La saleté s’impose aux lieux du Savoir. Incompétence ou irresponsabilité ?

Posté par Rabah Naceri le 28 avril 2015

Contrairement à certains amis qui animent la toile web en publiant de beaux clichés qui montrent, en effet, de magnifiques paysages de la ville ou des environs. Les photographes qui nous rapportent ces beaux paysages méritent d’être félicités pour le magnifique travail qu’ils font en le partageant avec tous les internautes. Il est tout aussi vrai que notre région recèle de merveilleux sites naturels qui méritent d’être montrés à d’autres. Il faut cependant préciser que ces sites ne sont pas l’œuvre des hommes mais de dame nature.
Me concernant, je préfère dévoiler les insuffisances des responsables de cette wilaya, qu’ils soient élus ou désignés, car ces responsables ont pour mission d’améliorer le quotidien des citoyens et de veiller à leur bien-être. Donc, en dénonçant ces insuffisances, cela contribue à attirer l’attention de ces responsables pour y remédier.

La chose qui me chagrine le plus et au quotidien, c’est le manque d’hygiène qui devient général. Il n’existe pas un seul quartier qui n’a pas sa part d’ordures ménagères et cette situation tend à se généraliser au niveau de plusieurs communes de la wilaya et plus particulièrement au niveau du chef-lieu. Le comble est atteint lorsqu’on remarque des décharges sauvages aux abords des établissements scolaires et des édifices publics censés être la vitrine de l’Etat.

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 Nous voyons sur cette photo, prise ce matin 28/4/2015, une décharge sauvage devant l’entrée des élèves. Ni l’administration, ni les parents d’élèves n’ont pris l’initiative de nettoyer et d’interdire cette pratique dégradante et réductrice. Cette pratique se banalise et l’élève finit par s’accommoder à cette anomalie alors que c’est maintenant que le jeune adolescent doit apprendre à lutter contre le désordre, la saleté, etc…

Mieux encore, je me suis rendu au campus universitaire « Aboudaw » il y a deux ou trois jours et ce que j’ai vu aux abords immédiats de cette institution du Savoir a « bloqué ma cervelle » comme on dit dans le langage populaire.
Des quantités énormes de bouteilles de bière, de canettes, d’emballages divers jonchent tout l’espace qui borde la clôture de l’université. Comme pour mieux s’imposer aux regards des étudiants et des enseignants, ces saletés sont venues jusqu’au bord du quai où s’agglutinent les étudiants pour prendre le bus afin de regagner leur cité, pour ceux qui logent dans les cités, ou leur domicile, pour les étudiants externes.
Ces jeunes qui ont déjà un pied dans la vie active risquent de ne jamais réagir au désordre ambiant et aux ordures qui se trouveraient sur leur passage ou aux abords de leurs lieux de travail. Ils ne pourront jamais enseigner les règles de propreté ou d’hygiène à leurs élèves ni même à leurs enfants puisqu’ils ont évolué dans un milieu insalubre sans voir les responsables réagir à cet état de fait.

Observez ces clichés qui nous rappellent la réalité que nous vivons au quotidien.

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La wilaya de Bgayet fête ses 40 ans d’existence, mais toujours sans siège.

Posté par Rabah Naceri le 25 novembre 2014

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     Quarante ans ! Oui, cela fait 40 ans que Bgayet a le statut de wilaya puisque le décret portant création de la wilaya remonte à 1974. Et, aussi insolite que cela puisse paraitre, cette institution de la république est toujours sans siège digne de ce nom.

     L’actuelle bâtisse qui sert de siège à la wilaya était une cité de logements destinés aux enseignants et dans l’urgence d’application du décret portant création de la wilaya, il a été procédé au détournement de ces blocs qui ont subi des modifications à la hâte pour les adapter à la nouvelle affectation.

     Le mérite revient au wali, Meziane-Cherif, qui a su marquer de son empreinte son passage qui, malheureusement, n’a pas duré assez longtemps. Pour mémoire, nous citerons l’inscription et la réalisation de l’aéroport Abane-Soummam, l’ouverture de routes, le dédoublement de l’avenue Ben-Boulaid, l’élargissement et la modernisation de la rue de la Liberté, la création du jardin El-Qods qui a été inauguré par Yasser Arafat (at-irhem rebi), l’inscription et la réalisation d’un vaste programme de logements sociaux, etc…

     Après le départ de ce wali, ce fut des passages à vide et aucun wali n’a tenté d’ériger un siège digne de ce nom pour la ville qui fut jadis la capitale de la dynastie Hammadite, celle qui fut le centre de rayonnement culturel et scientifique pendants des siècles.
Un seul a fait l’exception et j’en témoigne pour l’histoire car j’ai passé avec lui les deux dernières années de mon mandat. Il a tout fait pour « que la wilaya de Bgayet ait son siège comme l’exige sa renommée et sa haute culture » (ce sont ses propres paroles). Ses efforts ont abouti en obtenant l’assiette de terrain mitoyenne à l’actuel « siège » et qui était occupée par le « Souk El-Fellah Le Palmier ».
La direction des domaines a demandé un prix très fort que le budget de wilaya ne pouvait pas accorder. Il multiplia ses contacts avec les ministères et ce fut l’ancien ministre de l’intérieur qui a réussi à le lui obtenir au prix du Dinar symbolique.
Le wali, Rachid Fatmi, m’a fait cet aveu que je rapporte mot à mot :
- »Si Rabah ! Je ferai tout mon possible pour que je réalise un siège de wilaya digne de Bejaia avant que je ne parte en retraite, si Dieu veut« .

     Le terrain en question, d’une superficie de près de 6000 m², a été reversé comme bien de la wilaya depuis le 1er trimestre 2002. Mon mandat s’est achevé en novembre 2002, quoi que le wali m’a prié de rester encore 2 ou 3 mois car toute  la Kabylie était à feu et à sang. Ces évènements tragiques ont retardé les élections locales et nationales car la population avait rejeté en bloc toute idée de vote.

