Corruption : le grand mal de l’Algérie

Posté par Rabah Naceri le 12 mars 2009

Séminaire national à Tizi Ouzou :

« La corruption gangrène les institutions publiques ».

Quels sont les auteurs de la grande corruption ? », s’est interrogée, hier, une intervenante lors de la première journée du séminaire national sur la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, organisé par la faculté de droit de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

corruption.jpg(Par Hafid Azouzi). Plusieurs conférenciers se sont attelés à l’occasion, à débattre des différents sujets ayant trait au phénomène en question. Madjid Benchikh, expert international, a mis l’accent sur la dimension et la gravité de la chose d’autant plus que, dit-il, la corruption prend des proportions alarmantes dans notre pays. « Ce séminaire se veut comme une prise de conscience pour endiguer la gravité de la chose. Car, il y a une petite et une grande corruption, mais, insiste-t-il, toutes contribuent à faire propager ce mal dans la société ». Lui succédant Ahcène Amirouche de l’université Saïd Dahleb de Blida, a, au cours de son exposé, expliqué le rôle d’Interpol dans la lutte contre la corruption internationale. « La corruption et le blanchiment d’argent sont devenus des éléments prépondérants dans le financement du crime organisé et du terrorisme. Cela facilite l’activité des groupes armés, devenue difficile à maîtriser par les éléments des services de sécurité à travers toute la planète », a-t-il relevé, mettant en relief les différentes conventions de l’ONU concernant la lutte contre le blanchiment d’argent. Il préconise, en effet, la mise en place d’une stratégie commune allant dans le sens d’endiguer le phénomène à la source.

De son côté, Hamza Khadri de M’Sila, a précisé « que ces dernières années, la corruption administrative et financière gangrène notamment les institutions publiques au point de nuire à l’économie nationale et compromettre aussi plusieurs projets de développement ». Par ailleurs, pour sa part, Belaïd Abrika, enseignant à la faculté des sciences économiques de Tizi Ouzou, a estimé que « la corruption touche tous les secteurs d’activité, allant du simple citoyen qui cherche à apporter un point à son revenu jusqu’aux décideurs politiques qui détournent des milliards. Le débat doit être porté, aujourd’hui, sur l’implication de l’ensemble des acteurs de la société civile et des personnes leaderships, pour que les efforts les plus dynamiques anticorruption soient soutenus par l’opinion publique », a-t-il fait remarquer. Sur un autre chapitre, Abdellah Benhamou, de l’université de Tlemcen, a précisé que « dès les années 1970, la communauté internationale a pris conscience du danger que constitue la corruption. Il existe, ajoute-t-il, un consensus autour du fait que ce phénomène est un frein à l’économie, comme il est également une menace pour la démocratie et la bonne gestion des affaires publiques ». Enfin, notons que les travaux de ce séminaire se poursuivront aujourd’hui, avec des communications qui traitent essentiellement du blanchiment d’argent.

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Les commentaires rapportés:

La corruption ne peut être combattue que dans les pays où il ya un certain équilibre des pouvoirs: pouvoir executif, pouvoir législatif, pouvoir judiciaire(indépendant) ; faute de « contre-pouvoirs », avec également une SOCIETE CIVILE ( Associations, écrivains, artistes, intellectuels indépendants …), il serait ILLUSOIRE d’éliminer, sinon de réduire la corruption, il serait ILLUSOIRE d’attendre des COMPORTEMENTS « VERTUEUX » … Bon courage, quand même !

La corruption ne peut être combattue dans les pays où il y a un certain  » équilibre » des pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire avec, en sus, une « Société civile », formée d’associations, de personnalités indépendantes, d’écrivains, d’artistes, d’experts… Est-ce le cas chez nous ? Pas de « contre-pouvoirs  » = abus de pouvoirs, clientelisme, népotisme, régionalisme…Faute de regarder loin, les dirigeants se mordront un jour les doigts …

pour la circonstance, quelques candidats aux présidentielles, ne sont-ils pas entraint de corrompre les électeurs par le biais de leurs commités soutient. Ce sont d’abord les responables des pays dictatoriaux puis les pays occidentaux qui l’utilisent en politique, commerce, marché public… pour s’étendre du sommet à la base dans la presque totalité des pays jadis colonisés Dans notre cher pays la majorité ne doivent leur developpement social qu’à la corruption y compris certains élus et fonctionnaires.

C’est tout de suite « interpole, ONU, terrorisme et tout le bazar….du vocabulaire bien loin de tous nos compétences et notre savoir faire …… d’abord essayons de balayer prés de nos façades la merde qui pourrit la vie de tous les algeriens et algeriennes, et après on s’attaquera aux grosses décharges……. et je mourrai avec cette idée « les lois en algerie sont tellement mal faites et compliqués dans tous les domaines et secteurs et mal connue par le peuple, que tous les citoyens et les citoyennes ont donné un jour une tchipa pour les contourner, quand la rechoua touche même une madame pipi dans un port puisque elle connait un douanier qui peut t’arranger le passage de tout ce que tu veux c’est pas simplement les lois qu’il faut changer et les politiques, mais le pays et le continent avec

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Des défenseurs des Droits de l’Homme s’expriment sur la justice algérienne

Posté par Rabah Naceri le 3 janvier 2009

Maître Boudjemaâ Ghechir

président de la LADH

« La justice a de tout temps été un danger pour le citoyen. Ce n’est pas nouveau ! le problème de la justice algérienne se situe dans le fait qu’elle n’a pas évolué suivant la société. On parle de réformes, mais la réforme de la justice si elle ne suit pas les réformes démocratiques reste lettre morte car la justice règle les problèmes dans une société donnée. Il ne s’agit pas de changer la boiserie et les meubles, mais d’améliorer la qualité du jugement et cette qualité n’existe pas. Aujourd’hui, les juges agissent pratiquement sur instruction du ministère de la Justice et non conformément aux codes.

