter cette région avec le wali de l’époque et de certains directeurs de l’exécutif. Je fus sidéré par l’état d’abandon de ce village à tel point que j’ai questionné un vieux du village en lui demandant si la France coloniale les a visités. Toute la délégation s’est retournée vers moi. Le vieux m’a répondu par l’affirmative ; alors je lui ai dit de « patienter que l’indépendance les atteigne ». Tout le monde a saisi l’insinuation.

Oui ! Je confirme que c’est grâce à un citoyen qui leur a cédé un garage et au courage de certains enseignants que les élèves de cette région, hautement historique et révolutionnaire, ont pu échapper à l’analphbétisme total.

Je constate, malheureusement, encore aujourd’hui que l’école ainsi que le centre de soins promis par le wali de l’époque ne sont toujours pas réalisés malgré les recommandations fermes de l’Apw.

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L’Hocine al-Wartilani

Posté par Rabah Naceri le 2 avril 2008

Gehimab prépare

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Colloque international

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Aujourd’hui, mercredi 02 avril 2008, s’est tenue, au niveau de l’université de Bgayet,  une séance de travail sous la présidence du Professeur Aissani Djamil.

Cette séance portait sur la préparation d’un colloque international sur un éminent penseur musulman natif de la région : Hocine El Ouartilani.

Qui est Hocine El Wartilani ?

Pourquoi est-ce qu’aucun colloque n’a été organisé sur sa vie, son parcours, etc … jusqu’à ce jour ?

Le colloque qui est prévu pour le 28 et 29 mai 2008 apportera certainement beaucoup de lumière sur ce personnage tant vénéré et chanté dans les madda’ih du terroir.

« Je suis entré à Bejaia et j’ai effectué une ziyara au Cheikh Sidi Soufi. Cependant, je n’ai rien appris le concernant. J’ai simplement constaté que les habitants de Bejaia lui accordait une place particulière. Inahu min ahl at-tassrif fi Bijaia »

L’Hocine al-Wartilani.

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Des conférences sont prévues :

  • Bejaia et les voyageurs
  • Al-Wartilani, vie et œuvre
  • Al-Wartilani et la ville de Bgayet
  • La Rihla (Nuzhat al-ansar fi fadhl îlm at-tarikh wal akhbar)
  • Bencheneb et la Rihla

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Taos Amrouche

Posté par Rabah Naceri le 2 avril 2008

Dépêche de Kabylie

Mercredi 02 avril 2008

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32ème anniversaire de sa disparition

Taos Amrouche : une vie une œuvre

Remarque: l’auteur de l’article a involontairement omis de dire que Taos est originaire d’Ighil Ali, wilaya de Bejaia. La maison de son enfance existe toujours mais est mal entretenue faute de budget du ministère de la culture.

Une association du même nom a été créée et active à la restauration de la maison paternelle des Amrouche.

Cela fait trente deux ans que Taos Amrouch a quitté ce bas-monde. Son œuvre est restée intacte. La grande dame suscite toujours à la fois curiosité et admiration…

Fille de Belkacem et de Fathma Ath Mansour, sœur de quatre frères. Taos Amrouche est née le 4 mars 1913 à Tunis. Au début des années 1930, elle prépare un concours d’entrée à l’Ecole normale de Foutenay mais elle abandonnera quelques mois plus tard.

De 1933 à 1940, elle travaille pour Radio Tunis. Elle participe au congrès de chants de Fès au Maroc et obtient une bourse pour Madrid. Elle se met alors à la recherche des survivances berbères dans le folklore ibérique. En 1966, elle est invitée au Festival des arts “nègres” où elle obtient le prix de la musicologie.  Taos Amrouche a œuvré inlassablement pour sauver un patrimoine culturel voué à l’oubli.

Poèmes, proverbes, contes et légendes berbères ont été ainsi immortalisés dans Le grain magique”, ouvrage paru en 1965. Son répertoire compte pas  moins de 95 monodies. Sa voix sublime cristallise toute l’authenticité d’une culture venue du fin fond des âges et qu’elle restitue sans fioritures ni artifices.

