Le vieux bâti. Tout le monde en parle, mais personne ne bouge

Posté par Rabah Naceri le 8 juillet 2011

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La question du vieux bâti n’est soulevée que lorsqu’on assiste à un effondrement d’une maison ou d’une partie de celle-ci aggravé par les dégâts causés aux habitants ou aux passagers. Dans le feu de la triste nouvelle, toutes les autorités s’agitent, commentent, proposent mais… personne ne prend la moindre décision afin d’y remédier. Il suffit qu’un autre évènement survienne pour que l’on oublie le premier.

Aucune ville du pays n’est épargnée par cette menace et combien de victimes avons-nous enregistrées par ces écroulements de bâtisses entières qui contraignent les locataires à passer plusieurs jours et plusieurs nuits à la belle étoile en attendant que les autorités leur trouvent un espace de fortune pour les abriter du froid hivernal ou des chaleurs de l’été. Parfois, ces sinistrés, censés être recasés pour quelques jours, croupissent plusieurs années dans ces lieux indécents oubliés par tout le monde sauf par le désespoir.

Et pourtant, que de fois les unes des journaux affichent la préoccupation des services compétents pour une prise en charge sérieuse et urgente du vieux bâti car cela prend de l’ampleur au fil des années et les risques d’accidents se multiplient mettant en danger permanent même les passants.

Combien de temps faut-il attendre pour que chacun assume ses responsabilités ? Combien de victimes faut-il enregistrer pour que les services déconcentrés de l’Etat accordent une attention sérieuse à cette question qui s’apparente à du mépris ?

Je suis convaincu que le nombre de victimes causés par les glissements et les effondrements des vieilles bâtisses est dix fois supérieur à celui que la presse locale nous rapporte. Jusqu’à quand ?

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83 dos d’ânes pour 104 kms de route. Incroyable mais vrai !

Posté par Rabah Naceri le 22 mai 2011

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Cela fait des années que la wilaya de Bgayet a acquis une bien triste réputation d’être la wilaya qui a le plus grand nombre de « dos d’ânes » du pays à tel point que beaucoup de personnes des régions voisines hésitent à venir chez nous à cause de cette contrainte.

Pour avoir le coeur net sur cette histoire de ralentisseurs, j’ai décidé qu’à la première occasion qui se présentera à moi je compterai,  personnellement, le nombre de ralentisseurs qu’il y a sur l’axe Bgayet-M’chedellah parce qu’après cette agglomération il n’y a presque plus de ralentisseurs. L’occasion s’est présentée à moi, hier samedi 21 mai, suite à un voyage sur Alger. A mon retour, j’ai mis le compteur de ma voiture à zéro depuis le carrefour qui indique la direction Bejaia – Jijel. Un calepin sur le siège d’à côté et un stylo à la main. Arrivé au premier carrefour de la ville, appelé « Quatre chemins », mon compteur indique 104 kms et le nombre de « dos d’âne » 83. Ce qui revient à dire qu’il y a un ralentisseur tous les 1,25 km. Une horreur !

Je n’ai pas noté le nombre de tranchées qui coupent la route d’un côté à l’autre parce qu’on a oublié le branchement du gaz, ou d’eau potable ou carrément de faire sortir le reseau d’assainissemnt, etc… Je n’ai pas, non plus, relevé les passages  à niveaux ou les nids de poule qui envahissent cet axe routier.

Par contre, je n’ai pas manqué de remarquer la grande difficulté à circuler le soir et un jour de pluie parce que la matérialisation horizontale est totalement absente. Avec l’eau de pluie, l’automobiliste a du mal à distinguer la chaussée de l’accotement ou des fossés. Les usagers de la route natifs de la région conduisent par mémoire, mais qu’en est-il de ceux qui ne connaissent pas la route et ses obstacles ? Un accident peut survenir à tout moment pour peu que l’usager dépasse les 60 kms/heure.

