Une stèle pour Saïd Mekbel

Posté par Rabah Naceri le 8 août 2013

Une stèle pour Saïd Mekbel dans 3. CULTURE & EDUCATION stele

(Par Moussa Ouyougoute). Le moment est historique. Et pour cause ! La République algérienne vient de reconnaître l’un de ses illustres fils : Saïd Mekbel. Journaliste et billettiste de talent, arraché à la vie par la horde sauvage un jour de triste mémoire, le 3 décembre 1994. Et c’est le bureau d’études Synapse architectes de Bgayet, qui a été retenu pour la réalisation de la stèle. Le buste du journaliste disparu sera, quant à lui, réalisé par l’artisan sculpteur de Tazmalt, Chebbi Mokrane.
En effet, le wali, Hammou Ahmed Touhami, et le président de l’APW de Béjaïa, Mohamed Bettache, ont déposé, hier, la première pierre pour la réalisation de la stèle à la mémoire de Saïd Mekbel, et à travers lui, à tous les journalistes victimes du terrorisme islamiste. Le coût du projet : 10 millions de dinars : une délibération de la précédente APW de Bgayet. Le Comité mémorial Saïd-Mekbel, composé de journalistes de l’Association des journalistes de Bgayet (AJB), d’élus et de membres de la société civile, est donc sur le point de gagner son pari relatif à l’élévation de cette stèle. Il faut dire que le projet avait séduit tous les élus, à leur tête ceux de l’APW. Lesquels ont sensibilisé, à leur tour, le wali de Bgayet lors du déjeuner offert aux journalistes le 3 mai 2011. Le chef de l’exécutif avait donné son accord et promis d’appuyer le projet. Le président de l’APC de Bgayet y était, pour sa part, favorable d’autant que le projet allait être financé par le budget de la wilaya. Pour la symbolique, les journalistes avaient tenu à ce que les financements soient publics.  Mais le projet n’a pas été un long fleuve tranquille. Il avait accusé beaucoup de retard. Initialement, il devait être réalisé par l’APC de Bgayet. Conséquence de ce retard. Le wali avait décidé d’écarter du projet les membres de l’exécutif communal et de le confier à l’administration locale d’autant que le terrain avait été dégagé. La Direction des domaines à Béjaïa ayant fait un geste. Elle avait procédé au transfert de propriété du terrain au profit de la municipalité. Pour rappel, l’idée du projet est née le 2 mai 2011. Les journalistes venaient de se constituer en association. Ils voulaient célébrer la Journée internationale de la presse en rédigeant une déclaration afin de participer au débat en cours sur le métier de journaliste, marqué par l’absence d’une organisation à même de défendre ses intérêts moraux et financiers.
Pour la symbolique, ils avaient voulu déposer une gerbe de fleur sur la tombe de Saïd Mekbel et lire la déclaration. Seulement, il avait fallu faire appel au frère du défunt pour retrouver la sépulture tellement elle n’avait aucun signe distinctif. C’est là que Mohamed Bessa, aujourd’hui directeur de com., avait suggéré l’idée de réaliser un buste. Comme les journalistes avaient soumis le projet à débat, il y a eu l’implication de tout le monde, élus, membres de la société civile, etc. “On est passé d’un buste à une place aménagée ; on a tablé sur une délibération de 500 000 dinars, on a eu 10 millions de dinars. C’était inespéré, tellement on ne voulait pas de financements privés bien que beaucoup de patrons étaient prêts à financer le projet”, a rappelé, hier, un confrère.

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Bougie, port maghrébin (1067-1510) par Dominique VALERIAN

Posté par Rabah Naceri le 29 juillet 2013

  Bougie, port maghrébin (1067-1510) par Dominique VALERIAN dans 3. CULTURE & EDUCATION correspondances

 

Frontières et territoire dans le Maghreb de la fin du Moyen Age :

les marches occidentales du sultanat hafside.