On voit cela, par exemple, dans le cas des journalistes qui travaillent sur la corruption. A Biskra, le juge a jugé selon sa foi et sa conviction religieuse. ce qui n’est pas normal. Ensuite, l’affaire a été jugée en appel en 8 jours, avant les délais réglementaires. Ce qui ne peut être que le fait de l’intervention d’une partie extérieure. A quel niveau ? Je ne sais pas. »

Maître Mustapha Bouchachi

président de la LADDH

« Bien sûr qu’il y a danger. Les salles d’audience et la justice en général ne donnent pas un sentiment de sécurité et de justice au citoyen. A travers la presse et ce qui se passe, pas seulement dans l’affaire de Biskra mais dans beaucoup d’affaires, il y a effectivement une peur terrible du citoyen d’écoper d’un jugement injuste. » « S’il y a réforme de la justice ? Non. On ressent que la justice est de moins en moins indépendante. Je pense aussi que la liberté de culte, l’une des libertés fondamentales selon la Constitution, est menacée.

L’affaire de Biskra en est une atteinte très grave. Les poursuites judiciaires et la condamnation n’ont aucun fondement juridique. S’il y a une loi à appliquer on l’applique, mais il ne faut pas que des magistrats jugent selon leurs propres convictions religieuses, sinon tous les gens qui ne payent pas la zakat ou qui ne font pas la prière doivent être punis. C’est quelque chose de grave aussi parce que ça fait beaucoup de tort au pays et à la religion. On donne ainsi l’exemple que nous ne sommes pas tolérants.

Le problème chez les magistrats est culturel, et je pense aussi qu’ils ont le sentiment qu’ils ne sont pas indépendants et suivent le courant de la société. »

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Mokrane Aït-Larbi répond aux questions de Amel B

Posté par Rabah Naceri le 3 janvier 2009

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Nous sommes à l’ère du « camarade juge ».

Mokrane Aït Larbi. Avocat

Interview réalisée par Amel B.

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Quels sont, selon vous, les plus grands maux de la justice algérienne ?

La justice, aujourd’hui et depuis l’indépendance, souffre de la dépendance du judiciaire du politique. Il faut rappeler que le ministre de la Justice, après avoir disserté longuement sur l’indépendance de la justice, a revendiqué récemment dans une interview accordée à l’un de vos confrères son « droit » de donner des instructions aux magistrats du siège. On est à l’ère du « camarade juge » chargé de défendre la révolution socialiste. A l’époque, cela avait au moins le mérite d’être clair. Le justiciable, qui exprime son mécontentement au quotidien, n’a plus confiance en la justice. Comment peut-on expliquer, par exemple, qu’une décision rendue par le tribunal correctionnel fasse l’objet d’un appel du prévenu, du parquet et de la partie civile ? On peut ajouter à cela l’archaïsme de notre droit pénal. La justice algérienne condamne encore à des peines de prison en matière de délit de presse. L’émission de chèques sans provision est toujours punissable. La quasi-totalité des décisions est susceptible d’appels et de pourvois en cassation. On peut ajouter le non-respect du principe de l’opportunité des poursuites, etc. Ce qui mène à des audiences interminables et à des décisions bâclées quel que soit, par ailleurs, la compétence du magistrat. Ce sont là quelques exemples. L’indépendance des juges est un préalable à toute réforme. Cette question doit faire l’objet d’un débat public. Le reste est accessoire.

Certains estiment que la justice était « plus indépendante dans les années 1970 », qu’en pensez-vous ?Qu’est-ce qui pourrait expliquer une telle régression ?

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La Justice recule dangereusement dans notre pays (Par le Pr Issad)

Posté par Rabah Naceri le 3 janvier 2009

issad.jpgLa justice a enregistré une régression inquiétante.

Pr Mohand Issad.

Ancien président de la commission nationale de réforme de la justice.

                                                              Interview réalisée par Madjid Makedhi

Vous avez présidé, en 1999, la Commission nationale de réforme de la justice (CNRJ) et vous avez déclaré en 2007 que le rapport que vous avez remis au président de la République vise à mettre en place « une justice de qualité ». Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur la justice algérienne ?

Je pense que nous n’avons pas progressé. Sur certains fronts, je pense même que nous avons régressé ; il y a beaucoup de signes annonciateurs d’une régression très inquiétante. Je ne ferai que citer des faits rapportés par la presse, dont votre journal, qui ne sont pas forcément à l’image de la réforme que nous avons préconisée.

Sur quels plans la justice algérienne a-t-elle régressé ?

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