Vers la standardisation de Tamazight ?

Posté par Rabah Naceri le 4 septembre 2010

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               Le Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA) organise, du 20 au 23 septembre prochain à Boumerdes, un colloque international sur la standardisation de l’écriture amazighe. L’un des objectifs de la rencontre est de « fixer les règles orthographiques de Tamazight à base latine, afin de « renforcer l’unité d’écriture, d’uniformiser les usages et trancher un certain nombre de questions qui y sont liées et qui restent en suspens », a indiqué le HCA dans un appel à participation.

Une graphie codifiée et une orthographe normée de Tamazight gagneraient « à être réalisées dans un cadre académique à partir des pratiques sur le terrain », selon cette institution rattachée à la présidence de la République.

La rencontre de Boumerdès se veut « un moyen institutionnel et officiel de réflexion et de débat à tous les spécialistes universitaires et praticiens de la langue Tamazight ».

Le HCA compte sortir avec un projet de publication d’un manuel référentiel faisant autorité, fixant les règles de l’écriture de Tamazight, destiné à l’ensemble des utilisateurs.» 

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meslunettes1.png          Avant la fin des travaux du HCA et comme pour dévancer les résolutions de cette institution rattachée à la présidence de la république, la direction des transports de la wilaya de Bgayet a déjà tranché sur le choix de la transcription de Tamazight. Le fronton de la nouvelle gare routière de Bgayet, encore en chantier, le montre bien. Voire la photo ci-dessous

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cliquez sur la photo pour agrandir

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Les réalisateurs du buste d’Ibn-Khaldun

Posté par Rabah Naceri le 28 août 2010

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Nous avons remarqué que beaucoup de Bougiotes, de visiteurs et de passagers à Bgayet ont tous pris une photo souvenir à côté du buste de l’éminent Ibn-Khaldun implanté juste à l’entrée de la célèbre Casbah où il y séjourna à plusieurs reprises et où il y enseigna.

Mais comme pour toutes les belles et grandes réalisations, on se pose rarement la question sur les noms des personnes qui ont façonné de leurs mains ces oeuvres artistiques. C’est le cas, par exemple, d’une belle demeure où l’on vient féliciter le maçon en oubliant l’architecte ou le cas d’une pâtisserie où l’on félicite le vendeur en occultant l’artisan aux mains d’or qui travaille dans l’ombre.

C’est le cas aujourd’hui de ce buste d’Ibn-Khaldun et j’ai pris l’initiative de rendre publique la liste des personnes, avec leur permission, qui ont contribué à la réalisation de ce buste et de l’aménagement de la placette où sera érigée cette oeuvre.

Il s’agit de :

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Khoudir    BOURIHANE

Hamid    AFTIS

Ahmed    MAHDI

Layachi    HADDADI

Hocine    DJERMOUNE

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BOUGIE (Bgayet). Lumière du Maghreb

Posté par Rabah Naceri le 5 août 2010

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D’autres civilisations que la nôtre ont connu des périodes de modernisation, d’innovations et de prospérité. Bien avant nous.

Le magazine français Les Echos, dans son édition de juillet-août 2010, a repris un résumé, de la grande épopée de la période hammadite sous le règne du prince En-Nacer qui a su faire de faire de Bgayet (Nacéria – Bejaia – Bougie) un centre de rayonnement économique, scientifique et culturel. L’auteur de l’article n’a pas hésité à la surnommer la  »Lumière du Maghreb ».

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Kamal Bouamara édite le 1er dictionnaire monolingue kabyle- kabyle

Posté par Rabah Naceri le 15 juillet 2010

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bouamara1.jpg(Par Hafit Zaouche). Kamel Bouamara, un illustre enseignant de la langue et de la culture amazighes à l’université de Bgayet, vient d’éditer le premier dictionnaire monolingue kabyle-kabyle chez les éditions «L’odyssée», sises à Tizi Ouzou. Lors du dernier festival Kamel Bouamara, Amaoui Mahmoud, doctorat en linguistique, a axé son intervention sur la lexicographie amazighe, problèmes et propositions. L’orateur a relaté l’historique de la lexicographie berbère qui selon lui, remonte à l’époque de la colonisation voir même avant avec le travail de Ventus de Paradis. Ensuite il a fait un détour sur les typologies de dictionnaires (Lexique, dictionnaires de Spécialité, encyclopédie …).sur les problèmes que rencontre les dictionnaires berbères le Dr Amaoui dira : «Tous les dictionnaires à l’exception de celui de Bouamara n’ont pas été ni pan kabyle ni pan berbère, les dictionnaires réalisés à ce jour ont été produit dans une seule région de la Berbérie, il faut donc chercher à étudier tous les parlers kabyle pour enfin élaborer un dictionnaire commun aux kabyles », dit- il, avant d’ajouter : «Je veux souligner l’émergence de la lexicographie de spécialité en berbère , fait à encourager , dernièrement on a assisté à l’émergence de lexique qui touche à plusieurs autres domaines comme celui des maths, botanique, corps humains…etc. ».