Dominique VALERIAN est agrégé d’histoire, ancien membre de l’Ecole française de Rome de 1998 à 2001, maître de conférence d’histoire médiévale à l’Université Paris I Panthéon – Sorbonne et membre de l’UMR 8084 « Islam médiéval : espaces,réseaux et pratiques culturelles ».
Sa thèse soutenue à l’Université de Paris I en décembre 2000, a porté sur « Bougie, port maghrébin (1067-1510) ». Son travail actuel a pour objet les ports musulmans, principalement maghrébins, à la fin du Moyen Age et les conséquences économiques, sociales et politiques de leur insertion dans l’espace méditerranéen.

Ce travail s’attache à suivre l’émergence progressive, dans le Maghreb médiéval, d’une conscience du territoire. Par delà la distinction traditionnelle entre dâr al-Islâm et dâr al-harb, on voit en effet s’affiner, chez les géographes d’abord, une définition de régions qui s’individualisent au sein de l’espace islamique, avec un sens le plus souvent politique.
L’exemple de la région de Bougie (Bijâya), marche occidentale du territoire hafside à partir du milieu du XIIIe siècle, montre le glissement sémantique du mot thaghr, qui dans ce contexte finit par définir, chez Ibn Khaldûn notamment, une région frontière à l’intérieur du dâr al-Islâm, une province qui se distingue des autres par une autonomie périphérique accordée par le pouvoir central. Lire la suite… »

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Le bénévolat se distingue à Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 10 juillet 2012

  

Le bénévolat se distingue à Bgayet dans 3. CULTURE & EDUCATION Association_Hanane«Notre mission est de porter assistance aux enfants démunis»

Mme Triki Présidente de l’association El Hanane

Entretien réalisé par Boualem Slimani

A 70 ans, Mme Triki, présidente de l’association El Hanane, œuvrant au profit des enfants démunis dans la wilaya de Béjaïa, n’a pas encore perdu son zèle et sa force pour prendre soin des enfants issus de familles défavorisées. Assistée par une équipe de bénévoles, elle ne ménage aucun effort pour offrir un cadre de vie meilleur à ces enfants. Dans cet entretien, elle nous parle du projet de l’association et de son objectif. Lire la suite… »

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Le mausolée cheikh Aheddad à l’abandon

Posté par Rabah Naceri le 7 février 2012

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Ce Mausolée a coûté une fortune

(Par Amar Chekar). A l’exception des bénévoles et de l’Association cheikh Aheddad, qui assurent le minimum, le mausolée du père de l’Insurrection de 1871 est sans tutelle.

Inauguré le 3 juillet 2009, le mausolée cheikh Aheddad, situé au village Seddouk Oufella, dans la vallée de la Soummam à Béjaïa, est livré à l’abandon.

Malgré son inauguration par les plus hautes autorités du pays, et ce pour montrer toute l’importance qui lui a été accordée, ce patrimoine national est presque oublié, pour ne pas dire ignoré par les pouvoirs publics concernés. A l’exception des citoyens bénévoles et l’Association cheikh Aheddad, qui fait de son mieux pour sauvegarder et entretenir au maximum ce bijou, depuis plus de deux ans, malheureusement, ni la direction concernée de la wilaya de Béjaïa, ni les autorités locales, ni le ministère de la Culture, n’ont daigné assurer le suivi et la gestion de cet établissement. «Par principe et respect à la mémoire du père de l’Insurrection de 1871 aux côtés de cheikh El Mokrani, nous ne voulons pas nous retirer carrément de ce patrimoine. Nous n’avons même pas un document administratif qui nous autorise à intervenir au besoin et nous engager pour l’intérêt général de ce patrimoine», a affirmé Karim Ouari, président de l’Association cheikh Aheddad. Ali Batache, membre de ladite association, enseignant en histoire et auteur d’un important ouvrage sur le personnage emblématique de cheikh Aheddad, ajoute: «Nous avons des données et des archives à récupérer pour enrichir davantage le mausolée sur tout ce qui concerne l’Insurrection de 1871, mais faute de moyens nécessaires, nous ne pouvons pas avancer dans nos recherches sur cette période charnière de l’histoire de notre pays», a-t-il déploré.

Deux agents ont été délégués par l’Association cheikh Aheddad, afin d’assurer le minimum d’accueil, de sécurité des lieux de jour comme de nuit. Ces deux jeunes travaillent H24 et 7/7 jours à longueur d’année avec un salaire de 12.000 DA/mois. «Dites-nous comment faire? Doit-on passer toute notre vie dans cette situation, et ce même si nous vouons tout notre engagement et notre considération à la mémoire et à l’histoire du pays?», lance l’un des deux jeunes agents qui, sans l’exprimer ouvertement, souffrent en silence.

