Mahmoud BOUZOUZOU : un monument

Posté par Rabah Naceri le 18 septembre 2008

Mahmoud BOUZOUZOU 

L’homme qui avait séduit les Suisses 

« Le cri du pauvre monte jusqu’à Dieu, mais il n’arrive pas à l’oreille de l’homme. »

Théologien, linguiste, islamologue, journaliste, médiateur, tel était Mahmoud Bouzouzou, connu et reconnu pour sa vaste culture et son sens du devoir.

bouzouzou.jpgHomme pieux, il n’a cessé, sa vie durant de lutter contre toutes les injustices, toutes les dérives, s’érigeant en homme respecté, même par ses adversaires les plus obstinés. Il est décédé le 27 septembre 2007 à l’âge de 89 ans. Il a été inhumé dans sa terre natale à Béjaïa. Issu de la grande noblesse, Mahmoud avait pour père Boualem El Kadi, une notoriété béjaouie qui officia en qualité de cadi, du côté d’El Kseur mais qui a été aussi une figure marquante dans le domaine des arts lyriques. Féru de musique andalouse, il a été instrumentiste, parolier et plusieurs de ses qacidate figurent dans le répertoire des artistes de renom. On raconte que l’inégalable Sadek Lebdjaoui lui doit beaucoup. Mahmoud naquit le 22 février 1918 à Béjaïa.

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Vernissage de l’Exposition : Iconographie ancienne de Béjaia

Posté par Rabah Naceri le 19 août 2008

Dans le cadre de  » La Caravane d’Eté de la ville de Bejaia« 

L’Association Gehimab Bejaia 

et

Le Musée Bordj Moussa Béjaia

en collaboration avec

L’A.P.C. de Béjaia

La Direction de la Culture de la Wilaya de Béjaia

La Maison de la Culture – Béjaia

ont le plaisir de vous inviter

au

Vernissage de  l’exposition

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Iconographie ancienne de Béjaia

(Gravures, peintures, cartes, croquis, estampes,…)

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qui aura lieu le

Jeudi 21 Août 2008 à 17 heures à la Maison de la Culture, Aamriw – Béjaïa.


    La Directrice
                                               Le Président

       du Musée Bordj Moussa                                  de l’Association Gehimab

          Mme Souad HADDAD                                   Professeur Djamil AÏSSANI

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La Galerie de Peinture et des Arts Graphiques

Emile Aubry  (Béjaïa – Algérie)

Jusqu’à la fin des années soixante dix, la ville de Béjaïa disposait d’un espace à caractère artistique et culturel d’une exceptionnelle valeur : il s’agit de la Galerie de Peinture et des Arts Graphiques Emile Aubry. Située alors sur le Boulevard Front de Mer, elle avait été conçue selon les normes en vigueur : grande salle, salles rouge et grise, salles jaune et bleu, salle verte, …

A sa création, la Galerie Aubry était devenue un véritable espace d’expression pour les artistes – peintres et les amoureux de l’Art. Des ateliers de peinture et des cours pour les jeunes étaient organisés. Certes, à cette époque, la galerie n’était accessible qu’à un public averti. Néanmoins, elle a joué un rôle essentiel dans la formation des artistes – peintres autodidactes de notre région (voir par exemple les témoignages de Tahar Khelfaoui et de Ali Tabchouche).

La Galerie Aubry a été répertoriée à l’échelle internationale par plusieurs catalogues et ouvrages spécialisés. C’est pourquoi la convention signée en 2002 entre l’Association Gehimab Béjaia et la Circonscription Archéologique de Béjaia avait pour principal objectif de reconstituer la galerie, de la réhabiliter (en lui permettant de retrouver sa vocation artistique et culturelle), d’authentifier et de restaurer les toiles  et de produire une exposition originale sur l’historique de cette galerie et sur l’importance des collections. Il s’agissait notamment de présenter les nombreuses œuvres en rapport avec « l’atmosphère de calme, de grandeur et d’éternité du Pays » : Femmes Kabyles, Femmes Juives de Constantine, Femmes du Sud, Paysage du Gergour, route de Kabylie, un oued sur les Hauts Plateaux, Route de Sétif, Paysage à la Maison Kabyle,…