Mohamed Dib disait d’elle : “Que les attentifs à ces choses veillent bien noter cette poignée de chants : ce sont des semailles pour l’avenir”. Le parcours littéraire de Toas Amrouche est caractérisé par la publication  de plusieurs œuvres : La Jacinthe noire (1947), Rue des tambourins (1966), L’amant imaginaire (1975) et Solitude, ma mère publié en 1995 à titre posthume. Taos Amrouche s’est éteinte le 2 avril 1976. Elle avait 63 ans.

N. M.

 

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Déclaration des droits des personnes handicapées

Posté par Rabah Naceri le 16 mars 2008

 

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Déclaration des droits des personnes handicapées

Proclamée par l’Assemblée générale

de

l’Organisation des Nations Unies

le 9 décembre 1975 [résolution 3447 (XXX)]

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L’Assemblée générale,

Consciente de l’engagement que les Etats Membres ont pris, en vertu de la Charte des Nations Unies, d’agir tant conjointement que séparément, en coopération avec l’Organisation, pour favoriser le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l’ordre économique et social,
Réaffirmant sa foi dans les droits de l’homme et les libertés fondamentales et dans les principes de paix, de dignité et de valeur de la personne humaine et de justice sociale proclamés dans la Charte,
Rappelant les principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, de la Déclaration des droits de l’enfant et de la Déclaration des droits du déficient mental, ainsi que les normes de progrès social déjà énoncées dans les actes constitutifs, les conventions, les recommandations et les résolutions de l’Organisation internationale du Travail, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, de l’Organisation mondiale de la santé, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et d’autres organisations intéressées,
Rappelant également la résolution 1921 (LVIII) du Conseil économique et social, en date du 6 mai 1975, sur la prévention de l’invalidité et la réadaptation des handicapés,
Soulignant que la Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social a proclamé la nécessité de protéger les droits et d’assurer le bien-être et la réadaptation des handicapés physiques et mentaux,
Ayant à l’esprit la nécessité de prévenir les invalidités physiques et mentales et d’aider les personnes handicapées à développer leurs aptitudes dans les domaines d’activités les plus divers, ainsi qu’à promouvoir, dans toute la mesure possible, leur intégration à une vie sociale normale,
Consciente que certains pays, au stade actuel de leur développement, ne peuvent consacrer à cette action que des efforts limités,
Proclame la présente Déclaration des droits des personnes handicapées et demande qu’une action soit entreprise, sur les plans national et international, afin que cette Déclaration constitue une base et une référence communes pour la protection de ces droits:

1. Le terme « handicapé » désigne toute personne dans l’incapacité d’assurer par elle-même tout ou partie des nécessités d’une vie individuelle ou sociale normale, du fait d’une déficience, congénitale ou non, de ses capacités physiques ou mentales.

2. Le handicapé doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les handicapés sans exception aucune et sans distinction ou discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, l’état de fortune, la naissance ou sur toute autre situation, que celle-ci s’applique au handicapé lui-même ou à sa famille.

3. Le handicapé a essentiellement droit au respect de sa dignité humaine. Le handicapé, quelles que soient l’origine, la nature et la gravité de ses troubles et déficiences, a les mêmes droits fondamentaux que ses concitoyens du même âge, ce qui implique en ordre principal celui de jouir d’une vie décente, aussi normale et épanouie que possible.

4. Le handicapé a les mêmes droits civils et politiques que les autres êtres humains; le paragraphe 7 de la Déclaration des droits du déficient mental est d’application pour toute limitation ou suppression de ces droits dont le handicapé mental serait l’objet.

5. Le handicapé a droit aux mesures destinées à lui permettre d’acquérir la plus large autonomie possible.

6. Le handicapé a droit aux traitements médical, psychologique et fonctionnel, y compris aux appareils de prothèse et d’orthèse; à la réadaptation médicale et sociale; à l’éducation; à la formation et à la réadaptation professionnelles; aux aides, conseils, services de placement et autres services qui assureront la mise en valeur maximale de ses capacités et aptitudes et hâteront le processus de son intégration ou de sa réintégration sociale.