Depuis le mois de juillet 2009, aucune subvention de l’Etat, aucune aide locale n’ont été attribuées pour la gestion, le suivi et le bon fonctionnement des lieux. Aucun intérêt n’a été accordé à ce lieu de pèlerinage qui enregistre plus de 10.000 visiteurs/an qui viennent des quatre coins du pays, notamment de Bouira, Bordj Bou Arréridj, Alger et Tizi Ouzou pour se recueillir à la mémoire de Cheikh Aheddad et ses deux enfants: cheikh Aziz et cheikh M’hamed. Même des étrangers y sont venus dont des Chinois que nous avons croisés dans ce temple de l’histoire. Tenant compte de l’importance des deux personnages phare, à savoir cheikh Aheddad et Mohamed El Mokrani de Bouira, qui ont uni les deux forces spirituelle et militaire dans le soulèvement populaire du 8 avril 1871 contre le colonialisme français, on apprend que des contacts sont en cours entre l’Association cheikh Aheddad et des membres de l’Association El Mokrani, afin de coordonner leurs efforts pour des commémorations communes à l’effigie des ces deux hommes libres et révolutionnaires inoubliables de la cause algérienne.

«Chaque temps sa génération. Chaque génération sa mission»,

lit-on sur le mur d’un rond-point à Maillot, dans la wilaya de Bouira.

Effectivement, c’est tout à l’honneur du peuple qui s’intéresse et réhabilite son histoire. Contacté par téléphone pour de plus amples informations concernant le mausolée, la Direction de la culture de la wilaya de Béjaïa avoue son ignorance sur la question. «Il faut s’adresser à la direction de la Dlep», nous renvoie-t-on.

Renseignement pris, cet organisme n’a rien à voir avec ce patrimoine historique. Sans commentaire.

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Forger un citoyen équilibré. Le but de la civilisation musulmane

Posté par Rabah Naceri le 30 novembre 2011

La force d’une société c’est avant tout ses ressources humaines.

Par Mustapha CHERIF

Forger un citoyen équilibré. Le but de la civilisation musulmane dans 3. CULTURE & EDUCATION ScreenShot020-226x300En ce jeudi de l’après-Ramadhan, continuons plus que jamais à nous interroger sur l’essentiel: l’éducation, la formation d’un citoyen équilibré, responsable et utile à son pays. La civilisation musulmane a progressé sur la base de travaux de plusieurs catégories de savants: comme les scientifiques, les théologiens, les philosophes, les mystiques et les fuqaha.
Parfois, le savant en question pouvait réunir en sa personne plusieurs de ses spécialités, comme Ibn Rochd, Ibn Sina ou Al Biruni. Les sociétés musulmanes ont connu l’âge d’or lorsqu’elles réussirent à forger un type d’homme équilibré, instruit et au comportement noble. La civilisation musulmane a été universelle, du fait qu’elle n’a rien négligé, ni la condition humaine terrestre, ni l’éducation du caractère et de l’âme, pour humaniser, élever et guider.
L’ignorance et la mauvaise intention font dire des contrevérités aux islamophobes anciens ou néo-orientalistes: que l’esprit scientifique et les progrès modernes sont étrangers à la religion musulmane.
Des chercheurs de culture musulmane, influencés par l’esprit positiviste, historiciste et antireligieux, et prétextant du fait que toute société est capable de produire de la science par-delà la religion et l’ethnie, considèrent que les découvertes et avancées des scientifiques musulmans classiques n’ont rien à voir avec la religion. Certes, nul n’a le monopole de la vérité et le champ scientifique est spécifique, indépendant, pourtant il n’y a pas de hasard. Lire la suite… »

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Le festival international s’installe définitivement à Bejaia

Posté par Rabah Naceri le 2 novembre 2011

Le festival international s'installe définitivement à Bejaia dans 3. CULTURE & EDUCATION