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Tamazight a de l’avenir (Brahim Tazaghart, éditeur et écrivain)

Posté par Rabah Naceri le 16 mai 2010

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Tamazight a de l’avenir

Dossier réalisé par Aomar MOHELLEBI

C’est un véritable défi que s’est lancé Brahim Tazaghart. Après avoir écrit et publié plusieurs livres en tamazight, cet écrivain originaire de la wilaya de Béjaïa, a lancé une maison d’édition dans cette même ville. Il s’agit des éditions «Tira», qui ont, à ce jour, publié seize livres en tamazight. Cette maison d’édition ne compte pas s’arrêter là. Elle continuera à faire de l’édition et à rester fidèle au livre amazigh.

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Restauration de la maison de l’illustre Cheikh Aheddad

Posté par Rabah Naceri le 15 mai 2010

aheddad.jpgRestauration de la maison de Cheikh Aheddad

La maison de l’illustre Cheikh Aheddad, sise au niveau du village Seddouk Oufella dans la commune de Seddouk, est en passe de faire l’objet de travaux de reconstruction et de restauration

(Par M.A). A se fier à un responsable de la direction du logement et des équipements publics (DLEP), instance en charge du management du projet, celui-ci va étrenner incessamment sa phase de réalisation. « Le marché a été attribué à une entreprise privée pour un délai contractuel de 12 mois », nous a confié notre interlocuteur. Le projet, pris en charge sur le programme sectoriel, a nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire de 22,86 millions de dinars, nous a-t-on précisé.

Nous espérons qu’une pareille initiative soit prise en faveur de la maison familiale des Amrouche (Taos et Jean-El Mouhoub) à Ighil Ali avant qu’elle ne se dégrade.

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Une décennie pour la promotion de Tamazight

Posté par Rabah Naceri le 9 mai 2010

INITIATIVE D’UN GROUPE D’HOMMES DE CULTURE

amazigh.bmp(Par A. Mohellebi). La commémoration du trentième anniversaire du Printemps berbère a été l’occasion pour un groupe d’hommes de culture de la région de Kabylie de proposer, de marquer une halte et de faire de la décennie prochaine une période dédiée pour la promotion de la langue Amazighe.
L’initiative est louable quand on sait aujourd’hui qu’en dépit de la reconnaissance de Tamazight comme langue nationale, cette langue maternelle de millions d’Algériens continue de faire l’objet de convoitises partisanes et d’être instrumentalisée à des fins personnelles et mercantilistes par des personnages sans scrupules. D’aucuns ont constaté que le fleuve du combat identitaire amazigh a été détourné. C’est pourquoi l’urgence est de focaliser les efforts sur la production dans tous les domaines et tenter de capitaliser l’acquis constitutionnel qu’est Tamazight langue nationale.
A cet effet, ce groupe d’hommes de culture suggère de mettre un terme à l’attentisme et au flou dans la conduite de la lutte pour Tamazight, de sortir de la logique de la réaction et anticiper sur les enjeux, de mettre un terme à toutes les instrumentalisations actuelles et parer au futur qui peuvent attenter à l’avenir de Tamazight et à l’intégrité de ses locuteurs et enfin réaliser les conditions objectives permettant à Tamazight d’accéder au statut de langue officielle. Ce groupe de réflexion propose l’établissement d’un bilan de l’enseignement de cette langue dans le système éducatif algérien, sur le processus de reconnaissance institutionnelle et constitutionnelle, l’enseignement supérieur, l’édition de livres, l’amazighisation de l’environnement tels le cinéma et le théâtre.
«
La situation des langues en Algérie, nécessite une attention, particulière. Il s’agit, aujourd’hui, de penser sérieusement à l’organisation d’une conférence nationale des langues capable de dégager une politique linguistique cohérente et claire», indiquent les initiateurs parmi lesquels figurent des écrivains et des universitaires.

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Un buste pour Ibn Khaldun

Posté par Rabah Naceri le 5 mai 2010

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A l’appel de l’UNESCO, le 600 ème anniversaire de la mort de l’éminent historien et sociologue, Abderahmane Ibn Khaldun, a été célébré dans de nombreux pays de par le monde. C’est ainsi que nous avons relevé la participation des Etats Unis d’Amérique, de l’Espagne, de l’Italie, de la France, des pays du Maghreb et bien d’autres pays arabes.

epitaphe.jpgBgayet, sous la direction de la célèbre association Gehimab, a tenu à marquer cet évènement par des conférences, des expositions, etc… au niveau de la Casbah où il enseigna la jurisprudence et les mathématiques. Cet évènement fut un franc succès auprès des visiteurs locaux constitués de chercheurs, enseignants, étudiants ou des invités venus contribuer à la réussite de cet évènement par des communications.

Ce fut lors de cette journée commémorative que l’idée de réaliser un buste de Abderahmane Ibn Khaldun est née dont la mission fut confié à un artiste de Bgayet, Khoudir Bourihane.

L’Apw, sous la présidence de Mohamed Bettache, a délibéré en 2006 pour l’octroi d’une enveloppe qui sera versée dans un chapitre du compte de l’Apc de Bgayet qui se chargera d’établir un bon de commande à notre artiste Khoudir Bourihane qui prendra en charge l’étude du buste et l’aménagement du site où sera fixé le buste de Abderahmane Ibn Khaldun.

