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Vers la promotion de la forêt d’Akfadou ?

Posté par Rabah Naceri le 19 janvier 2010

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Enfin…

la forêt de l’Akfadou en voie de promotion en

Parc Naturel Régional 

Une procédure de classification du massif forestier  de l’Akfadou, situé à 70 km à l’ouest de Bgayet, en parc naturel régional (PNR) a été engagée récemment par la wilaya, en concertation avec la conservation   des forêts, initiatrice d’une étude exhaustive de faisabilité qui vient soutenir une ancienne étude de classement qui n’a pas abouti.

La démarche vise à préserver et valoriser ce territoire, doté d’un patrimoine  naturel exceptionnel, mais qui se trouve toutefois soumis à diverses agressions  dont les défrichements, la coupe d’arbres, l’extraction de pierres et les constructions  illicites (j’ai déjà publié un article où j’ai dénoncé les coupes sauvages de bois, les défrichements, etc).

Le rang de PNR (Parc Naturel Régional) va lui conférer un statut juridique, des moyens, et  un programme d’action dont la convergence va lui permettre d’assurer  une gestion adaptée des milieux naturels et des paysages, de contribuer à un  meilleur aménagement de son territoire et favoriser un équilibre entre les enjeux  environnementaux et son développement socioéconomique et culturel, comme le suggère les orientations du développement durable.

Déjà, PNR, en 1925, ce massif s’étend sur une superficie de 56700 hectares  et intègre une dizaine de communes. Il jouit d’un peuplement floristique et  faunistique de premier ordre, dont beaucoup d’espèces ont disparu  ou en voie de l’être.

Cet étendue boisée renferme tout un cortège d’essences forestières dont les plus dominantes restent le chêne dans ses diverses déclinaisons (zen,  afarès, liège, et vert), l’érable de Montpellier, le peuplier blanc et l’If.Quant  aux autres espèces floristiques, elles concernent, le châtaignier, le sapin  de Numidie et le cèdre de l’Atlas notamment.

A ce patrimoine s’ajoute également quatre zones humides (Lac Noir, Alsous,  Alma, et Ouroufel) et de multiples sites historiques, dont des ruines romaines,  à l’entrée de l’Akfadou, et le poste de commandement de la wilaya III historique.

La région offre, par-dessus tout, des paysages naturels et variés  d’une rare beauté. C’est une fenêtre ouverte autant sur la vallée de Acif El  Hammam, le Djurdjura et la haute vallée du Sébaou, que sur la vallée de la  Soummam.

Aussi son classement, outre le fait qu’il viendra compléter le parc  national de Gouraya à l’Est et celui du Djurdjura à l’ouest dont il servira,  en définitive de corridor écologique, va favoriser une série d’activités touristiques et, par ricochet, l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines par la création de postes d’emploi et une source de revenus non négligeable pour les communes avoisinantes.

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Les souffrances silencieuses des zones rurales