          (Par M.H Khodja). La troisième édition du festival international du théâtre professionnel est arrivée à sa fin, dans l’après-midi du dimanche dernier, laissant derrière elle une dizaine de jours d’animation qui ont copieusement gâté le public béjaoui et les férus du quatrième art.
          En présence du wali de Béjaïa, des délégations et troupes des pays participants, des commissaires du festival et d’un imposant public mêlé aux invités, la cérémonie de clôture du festival a eu lieu au niveau de la grande salle de spectacles du TRB vers 17 heures. Des diplômes d’honneur ont été remis aux participants et des discours de remerciements ont été prononcés, avant qu’une grande nouvelle tombe de la bouche de la représentante de la ministre de la culture, celle d’installer définitivement, à Béjaïa, le festival international du théâtre professionnel. Le directeur du TRB, M. Omar Fetmouche, par l’annonce de cette nouvelle, promet de doubler, et même de tripler, le nombre des pays participants, d’ici l’année 2014. Il faut rappeler que cet évènement d’envergure internationale, abrité cette année pendant dix jours, du 20 au 30 octobre, par la capitale des Hammadides et qui a rassemblé quatorze pays venus des quatre coins du globe, a été l’occasion pour rendre hommage à l’un des grands hommes du théâtre algérien, le metteur en scène, dramaturge et écrivain Abdel Malek Bouguermouh.

          Les commissaires du festival, Brahim Noual et Omar Fetmouche en l’occurrence, ont déclaré lors du point de presse organisé l’avant-dernier jour du festival au niveau de la salle de conférences du TRB, avoir réussi le challenge, celui d’organiser la troisième édition du festival international du théâtre à Béjaïa. Bien que, signale Brahim Noual, « des incohérences, qu’on assume d’ailleurs, ont été enregistrées, elles sont essentiellement dues à la méconnaissance du terrain, puisque c’est Alger qui a abrité les deux premières éditions ». L’un des points marquants de cette décade artistique dédiée au quatrième art, est, selon le commissariat du festival, l’exemplarité dont a fait preuve le public béjaoui, aussi bien sur le plan organisationnel que sur l’intérêt porté à l’égard des représentations et de toutes les activités proposées lors de la manifestation.
Les organisateurs, le directeur du TRB en particulier, dans le but d’instaurer une tradition théâtrale à Béjaïa, ont concocté, un programme qui a su drainer massivement, sur les différents sites de représentation, un public très large et diversifié. La majeure partie des représentations s’est déroulée au niveau des deux salles du TRB, qui n’ont pas pu contenir, selon M. Fetmouche, tout le public. Plus de 200 personnes, selon son estimation, sont restées à déambuler dans les couloirs du TRB, à l’écart de ce qui se jouait sur scène, ceci témoigne, ajoute-t-il, de l’intérêt grandissant des Béjaouis pour le quatrième art. Il ajoute, dans ce sens, que « ce manque d’espace n’est pas en soi un problème, au contraire, il faut faire en sorte que le théâtre s’étende sur d’autres espaces qui sont également des lieux voués à l’art, à l’exemple de la maison de la culture, sans être forcément destinés au quatrième art, au lieu de se limiter seulement à son espace traditionnel, cela est à l’image de ce qui se fait ailleurs dans le monde ». Omar Fetmouche est allé encore plus loin, dans cet ordre d’idées, en annonçant qu’une proposition a été faite pour le directeur du port de Béjaïa pour que la cérémonie d’ouverture du festival méditerranéen, qu’accueillera en juin prochain la ville de Béjaïa, soit organisée sur un ferry. Outre les pièces théâtrales, le programme contenait, également, des ateliers de formation en théâtre encadrés par des professionnels nationaux et internationaux au profit de jeunes amateurs du quatrième art de la wilaya de Béjaïa. Ces derniers seront re-contactés, affirme le directeur du TRB, en février de l’année prochaine, en vue d poursuivre leurs formations. « Ce n’est qu’à travers cette démarche », dit-il, « qu’on pourrait atteindre nos objectifs que sont de faire de Béjaïa une ville de théâtre, en assurant une relève compétente telle que la voulait Malek Bouguermouh ».

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Quelle société formera notre école ?

