Lutte contre la corruption

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

L’Association de lutte contre la corruption à Béjaïa : «La pratique de la corruption est plus qu’inquiétante»

Quotidien « La tribune »

du 17 Décembre 2005

Publié sur le web le 19 Décembre 2005

Kader Sadji

«Corruption, démocratie et développement», tel a été le thème d’une conférence-débat animée jeudi dernier, dans l’enceinte de la petite salle du Théâtre régional de Béjaïa, par M. Djilali Hadjadj, médecin de formation et journaliste (El Watan et le Soir d’Algérie), également auteur d’un livre intitulé Démocratie et corruption en Algérie (2e édition).

Mais, c’est en sa qualité de porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), créée en 1999 et se définissant comme un «groupe de contact en Algérie de Transparency International [AI]», une ONG dont le siège est à Berlin, qu’il est venu débattre de ce thème suite à une invitation de l’Association des arts dramatiques de la wilaya de Béjaïa, saisissant l’occasion de l’entrée en vigueur, ce 14 décembre, de la convention des Nations unies contre la corruption que l’Algérie a ratifiée par décret présidentiel le 19 avril dernier.

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Reflexion sur les Droits de l’Homme

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

Par Rabah Naceri

08 octobre 1962 – 08 octobre 2002

Des Droits de l’Homme à la répression

     L’Algérie vient de marquer, le 08 octobre 2002, sa quarantième année depuis son adhésion au sein de l’auguste organisation, l’Organisation des Nations Unies (O.N.U).

     En effet, l’Algérie a eu le mérite d’adhérer à l’organisation des Nations Unies dès son indépendance fraîchement et chèrement acquise, ce qui l’honore et démontre l’intérêt des dirigeants de ce jeune Etat indépendant à s’inscrire dans l’option démocratique, du respect des droits de l’homme, du modernisme et de l’universalité où l’unique centre d’intérêt est l’épanouissement de l’Homme.

     L’adhésion de notre pays à l’Onu a augmenté la crédibilité du peuple algérien, une crédibilité acquise après le long combat libérateur qu’il a mené durant presque huit années de guerre armée contre le pays colonisateur, ce qui lui a valu le respect et même l’admiration des nations les plus avancées.

     En adhérant à cette plus haute organisation internationale, l’Algérie a démontré sa maturité et sa volonté politique de s’inscrire dans le concert des nations ouvertes à la défense des droits de l’homme et de militer dans une solidarité internationale aux valeurs universelles.

     Ces droits qui sont indivisibles doivent reposer d’abord et avant tout sur le recouvrement de la dignité de l’Algérien et de son épanouissement ; une dignité caractérisée par le droit à un niveau de vie suffisant, à la protection de sa santé, à un travail, à un logement, à l’éducation, au respect de son identité culturelle (notamment de ses langues), à un logement décent, etc.

     Malheureusement, depuis 40 ans l’Algérien n’a été nourri que de beaux discours académiques mais creux et gavé à satiété de promesses non tenues lui demandant encore et toujours de supporter d’autres sacrifices dans l’intérêt du pays.

     Au fil des années, l’Algérien a vu sa dignité piétinée jusqu’à devenir un sous-citoyen perdant ses droits un à un jusqu’aux plus élémentaires : le droit à la vie.

     Depuis 40ans, l’Algérien a vu ses espaces d’expression se rétrécir et son droit à la différence totalement anéanti au nom de l’intérêt de l’Etat. La stratégie du pouvoir était d’uniformiser le peuple tout entier après avoir cru avoir réussi à uniformiser sa pensée.

     L’Algérien qui a pendant longtemps caressé l’espoir de voir ses conditions de vie s’améliorer a vu au contraire son pouvoir d’achat s’effriter à tel point que la misère est devenue générale où l’unique aspiration qui lui restait était de lutter pour sa survie.

     Lui qui a espéré, à l’indépendance, accéder à un logement décent et relever son niveau de vie, a vite déchanté. Pis encore, il voit son espace vital se réduire et sombrer lamentablement dans un misérabilisme aggravé par le nombre d’enfants élevés, qui deviennent adultes pour aller grossir les rangs des chômeurs malgré leur niveau d’instruction.

     Le système éducatif qui a montré ses limites et son inadaptation aux valeurs universelles n’est pas en reste dans la pente douce prise par notre pays vers l’inconnu dont le pire est à craindre. L’école qui est le moyen par excellence pour former et informer l’homme a lamentablement échoué dans sa mission malgré les sommes faramineuses injectées dans ce secteur et tout l’intérêt qu’il semblait bénéficier des autorités algériennes et sa place privilégiée consacrée dans les textes internationaux et les textes législatifs nationaux.