7. Le handicapé a droit à la sécurité économique et sociale et à un niveau de vie décent. Il a le droit, selon ses possibilités, d’obtenir et de conserver un emploi ou d’exercer une occupation utile, productive et rémunératrice, et de faire partie d’organisations syndicales.

8. Le handicapé a droit à ce que ses besoins particuliers soient pris en considération à tous les stades de la planification économique et sociale.

9. Le handicapé a le droit de vivre au sein de sa famille ou d’un foyer s’y substituant et de participer à toutes activités sociales, créatives ou récréatives. Aucun handicapé ne peut être astreint, en matière de résidence, à un traitement distinct qui n’est pas exigé par son état ou par l’amélioration qui peut lui être apportée. Si le séjour du handicapé dans un établissement spécialisé est indispensable, le milieu et les conditions de vie doivent y être aussi proches que possible de ceux de la vie normale des personnes de son âge.

10. Le handicapé doit être protégé contre toute exploitation, toute réglementation ou tout traitement discriminatoires, abusifs ou dégradants.

11. Le handicapé doit pouvoir bénéficier d’une assistance légale qualifiée lorsque pareille assistance se révèle indispensable à la protection de sa personne et de ses biens. S’il est l’objet de poursuites judiciaires, il doit bénéficier d’une procédure régulière qui tienne pleinement compte de sa condition physique ou mentale.

12. Les organisations de handicapés peuvent être utilement consultées sur toutes les questions concernant les droits des handicapés.

13. Le handicapé, sa famille et sa communauté doivent être pleinement informés, par tous moyens appropriés, des droits contenus dans la présente Déclaration

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Les Droits du déficient mental

Posté par Rabah Naceri le 16 mars 2008

Déclaration des droits du déficient mental

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans
sa résolution 2856 (XXXVI) du 20 décembre 1971

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L’Assemblée générale,

Consciente de l’engagement que les Etats Membres de l’Organisation des Nations Unies ont pris, en vertu de la Charte, d’agir tant conjointement que séparément, en coopération avec l’Organisation, pour favoriser le relèvement du niveau de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l’ordre économique et social,

Réaffirmant sa foi dans les droits de l’homme et les libertés fondamentales et dans les principes de paix, de dignité et de valeur de la personne humaine ainsi que de justice sociale proclamés dans la Charte,

Rappelant les principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme et de la Déclaration des droits de l’enfant ainsi que les normes de progrès social déjà énoncées dans les actes constitutifs, les conventions, les recommandations et les résolutions de l’Organisation internationale du Travail, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, de l’Organisation mondiale de la santé, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et d’autres organisations intéressées,

Soulignant que la Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social a proclamé la nécessité de protéger les droits et d’assurer le bien-être et la réadaptation des handicapés physiques et mentaux,

Ayant à l’esprit la nécessité d’aider les déficients mentaux à développer leurs aptitudes dans les domaines d’activités les plus divers et de favoriser, autant que possible leur intégration à une vie sociale normale,

Consciente que certains pays, au stade actuel de leur développement, ne peuvent consacrer à cette action que des efforts limités,

Proclame la présente Déclaration des droits du déficient mental et demande qu’une action soit entreprise, sur le plan national et international, afin que cette déclaration constitue une base et une référence communes pour la protection de ces droits :

1. Le déficient mental doit, dans toute la mesure possible, jouir des mêmes droits que les autres êtres humains.

2. Le déficient mental a droit aux soins médicaux et aux traitements physiques appropriés, ainsi qu’à l’instruction, à la formation, à la réadaptation et aux conseils qui l’aideront à développer au maximum ses capacités et ses aptitudes.

3. Le déficient mental a droit à la sécurité économique et à un niveau de vie décent. Il a le droit, dans toute la mesure de ses possibilités, d’accomplir un travail productif ou d’exercer toute autre occupation utile.

4. Lorsque cela est possible, le déficient mental doit vivre au sein de sa famille ou d’un foyer s’y substituant et participer à différentes formes de la vie communautaire. Le foyer où il vit doit être assisté. Si son placement en établissement spécialisé est nécessaire, le milieu et ses conditions de vie devront être aussi proches que possible de ceux de la vie normale.