Comment voulons-nous avoir beaucoup de visiteurs vers notre wilaya ou prétendre développer le tourisme si les visiteurs se trouvent confrontés à autant de contraintes qui sont des sources d’ennuis ?

Comment se fait-il qu’une si belle région qui a autant d’atouts économiques et touristiques n’a-t-elle pas bénéficié d’une pénétrante pendant que se construisait l’autoroute Est-Ouest et que ce n’est qu’en 201o que le projet de confier l’étude de cette pénétrante a été confiée provisoirement à un bureau coréen ?

N’est-il pas légitime que  nous nous interrogions sur l’absence criarde de la DTP (Direction des Travaux Publics) pour la matérialisation horizontale qui est une obligation à laquelle doit se soumettre cette institution de la république ? Alors qu’elle cède immédiatement à la demande d’un  groupe de 10 à 15 personnes qui exigent des ralentisseurs, même si cette action détruit les qualités et le statut d’une voie (cas de la RN 9).

Ces manquements, n’ont-ils pas attiré l’attention du premier magistrat de la wilaya pour rappeler à l’ordre cette direction qui est sous sa responsabilité ?

C’est tout ce qu’elle mérite la wilaya de Bejaia ?

Je préfère m’arrêter à ces questionnements en laissant la place aux visiteurs du blog de rajouter leurs propres observations.

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Effondrement de l’ancien tribunal de Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 12 mars 2011

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Triste nouvelle que celle que viennent d’apprendre tous ceux qui aiment Bgayet : une aile de l’ancien tribunal (qui est un chef-d’œuvre architectural) de Bgayet s’est effondré. L’histoire de ce bel édifice est trop longue pour la raconter en quelques lignes sur une page d’un blog. Comme tous les Bougiotes qui aiment sincèrement leur ville, je suis effondré par cette nouvelle et encore plus lorsque j’ai vu sur place les pierres, les poutres, les gorges de cet ancien tribunal parterre comme si un ouragan de force maximale est passé par là.
Pendant plus de 10 ans, cet édifice est resté fermé, servant de refuge à la société marginale et aux pigeons qui peuplent le port de Bgayet situé juste plus bas.
Des journalistes ont attiré l’attention des autorités locales et nationales. L’association de défense du patrimoine a entreprit maintes démarches auprès des autorités locales pour sa sauvegarde. Moi-même j’ai saisi les services de la wilaya pour sa restauration en urgence et j’ai même saisi, en ma qualité de président d’Apw par écrit, le président de la république en exercice pour instruire les services concernés d’engager l’étude de sa restauration et de sa transformation en chambre administrative. Tous ces appels et toutes ces alertes sont restés lettres mortes.
L’effondrement d’une partie de ce tribunal est scandaleux pour toutes les autorités locales et nationales parce que c’est tout un pan de la mémoire collective des Bougiotes qui s’effondre et tout laisse croire que ce laxisme est conscient et qu’on a souhaité son effritement.
De mon point de vue et de celui des nombreuses personnes venues voir le désastre, il est impératif que la présidence de la république diligente une commission d’enquête indépendante pour situer les parts de responsabilité depuis le retard mis pour lancer les travaux de renforcement jusqu’au critères de sélection d’une entreprise de travaux publics non spécialisée dans ce type de travaux de restauration de vieux édifices publics.

La population Bougiote craint que le même sort n’atteigne les anciennes habitations de houma Qaramane, de la rue des Vieillards, des portes cochères de Bab El Fouqa, du château de la comtesse, et de bien d’autres sites historiques.

Qui veut effacer la mémoire collective des Bougiotes ? Et pourquoi ?