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La Cité, Le Port et le Golfe, l’Arrière Pays : Regard Artistique sur
la Traversée des Siècles

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New York, Saint Petersbourg, Versailles, Bruxelles, Alger, Béjaïa, Moscou, Paris, Baltimore, Luxembourg,… La ville de Béjaïa, immortalisée dans sa marche vers sa destinée par d’inombrables artistes (célèbres ou anonymes), a été exportée dans les plus grands musées du Monde (Métropolitan Museum, l’Hermitage, Musée du Palais, Musée National,…). Cette cité, qualifiée par l’Archiduc d’Autriche, Louis Salvador de Habsbourg, de “Perle de l’Afrique du Nord”, a été de tout temps une source d’inspiration pour de nombreux hommes de lettres et artistes peintres réputés. Lumières, couleurs, paysages,… L’écrivain Guy de Maupassant évoque “ce merveilleux golfe de Bougie”, alors que l’ancien président portugais Texeira Gomès retient “l’enchantement de la mer” de cette “sorte de Sintra au bord de l’eau”.

Nous vous invitons à un fantastique voyage sur la trace des hommes qui, a travers les âges, ont été subjugués par notre ville et sa région. Près d’une centaine d’œuvres des XII-ème – mi-XX-ème siècles (cartes, dessins, gravures, estampes, lithographies, peintures,…), localisées  à travers le monde (Algérie, France, Espagne, Portugal, Italie, Luxembourg, Maroc, Belgique, Etats Unis, Turquie,…) sont pour la première fois présentées au public, à travers trois plaquettes, connues désormais sous l’appelation de “ la trilogie”.

C’est la tentative de reconstitution de la ville à l’époque Almohade (Port, Beit al Hikma, Dar es Senaa, Bir es Slam,…) pour les besoins de la pièce de théâtre pour jeune public « Léonardo à Bougie », qui est a l’origine de ce colossal travail d’investigation, d’abord dans les sources Maghrébines et Andalouses, Italiennes et Espagnoles, Turques et Françaises,… Puis à travers les Musées et les Bibliothèques, les Galeries et les Centres de Documentations de la planète.

Renseignements/  Tel/Fax : (213) 34 21 51 88

E–Mail : lamos_bejaia@hotmail.com

http://www.gehimab.org

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Le voyageur L’Hocine al-Wartilani

Posté par Rabah Naceri le 28 mai 2008

                                          الرحالة الحسين الورثيلانى

 

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Comité de programme :

  • Cheikh Bouamrane (Haut Conseil Islamique. Alger)

  • Djamil Aïssani (Association Gehimab. Bejaia . Coordonnateur)

  • Tahar Aldjet (Zaouia de Tamokra)

  • Saîd Chibane (Université d’Alger)

  • Tilman Hannemann (Université de Brême)

  • Dahbia Abrous (Université de Bgayet)

  • Fanny Colonna (C.N.R.S Paris)

  • Abdelmalek Danoune (Université de Annaba)

  • Jonathan Katz (Oregon University)

  • Allaoua Amara (Université de Constantine)

  • Judith Scheele (Université d’Oxford)

  • Tassadit Yacine (E.H.E.S.S  Paris)

  • Salah Baïzig (Université de Tunis)

  • Kamal Chachoua (CNRS. Aix en Provence)

  • Amar talbi (Université d’Alger)

  • Fodil Cheriguene (Université de Bgayet)

  • Maria Angels Roque (Iemed Barcelone )

  • Slimane Hachi (C.N.R.P.A.H . Alger)

  • Zinedine Kacimi ( Institut des Qira ‘at . Alger)

  • Salem Chaker (Inalco. Paris)  Younès Adli (Tizi Ouzou)

  • Anna Maria Di Tolla (Université de Naples)

  • Adda Bentounès (Université de Mostaganem)