5. Le déficient mental doit pouvoir bénéficier d’une tutelle qualifiée lorsque cela est indispensable à la protection de sa personne et de ses biens.

6. Le déficient mental doit être protégé contre toute exploitation, tout abus ou tout traitement dégradant. S’il est l’objet de poursuites judiciaires, il doit bénéficier d’une procédure régulière qui tienne pleinement compte de son degré de responsabilité eu égard à ses facultés mentales.

7. Si, en raison de la gravité de leur handicap, certains déficients mentaux ne sont pas capables d’exercer effectivement l’ensemble de leurs droits, ou si une limitation de ces droits ou même leur suppression se révèle nécessaire, la procédure utilisée aux fins de cette limitation ou de cette suppression doit préserver légalement le déficient mental contre toute forme d’abus. Cette procédure devra être fondée sur une évaluation, par des experts qualifiés, de ses capacités sociales. Cette limitation ou suppression des droits sera soumise à des révisions périodiques et préservera un droit d’appel à des instances supérieures.

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Béjaia Centre de Transmission du Savoir

Posté par Rabah Naceri le 7 mars 2008

 

MI N I S T È R E DE LA C U LT U R E

 

ALGER, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2007

 

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E X P O S I T I O N

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BÉJAÏA

 

CENTRE DE TRANSMISSION DU SAVOIR

 

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Produite par le Mnistère de la Culture
C.N.R.P.A.H.Alger
avec le concours du Gehimab Béjaïa

Commissaire de l’exposition : Djamil AÏSSANI
avec la collaboration de Slimane HACHI

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«Vidi Buggea che v’é di gran loda»
(j’ai vu Béjaïa que tout le monde loue)
Fazio Degli Uberti (1305 – 1367)
Dittamendo (5-ème livre, chap. 5)

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Située au coeur de l’espace méditerranéen, Béjaia (Bgayet,Bougie, Bugia, Buggea), ville d’Algérie qui donna son nom aux petites chandelles (les bougies), et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été popularisés en Europe, renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui témoignentencore aujourd’hui des fastes de sa longue histoire.

L’exposition « Béjaia Centre de Transmission du Savoir » produite par le Ministère de la Culture (Centre National deRecherches Préhistoriques,Anthropologiques et Historiques)
dans le cadre de la manifestation « Alger Capitale de la culture arabe, 2007 », célèbre la transmission et la diffusion du savoir à partir de cette cité et de sa région dont le prince En-Nacer fit en 1067 – 1068 la grande capitale qui rayonna sur la Méditerranée.

Depuis la préhistoire jusqu’au 19e siècle, le rôle essentiel de la Cité et de sa région dans le développement des connaissances scientifiques à travers la Méditerranée est mis en évidence dans cette exposition à travers vingt huit histoires extraordinaires.

En plus des différents supports (murs d’image,), l’exposition comprend des films documentaires et des présentations de différents objets (manuscrits, monnaies, céramiques,…)

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Dim 9 mars 2008

Exposition «Bejaia, centre de transmission du savoir»
Vingt-huit histoires extraordinaires pour dire la ville-Lumière

 

 

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L’exposition conte en 28 parties le rayonnement de la Cité dès les premiers âges de l’humanité.

 