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Bgayet. Le désordre urbain s’accentue

Posté par Rabah Naceri le 3 décembre 2010

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Cela fait bien longtemps que je voulais écrire quelque chose sur les constructions anarchiques dans notre wilaya et plus particuièrement au chef-lieu, Bgayet. Cette cité qui a brillé de mille feux durant le règne du prince Moulay Nacer, durant l’époque Hammadite, jusqu’à en faire de Bgayet un centre de rayonnement culturel et scientifique en étendant son influence sur tout le bassin méditerranéen. Autant, on relevait de la rigueur, de l’ordre et de la discpline dans cette cité jusqu’après l’indépendance mais autant nous assistons, aujourd’hui, en spectateurs impuissants à un désordre général défigurant la beauté de cette ville. Avant les nouvelles constructions se réalisaient selon les normes fixées par les règles urbanistiques et on relevait l’accroissement du tissu urbain d’une manière harmonieuse et agréable à la vue.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’urbanisation de Bgayet ?

Depuis quelques années, on assiste à une urbanisation sauvage, anarchique et désordonnée (on a envie d’utiliser tous les adjectifs possibles) comme on en a jamais vue par le passé. C’est à croire que toutes les lois régissant ce secteur ont été mises au frais et que la voie est libre pour toute personne désirant construire pour peu que les moyens financiers soient disponibles.

ighiouazzoug.jpgQui n’a pas remarqué l’érection de dizaines de coopératives dans les lits de rivières, des bâtisses de 4 ou 5 étages pousser sur des remblais, des poches de terrain réservées aux espaces verts disparaître sous des masses de béton sans que cela ne soulève la moindre réaction des services concernés ? Le cas le plus spectaculaire est la tentative de construction d’une coopérative de neuf logements grand standing à vingt centimètres du mur de clôture du Lycée El-Hammadia. Cette catastrophe a été évitée in-extrêmis grâce à l’intervention musclée de l’association des parents d’élèves soutenue par le personnel éducatif et les lycéens eux-mêmes.

On me dira peut-être que ces cas de dépassements sont choses courantes et les services techniques peuvent, à eux seuls, arrêter ces cas que nous pouvons qualifier de cas isolés. Mais … malheureusement, une « tumeur urbaine » continue de se développer en défigurant le beau visage de la ville et qui risque à terme de détruire totalement la belle ville de Bgayet. Cette tumeur, vous l’avez bien deviné, c’est « la ville d’Ighil Ouaazzoug ». Elle ne cesse de s’agrandir en occupant l’un des meilleurs sites de Bgayet et actuellement, les constructions ont débordé sur la commune limitrophe, Oued -Ghir. Aucne de ces constructions ne s’est réalisée légalement et en respect aux règles urbanistiques. Elle se présente comme une immense ville où des milliers de maisons se collent les unes aux autres sans laisser le moindre espace pour les accès ou pour les espaces verts. Ce grand bidonville en dur ne cesse de s’accroitre et commence à tirer vers un autre lieu qui risque dans des temps très courts de sombrer dans le même désordre, c’est la zone rurale Imezayène.

« Abrid wamane » menacé d’ensevellissement

routedeleautoudja.jpgCette absence de l’Etat a encouragé l’arrivée de clients potentiels venus de partout acquérir un lot de terrain dans cette belle ville qui ne cesse de séduire ses visiteurs qui, eux, ne se soucient guère de sa beauté pourvu qu’ils construisent une belle maison qu’ils occuperont occasionnellement l’été ou qu’ils revendront plus tard à prix d’or. Cette frénésie touche actuellement cette belle région, encore vierge aujourd’hui, en menaçant sérieusement des vestiges historiques que représente « la route de l’eau » ou bien « Abrid wamane » qui est le tracé de l’eau de Toudja qui est acheminée vers la ville de Bgayet.

Pendant que des chercheurs, des anthropologues et des scientifiques se dévouent pour mettre en valeur et sortir de l’oubli ces vestiges de valeur inestimable, d’autres, n’ayant que le gain facile comme obsession, réalisent des constructions qui feront disparaitre tous ces témoins historiques qui font la grandeur de la ville. Ces « bâtisseurs des temps modernes » sont encouragés aussi par les propriétaires terriens qui leur facilitent la tâche pourvu que le prix du mètre carré proposé soit alléchant. Le risque est gros car un bar-restaurant existe déjà sur les lieux, ce qui va sûrement entrainer d’autres « structures d’accompagnement » et on viendra nous parler après de « rahma et harma ».