     J’ai appris qu’un bureau d’études a été chargé d’élaborer un plan de construction du nouveau siège de wilaya. Mais après, je ne savais plus ce qui se faisait mais j’ai gardé une grande confiance envers ce wali qui voulait vraiment réaliser ce projet qui lui tenait à cœur. Malheureusement, ce wali fut, au cours d’un mouvement du corps des walis, muté à Souk-Ahras.

Nous sommes en 2014, et ce terrain demeure toujours nu et comme aucune information n’est donnée alors c’est dame rumeur qui s’active. Certains parlent même d’une tentative de détournement de cette assiette de terrain, d’autres parlent qu’une transaction est engagée entre le wali et le PDG de l’EPLF pour un éventuel échange de terrains. C’est la grande épicerie de wilaya !
Comment voulons-nous que notre wilaya trouve un toit aux nombreux citoyens demandeurs sachant que cette institution de la république est elle-même sans toit depuis 40 années ?

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Bejaia à l’époque hammadite (par Zahir Iheddadene. Décembre 2010)

Posté par Rabah Naceri le 7 novembre 2014

Cette étude retrace l’histoire de Bejaia à l’époque hammadite, époque la plus glorieuse que cette ville ait connue.
Sur le plan de l’histoire politique beaucoup d’historiens, en arabe particulièrement et notamment Ibn Khaldoun, lui ont consacré de grands développements que nous résumerons dans un premier paragraphe. Ce n’est donc pas cet aspect qui nous préoccupe.
Notre recherche et notre curiosité se sont penchées sur la ville elle-même, sa physionomie, son étendue, sa topographie, sa structure, son activité, son développement d’une façon générale. En l’absence de documents, nous avons trouvé beaucoup de difficultés a reconstituer ce que fut cette capitale, l’une, si ce n’est la plus grande de l’époque.

 Zahir IheddadeneConcernant l’histoire politique de Béjaia, il suffit de signaler, avec beaucoup de réserves, l’ouvrage de Charles Ferraud, édité en 1868, mais qui garde toute sa fraicheur, tout particulièrement pour la période hammadide. IL y a lieu de souligner, également, que Béjaia (Bhegaith) a existé bien avant Saldae qui a été fondée par Juba II, le berbère et non par les Romains comme le prétendent certains historiens.
Résumons brièvement les faits historiques.
Béjaia, la hammadite a été fondée en 461 de l’Hégire(1067), par Moulay Nacer, fils de Alenas, fils de Hammad, de la grande tribu berbère des Sanhadja, pour deux raisons essentielles : s’éloigner des attaques répétées des bandes hilaliennes et créer un port pour s’ouvrir sur l’extérieur. Cette nouvelle ville a connu immédiatement une prospérité incomparable, comme l’attestent certains écrits de l’époque que nous reproduirons plus loin. Cette prospérité n’a cessé de se développer pendant la période Almohade et Hafside jusqu’à l’agression des Espagnols en 1509. Ce sont ces derniers, avec une barbarie effrénée, qui ont détruit la ville : ses palais, ses mosquées, ses quartiers ; ils l’ont pillée, volée et détruit toute trace de civilisation. Lire la suite… »

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Silence ! On pompe.

Posté par Rabah Naceri le 10 octobre 2014

Silence

A vrai dire, je ne savais pas si j’allais faire un article normal avec toute la littérature que cela exige ou bien en faire une simple publication insolite et passer à autre chose.

Finalement, j’ai opté pour une description très simple en implorant l’indulgence des visiteurs du blog et des lecteurs. Par précaution, avant de décrire la chose sur laquelle je voulais vous en parler, j’ai pris le temps nécessaire pour faire certaines vérifications afin de ne pas paraitre ridicule. Je me suis donc mis à rechercher la signification d’un panneau de signalisation routière que je n’ai rencontré nulle part dans notre wilaya ni dans d’autres wilaya de notre pays sauf à un endroit auquel personne n’aurait pensé. Pour bien faire, j’ai opté pour une capture d’image dans un logiciel de conduite homologué par les services des mines d’Europe. Voir ci-dessous

Panneaux

Ce panneau indique qu’il est interdit d’utiliser les signaux sonores, autrement dit, il est strictement interdit de klaxonner sous peine de contraventions. Et généralement, ce panneau, nous le rencontrons devant les établissements scolaires, hôpitaux et mosquées… Ce qui est tout à fait normal et logique. Or, ce panneau n’existe nulle part devant ces établissements énumérés, mais il est implanté en trois exemplaires devant les cuves d’hydrocarbures de Naftal au niveau de la rue de Lilles, arrière-port de Bgayet.
Ces trois panneaux existent depuis fort longtemps à cet endroit, comme le montrent les photos que j’ai prises moi-même.

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Pour m’en assurer, j’ai sillonné la ville en faisant très attention, lorsque je passe devant un établissement scolaire, pour bien repérer ce fameux panneau qui devait, logiquement, y être implanté et bien visible pour imposer le respect aux automobilistes. Rien ! Les mêmes vérifications devant les structures de la santé aussi bien publiques que privées. Toujours rien.
Donc, je conclus que nos autorités savent ce qu’elles font.
Ce n’est pas grave du tout que nos enfants soient un peu perturbés par ces signaux sonores. Ils finiront par s’habituer. Le même traitement est imposé aux malades pour les accoutumer à la pollution sonore, mais on ne doit absolument pas déranger ceux qui pompent le liquide précieux. C’est ce liquide précieux qui constitue 98% de notre économie. Les cadres affectés à cette délicate mission forcent le respect auquel nous devons impérativement nous soumettre car ils veillent sur l’intérêt du pays et du peuple, et même des générations à venir.