     L’Etat algérien, depuis son adhésion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le 08 octobre 1962, a même signé et ratifié d’autres textes internationaux, comme le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. A chaque engagement de l’Algérie à un instrument international donc au respect des droits de l’homme, le peuple se met à développer immédiatement un sentiment d’espoir. Un espoir qui ne tarde pas à tourner vers le désespoir car le décalage entre les intentions et la pratique est outrageusement apparente. La sécurité des Algériens est devenue dangereusement précaire par la défaillance des services de l’Etat où les dépassements sont devenus monnaie courante et l’impunité régner en maîtresse.

     Ce rétrécissement des libertés individuelles et collectives, l’effritement du pouvoir d’achat, la précarité du marché de l’emploi, l’absence de perspectives ont amené les jeunes algériens, un 05 Octobre 88, à investir le dernier espace qui leur restait : la rue, pour envoyer un signal fort et violent aux tenants du pouvoir. Cette manifestation, reposant sur des revendications légitimes qui sont pourtant consacrées par les textes fondamentaux ratifiés par l’Algérie, a été violemment réprimée par le pouvoir se traduisant par plusieurs centaines de morts et de blessés graves.

     A ce jour le statut de ces victimes n’est pas arrêté, elles sont qualifiées d’accidents de travail sans qu’elles connaissent le nom de leur employeur.

     Un séisme a secoué une grande partie de l’Algérie, en avril 2001, où 120 jeunes ont trouvé la mort et des milliers de jeunes blessés, handicapés à vie pour avoir osé revendiquer le droit d’exister et le droit à la dignité.

     Après 18 mois de protestation, le pouvoir, au lieu d’aller vers la vraie solution aux vrais problèmes, a préféré réprimé toutes manifestations et toute forme de revendication, arrêté des délégués-citoyens qui ont commis l’erreur de vouloir s’exprimer librement et de revendiquer publiquement leurs droits élémentaires : sociaux, économiques, culturels et linguistiques.

     Depuis 40 ans, l’Etat algérien ne fait que consommer ses contradictions et entamé toute sa crédibilité compromettant sérieusement et pour longtemps son avenir et en hypothéquant même l’avenir des générations montantes.

     Il est temps, et nous l’avons déjà dit, que le pouvoir prête attention à son peuple qui a mûri et qui manifeste une prise de conscience qui force le respect et l’admiration.

     Le pouvoir algérien qui ne veut pas provoquer le changement le subira avec tous les inconvénients.

Octobre 2002

Rabah NACERI

Ancien Président d’Apw de Bejaïa (1997 – 2002)

Militant du mouvement associatif et des Droits de l’Homme.

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Contribution pour une rupture

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

Par Rabah Naceri

Encore une fois !

     Encore une fois le peuple algérien sera appelé à aller aux urnes pour les présidentielles, dans les jours à venir, et à d’autres échéances électorales, Apn, Apw et Apc, sitôt après.

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L’Algerie : de crise en crise

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

L’ALGÉRIE, DE CRISE EN CRISE

Malgré la prévisible désaffection des électeurs et les incessants appels des partis politiques d’opposition et des personnalités en vue du règlement de la crise en Kabylie et la réunion de toutes les conditions utiles et nécessaires quant à un déroulement sérieux du scrutin avant la convocation du corps électoral, le pouvoir a fait la sourde oreille et n’a agi qu’en fonction de ses propres intérêts. Comme voulu par lui, les élections législatives ont été conduites à terme, bien qu’elles n’offrent pas la solution à la crise.

Le discrédit porté au processus électoral, en tant que mode d’expression démocratique tel qu’il ressort du taux record d’abstention et des multiples contestations des résultats, risque d’affaiblir dangereusement l’évolution démocratique du pays. En conséquence, le mécontentement populaire persistant en Kabylie, particulièrement après la validation du scrutin par le Conseil constitutionnel, fera probablement et peu à peu jonction avec les mouvements de révolte disséminés à travers tout le territoire national.

La jeunesse qui a refusé de voter a exprimé sa mal-vie. La désagrégation de l’autorité de l’Etat et le discrédit des relais politiques légaux qui ont participé aux élections concourent à l’affaissement moral de la nation (…). Les futures élections municipales risquent, elles, de mettre le pays dans un état insurrectionnel. Les APC étant le foyer des pouvoirs locaux, tous les démons enfouis tant bien que mal pourraient être libérés.