Posté par Rabah Naceri le 26 septembre 2009

Le gaz de ville tarde à se généraliser dans les zones montagneuses 

compgaz.jpg (Par M.C Zirem). Au pays du pétrole et du gaz, beaucoup d’Algériens peinent à trouver une bonbonne de butane. Les montagnards de la wilaya de Bgayet font partie de ces « oubliés » pour lesquels le gaz de ville est toujours un luxe inaccessible. Les habitants des régions montagneuses de la wilaya de Bgayet à l’instar de Beni Djlil, Chemini, Adekar,Tifra et Akfadou ont du mal à se procurer la bonbonne de gaz butane. Si dans la ville de Bgayet et la majorité des centres urbains que compte la wilaya, les citoyens ont le gaz de ville chez eux, les bourgades enclavées du littoral et de la vallée de la Soummam n’ont pas encore bénéficié de ce « prestige ». Ainsi, le simple geste de préparer un repas dans la cuisine ou de se chauffer durant les saisons froides, devient un véritable casse-tête qui s’ajoute à tant de choses qui manquent à nos « collines oubliées». Certains habitants de la région d’Ath Mansour, se déplacent péniblement à pied ou sur le dos d’un âne ou de mulet pour se procurer la fameuse bonbonne. Hiver comme été, les choses demeurent inchangeables. Parfois, de jeunes adolescents font l’insoutenable effort physique pour acheminer l’indispensable bouteille. Lors des intempéries et des fortes chutes de neige, le gaz de butane se fait rare. Beaucoup de revendeurs du liquide combustible ne se gênent pas pour dire aux citoyens que seuls les clients abonnés peuvent avoir leur bonbonne. Dans de telles circonstances, les villageois font un trajet de plus de 20 kilomètres afin d’avoir « l’inaccessible » énergie dans l’une des villes limitrophes. Si les conditions météorologiques ne permettent pas le déplacement à bord d’un véhicule, les citoyens sont contraints d’avoir recours à une autre énergie : se chauffer avec du bois. L’année passée, nombre de villageois sont restés sans gaz de butane durant plus d’une semaine à cause des intempéries. « Nous vivons dans des conditions lamentables. Nous sommes privés des moindres commodités d’une vie digne. Personnellement, je me déplace, à pied, sur un chemin de deux kilomètres pour acheter une bonbonne de gaz qui coûte entre 250 et 300 DA. L’Algérie est un pays producteur de pétrole et de gaz, mais ses enfants n’ont pas encore accès à ce luxe qui fait le bonheur des ménages. C’est vraiment inconcevable. Chaque fois qu’un élu vient à la tête de l’A.P.C, il nous promet de nous ramener le gaz de ville. Cependant, l’ordre établi est inamovible. Nos maires nous bourrent la tête avec leurs promesses mais sur le terrain rien n’est pas palpable. J’espère qu’un jour les choses vont changer positivement », nous dit Da Mohand Amezine, un vieux villageois de la commune d’Adekar, située à 25 kilomètres de la ville d’El-Kseur. Une petite virée dans les petits patelins de la wilaya de Bgayet nous laisse palper une amère réalité. Nos villages sont enclavés et souffrent d’une privation multidimensionnelle. La bonbonne de gaz n’est que l’arbre qui cache la forêt. Peut-être qu’il est temps que les pouvoirs publics se penchent sur cet aspect des choses. C’est bien de prendre en charge les populations des villes, mais même les habitants des bourgades les plus reculées méritent elles aussi de vivre dignement

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Le développement de notre wilaya

Posté par Rabah Naceri le 2 septembre 2009

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La grande prouesse.

 Je viens d’apprendre que le wali de Bgayet a réussi à réunir nos « grands élus » (députés et sénateurs) autour d’une même table y compris le P/Apw alors qu’ils ont été élus pour cette mission. Le grand mérite de ce commis de l’Etat est d’avoir réussi à les faire venir à Bgayet et surtout à leur faire découvrir les projets de développement bloqués alors que le plus simple des citoyens les connait et ne cesse de le crier haut et fort  depuis des années.

J’imagine la joie de nos élus de se réunir sous la présidence d’un responsable de l’exécutif de wilaya et d’écouter religieusement ses orientations utiles, refléchies et responsables pour l’intérêt de ces citoyens qui les ont élus. Et pourtant, ces projets figurent tous, sans exception (extension de l’aéroport, le développement du frêt, la décharge inter-communale, la pénétrante, la zone d’extension touristique, etc), dans les programmes qu’ils ont défendus lors des campagnes électorales et pour lesquels ils se sont engagés à les concrétiser dans les délais les plus courts pour sortir notre chère wilaya de la léthargie dans laquelle elle a sombré depuis des lustres.

Logiquement, ces élus qui évoluent (dans l’intérêt général bien entendu) à Alger, la capitale, devaient assister aux sessions de l’Apw puisque c’est au niveau de cette institution que sont soulevés et débattus les grands problèmes de toutes la wilaya, sauf si l’invitation ne leur parvient jamais ou bien pour une autre raison que j’ignore. Et leur mission est d’assister cette instance élue sur tous les blocages qu’elle rencontre dans le cadre du développement régional qui est sa mission principale.

Quoi qu’il en soit la population remercie Monsieur le wali pour ces initiatives et aussi et surtout d’avoir réussi la prouesse de faire venir nos députés et sénateurs pour débattre du développement de notre région.

La population attend les suites de ces rencontres !

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Un quart des Algériens dans la misère

Posté par Rabah Naceri le 19 août 2009

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 Je me suis toujours posé la question pourquoi l’Algerie officielle n’évoque la situation des pauvres ou des démunis – une appellation chère à notre ministre de la solidarité – qu’à l’approche du mois de Ramadhan. Est-ce le caractère sacré de ce mois qui provoque le déclic de leur mémoire défaillante ou bien est-ce une autre occasion politique happée au vol pour exhiber au grand public leur sensibilité à cette frange de la population qui devient de plus en plus importante ?