Voilà pourquoi j’ai choisi le titre « Silence ! On pompe. »

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Un Bougiote grimpe jusqu’au sommet de l’Everest

Posté par Rabah Naceri le 30 septembre 2014

Dendoune (Par Remi Yacine. El Watan). Journaliste atypique, il a gravi l’Everest en questionnant son identité, fait le tour du monde à vélo pour lutter contre le sida, parti à Baghdad pour servir de bouclier humain pour protéger une usine de traitement de l’eau. Nadir Dendoune ne peut se satisfaire d’une seule vie. Cette fois, il a enquêté en France et en Palestine pour décortiquer le traitement médiatique de «l’affaire Salah Hamouri», l’étudiant franco-palestinien qui a passé injustement 7 ans dans les prisons israéliennes.

-Pouvez-vous nous résumer votre parcours ? On a l’impression que vous avez vécu plusieurs vies…

Je suis né le 7 octobre 1972 à Saint-Denis (93). A 20 ans, ressentant le besoin de partir loin, je suis parti en Australie où je suis resté huit ans. En 2001, je prends mon vélo pour un tour du monde en solo (Sydney-Paris) en partenariat avec la Croix-Rouge australienne pour «faire plus de bruit contre le sida». En 2003, en pleine deuxième guerre du Golfe, je vais à Baghdad pour protéger une usine de traitement de l’eau (l’idée était d’empêcher, par notre présence, les Américains et leurs alliés de bombarder les sites civils). De cette expérience, naîtra mon premier livre Journal de guerre d’un pacifiste.

L’année suivante, j’ai repris des études de journalisme. Ce qui m’a valu par la suite de travailler au Parisien, à M6 ou à France 3. Actuellement, je collabore avec plusieurs médias, dont Le Courrier de l’Atlas, Jeune Afrique et L’Humanité. En 2007, mon deuxième livre, Lettre ouverte à un fils d’immigré, paraît. Un livre adressé à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, pour lui dire tout le bien qu’«un métèque de banlieue» comme moi peut penser de sa politique. En 2008, sans aucune expérience en montagne, je pars gravir l’Everest. Un périple de deux mois où j’ai failli plusieurs fois abandonner, mais j’ai tenu bon. Un hommage à la banlieue mais aussi à l’Algérie (ndlr, une première pour un Maghrébin), le pays de mes parents, les deux êtres les plus courageux que je connaisse.

-Quel est votre rapport avec l’Algérie ?

Comme beaucoup de fils d’immigrés, je venais au «bled» en vacances. Nous sommes originaires d’un petit village de Kabylie, dans les environs de Béjaïa. Gamin, il n’y avait pas d’eau, pas d’électricité, alors les vacances au bled, on ne peut pas dire que c’était le paradis. J’ai énormément voyagé par la suite, alors il m’était difficile par la suite de venir en Algérie. Aujourd’hui, j’y vais tous les ans. Un besoin viscéral de me ressourcer. Je loue souvent une voiture et je me balade un peu partout. L’Algérie est fantastique. Lire la suite… »

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La légende de la croyante Mimouna (par Souad)

Posté par Rabah Naceri le 27 septembre 2014

Notre amie Souad a posté, dans une page facebook « C@fé des Bougiotes », une vieille légende que toutes les familles Bougiotes se racontaient chaque fois qu’une discussion portant sur la foi est lancée pour expliquer qu’en Islam tout est dans la sincérité de l’action.
Elle est tellement bien écrite que je n’ai pas résisté à l’envie, avec sa permission bien-sûr, de la reprendre dans mon blog afin de la partager avec tous nos amis qui, j’espère, nous feront part de leurs commentaires.

Bonne lecture !

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« Mimouna adore Dieu, et Dieu connaît Mimouma.’’

La légende de Lalla Mimouna

Son nom est connu dans toute l’Algérie et même au Maghreb : Lalla Maïmouna ou Lalla Mimouna. On la localise aussi un peu partout: dans l’Algérois, en Kabylie, dans le Constantinois, au Sahara, et bien d’autres régions…

La légende dit que c’est une femme pieuse qui ne parlait que son dialecte berbère. Elle ignorait la langue arabe et ne savait dire pour toute prière que ces mots: «Mimouna adore Dieu et Dieu écoute Mimouna.» Prière naïve mais prière sincère qui provient d’un cœur plein de foi et de sincérité.

Pour ne pas avoir à dire des choses désagréables, elle s’est retirée au sommet d’une montagne et vit en ermite. Elle dort dans une grotte et, le jour, assise sur un rocher, elle passe son temps à réciter sa formule: «Mimouna adore Dieu et dieu écoute Mimouna.» Le seigneur Tout-Puissant qu’elle invoque ainsi, sans fatigue, répond à ses besoins.

Elle avait chaque jour, dit la légende, sa nourriture et sa boisson de sorte qu’elle pouvait s’occuper de ses dévotions, sans avoir à se préoccuper de sa subsistance. Des gens parfois lui rendaient visite dans sa retraite et lui demandaient de faire des invocations pour eux. Elle répondait à la demande et, après avoir invoqué Dieu, elle reprenait sa litanie: «Mimouna adore Dieu et Dieu répond à Mimouna.»

Le temps passe, Mimouna prend de l’âge, mais elle récite toujours sa formule, le cœur plein d’amour et de crainte pour Dieu.
Un jour, alors qu’elle est en prière, un étranger de passage la croise :

— Bonjour brave femme, qui es-tu ? lui demanda l’étranger
— Je suis Mimouna, lui répondit-elle
— Que fais-tu ici, seule, dans la montagne ?
— J’adore Dieu, jour et nuit, en récitant «ma» prière
— «Ta» prière ? Mais il n’y a qu’une façon de prier ; mais récite-moi «ta» prière !»