«Vidi Buggea che v’é di gran loda : J’ai vu Béjaïa que tout le monde loue» écrivait Fazio Degli Uberti (1305/1367) au chapitre cinq de son Dittamondo. L’exposition qui a été inaugurée jeudi dernier au Palais de la culture Moufdi Zakaria offre aux visiteurs la possibilité de partager le voyage imaginaire du poète mystique florentin. Dans l’espace et dans le temps. Dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», le CNRPAH d’Alger et l’association Gehimab (Groupe d’étude sur l’histoire des mathématiques de Bougie) ont entrepris de célébrer la transmission et la diffusion du savoir à partir de la célèbre Cité qui a donné son nom aux petites chandelles dont elle a éclairé les villes du mMoyen-Age européen. L’exposition conte en 28 parties le rayonnement de la Cité dès les premiers âges de l’humanité. En vitrine, les figurines zoomorphes d’Afalou découvertes dans les années 1980 par M. Slimane Hachi, docteur en préhistoire et anthropologie, dans un abri sous roche préhistorique de la région de Melbou, datées d’entre 18.000 et 10.000 ans avant le présent. Etonnamment belles, les figurines démontrent, s’il le fallait, à quel point le sens esthétique est ancien dans cette région du sud de la Méditerranée. La période romaine est illustrée par des reproductions de l’aqueduc de Toudja réalisées par M. Khodir Bourihane de l’association Gehimab. L’illustration des différentes périodes historique associe à l’exposition des vestiges, objets et documents exposés provenant de différents musées ou de collection particulière, une restitution picturale de style naïf qui stimule l’imagination du visiteur. Ainsi, la scène où le poète sicilien Ibn Hamdis (1055/1132) déclame devant le prince El-Mansour et son vizir son poème sur le palais de Béjaïa, est saisie d’un trait plein de charme. Le jurisconsulte Ibn Nahwi à la Qalâa des Beni Hammad, les «Princes de la Sciences»: Sidi Boumédiène, Abu Hamid As-Saghir, Abd al-Haq al-Ishbili et Ibn-Hammad installés sur un tapis comme pour une photo souvenir, Ibn Toumert présentant à Abdelmoumen son plan de fondation de l’empire almohade… Autant de moments illustrés par le pinceau de l’artiste. Une carte de belle dimension donne un aperçu du rayonnement scientifique de cette capitale historique en citant les noms des principaux savants de toutes les disciplines qui ont transité par Béjaïa avant de retourner à leurs terres d’origine : M’Sila, Constantine, Tlemcen, Grenade, Cordoue, Séville, Fès, Marrakech…Le clou de l’exposition est sans conteste un ensemble de manuscrits de différentes époques en arabe et en tamazight. On peut admirer une copie datée du 19e siècle de «Qasidat al-istighfar » de Sidi Boumédiène Chuaïb el-Ishbili, el-Ghaout dont s’est réclamé entre autres Ibn-Arabi (1165/1240), le Cheikh el-Akbar qui a eu sa célèbre vision du système cosmique sous le ciel de Béjaïa. Le livre de musique d’El-Usuli, les Faraid du mathématicien andalou Al-Qalasadi, des extraits des Mandhumat fi Tib de Ahmad Ben salah Abu’l Abbas el-Aktawi, une copie datée de 1776 de la couverture du manuscrit Sharh el-Waghlissiyya d’As-Sebagh voisinent avec des textes anciens en tamazight, notamment extraits de traités de botanique. L’exposition explore le milieu scientifique de Béjaïa, le monde des Arts et des Lettres, le mysticisme, le fiqh, l’astronomie, les récits de voyage. Afniq n’CcixLmuhub est une bibliothèque de manuscrits fondée au milieu du XIXe siècle au fin fond de la Kabylie. L’histoire de cette bibliothèque et quelques exemplaires des précieux ouvrages qui la composent sont offerts à l’émotion du visiteur. Des films-documentaires sont projetés par Melle Daïri Nassima, informaticienne de l’association Gehimab. Mme Haddad Souad, architecte et directrice du musée de Béjaia nous a entretenus, des récentes découvertes et fouilles dans la région. M. Ouali, descendant du Cheikh Mohand Ouamara de Ouzellaguen, exposait fièrement des manuscrits anciens appartenant à sa famille.
«Dans le cadre de l’exposition qui dure deux mois, de nombreuses rencontres-débats seront organisées autour des personnalités scientifiques qui ont étudié ou vécu à Béjaïa» a déclaré M. M’Hand Kasmi, chargé de communication de l’exposition.

Par : Karimène Toubbiya

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Les codes communal et de wilaya

Posté par Rabah Naceri le 29 janvier 2008

Alors que 500 APC sont bloquées

Les codes communal et de wilaya oublies

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Quelques vérités sur ces codes: cette histoire de révision du code communale et du code de wilaya remonte à 1998 lorsque nous étions 5 Présidents d’Apw à avoir tenté de regrouper les 48 P/Apw dans le but d’engager une réflexion sur la refonte de ces 02 codes qui sont primordiaux pour la prise en charge des revendications des citoyens.