Il serait souhaitable que les associations existantes dans ces zones rurales réagissent pour ralentir cette hémorragie en attendant que les autorités compétentes prennent les mesures qui s’imposent et sauver ce qui reste à sauver.

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La cinémathèque de Bgayet fait peau neuve

Posté par Rabah Naceri le 25 août 2010

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Encore 2 points noirs à régler

avant la réouverture de la cinémathèque 

               L’ouverture de la cinémathèque de Bgayet est pour très bientôt, c’est à dire vers octobre ou novembre de l’année en cours sauf imprévu. Anciennement dénommé cinéma  »L’Alhambra » jusqu’en 1962, puis baptisée cinéma « La Révolution ». Ce n’est qu’aux environs des années 80 qu’elle reçut le statut de cinémathèque. Elle est située sur la célèbre Place du 1er Novembre et plus précisément sous cette place, ce qui lui donne une certaine originalité que les Bougiotes n’ont jamais cessé d’apprécier.

               N’ayant pas bénéficié d’entretien, comme toutes les salles de Bgayet d’ailleurs, cette stucture commençait à dépérir jusqu’à devenir un danger sérieux pour les cinéphiles invétérés, et par conséquent à être désertée malgré la bonne volonté des gestionnaires qui arrivent à programmer des films très intéressants suivis de débats avec les réalisateurs et les comédiens. La direction de cette struture ont attiré l’attention des autorités compétentes pour sa réhabilitation au grand bonheur des cinéphiles bougiotes. Le ministère de la culture a été très sensible pour la prise en charge des travaux nécessaires qui sont estimés à près de 11 milliards de centimes.

               Des entreprises spécialisées ont été chargées de tous les travaux d’aménagement en tenant compte des normes de sécurité rigoureuses en associant les services spécialisés de la protection civile et du contrôle technique. Quant aux équipements de projection, la cinémathèque s’est vue dotée de matériel de dernière génération qui n’a rien à envier aux salles occidentales.

               Il reste, par contre, deux points noirs à régler avant d’ouvrir de la cinémathèque au grand public :

               1. L’entrée doit être rénovée car actuellement elle ressemble à une vulgaire cage aux fauves qui dénature toute la place et qui fait fausse note avec le bel édifice de la Banque Centrale. Un concours d’architecture est lancé pour le choix de la meilleure maquette.

               2. Le problème d’étanchéité de la place du 1er Novembre (ex: Place Gueydon) doit être étudié et les travaux lancés dans les meilleurs délais sous peine de réduire à néant les travaux réalisés et les énormes sommes englouties pour remettre à neuf cette belle structure. Il est donc attendu que l’Apc de Bgayet inscrive en extrême urgence les travaux d’étanchéité pour sauver la célèbre place et en même temps de protéger la cinémathèque des éventuelles infiltration d’eau. Tout retard dans cette opération est à exclure pour affronter sans danger la future saison des pluies.

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Ensemble pour une wilaya propre !

Posté par Rabah Naceri le 20 août 2010

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Anarchie dans les parkings, conséquence de l’absence de l’Etat

Posté par Rabah Naceri le 13 août 2010

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           La sonnette d’alarme a été tirée depuis belle lurette par les citoyens à travers la radio locale, par des articles de presse virulents sur l’éternel phénomène des parkings de stationnement. Les automobilistes sont littéralement rackettés à longueur de journée sans que personne n’interveinne ou ne trouve la solution définitive.