Cette oeuvre a donc été réalisée avec de la poudre de marbre pour résister aux effets du temps et de l’érosion. Ce buste aurait pu être confectionné en bronze, mais cela aurait exigé une enveloppe financière beaucoup plus conséquente.

Le texte qui sera rédigé sur le socle qui portera le buste est le suivant:

Abderahmane Ibn Khaldun (Tunis 1332 – le Caire 1406)

historien, premier théoricien de l’histoire des civilisations

et précurseur de la sociologie moderne.

Il a effectué plusieurs séjours à Bgayet entre 1352 et 1354,

il y revint de 1365 à 1366 pour être nommé « Hadjeb » (premier ministre).

Tous les matins, après avoir expédié les affaires publiques,

il se rendait à la mosquée d’El-Qasaba afin d’y enseigner la jurisprudence et les mathématiques.

C’est grâce à ses écrits

que nous disposons aujourd’hui d’informations de première importance

sur les Berbères, sur notre pays, sur Bgayet et sur ses savants.

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Exposition peinture – sculpture à la Casbah de Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 2 mai 2010

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Du dimanche 02 mai

au

mardi 18 mai

dans la grande salle de la célèbre Casbah

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Colloque sur l’œuvre de Sidi Yahia Al Aïdli

Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2010

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La Zaouïa de Tamokra et l’association Gehimab organiseront les 19 et 20 mai prochains à Bgayet un colloque sur l’œuvre du savant Soufi Yahia Al Aïdli avec la participation d’une vingtaine d’éminents théologiens, anthropologues et chercheurs algériens et étrangers.

(Par B.B/H.A.D). Cheïkh Bouamrane (président du Haut conseil islamique), Cheikh Tahar Aït Aldjat de Tamokra, Judith Scheele (doctorante en anthropologie sociale à l’université d’Oxford), Kamal Chachoua (sociologue et chargé de recherches au CNRS), Salah Baïzig (professeur d’histoire à l’université de Tunis) et Tassadit Yacine, anthropologue et enseignante-chercheuse à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, sont entre autres attendus pour y animer des conférences. Les thèmes qui y seront traités concernent particulièrement la vie de Sidi Yahia Al Aïdli, son ouvrage intitulé « Al Wadhifa », ses rapports avec ses contemporains Sidi Touati, Al Taâlibi et Al Barnoussi ainsi que l’influence de la Zaouïa éponyme dans la région des Bibans.

Les auteurs désirant faire des communications sur ce sujet sont invités par les organisateurs à transmettre leur travail ne dépassant pas les six pages avant le 1er mai prochain. Les organisateurs cherchent surtout à faire connaître l’action de ce savant sur sa société. Ils veulent en outre recenser tous ses manuscrits qu’ils se trouvent chez des particuliers ou dans des bibliothèques publiques. Ce travail favorisera à coup sur la publication des œuvres de ce savant connu surtout par la station thermale dont il porte le nom.

Natif de Takorabt, un village de l’actuelle commune d’Ighil Ali, Yahia Al Aïdli a suivi ses études coraniques à Tamokra puis à Bgayet où il a été l’élève de « l’un des plus grands Fakihs d’Al Malikyya en son temps », Ahmed Ben Brahim Al Bija’i, en l’occurrence. Il fonda à Tamokra vers 1440 l’une des toutes premières zaouïas qui portera son nom après sa mort en 1477. Elle fut détruite en 1956 par l’armée française pour avoir servi de base de repli aux Moudjahidine avant d’être reconstruite par le Cheïkh Tahar Aït Aldjat et ses pairs. Son fils, Cheïkh Mohand Salah, nous fera remarquer que « le colonel Amirouche s’est réuni avec les étudiants à Tigharmine en les incitant à poursuivre leurs études pour devenir des cadres de la future Algérie indépendante ». Bon nombre d’entre eux ont, en effet, investi les institutions de l’Etat une fois l’indépendance acquise, à l’image de feu Mouloud Kacem Naït Belkacem, alors que des dizaines d’entre eux tombèrent en martyrs lors de la révolution armée.

Une stèle a été érigée en leur mémoire dans la cour de l’institut. Une nouvelle école coranique à la hauteur de l’aura de Sidi Yahia Al Aïdli est en cours de réalisation à proximité de l’actuelle structure désuète de la zaouïa. Ce projet imposant, pouvant recevoir 250 élèves dont 150 en régime d’internat et s’étendant sur une superficie de 8869 m2, est estimé à 150 millions de dinars. « Nous le financerons avec nos propres moyens mais aussi avec l’aide de donateurs bienfaiteurs et de l’Etat que nous ne manquerons pas de solliciter dans ce sens », ajoutera le vénérable cheikh qui tient à rappeler aux habitants de la région la disponibilité de la zaouïa à accueillir leurs enfants ayant échoué dans leurs études en vue de les extraire aux fléaux sociaux qui rongent la société.

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