Un avant-projet du code de wilaya était déjà confectionné et il ne restait que la date et le lieu du rassemblement des P/Apw à fixer pour rendre publique cette action qui aurait eu le mérite d’amorcer un véritable changement dans la gestion des affaires publiques et l’entame d’une nouvelle forme de gouvernance.

Tel un éclair, le ministère de l’intérieur, sous la conduite de Monsieur Benmansour, a vite fait d’organiser 3 séminaires régionaux sur le thème de la refonte des 2 codes. Pour bien faire, toutes les assemblées ont reçu un avant-projet élaboré (pardon ! pétri par un mauvais boulanger) qui devait nous servir de document de base pour sa finalisation. Cet avant-projet était une horreur et une gifle aussi bien pour les élus que pour les électeurs.

Beaucoup d’assemblées ont dénoncé cette moquerie nationale et l’idée est mise en veilleuse.

Conclusion: le pouvoir a réussi à retarder la révision des 2 codes pour ensuite en faire de cette revendication un slogan de campagne électorale qui comme toutes les promesses passées sont enfermées dans des boîtes à souvenirs.

Pour preuve, certains quotidiens de la presse écrite sonnent le rappel des promesses faites par de hauts responsables du pouvoir.

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L’article de presse

(Par D. Mentouri). A force de focaliser leurs efforts sur la révision de la Constitution et sur le 3e mandat, les partis politiques, notamment ceux de l’Alliance, donnent l’impression de mettre sous le boisseau la révision des codes communal et de wilaya. Pourtant, le sort des populations est largement tributaire du dénouement que devraient connaître les conflits qui opposent les nouveaux élus de 500 Assemblées populaires communales à travers le territoire national. La révision des codes était inscrite au menu de la session d’automne du Parlement, equi a été clôturée hier. Les partis politiques ont réclamé à gorges déployées, durant leur campagne électorale, la révision de ces codes en exigeant plus de pouvoirs aux élus. Le constat est que cette urgence semble être reléguée au second plan. Bien plus ! Daho Ould Kablia, ministre délégué chargé des Collectivités locales, a relevé, à maintes reprises, les carences des codes actuels et plaidé pour leurs amendements. Des dirigeants de partis ont fait la même revendication Qu’est-ce qui empêcherait, alors, cette révision puisque, comme l’a indiqué Ould Kablia sur les ondes de la radio, «les avant-projets des codes communal et de wilaya sont fin prêts depuis des années et attendent un contexte politique propice pour être soumis au Conseil du gouvernement». Les hésitations dont font preuve les partis vis-à-vis de cette question n’augurent pas d’un changement positif pour les communes sujettes à des adversités mettant en relief des accointances douteuses entre élus et groupes d’intérêts. En effet, dans plusieurs communes, les partis victorieux avec une majorité relative n’arrivent pas à composer avec les autres membres élus. Résultat des courses : 500 APC sont aujourd’hui dans une impasse. Les collectivités locales tardent à soumettre les avant-projets de loi pour examen au conseil du gouvernement et leur gestion s va de mal en pis, avec des conséquence néfastes sur les affaires courantes des citoyens. En plaidant pour la nécessité d’accorder plus de prérogatives aux élus locaux et la mise à leur disposition d’un arsenal juridique et financier à même de satisfaire les besoins les plus élémentaires des habitants, le RND avait estimé, lors des élections locales passées, que cette revendication-phare était une priorité. Soudainement, le débat sur la révision de la loi fondamentale a occulté l’intérêt des citoyens et des communes, appelées à l’occasion « pôles de développement du pays », par certaines formations politiques. A cette question, le leader du Front national algérien (FNA), Moussa Touati estime que « cette révision de la Constitution que nous invoquons depuis 2002, doit servir les intérêts nationaux et non un troisième mandat présidentiel» ajoutant que «la Constitution est la base des lois pouvant permettre la révision du code communal et l’octroi d’attributions et un statut spécifique aux élus». Il ajouta que « l’option de cette révision via un 3e mandat est une façon de brader, voire de confisquer la volonté populaire». Pour sa part, M. Bouhadja du FLN met en évidence les propositions faites par son parti dans l’élaboration des avant-projets. « Il est d’abord essentiel de déterminer les relations entre l’exécutif et la tutelle et accorder plus de protection aux maires avant de se lancer dans la révision du code». Hier encore, le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, a appelé à « accélérer la préparation des textes de lois relatifs à l’amendement des codes communal et de la wilaya et de la loi électorale». Enfin, on croit savoir de source crédible que la révision des codes communal et de wilaya devrait être à l’ordre du jour de la session d’automne du Parlement.