Elle lui débite alors sa formule : «Mimouna adore Dieu et Dieu répond à Mimouna».
L’homme sourit et lui dit: «Non, dit-il, ce n’est pas comme cela qu’il faut prier !

«J’ai toujours prié de la sorte, dit la pauvre femme, bouleversée à l’idée de ne pas être en conformité avec la religion.»
«Ne t’inquiète pas, dit l’homme. Si tu veux, je vais t’enseigner la prière…»

La brave femme, encore plus inquiète, demanda: «Dieu me pardonnera-t-il d’avoir ainsi prié toutes ces années de retraite ? Je ne savais pas comment procéder et je ne sais pas la langue arabe !»
« Assurément Dieu te pardonnera, dit l’homme, puisque ta foi est sincère !»

Il s’assoit à côté d’elle et lui enseigna la prière, en lui répétant les formules pour qu’elle ne les oublie pas.
«Voilà, lui dit-il, satisfait. Tu sais maintenant prier correctement !»

Quand l’homme se lèva pour partir, Mimouna a appris la prière.
«Va, lui dit-elle, que Dieu te récompense pour la peine que tu t’es donnée pour moi !

— Fais des invocations pour moi, dit l’homme». Et il s’en est allé.
Aussitôt l’étranger parti, elle veut retourner à ses dévotions. Maintenant qu’elle a appris la façon correcte de prier, elle n’a plus besoin de ressasser sa formule: «Mimouna adore Dieu, Dieu répond à Mimouna».

Elle s’assoit à sa place habituelle et s’apprête à réciter les formules enseignées par l’étranger. Mais voilà que les mots s’emmêlent dans sa tête, elle n’arrive pas à les aligner et puis même les mots dont elle se rappelle, elle finit par les oublier.

«Mais que faut-il dire ?», se demande-t-elle. Elle regarda autour d’elle, dans l’espoir de revoir l’étranger qui lui a appris à prier, mais il a disparu !
«Mon Dieu, mon Dieu, gémit-elle, pourquoi cet homme est-il venu ? J’étais paisible et j’adorais mon Créateur, le cœur plein de foi, et voilà qu’il surgit et qu’il me dit que ma façon de prier n’est pas la bonne ! Il m’a appris sa façon mais je l’ai oubliée !» Elle se tord les mains : elle ne peut pas rester sans prier. Elle a le besoin vital d’invoquer le Seigneur pour lui témoigner sa foi ! Sans prière, elle est comme morte.

Puisque Mimouna a oublié la prière de l’étranger, elle ne peut que retourner à la sienne. Même si elle n’est pas correcte, elle exprime toute sa foi et son amour pour Dieu, Dieu lui pardonnera certainement son étourderie. «Mimouna, commence-t-elle, Mimouna…».

Et elle s’arrête : elle a oublié l’autre moitié de sa prière ! Elle tente de retourner à la prière de l’étranger, mais maintenant elle en a même oublié les premiers mots. Elle a oublié également sa formule ! Elle lève alors les mains au ciel et, dans un mouvement de colère, lance cette injonction : «Ô mon Dieu, cet homme m’a embrouillé l’esprit, embrouille sa route ! Fasse qu’il ne trouve pas son chemin ! Fasse qu’il reste prisonnier de la montagne jusqu’à ce que je retrouve ma prière !».

A ce moment-là, l’étranger qui s’apprêtait à quitter la montagne, se met à tourner en rond. Il lui semble que l’espace s’est refermé sur lui et il n’arrive pas à trouver son chemin ! «Que se passe-t-il, se demande-t-il, j’étais pourtant sûr de ma route, cette brave femme m’a bien orienté, je ne comprends pas pourquoi je me suis perdu !».

Il tourne ainsi toute la journée, passant et repassant inlassablement par les mêmes lieux. Désespéré, il décide de retourner auprès de Mimouna qui saura, peut-être, le guider. L’étranger retrouve Mimouna, pleurant, accoudée à son rocher.

«Qu’as-tu ? lui demande-t-il, tu étais bien quand je t’ai laissée.»
Elle le regarde et lui dit sévèrement : «J’ai oublié la prière que tu m’as enseignée et j’ai également oublié ma formule, de sorte que je ne peux plus invoquer le Seigneur Tout-Puissant !»

L’homme a aussitôt un soupçon: «Mimouna, ne m’aurais-tu pas lancé une malédiction ?»
– «Oui, dit la pieuse femme qui ignore le mensonge, je t’ai lancé une injonction !»

L’homme devient pâle.
«Tu as dû me maudire de t’avoir embrouillée !»
– «J’ai demandé à Dieu d’embrouiller ta route comme tu as embrouillé mon esprit !»

– «Pardonne-moi !» dit l’homme
– «Je te pardonne, dit Mimouna, mais rappelle-moi la prière !»
– «Je vais te rappeler ta formule, dit l’homme»
– Mais tu m’as dit qu’elle était incorrecte»
– «Que non ! dit l’homme. Ta façon de prier est très correcte puisque Dieu agrée tes invocations. Continue à la réciter, continue à adorer Dieu à ta façon, ô Mimouna, qu’importent les formules puisque, pour Dieu, seules la foi et la sincérité comptent !
Mimouna retourne donc à sa prière : ‘’Mimouna adore Dieu et Dieu connaît Mimouma.’’»
Et l’homme, comme par enchantement, retrouve son chemin.

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Santé publique. Un sérieux danger guette les populations

Posté par Rabah Naceri le 18 juillet 2014

Nos invisibles

Suite à un commentaire écrit par le docteur Kamal Bouraoui sur sa page facebook, son alerte m’a, un peu, forcé la main à publier cet article dans mon blog alors que cela fait des semaines que j’ai commencé à prendre des clichés de ces personnes pour les rendre publiques.