Ce sont ces mêmes responsables qui nous ont, pendant longtemps, arrosés de chiffres tellement faux qu’ils sont à des années lumières de la réalité, et qui aujourd’hui nous étalent tout à fait le contraire de tout ce qu’ils ont dit. Que se passe-t-il au sommet de la montagne ?

Je me limiterai à ces quelques lignes pour vous laisser découvrir le contenu de cet article de Madjid Makedhi paru dans le quotidien  » El Watan » du 19 août 2009, c’est à dire à quelques jours du Ramadhan.

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Hausse inquiétante de la pauvreté:

Un quart des Algériens dans la misère

La pauvreté s’est « confortablement » installée dans les foyers algériens. Le pays compte au moins 1,2 million de familles démunies. Une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics. Le chiffre n’est pas établi par une quelconque ONG ou organisation autonome qu’on pourrait accuser d’avoir une volonté de ternir l’image du pays. Il est communiqué par l’un des ministres le plus hostile au débat autour de la misère sociale en Algérie, celui de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté algérienne à l’étranger, Djamel Ould Abbès. Le couffin du Ramadhan a, semble-t-il, contraint ce dernier à rendre publiques ces statistiques. En effet, dans une déclaration reprise avant-hier par l’APS, M. Ould Abbès donne le chiffre de 1 200 000 familles démunies qui bénéficieront de l’aide de l’État durant le mois sacré, qui est de 3 milliards de dinars.

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L’Algérie veut relancer le tourisme

Posté par Rabah Naceri le 18 août 2009

capcarbon.jpgmeslunettes2.pngJe suis heureux et inquiet après la lecture de cet article que j’ai découvert sur le site de l’agence Reuters. Je suis heureux parce que nos responsables ont enfin compris que le tourisme est une des grandes vocations de notre pays avec toutes les potentialités qu’il recèle. Le secteur du tourisme peut, à termes, rivaliser avec celui des hydrocarbures en matières de recettes en devises.

Je suis inquiet car j’ai peur que notre wilaya ne soit pas répertoriée dans la liste des régions à promouvoir malgré son cachet mérité de région hautement touristique, comme elle a été totalement oubliée dans les nombreux programmes de développement. Ce qui me rassure, au même titre que tous les enfants de cette wilaya, c’est que notre président a promis à la population, lors de son passage dans la capitale Hammadite durant la campagne présidentielle, que s’il est reélu, Bgayet figurera dans le registre de ses priorités.

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ALGER (Reuters) – Les autorités algériennes ont dévoilé lundi une série de mesures en faveur du développement des activités touristiques, après plusieurs années de violences.

Les attentats islamistes, qui se sont raréfiés ces dernières années, continuent toutefois à tenir les touristes étrangers à distance.

« Nous sommes évidemment conscients que nous n’avons pas encore la classe internationale, mais nous sommes engagés dans le processus visant à faire petit à petit de l’Algérie une destination », a déclaré le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Chérif Rahmani, annonçant abattements fiscaux, taux d’intérêts réduits et barrières douanières plus avantageuses pour les investisseurs du secteur lors d’une conférence.

« Nous allons nous placer en concurrence avec nos voisins en terme d’attractivité », a-t-il poursuivi évoquant la Tunisie et le Maroc, qui ont respectivement attiré sept et huit millions de visiteurs en 2008.

Selon les données officielles les plus récentes, qui portent sur 2006, 1,64 millions de touristes ont été recensés cette année-là en Algérie. Les étrangers ne représentent que 29% de ce total. Les autres sont des immigrés algériens venus rendre visite à leur famille. (Christian Lowe, version française Jean-Philippe Lefief)

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Toudja se dote d’un Musée de l’Eau

Posté par Rabah Naceri le 28 juillet 2009

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 Projet unique en Algérie

Une séance de travail s’est tenue au siège de l’Apc de Toudja, sous la présidence du maire de la commune,  Monsieur Idir Hassissi, qui a regroupé les membres de l’association Gehimab (une association de renommée mondiale) et des personnalités culturelles et scientifiques.