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Digne fils de l’Algerie

Posté par Rabah Naceri le 16 janvier 2008

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Mercredi 16 janvier 2008

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II y a 16 ans, Boudiaf retournait en Algérie après un exil de 28 ans

Digne fils de l’Algérie

Aïssa Boudiaf, 79 ans, est le frère cadet de Mohamed Boudiaf. Bijoutier à Alger, il a pris part à la lutte de Libération nationale. Dans un entretien, il nous a fait part de sa fierté d’avoir participé à « ce devoir sacré » pour que l’Algérie puisse accéder à son indépendance dans la dignité. Aïssa, qui a côtoyé son frère aîné, apporte son témoignage sur le parcours de Si Tayeb El Watani.

S’il met en exergue le rôle actif de l’un des principaux acteurs de la révolution, il fustige, par ailleurs, ceux qui n’ont cessé de lui mettre les bâtons dans les roues tout juste parce qu’il est le frère de l’autre.

 Très remonté, Aïssa n’arrive pas à s’expliquer tout cet acharnement à son égard et à l’endroit de la famille Boudiaf qui a payé un lourd tribut pour l’Algérie éternelle. Voici son témoignage. Mohamed Boudiaf est issu du arch des Boudiaf, Ouled Abdelhak de la tribu des Ouled Madi près de M’sila. D’origine modeste, ils ne sont pas une famille de grande tente. Leur fief se trouve au douar Saïda où la famille possédait des terres au lieudit Sad El Ghoba. Vu les conditions de l’époque marquées par l’oppression et les spoliations, la famille a dû s’exiler à Tunis où naquit son père Kheiredine en 1874. Les Français y débarquèrent en 1882 pour y instaurer le protectorat. A la fin de la Première Guerre mondiale, le père retourna au bercail. Il épousa une fille de Bou Saâda, pour se fixer au quartier El Arkoub dans le vieux M’sila. En juin 1919, Mohamed vient au monde. En novembre, Kheiredine se réappropria les terres de ses ancêtres. Dans le quartier El Arkoub, Mohamed grandit et apprit le Coran, avant de rejoindre l’école communale de M’sila. Il en sortit avec le certificat d’études en 1933. Il poursuit ses études à Bou Saâda où résidaient ses grands- parents maternels. Mais en raison de problèmes financiers, il dut interrompre ses études après 3 ans. Cela ne l’empêcha pas de persévérer tout seul. A 18 ans, il intégra le monde du travail. Il exerça en qualité de clerc chez l’huissier Pajes à M’sila. En 1938, il tenta l’aventure à Constantine mais sans trouver un emploi stable. Ce fut alors d’ incessants va-et-vient entre l’antique Cirta et sa ville natale. En 1939, il est embauché au sein de l’entreprise de tabacs appartenant à la famille Bentchicou. Mohamed donnait pratiquement la totalité de sa paie à son père, pour subvenir aux besoins de toute la famille qui s’est agrandie avec la venue au monde de deux frères, Moussa et Aïssa, et d’une sœur. En 1940, de retour à M’sila, Mohamed a été grandement affecté par la mort du cheïkh Ben Badis, le 16 avril de la même année, selon le témoignage de son jeune frère. Une année après, il change de job en tant que fonctionnaire exerçant au parc d’artillerie d’El Mansourah sur les hauteurs de Constantine. Après sa réussite à un concours, il est embauché par les Impôts. Il exercera entre 1942 et 1943 à Jijel. Il sera rattrapé par le service militaire obligatoire, qu’il effectuera au sein de la 67e artillerie de Batna. Le jeune soldat a été profondément marqué par les massacres de mai 1945. Après sa démobilisation et sa réintégration aux impôts, il est nommé à Aïn Abassa, contrée touchée par les événements de 1945, avant d’atterrir à Bordj Bou Arréridj. Il démissionna de son poste à l’appel du devoir national et continua à militer au sein