En effet, nous remarquons de plus en plus de mendiants, de malades mentaux, de sdf, de réfugiés syriens, maliens ou nigériens, etc…dans les rues de la ville de Bgayet. Ils sont là sous les arcades du stade scolaire, à l’ombre d’un arbre le long de la rue de la Liberté, parfois au coin d’un mur sous à un soleil de plomb. Certains passants, beaucoup plus les jeunes filles et les femmes, leur donnent une pièce mais d’autres les regardent sans les voir.
Aujourd’hui, l’inquiétude ne se situe pas dans le nombre, de plus en plus élevé, de ces personnes dans les rues du chef-lieu de wilaya mais beaucoup plus sur le plan sanitaire car ces personnes venues d’horizons divers peuvent être de dangereux vecteurs de maladies graves comme le paludisme (épidémies constatées au Mali et Niger), la polio et la bilharziose en Syrie.
Il est donc urgent que les services sanitaires de la wilaya, aidés par le Croissant Rouge Algérien et les associations humanitaires, lancent une sérieuse campagne de dépistage des maladies parasitaires et infectieuses et de les traiter avant qu’une épidémie ne se déclenche.

Cette question relevant de la santé publique doit susciter l’inquiétude des autorités sanitaires de toutes les wilayates qui connaissent la même situation.

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Les Bougiotes dénoncent l’absence de l’Etat

Posté par Rabah Naceri le 7 juillet 2014

Habituellement, je n’insère que les articles portant sur des sujets qui intéressent toute la wilaya de Bgayet ou tout au moins qui concernent plusieurs communes mais aujourd’hui, je m’accorde la liberté de déroger à cette discipline que je me suis imposé pour parler d’une situation assez particulière car elle empoissonne la vie à plusieurs familles, au personnel enseignant, aux 450 élèves fréquentant l’école Azzoug et à de nombreux commerçants.

Cette situation est celle qui prévaut au niveau de l’arrêt de bus « El-Qods », situé sur l’avenue Ben-Boulaïd, où l’on relève une absence totale de l’Etat remplacée par celle d’une mafia des transporteurs urbains. Cet arrêt de bus a pris l’allure d’une véritable gare routière où l’on compte parfois 39 bus qui se suivent à moins de 60cm les uns des autres formant ainsi un long chapelet qui s’étire sur une distance de plus de 250mètres (ces 39 bus, c’est moi-même qui les ai comptés).
Pourquoi ?
Parce que les premiers bus qui arrivent à la station El-Qods gardent cette place jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de voyageurs sur les quais. Les convoyeurs de bus descendent sur le quai et crient à tue-tête les stations desservies, ce qui donnent une allure de marché aux puces. A ces cacophonies s’ajoutent les coups de klaxon des bus qui se  trouvent derrière pour manifester leur colère contre ceux qui les précèdent car ils leur prennent toute la clientèle.

Le premier grand poison est le tapage provoqué par ces chauffeurs de bus avec leurs stridents klaxons à des heures parfois impossibles où les familles viennent à peine de se réveiller ou bien les élèves sont en classe et le second est le blocage de la route aux véhicules qui veulent prendre la rue des Frères Chikirou qui débouchent sur l’école Azzoug et les quartiers environnants.
Le blocage de cette route provoque un autre bouchon qui se terminent souvent par des bagarres violentes entre les résidents de ce quartier et les chauffeurs ou bien entre les conducteurs de véhicules légers qui viennent livrer la marchandise ou bien qui ramènent leur progéniture à l’école et les chauffeurs de bus devenus avec le temps de vrais dangereux.

Plusieurs appels à la police qui restent sans suite alors que nous apercevons plusieurs policiers s’ennuyer par manque d’activités  du côté des Babors. Tout récemment, des résidents de la rue des frères Chikirou ont carrément fermé l’avenue Ben-Boulaïd avec leurs véhicules et des plaques métalliques jusqu’à l’arrivée des policiers qui ont promis de régler définitivement le problème. Moins d’une dizaine de minutes plus tard, aucun policier n’est resté à cet endroit pour discipliner les bus qui n’ont pas hésité une seconde pour reprendre les klaxons et obstruer la rue des Frères Chikirou.

Nous nous interrogeons aujourd’hui sur ce laxisme des services de l’ordre qui autorise le désordre et la « loi » imposée par ces chauffeurs de bus qui ne respectent rien et personne. Jusqu’où l’anarchie ?

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Cette photo a été prise aujourd’hui, lundi 7 juillet 2014, et elle dure 12 mois sur 12 sauf les vendredi

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Tin-Hinan, Reine ou Roi ?

Posté par Rabah Naceri le 26 juin 2014

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Son squelette a été découvert en 1925

Tin-Hinan, une reine ou un roi ?

Reine mythique des Touareg Ahaggar, devenue figure légendaire et incontournable de l’identité berbère, Tin-Hinan n’a pas fini -encore aujourd’hui – de livrer tous ses secrets.

Tin-Hinan, Reine ou Roi ? dans 3. CULTURE & EDUCATION Tin-Hinan  (Par M.Aziri). Plus de 15 siècles après sa disparition, elle remplit son univers de fantasmes et aiguise bien des curiosités scientifiques. 82 ans après la découverte du tombeau dit de Tin-Hinan à Abalessa (73 km à l’ouest de Tamanrasset), les «doutes» sur l’identité réelle du personnage inhumé ne cessent de hanter la communauté scientifique. Des incertitudes que des chercheurs du Centre national des recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) appellent à dissiper.trans dans 3. CULTURE & EDUCATION