Un ordre du jour assez riche a été soumis aux membres présents:

1. Présentation du projet ONG II « Usage de l’eau à Toudja » et visite du siège de la future Maison de Eau (Axxam wamane). Enumération des dépendances du futur Musée de l’Eau (sources, cascades et chute d’eau, conduite, Maison de l’Eau, …)

2. Point de situation du projet et mise en place des échéanciers pour la finalisation (fix »e à fin octobre)

3. Mesures à prendre pour assurer la gestion du Musée après sa réception (à la fin du projet ONG II).

Le débat qui s’en est suivi a gravité autour des extensions éventuelles du projet et des structures liées au développement local comme la reconstitution d’un moulin à eau traditionnel, d’une forge traditionnelle, d’un gite rural, d’un centre de documentation sur l’histoire. Le Président d’Apc a, dans son allocution d’ouverture, réitéré la volonté de la commune de Toudja de mettre en évidence tous les atouts dont dispose cette dernère collectivité territoriale pour conférer à son développement futur une dimension durable, plus lisible et mieux affichée.

Le projet de Musée de l’Eau (avec notamment l’aménagement « Axxam Wamane ») lancé en partenariat avec l’association Gehimab avec l’appui du programme ONG II de l’Union Européenne, participe de cette nouvelle perception et s’inscrit dans la perspective de matérialisation de cette orientation. L’eau étant la première et la plus connue des ressources de Toudja, son Président d’Apc actuel entend inscrire le projet de sa préservation et de sa valorisation, comme un acte fondateur hautement symbolique, de cette nouvelle politique de développement durable de la commune. Dans la lancée de son intervention, le maire informe l’assistance que l’enveloppe financière de l’Apw a été transférée au compte de l’association Gehimab.

Le président de l’association Gehimab, le Professeur Djamil Aissani, rappellera longuement dans son intervention la génèse du projet du Musée de l’Eau de Toudja, avant d’énumérer les étapes réalisées et de préciser l’agenda prévisionnel et le contenu des extensions envisagées qui constituent le point central de l’ordre du jour de la séance de travail.

En ce qui concerne le projet, le Président du Gehimab a annoncé aux participants que l’étude technique devant servir au classement du site de l’aqueduc est achevée. Il en est de même du site internet qui sera en ligne à la fin de la semaine (http://www.toudja.org)

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Séance de travail                              Séance de travail

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Sortie sur terrain pour la visite du gîte kabyle

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             Une retenue d’eau              Entrée d’une vieille maison kabyle     

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Source qui recevra le moulin à eau

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Bgayet. On ose parler de développement ?

Posté par Rabah Naceri le 21 juin 2009

Souk-El-Tenine.

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Plusieurs hameaux de Lota, grand village de 6000 habitants, souffrent de l’enclavement du fait d’un réseau routier insuffisant. La solution, selon les habitants, est dans l’ouverture de trois routes

(Par Outemzabt Mounir). La première pour desservir M’rah sur 3 km, la deuxième pour relier Taâchacht à Fardjoun sur 2,5 km et la troisième reliera Iguer Ouguelil à Sidi Jaber en passant par Semar, Taghanimt, Lhanout et Taghanimt. « En l’absence d’une route desservant directement Ighzer Iremanen, nous faisons un trajet de prés d’un kilomètre à pied pour y accéder » nous fait remarquer un habitant de ce village.

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Qui bloque la refonte du code communal et du code de wilaya ?

Posté par Rabah Naceri le 24 avril 2009

Quel rôle joue l’élu local ? 

Parmi les projets les plus anciens qui ont fait couler beaucoup d’encre, susciter des débats et bénéficier de promesses des plus haut responsables de l’Etat figure celui de la refonte des codes communal et de wilaya. En me fiant à ma mémoire, la première action revendiquant  cette refonte remonte au début de l’année 1998 sous l’initiative de cinq présidents d’Assemblée Populaire de Wilaya (APW) dont je fais partie. Cette initiative a été brisée par l’ancien ministre de l’intérieur de l’époque qui a organisé en un temps record trois séminaires régionaux dont le thème central était la refonte de ces deux codes.

Un avant-projet du code de wilaya fut expédié aux assemblées de wilaya pour débat et faire des propositions. Cet « avant-projet » réduisait honteusement les prérogatives des élus jusqu’à ne rien représenter du tout s’il venait à être entériné. La wilaya n’Bgayet a rejeté en bloc cet « avant-projet » et a dénoncé la fuite en avant des pouvoirs publics qui empêchent l’implication effective des élus locaux dans le processus de développement local et régional.