          A chaque coin de rue vous apercevez un jeune qui arbore un semblant de badge à son cou pour signifier aux automobilistes qu’il y a un maître des lieux et que s’ils veulent stationner, ils doivent avancer au moins 20 DA quelle que soit la durée de stationnement et sans aucune garantie en cas de vol, de casse ou d’éraflure car ces pseudos parkings ne sont pas assurés. Ne pas se soumettre à ce péage, c’est s’exposer à de sérieux ennuis, voire même à une bagarre au sens le plus bruyant du terme. Toutes ces scènes se déroulent parfois sous l’oeil indifférent des agents des services de l’ordre, ce qui est perçu par ces jeunes comme un encouragement à cette pratique. L’appréciation faite par les fonctionnaires de l’administration est encore plus grave car ils qualifient ces gardiennages anarchiques et illégaux comme des postes d’emploi mais sans employeur identifié.

          Cette situation qui a pris de l’ampleur au niveau national a contraint le ministère de l’intérieur à adresser une circulaire, portant le n° 06-21, aux 48 walis au cours de l’année 2006 et rendue publique fixant, dans le détail, les modalités d’encadrement de ces parkings. Cette circulaire n’a même pas fait l’objet d’un semblant d’application. Les services chargés de l’application de cette circulaire et des autres lois de la république ont préféré tout ignorer plutôt que de gérer ce qui parait, à leur appréciation, comme une possible source de problèmes. Est-ce une fuite de responsabilité ? Est-ce une incompétence professionnelle ? Est-ce une volonté consciente de pousser au pourrissement ?

          Et pourtant, quel que soit l’angle d’observation, nous assistons à la propagation d’un désordre public qui sera difficile de rétablir si la situation perdure car elle est contagieuse et peut donc donner lieu à d’autres dérapages où la principale victime est l’honnête citoyen et de surcroit bien éduqué.

          Il est urgent que les institutions élues s’impliquent au rétablissement de l’ordre. L’Apw se doit de rappeler au wali de faire appliquer les circulaires ministériels et toutes les lois de la république inhérentes à l’ordre public et à la sécurité du citoyen. Les Apc doivent sortir de leur léthargie qui entame leur crédibilité et que tous nos élus cessent de chercher à plaire à tout le monde en appliquant une attitude populiste dont nous connaissons les conséquences désastreuses.

          Il est également grand temps que notre assemblée élue, en partenariat avec l’administration, refléchisse à la construction d’un ou de deux parkings à étages pour le stationnement compte tenu de l’exiguité des ruelles et de l’importance du parc roulant sans cesse croissant.

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Quelques textes de référence:

- la loi 90-08 du 07/01/90 relative à la commune

- la loi 04-16 du 10/11/2004 modifiant et complétant la loi 01/14 du 19/8/2001 portant organisation et sécurité routière

- le décret d’application 91-454 du 23/11/91 fixant les modalités de gestion et d’administration des biens du domaine public et privé de l’Etat.

Il ne peut y avoir de Libertés sans respect de l’Ordre, ni d’Ordre sans respect des Libertés !

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Regard sur le développement de la wilaya de Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 3 août 2010

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bgayet.jpgCe qui était, hier, un doute est, aujourd’hui, une certitude. Notre wilaya se « développe » beaucoup plus avec des discours mirifiques qu’avec des réalisations. On peut citer le cas flagrant de la pénétrante Est-Ouest où les autorités, soutenues par certains de nos élus, annonçaient le lancement prochain de ce projet qui désenclavera notre wilaya et la fera bénéficier de projets struturants. Neuf années plus tard, on nous annonce, toute honte bue, que l’étude du projet vient d’être confiée, grâce aux cris lancés par le mouvement associatif, à un bureau d’études coréens. Il faudra encore attendre une autre décennie pour connaitre les suites réservées. Entre-temps, le retard accumulé par la wilaya de Bgayet sera si grand qu’il compromettra définitivement son avenir et de celui de sa jeunesse.