  De nouvelles fouilles et des tests ADN s’imposent, selon eux, pour identifier le squelette découvert en 1925. Il va sans dire qu’un tel «projet» paraît hautement risqué pour les «gardiens du temple». La légende et le mythe fondateur des Touareg survivront-ils cette fois-ci à l’implacable vérité scientifique ? Abalessa. Vendredi, 9 novembre. La caravane de préhistoriens, invités de marque du colloque international sur la préhistoire maghrébine (organisé à Tamanrasset du 4 au 9 novembre), marque sa dernière halte. Le voyage au bout de l’Askrem, entamé la veille, prend fin, non sans émotion, sur ces terres d’Abalessa, l’ancienne capitale du Hoggar, au pied d’un des plus grands monuments berbères, le tombeau «présumé» de Tin-Hinan. Le monument funéraire se dresse devant ses scrutateurs, gorgé de mystères. Quelques-uns des grands noms de la recherche préhistorique algérienne, Malika Hachid, Abdelkader Haddouche et Slimane Hachi, pour ne citer que ceux-là, font les précieux guides pour leurs collègues du Maroc, de Tunisie, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Italie… émerveillés et insatiables. L’histoire et la mémoire des lieux, chacun y est allé de ses certitudes et de ses doutes pour la conter. Au sommet du mausolée, et devant l’assistance disposée en cercle dans une chambre mitoyenne avec celle abritant la «sépulture» de Tin-Hinan, Malika Hachid et M. Haddouche plaidaient avec force arguments la reprise des fouilles pour déterminer avec précision le sexe et l’identité du personnage inhumé dans la fameuse chambre n°1. M. Hachi, directeur du CNRPAH, objecte fermement. «Mais en quoi serait-il important de le savoir ?», fait-il mine de s’interroger. «Nous sommes ici, dit-il, dans un site archéologique qui abrite un mythe fondateur qui structure toute la société». «Il faut laisser de côté le mythe», déclare-t-il, lui «donner sa chance de survie» et ne pas se substituer à la société qui est la seule, d’après lui, à savoir s’il faut laisser vivre ou mourir la légende.

Abalessa et la polémique des scientifiques

  Le débat, plutôt l’échange entre les deux chercheurs, s’enflamme. Malika Hachid répliquera du tac au tac : « C’est un travail purement scientifique. Il s’agit de reprendre des fouilles et des études anciennes, car si on suit la légende et la tradition orale, on a affaire à un mausolée abritant une femme, mais si on suit l’archéologie et l’anthropologie, on a une version qui n’est pas aussi précise. C’est pour cela qu’il faut reprendre toutes les fouilles, étudier de nouveau le squelette, envisager une reconstitution faciale, et des analyses ADN pour savoir si c’est un XX ou XY, un homme ou une femme». Face à un tel assaut, M. Hachi ironise : «Tin-Hinan, femme ou homme, mon Dieu, en quoi serait-ce important ?!» «Ah si, répond Malika Hachid. C’est important, surtout pour une femme archéologue comme moi !» Le mythe, rappelle-t-elle, était déjà à la base des recherches menées jusque-là. « On range de côté le mythe» Tin Hinane, on a un squelette et on ne sait pas à quoi il correspond. Il y a un doute. Un doute que Marie-Claude Chamla, qui a étudié le squelette, a clairement exprimé. Sur le plan purement archéologique, anthropologique, physique, il y a nécessité de reprendre les fouilles, surtout à la lumière de nouvelles études comme celle de l’architecte de l’Office du parc national de l’Ahaggar (OPNA), Karim Arib, des gravures découvertes à la base du monument et aussi en exploitant le fonds documentaire inédit qui nous a été légué par Félix Dubois. Grand reporter et explorateur, Félix Dubois (1862-1945) était présent sur les lieux en 1903 bien avant les premières fouilles entamées en 1925 par la « mission » franco-américaine conduite par Maurice Reygasse (directeur du musée de préhistoire et d’ethnographie du Bardo) et l’Américain, le comte de Prorok. Une mission qui fera longuement sensation vu la valeur et l’importance de la découverte. Tin-Hinan, la «reine mère» des Touareg Ahaggar, venait de renaître de ses cendres. Les deux archéologues découvriront dans la chambre d’inhumation le squelette attribué par la suite à Tin Hinan. Les ossements reposaient, d’après les premières descriptions faites par Reygasse, sur les restes d’un lit en bois sculpté. Le squelette en bon état de conservation était couché sur le dos, orienté vers l’Est, les jambes et les bras légèrement fléchis et la tête coiffée de plumes d’autruche. 15 bracelets en or et en argent, des perles d’antimoine, des perles de métal, un anneau et une feuille d’or, des perles rouges, blanches et colorées, des graines de collier, deux poinçons en fer… et autres objets précieux et moins précieux ont été découverts sur et autour du squelette. Des bijoux d’inspiration sahélienne, selon Malika Hachid, et un trésor funéraire d’une valeur inestimable, pesant 7 kilos d’or. Une telle découverte ne laissa personne indifférent. Le comte de Prorok s’est arrangé, d’après Reygasse, pour obtenir discrètement de Paris les autorisations nécessaires pour transférer le squelette et les objets funéraires aux Etats-Unis. Officiellement pour les présenter dans les universités US. Des chercheurs pour Camps crieront au «vol». Sa chevauchée à l’Ouest, Tin-Hinan l’effectuera sous l’appellation «d’Eve du Sahara» que de Prorok lui choisira.

Une reine berbère à New York !