Dans le cas où le pouvoir persisterait à maintenir sa politique actuelle et à forcer le passage pour revenir à la situation hégémonique d’un parti dont la responsabilité dans les déboires de l’Algérie indépendante est immense, le risque d’une déstabilisation profonde et grave du pays est à redouter dans un proche avenir (…). Il est urgent que le pouvoir revienne au respect des lois en libérant l’activité politique et la constitution des partis politiques et associations ainsi qu’en ouvrant les médias publics, en particulier la télévision, au débat contradictoire. Il est non moins urgent que ce même pouvoir ouvre un véritable dialogue avec les représentants authentiques du mouvement citoyen et que de leur côté, ces derniers capitalisent les concessions du gouvernement, arrachent leur reconnaissance légale et subliment leur combat citoyen en un mouvement apte à porter l’idéal démocratique dans une action constructive.

Signataires :
Rabah Naceri (P/APW de Béjaïa)

Mohand Arezki Ferrad (ex-député)

Abdelaziz Djeffel (élu APC Aïn El Aloui, Bouira)

Smaïl Saïdani (SG du MLD)

Zoheir Rouis (président Forum démocratique, Paris)

Soufiane Djilali (président du Mouvement pour les libertés et le développement).

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Quelle Algerie voulons-nous ?

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

Quelle Algérie voulons-nous ?

par Rabah Naceri

L’Algérie est en train de vivre une crise profonde jamais connue depuis l’Indépendance qui met en péril sa stabilité et son devenir. Les ingrédients sont présents, et les signes d’une explosion sociale sont visibles.

Alors que l’urgence est signalée pour engager une sérieuse réflexion pour ramener le calme et la sérénité à la suite des évènements sanglants qui ont lieu dans plusieurs régions du pays et, à un degré plus intense en Kabylie, le Pouvoir multiplie ses exactions et ses fuites en avant en faisant comme si de rien n’était.

Il a fallu attendre dix mois d’enfer, enregistrer plus d’une centaine de morts par arme de guerre et plus de 7 000 blessés (et la liste continue de s’allonger), dont certains seront handicapés à vie, pour que le Président daigne s’adresser au peuple un certain 12 mars. Un discours qui, malheureusement, n’a convaincu ni les citoyens ni la classe politique.

Le peuple a espéré des signes forts de la part du Président comme la levée de l’état d’urgence, le report des élections législatives et la mise en place de structures de transition pour une véritable alternative démocratique. Au lieu de tout cela, il fait un discours terne où il a enfermé le mouvement citoyen dans une région dont la revendication principale serait d’ordre linguistique ; et bien plus, il persiste à maintenir les élections législatives pour le 30 mai dans une ambiance d’insurrection en faisant de cette échéance électorale un objectif immuable. Ces élections sont perçues par le mouvement citoyen comme une provocation de plus du Pouvoir pour pousser davantage au radicalisme, donc au pourrissement. La population garde toujours les séquelles du traumatisme de la fraude massive des élections de 1997 et qui, de surcroît, n’ont rien réglé. Pis encore, la population, consciente des enjeux que représentent ces élections, est convaincue que c’est une énième manoeuvre du Pouvoir pour pérenniser un système obsolète et violemment décrié, d’autant plus que les quotas des sièges sont déjà arrêtés.

Autrement dit, la population revendique avec force et violence une rupture avec le système en place pour une véritable citoyenneté et s’échapper de cette « sous-citoyenneté » dans laquelle l’ont confinée jusque-là les tenants du pouvoir. A mon sens, différer la date de ces élections ne sera perçu que comme un signe fort de bonne volonté politique et, parallèlement, engager une sérieuse réflexion pour la mise en place de structures de transition à même de réhabiliter le politique et s’engager enfin vers une alternative démocratique pour une véritable sortie de crise.

Quant aux partis qui persistent à participer aux élections, même sans une partie de l’Algérie, assumeront la responsabilité historique de pousser le pays vers le chaos, d’avoir apporté la légitimité nécessaire et tant recherchée à ce système qui lui permettra par là même de se reproduire. Ce qui va à contre-courant de la volonté populaire et du mouvement citoyen. Il est grand temps, pour ne pas dire trop tard, que les tenants du pouvoir et les candidats aux postes placent l’intérêt du pays au-dessus de l’intérêt individuel et daignent enfin accorder une attention particulière à cette jeunesse – adulte qui constitue les deux tiers de la population nationale. Une jeunesse qui ne demande qu’à être associée aux destinées de notre pays et de lui permettre d’être au rendez-vous pour la reprise du flambeau allumé un certain 1er Novembre 54.

Jeudi 15 décembre 2005

Rabah Naceri
Ancien P/APW de Béjaïa
1997 – 2002

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