Beaucoup de projets annoncés ont connu le même sort et les derniers en date sont ceux du secteur de la santé. On peut citer le cas de l’hôpital d’El-Maten qui était retenu pour être réhabilité il y a de cela plusieurs années, ce qui a suscité beaucoup d’espoir parmi les citoyens compte tenu de sa nécessité en matière de rééducation fonctionnelle. La remise en fonction de cet établissement soulagerait grandement les malades de notre wilaya et même des wilayates environnantes comme Bouira, Jijel, BBA, etc… Le chantier lancé pour sa réhabilitation traine en longueur pour rejoindre le camp des chantiers interminables dont notre wilaya détient le haut du podium.

La deuxième infrastructure du secteur de la santé que l’on citerait est celle du C.H.U. La nécessité d’ériger un C.H.U à Bgayet devenait de plus en plus pressante et cela ne tenait qu’à la disponibilité de l’assiette de terrain pour que l’enveloppe budgétaire soit dégagée, selon les déclarations annoncées en boucle par les responsables de ce secteur. Certains responsables éclairés n’ont pas trouvé mieux que d’affecter une parcelle de terrain de 13 ha (c’est la surface requise pour un C.H.U), située en bordure de la route nationale, pour la construction d’un pénitencier qui recevra 1000 pensionnaires. Cette infrastructure, contrairement aux autres, n’a pas connu de retard. Il est même possible qu’elle soit livrée avant les délais et c’est tant mieux pour nos détenus d’être logés dans une région touristique et qui fut le berceau du savoir et de la culture. Quant à nos malades, ils attendront. Ils ne savent pas faire autre chose d’ailleurs !

Bon nombre d’autres projets peuvent être cités pour l’occasion mais nous nous limiterons à ceux-là pour ne pas ennuyer le visiteur du blog.

Aujourd’hui, les citoyens de la wilaya de Bgayet s’interrogent, légitimement, sur cette absence de volonté des pouvoirs publics à accorder une attention particulière à cette région qui souffre des blocages conscients et de l’incompétence de bon nombre de responsables tant de l’administration que des instances élues.

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L’infernal trafic routier en ville

Posté par Rabah Naceri le 31 juillet 2010

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Des trémies à Ihaddaden et Aâmriw

et point d’échangeur au carrefour des « Quatres Chemins » 

La D.T.P (Direction des Travaux Publics) de la wilaya de Bgayet a inscrit dans son programme de l’année en cours la réalisation de deux trémies dans la ville de Bgayet. Ces ouvrages répondent au souci de désengorger la ville, laquelle connaît une circulation très dense tout au long de l’année et plus particulièrement en été, avec à la clé des bouchons quotidiens inextricables par moments de pointe.

La réalisation de la trémie du quartier Ihaddaden sera privilégiée, ensuite, après 3 ou 4 mois, ce sera au tour du grand carrefour au quartier populaire Aâmriw de connaître les travaux pour une seconde trémie. Les travaux dans le quartier Ihaddaden avancent assez vite pour une livraison de la trémie pour cette fin d’année 2010.

Par contre, il est à déplorer la non-réalisation d’un échangeur au carrefour des « Quatres Chemins » alors que c’est le point le plus noir du réseau de circulation de la ville de Bgayet. Des bouchons de plusieurs centaines de mètres sont relevés quotidiennement surtout aux heures de pointes. A ce goulot d’étranglement est venu s’ajouter la réalisation d’une nouvelle gare routière qui compliquera forcément la circulation à cet endroit avec les arrivées et les départs de tous les bus qui transiteront par cette infrastructure.

Ce projet devait être réalisé en 2001-2002 grâce à l’enveloppe financière accordée par le ministère des travaux publics dont le ministre de l’époque était Monsieur Abdelamalek SELLAL. Ce projet n’a pu se réaliser par la faute de l’Apc de Bgayet qui n’a pas voulu délocaliser les quelques commerces qui se trouvaient sur ce site alors que nombre d’entre eux sont en situation illégale et d’autres titulaires d’une autorisation précaire et révocable.

Cet échangeur aurait dû bénéficer d’une attention particulière de toutes les autorités locales car il est la cause de l’étouffement de la ville de Bgayet et beaucoup de visiteurs se plaignent des longues attentes pour rentrer en ville ou pour en sortir.