La reine berbère sillonnera en post-mortem plusieurs Etats dont celui de New York. Et ce n’est que suite aux «vives protestations» des autorités coloniales que le trésor d’Abalessa a été restitué au musée du Bardo. Le docteur Leblanc, doyen de la faculté de médecine d’Alger, était le premier, sur demande de Maurice Reygasse, à réaliser la première étude anthropométrique sur le squelette d’Abalessa. Le squelette qui mesure entre 1,70 et 1,75 m est, d’après Leblanc, celui d’une «femme de race blanche». Il se basera dans ses conclusions sur les caractères du crâne, la dimension réduite du sternum et des côtes, la forme et la dimension du bassin et l’aspect des os longs des membres. Leblanc signale aussi que les vertèbres lombaires et le sacrum présentent des lésions manifestes avec déformation sur la cinquième lombaire. Autrement dit, Tin-Hinan «boitait». En recoupant avec les «sources historiques», notamment Ibn Khaldoun, on conclura rapidement que le squelette était vraisemblablement celui de Tin Hina. D’après Ibn Khaldoun, les ancêtres des Touareg, les Berbères Houara, appelaient Tin Hinan, Tiski «la boiteuse». Le patronyme «Tin-Hinan» signifie, selon l’analyse linguistique réalisée par Dida Badi, chercheur au CNRPAH, «celle des campements». Mais tout n’est pas aussi parfait. Le «fabuleux destin» de Tin-Hinan est vite assiégé par les doutes. Après Gabriel Camps, les travaux de Marie-Claude Chamla et Danilo Grébénard ont installé définitivement la «légende» Tin-Hinan dans une intenable posture. Pour cause, le squelette est, selon eux, celui d’un homme. Mais comment expliquer dès lors la présence de la parure féminine ? Dans ses mémoires éditées en 1968 sur les Populations anciennes du Sahara et des régions limitrophes, Marie-Claude Chamla conclut que les «restes étaient ceux d’une femme à caractéristiques masculines» et ajoute que «si les objets découverts dans la tombe n’étaient pas spécifiquement féminins, nous aurions opté pour le sexe masculin» et ce d’après les «caractères du crâne et du squelette, âgés entre 40 à 50 ans, moyennement robuste», écrit-elle.

Squelette d’homme, parure de femme

Presque à la même période, un autre chercheur, Grébénard en l’occurrence, avance une thèse moins « indulgente » pour le mythe. Dans son article consacré à l’étude du mobilier funéraire, il écrit ceci : «(…) Le mausolée renferme un personnage certainement de sexe masculin, dont l’inhumation est à la fois datée par le Carbone 14 et par une empreinte de monnaie à l’effigie de l’empereur romain Constantin le Grand, émise entre 308 et 324 après J.-C». Il va plus loin dans son interprétation du «mythe fondateur» des Touareg. Pour lui, la «légende de Tin Hinan est une création récente, 200 à 300 ans, conjoncturelle, créée par les Touareg Kel Rela pour des raisons d’ordre politique, afin de conserver le pouvoir et leur suprématie sur tous les Kel Ahaggar. Elle est donc totalement étrangère au tombeau et au personnage qu’il contenait». Cependant, il n’y a pas que le sexe du personnage qui donne encore des migraines aux scientifiques. Le monument d’Abalessa renferme d’autres troublants mystères. Le site, «mal fouillé», selon les archéologues algériens, peut encore révéler — si les recherches reprennent — de précieuses indications pour comprendre aussi bien l’histoire et la servitude initiale du monument. A ce sujet, note Malika Hachid, les archéologues ont avancé deux hypothèses.

Part de légende, part de vérité

Il s’agit pour la première d’une « sépulture qui a reçu le squelette du personnage dit de Tin-Hinan puisqu’on ne sait pas qui sait».

La deuxième, le «monument a d’abord été un fortin», une sorte de petite «tighremet» qui abritait l’Aghlid local (roi) (qui) à sa mort y a été inhumé, transformant l’endroit en un mausolée. L’étude de Aribi, explique-t-elle, rend les choses plus claires. Les plans développés par l’architecte font ressortir qu’il y a d’abord eu une petite forteresse liée à un habitat de plaine où on venait se réfugier dès qu’il y avait une menace. Pour savoir par qui le site a été sacralisé, «une question d’anthropologie culturelle», il faudrait, selon Malika Hachid, reprendre les fouilles. Les reprendre à la base… du monument, propose-t-elle, où «rien n’a été déplacé». «C’est là, fait-elle rappeler, que je suis tombé sur la gravure du cavalier, du chameau et des deux inscriptions libyques. Une gravure datant du IIIe siècle». Une découverte «importante» car elle vieillit d’un coup le site d’un siècle, alors que la datation radiométrique de la lampe romaine et de la tunique en cuire rouge qui recouvrait le squelette le situait entre le IVe et Ve siècles de l’ère chrétienne. A peine cet exposé des motifs terminé, le préhistorien M. Haddouche (ex-DG du Bardo et de l’OPNA) vole au secours de sa collègue au CNRPAH, en mettant en avant le «problème d’ordre chronologique» que posent les 14 chouchets — monuments funéraires — découvertes autour du tombeau d’Abalessa. Leur datation doit être revue, selon lui. «Si les chouchets, explique-t-il, étaient implantées sur le versant du fortin, cela cause un problème d’ordre chronologique, car le fortin a été construit avant. De nouvelles fouilles nous permettront de savoir si celles-ci avaient été islamisées». Ce qui renvoie à une toute autre époque le règne de Tin Hinan. Les enjeux historiques prennent tout leur sens. Les enjeux politiques aussi. La réaction épidermique de Slimane Hachi, directeur du CNRPAH, aux propositions des deux chercheurs en dit long sur le « souci » qu’a l’establishment à préserver le mythe, même au détriment de la dérangeante vérité scientifique, reléguée au second plan. «On ne joue pas avec la mémoire», commentait Slimane Hachi. La «mémoire», c’est d’abord celle des tribus touareg de l’Ahaggar, descendants de Tin-Hinan et de Takama, qu’il incombe de protéger contre les « pourfendeurs » de mythes. La légende n’en est pas moins belle pour autant. Le père de Foucault — qui recueillera au début du siècle les récits des Touareg de l’Ahaggar — rapportait la légende sublimée de Tin-Hinan. C’est celle d’une femme venue avec sa servante Takama de sa lointaine contrée du Tafilalt, sud du Maroc, soumettre les Isabaten, la population autochtone qui vivait dans l’Atakor, et fonder son royaume sur la voie des caravanes. Autrement, on n’en sait que peu de choses sur elle, sur son vécu ou son règne. Peut-être faudrait-il juste se satisfaire du souvenir exalté d’une femme qui du désert en a fait une légende.