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et d’autres mandats se sont succédés dans les conditions que nous connaissons (mandat Taïwan, élections partielles pour la Kabylie…) sans pour autant que ces codes ne soient amendés. A l’approche des législatives de 2007, plusieurs hauts responsables ont promis publiquement que le premier dossier qui sera soumis à la future Apn sera celui des deux codes. Cette promesse a été faite, avec insistance, par Monsieur Belkhadem en sa qualité de premier ministre et par d’autres ministres d’Etat. Mais le peuple a compris que cette promesse -qui est une supercherie de plus- a été faite pour convaincre les électeurs à aller voter pour élire leurs députés. La preuve est là aujourd’hui, deux années après la mise en place de la pseudo-apn composée de mal-élus sans que ce projet ne soit débattu. De plus, aucun des candidats aux présidentielles n’a fait allusion à la refonte de ces deux codes alors alors qu’ils sont indispensables si véritablement on veut développer le pays et associer les représentants légitimes du peuple qui sont les mieux informés sur les besoins des citoyens.

Aujourd’hui, les élus locaux supportent le lourd poids de la responsabilité mais sans avoir le pouvoir pendant que l’administration détient le pouvoir sans avoir de responsabilité. De ce fait, l’élu ne pourra jamais répondre ni de prendre en charge de manière effective les aspirations des citoyens. La dernière prérogative des élus locaux qui concerne les attributions de logements sociaux leur a été retirée sur décision du ministère de l’intérieur pour la confier au chef de daïra qui, souvent, ne connait pas les citoyens méritants et ceux qui ne le sont pas mais qui arrivent toujours à passer entre les mailles du filet.

Cette situation, quelque peu comique, engendre souvent des foyers de tension entre les institutions élues et l’administration qui élargit la fracture entre les citoyens et les institutions de l’Etat. Le plus comique de l’histoire, c’est que les candidats, aussi bien des formations politiques que des indépendants, se disputent les sièges au sein des assemblées communales que dans l’assemblée de wilaya alors que les prérogatives sont réduites au point où l’élu ne vient que pour réchauffer le siège ou bien il y a d’autres intérêts personnels inavoués qui motivent leur démarche.

Il est temps, sinon urgent, que ces codes soient révisés sérieusement pour permettre aux élus locaux de s’impliquer dans le développement et d’associer la société civile à la vie de la cité pour son apprentissage à une démocratie participative. Cette nécessité ne doit souffrir d’aucun retard si réellement les pouvoirs publics sont animés de cette volonté politique de mettre fin au bricolage et de s’inscrire dans ce combat contre le sous-développement et de contribuer dans la stabilité de notre pays.

Aux dernières nouvelles, une table ronde sur les prérogatives des élus  aurait été organisée au Forum d’EL Moudjahed. J’espère que nous aurons droit aux conclusions et aux avis des participants.

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Ighil-Ali: Le développement local contrarié

Posté par Rabah Naceri le 7 mars 2009

Viabilisé vers 1989, le terrain où devait être implantée la zone d’activités est resté en l’état depuis. Située à Bouni, à 20 km d’Ighil Ali, cette aire d’une superficie de 6 ha demeure tributaire de son transfert du patrimoine forestier au profit de la collectivité locale.

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Ighil-Ali.La commune oubliée

Posté par Rabah Naceri le 4 mars 2009

D’aucuns reconnaissent qu’elle n’a de daïra que le nom.

Qui peut affirmer le contraire?

En effet, la daïra d’Ighil Ali ne possède pas le minimum d’infrastructures de base dignes de son statut. En matière de prestations sociales, elle continue à dépendre indéfiniment de Tazmalt où les assurés sociaux vont s’y soumettre en quête d’un contrôle médical. Sans quoi, ils ne peuvent avoir accès à certains remboursements dépassant un montant-seuil fixé par la sécurité sociale. Même chose, il faut aller déposer un certificat médical descriptif pour prétendre à un carnet de soins gratuits s’agissant de catégories de malades chroniques ouvrant droit à ces prestations. Le déplacement est également inévitable aux citoyens pour déposer un arrêt de travail, subir un contrôle médical qui l’accompagne ou accéder aux indemnités journalières y afférentes. Les habitants connaissent un lot de tracasseries lorsqu’ils sont contraints de se déplacer en taxi jusqu’à la brigade de Beni Mansour pour déposer une plainte ou se rapprocher des gendarmes pour d’autres besoins. Un chef-lieu de daïra a besoin de services publics pour faciliter la vie aux citoyens. Or, jusque-là c’est encore le désert : pas de banque ni de subdivision quelconque. Pas de laboratoire, pas de médecins spécialistes ni de services d’exploration radiologique. Aucun représentant de constructeur automobile ne s’y est établi. Il faut galérer constamment pour aller tout chercher ailleurs. Est-ce vraiment une daïra ?

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