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Bgayet. La ville est mal gérée

Posté par Rabah Naceri le 26 juillet 2010

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          Durant la matinée d’aujourd’hui, lundi 26 juillet 2010, nous avons vécu l’enfer. En disant « nous » je fais allusion aux citoyens de Bejaia, aux vacanciers nationaux et étrangers, aux passagers, etc… En utilisant le mot « enfer » je n’ai pas fait dans l’exagération et pour moi c’est le mot le plus fort que je connaisse pour qualifier la situation que nous avons vécue ce matin.

          Toute la ville est bloquée car les habitants des quartiers Est de la ville ont bloqué les routes avec les instruments qui sont devenus maintenant conventionnels pour attirer l’attention des élus et des responsables de l’exécutif : pneus, buses, gravats, poubelles publiques, etc… Cette action a été déclenchée par les habitants de ces quartiers car l’état des routes est dramatiquement lamentable. Des correspondances et des appels par les ondes de la Radio-Soummam ont été adressés aux élus locaux, aux commis de l’Etat et à toutes les administrations concernées. Aucune suite n’a été donnée à leurs doléances. Ce silence a été ressenti par les révoltés comme du mépris.

          Tous les axes routiers qui mènent vers les quartiers Iheddadene, Ighil_Ouazzoug, Boukhiama, Dar Djebel, etc… étaient littéralement bloqués. Des files de voitures se formaient les unes aux côtés des autres à tel point que je n’ai jamais imaginé que trois rangées de voitures pouvaient se tenir dans nos rues qui m’ont toujours paru étroites. Pendant des heures, aucun véhicule ne pouvait avancer et au bout d’un moment on commençait à voir les capots se relever car les moteurs chauffaient par l’énergie dégagée et par la forte chaleur de ces jours de juillet.

          Les bus de voyageurs, pris dans cette toile d’araignée, sont introuvables dans les autres quartiers de la ville laissant les usagers de ces transports publics s’agglutiner aux arrêts de bus, sous un soleil de plomb, dans l’espoir de voir un bus pointer du nez.

          Ces situations sont courantes dans notre wilaya. Quand ce ne sont pas les citoyens qui barrent la route, ce sont les transporteurs de voyageurs qui font grève à cause de l’état des routes dont certains axes sont devenus impraticables.

          Au mauvais état des routes s’ajoute les coupures d’eau durant plusieurs jours surtout en cette période de grande chaleur alors que les responsables ne cessent de promettre que l’eau coulera 24 h/24 à partir de juin 2010.

  • Comment voulons-nous que les vacanciers nationaux, qui aiment tant cette région, soient tentés de revenir l’été prochain ?

  • Comment pouvons-nous attirer les touristes étrangers lorsque le minimum de confort n’est pas assuré ?

  • Comment peut-on oser parler de développement lorsque nous vivons des situations aussi dramatiques qui mettent à nu l’incompétence criarde des instances élues et de l’administration ?

  • Comment reconquérir la confiance du peuple lorsque les citoyens n’arrivent même pas à passer leur congé dans de bonnes conditions alors qu’ils ont voté pour des candidats qui ont tous porté, noir sur blanc, dans leurs programmes toutes ces revendications citoyennes et pour lesquelles ils ont été élus ?

  • Comment oser parler d’organisation lorsque les travaux lourds sont entamés entre le mois de mai et septembre ? Pire encore, les travaux se font durant la journée alors que dans les pays civilisés, la majeure partie des travaux routiers se font la nuit ce qui diminue grandement les désagréments causés aux usagers de la route, donc des vacanciers.

  • Jusqu’à quand va durer cette situation ? Pourquoi ce mépris à l’égard du peuple ? Pourquoi la médiocrité continue-t-elle de régner en maîtresse des lieux ? Pour quoi, pourquoi, pourquoi …

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