du PPA. Il s’occupa de sa branche militaire ou Organisation spéciale (OS). Dès 1947, sa vie changea de but en blanc. Il était constamment en déplacement, notamment dans la capitale. Après le démantèlement de l’OS en 1950, Mohamed revint clandestinement à M’sila. Il était recherché par la police. En juillet 1954, après la fameuse réunion des 22 à Alger, Mohamed put voir sa mère qu’on a déplacée de M’sila spécialement pour lui et qu’il a pu rencontrer à Blida. C’était la dernière rencontre entre Mohamed et sa famille avant le déclenchement de la lutte de libération. Quant à Aïssa son frère, il ne le rencontra que 5 ans plus tard en 1959 — après « l’arraisonnement » de l’avion par les Français en 1956 — à la prison de Fresnes en France lorsque Mohamed subit une opération chirurgicale aux poumons. La visite a eu lieu en présence de Kheiredine, le fils aîné de Mohamed, disparu depuis suite à une embuscade. Durant son incarcération, Mohamed envoyait régulièrement du courrier à sa famille. Aïssa, traqué par la police française, dut se réfugier, lui, au Maroc, jusqu’au 19 mars 1962. Après la libération des 5, ces derniers ont été reçus à l’aéroport de Casa par de hautes personnalités algériennes et marocaines. Lors de la crise de l’été 1962, Boudiaf s’allie à Krim. Ils organisèrent des meetings à Tizi, Béjaïa et Bordj Bou Arréridj. De retour à M’sila, Mohamed était constamment surveillé par les éléments de la Wilaya I, qui finirent par l’arrêter et l’emmener à Batna. Boudiaf prit attache avec Mohand Oul Hand pour persuader Aït Ahmed de rentrer en Algérie, mais celui-ci refusa. Le retour de Boudiaf au bureau politique fut éphémère. Il fonda en septembre 1962 le Parti de la révolution socialiste (PRS). Il rencontre, en secret, Boumediène en mai 1963. Il est arrêté le 21 juin 1963 pas loin de son domicile, un F2 propriété de la SN Repal. En septembre 1963, il est libéré. Il quitte l’Algérie en 1964. Le PRS dirigé par Boudiaf abandonne son sigle dès juillet 1964, pour celui de la CNDR (Conseil national de la défense de la révolution). Boudiaf se fixe à Kenitra où il achète en 1972 une briqueterie avec l’aide de ses frères. En juin 1991, son frère Moussa décède. Boudiaf retourne en Algérie le 16 janvier 1992. Il est assassiné à Annaba le 29 juin de la même année. (Par H.T)

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L’Histoire retiendra…

Posté par Rabah Naceri le 16 janvier 2008

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Mercredi 16 janvier 2008

L’Histoire retiendra…

A l’occasion du 16e anniversaire du retour de Mohamed Boudiaf dans son pays après 28 ans d’absence, et les énormes sacrifices consentis pour l’Algérie, le devoir de mémoire m’interpelle pour témoigner en tant que frère du défunt avec lequel j’ai vécu et suivi de près son parcours militant.

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Récit d’une arrestation

Posté par Rabah Naceri le 12 janvier 2008

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Samedi 12 janvier 2007

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Document inédit de Mostefa Lacheraf

sur le détournement de l’avion des dirigeants du FLN en 1956

Récit d’une arrestation

 

Le 22 octobre, dans l’avion. Premiers pressentiments dès l’envol quand nous nous aperçûmes que personne ne nous accompagnait aucune personnalité officielle marocaine. Dans mon for intérieur, c’était une chose qui devait aller de soi.

C’est au départ que je réalisai cette absence. « Nous sommes livrés à nous-mêmes », ai-je dit à Ben Bella et à Khider qui, eux aussi, déplorèrent, sans trop insister là-dessus, pareille situation.

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