Posté par Rabah Naceri le 24 octobre 2011

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Le phénomène inquiète les éducateurs de la wilaya

Quand la violence s’invite dans les écoles

          (Par N.M). Violence physique caractérisée, dégradation volontaire du mobilier scolaire, insultes en tout genre, tags et graffitis obscènes… sont devenus la hantise des éducateurs de la wilaya de Bgayet.

          Dans nombre d’écoles, cette violence est devenue omniprésente. «Même s’il n’y a pas toujours des agressions physiques, les altercations et les vociférations d’injures sont, en revanche, monnaie courante», soutient un professeur d’enseignement secondaire d’une école de la haute vallée de la Soummam. «Les enfants et les adolescents ne sont que les relais d’une violence qu’ils subissent, soit de la part de leurs parents, de l’école ou par le truchement des médias et de la société en général. Dans tous les cas de figures, ils s’identifient à leurs bourreaux physiques ou symboliques et en reproduisent les actes», analyse un psychologue scolaire officiant dans une unité de dépistage et de suivi (UDS) d’Akbou. D’aucuns soutiennent que le laxisme ambiant, la permissivité et l’impunité ont largement contribué à l’émergence et à l’extension de ce phénomène, qui est en passe d’épouser des contours hallucinants. «Les auteurs des dépassements sont rarement sanctionnés, du moins pas à la mesure de la gravité de leurs actes répréhensibles, d’où les nombreux cas de récidives constatés», soutient un enseignant d’Amizour exerçant dans un collège de la ville. La voie est ainsi ouverte à tous les abus, et la violence a vite fait de s’installer durablement, faisant parfois tâche d’huile.

          Par ailleurs, bien des éducateurs fustigent les textes régissant les conseils de discipline. Les prérogatives et les attributions de cette structure sont jugées très réduites et les délais de prise de sanctions éventuelles trop longs. «Il s’écoule souvent de longs mois entre le verdict rendu par un conseil de discipline qui n’a pas, à vrai dire, les coudées franches, et l’aval de la tutelle, la Direction de l’Education en l’occurrence», déplore un directeur d’école de la région de Sidi Aïch, qui a eu à siéger dans ledit conseil.

          Des actes de vandalisme sont également le lot quotidien de nombreux établissements scolaires : mobilier saccagé, murs oblitérés de graffitis… «De plus en plus d’élèves sont devenus turbulents, insoumis, parfois arrogants jusqu’à l’insolence», relate Malek, un éducateur de Seddouk. «La situation s’est nettement gâtée au cours de ces dernières années et ni le staff pédagogique ni les associations de parents d’élèves ne semblent en mesure d’enrayer cette déferlante qui engage toutes les strates de la société», ajoute-t-il. Un autre enseignant de Tazmalt nous apprend qu’un de ses collègues a essuyé dans l’enceinte même de l’établissement où il exerçait, un chapelet de jurons et d’intimidations de la part d’un de ses élèves. Pour couronner le tout, l’infortuné éducateur s’est fait molester à la sortie de l’école par le frère aîné du potache. «La victime s’en est tirée avec deux semaines d’incapacité de travail», rapporte-t-il, sidéré. A en croire de nombreux témoignages, les cas de ces enseignants laminés par des élèves ou par leurs proches, déguisés en Rambo revu et corrigé, sont légion.

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Où sont les représentants de parents d’élèves ?

Posté par Rabah Naceri le 10 octobre 2011

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          Voilà l’image qui hante l’esprit des parents d’élèves depuis des lustres. Tout le monde est inquiet sur le devenir du secteur de l’éducation tant pour la mauvaise qualité du programme, la désorganisation régnante que pour les turbulences permanentes que traversent ce secteur.

          Malgré toutes ces perturbations, dont nul ne peut évaluer les conséquences immédiates et futures, le mouvement des parents d’élèves se murent dans un silence qui en dit long. Ces structures de parents d’élèves ne se manifestent que lorsqu’il s’agit de fête, de collation ou d’émissions radios ou télévisées.

          Dans les pays avancés, le mouvement des parents d’élèves est qualifié de partenaire incontournable dans le secteur de l’éducation. Qu’en est-il chez nous ?