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La wilaya de Bgayet victime de la démagogie du pouvoir. Barakat !

Posté par Rabah Naceri le 13 juin 2014

Bgayet_Pleure

On a souvent dénoncé les lenteurs administratives, souvent entretenues par ceux qui sont censés les combattre, et les blocages conscients de nombreux projets inscrits dans les programmes de développement de notre wilaya. Mais, il s’en trouve toujours des zélés pour nous traiter d’agitateurs et de semeurs de troubles comme si, eux, étaient les dépositaires de la conscience du pays et surtout de notre région qui, pourtant, ne cesse d’être marginalisée par les pouvoirs publics et ce, depuis des lustres.

Pour montrer le bien fondé de toutes les critiques objectives et vous prendre à témoin, nous allons remettre sur l’autel de la critique certains projets récemment inscrits et largement médiatisés.

1. Plan de circulation et feux tricolores

L’Assemblée Populaire Communale de Bgayet a rendu publique l’affectation d’une enveloppe conséquente pour la mise en place d’un véritable plan de circulation et la mise en place de feux tricolores aux nombreux carrefours de la ville et plus particulièrement ceux qui se présentent quotidiennement comme de véritables points noirs. La somme de 6 milliards de centimes est accordée à cet effet pour ce projet. Mais, hélas ! Rien n’est fait pour le moment à part quelques modifications tout à fait secondaires apportées au plan de circulation. A ce jour, point de plan de circulation digne de notre ville et point de feux tricolores alors que la saison estivale est officiellement lancée avec toutes les contraintes qu’elle provoquera.

A ce bricolage du plan de circulation s’ajoute l’absence de signalisation verticale et horizontale à telle enseigne qu’il est très difficile à un visiteur de rouler sans se tromper de voie ou de direction ou à un piéton de traverser la route en toute sécurité faute de passages protégés.

2. Téléphérique de Gouraya

Au mois de février de cette année 2014, la presse et la radio Soummam ont rapporté que le projet de réalisation du téléphérique de Gouraya a été confié à un groupement Algéro-français pour un montant de 360 milliards de centimes. Cette nouvelle annoncée par le wali a été bien accueillie par la population Bougiote même si celle-ci affiche un grand scepticisme à l’égard des responsables de cette wilaya car tout le monde a compris que la campagne électorale pour les présidentielles avait commencé prématurément pour le pouvoir. Nous sommes en juin 2014, point de téléphérique !

3. Le tramway de Bgayet

A croire ce qui a été rapporté par la presse, l’étude de faisabilité du tramway de Bgayet aurait dû être lancée au plus tard le 20 février 2014. L’étude aurait été confiée à un bureau d’étude espagnol « Sener » pour un montant de 39,28 millions de Dinars. Cette étude, selon les termes du contrat, devrait être finalisée dans un délai de 5 mois avec possibilité d’extension de la ligne jusqu’à Oued-Ghir (commune distante de 10 kms du chef-lieu de wilaya).

A ce jour, point de tracé et point de tramway.

4. Le complexe pétrochimique

Le projet complexe pétrochimique d’El-Kseur a failli être délocalisé, d’abord, vers une commune proche des limites de notre wilaya avec le risque d’une délocalisation vers une autre wilaya comme ce fut le cas de la raffinerie en 2003. Cette dérive a été mise à jour par le premier ministre qui a révélé, selon une correspondance du wali de Bgayet, l’absence d’assiette de terrain susceptible de recevoir l’implantation de ce projet.
Cette annonce a fait l’effet d’une bombe, et les citoyens, relayé par un député FFS, ont vite réagi en investissant les médias et les réseaux sociaux. Ce qui a suscité une réaction des pouvoirs publics en envoyant le PDG de Sonatrach qui a confirmé devant les membres de l’Apw que le projet est officiellement retenu. Il s’en est suivi la visite du ministre des travaux publics qui a, à son tour,rassuré la population locale de l’implantation officielle du projet.

Il faut quand même avouer que, si la population n’a pas réagi et menacé d’investir la rue, ce complexe pétrochimique aurait suivi celui de la raffinerie inscrite dans l’exercice de 2003.

5. L’usine de textile Algéro-turque

L’usine de textile algéro-turque peine à être relancée à cause des lenteurs administratives et des entraves bancaires. Les 2 usines de textile algéro-turques, dont l’une est programmée à Bgayet et la seconde à Ighil Izane, qui devaient entrer en production en septembre 2013 ne sont toujours pas opérationnelles. Les 2 parties s’étaient même engagées à ce que les 1ers produits soient disponibles sur le marché algérien dès le mois de decembre 2013.

A ce jour, point d’usine algéro-turque !

Nous limiterons nos rappels à ces 5 projets alors qu’il en reste beaucoup d’autres que nous citerons pêle-mêle :

- La pénétrante qui s’éternise
- La restauration de l’ancien tribunal qui s’effrite de jour en jour

- L’échangeur des « Quatre-Chemins » qui ressemble à un gigantesque « dos d’âne » dont les quatre autres ponts sont suspendus.
- Le dédoublement de la voie ferrée Bgayet – Tazmalt pour la mise en place d’une navette qui réduira la pression sur les cités universitaires, et réduira, un tant soit peu, le trafic routier sur ce tronçon de route.
- Un palais de la culture digne de la grandeur de cette capitale Hammadite
- Un palais des expositions qui devait voir le jour en 2001
- Un vrai siège de wilaya pour soustraire la wilaya de son état de SDF
- Etc…

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