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Exposition « Les échanges intellectuels Bejaia-Tlemcen » à Tlemcen (par Mhand Kasmi)

Posté par Rabah Naceri le 4 octobre 2011

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Entre lumières célestes des savants et ténèbres artificielles de Palais

          Du monde, beaucoup de monde, du beau monde…pour reprendre l’expression du Professeur Aïssani, Commissaire Général de l’exposition, en ce samedi  1er octobre 2011 au Palais de la Culture de l’Imama à Tlemcen, à l’occasion du vernissage de l’exposition « les relations intellectuelles entre Bejaïa et Tlemcen » entre le XIème  et  XXème siècle, organisée dans le cadre de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 ».

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La mémoire dépoussiérée

Posté par Rabah Naceri le 4 octobre 2011

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Tlemcen: Avec Béjaïa, ça marche

          (par Allal Bekkaï). «De tous les rapports inter-villes, ce sont les échanges Béjaïa-Tlemcen qui ont le plus d’impact sur le développement des activités scientifiques et culturelles au Maghreb central et en Méditerranée», tient d’emblée à souligner le Pr Djamil Aïssani, commissaire de l’exposition libellée «Les échanges intellectuels Bejaïa-Tlemcen» qui se tient du 1er au 31 octobre au palais de la Culture de Mansourah, dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la Culture islamique». Initiée par l’association Gehimab (Groupe d’Etudes sur l’Histoire des Mathématiques à Bougie médiévale) présidée par l’organisateur précité, l’exposition se propose, à travers une quarantaine d’histoires extraordinaires, de faire découvrir au public les principales aventures intellectuelles qui ont permis à deux cités prestigieuses du Maghreb central de devenir «jumelles».

          Abdelmoumen rencontre Ibn Tumart à Mellala, Al-Murshida d’Ibn Tumart enseignée à Tlemcen, Amrane El Machdaly assure le cours inaugural de la Medersa Tashfiniyya, Al-Uqbani et la méthode des fractions de l’algébriste Al-Qurashi, les liens de Cheïkh Sanusi avec la Kabylie, le Mi’yar d’Al-Wansharisi et les Fatawi de la Kabylie, le voyageur L’hocine Al-Wartilani à Tlemcen sont entre autres, les thématiques proposées dans ce cadre.

           S’inspirant vraisemblablement de ce qui se fait ailleurs (Exposition universelle de Séville), le scénographe Salah Ouachak a mis tout son génie professionnel pour offrir via les NTIC, un «plateau» verbo iconique de haute facture illustré de manuscrits, photos, gravures, cartes, films. La cérémonie d’ouverture de l’exposition qui a eu lieu dans la soirée du samedi sera marquée par un concert musical donné par l’orchestre féminin de l’association Ahbab Cheïkh Sadek El Bedjaoui avec la participation exceptionnelle de Leïla Benmrah, en présence de son vice-président Djamil Bouyahia, fils du Cheïkh. Comptant en son sein deux petites filles du Cheïkh, Yasmin Bouyahia et Madina Yahyaoui, le groupe musical dédiera, à cette occasion, un répertoire spécial intitulé « M’xhalia musicale et littéraire tlemceno-bougiote » illustré entre autres de Ya daw Ayani, Ya fares zour Bejaïa, Tlemcen Ah ! Ya kh’ti, Dhikrayat Chikh Omar (Bekhchi).

           A noter la présence du côté local du coordinateur national, du recteur de l’université, du directeur de la Culture. Avec comme vis-à-vis les P/APC de Toudja, Beni Wartilane, Aïn El Greg… Le vendredi, la délégation bougiote sera l’hôte de la khalwa de Sidi Senouci. Le lendemain (samedi), elle sera invitée par le collectif Senouci, à la station spirituelle de Sidi Abdallah d’Al Baâl à Sidi Tahar sur les hauteurs de la ville. Par ailleurs, la maison de la Culture Abdelkader Alloula a abrité, dans la soirée du jeudi, la présentation de la pièce théâtrale « Mashdaly Zwawi fi Tilimsan » produite par le théâtre régional de Bejaïa avec le concours de Gehimab. Dans ce contexte, le prochain hommage (mardi 4 septembre) de la série Nouba sera consacré au parcours artistique de Cheïkh Sadek el Bejaoui, aux côtés de Cheïkh Ghaffour.

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