  • Abdelkacem El Khatir (IRCAM . Rabat)

  • Nouria Remaoune (C.R.A.S.C. Oran)

  • Djamal Eddine Mechehed (Association Gehimab. Bgayet)

  • Mustapha Haddab (Université d’Alger)

___________

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137e anniversaire de la mort d’El Mokrani

Posté par Rabah Naceri le 10 mai 2008

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Samedi 10 mai 2008

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137e anniversaire de la mort d’El Mokrani

Qalaâ Nath Abbès pour l’histoire

Pour une fois, la commémoration s’est faite en présence des walis de Béjaïa et Bordj Bou Arreridj, accueillis à leur arrivée par les autorités locales, ainsi que des notabilités de la Qalâa, à l’image de MM. Ali Haroun et Hocine Benmaâlem.

Après le dépôt de la traditionnelle gerbe de fleurs au carré des martyrs et sur la tombe d’El Mokrani, les délégations officielles ont visité les vestiges historiques de la Qalâa, tels que la mosquée Ousanoun dont la construction date de 1510. Deux conférences ont ensuite été données, respectivement par Seddik Djamel et le Pr Djamil Aïssani, sur le rôle politique et militaire de la Qalâa et sur le mouvement intellectuel dans la région des Biban durant la période médiévale. Pour rappel, la Qalâa Nath Abbès est un site historique et touristique de première importance. Elle a longtemps été le point de jonction entre les deux capitales hammadites, la Qalâa des Beni Hammad, dans le Hodna et Béjaïa sur la côte méditerranéenne. Après la prise de Béjaïa par les Espagnols en 1510, la Qalâa Nath Abbès deviendra la capitale d’un royaume autonome jusqu’en 1624. Assurant la survivance d’un Etat authentiquement algérien, la Qalâa s’opposera à l’hégémonie turque sur le pays, jusqu’à leur départ provoqué par l’arrivée des Français en 1830. La Qalâa reviendra au devant de la scène patriotique en 1871, lorsque l’un des descendants directs des Ath Meqrane, El Hadj Mohamed El Mokrani, en l’occurrence, mènera la résistance contre l’envahisseur français en compagnie de son frère Boumezrag et des deux fils de Cheikh Aheddad, Aziez et Mhand. Berceau de l’histoire et de la culture algérienne, la Qalâa Nath Abbès est aujourd’hui un village abandonné et quasiment désert. Le wali de Béjaïa, qui a reçu une liste de doléances des habitants, a promis de réparer la route et de construire un mausolée digne de la figure historique de Mokrani. C’est toujours ça de pris en attendant que Qalâa ait une école pour scolariser ses enfants et un dispensaire de santé pour soigner ses habitants. Toutefois, les habitants, que nous avons rencontrés après les cérémonies officielles, ne se faisaient pas trop d’illusions. Ils savent, pour l’avoir trop souvent vécu, que chaque 5 mai, les officiels viennent les bras chargés de promesses qui sont oubliées sitôt la dernière cuillerée de couscous avalée.

Djamel Alilat

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Mon témoignage:  au cours de mon mandat, cela doit être au cours de l’année 1998, j’ai eu à visiter cette région avec le wali de l’époque et de certains directeurs de l’exécutif. Je fus sidéré par l’état d’abandon de ce village à tel point que j’ai questionné un vieux du village en lui demandant si la France coloniale les a visités. Toute la délégation s’est retournée vers moi. Le vieux m’a répondu par l’affirmative ; alors je lui ai dit de « patienter que l’indépendance les atteigne ». Tout le monde a saisi l’insinuation.

Oui ! Je confirme que c’est grâce à un citoyen qui leur a cédé un garage et au courage de certains enseignants que les élèves de cette région, hautement historique et révolutionnaire, ont pu échapper à l’analphbétisme total.

Je constate, malheureusement, encore aujourd’hui que l’école ainsi que le centre de soins promis par le wali de l’époque ne sont toujours pas réalisés malgré les recommandations fermes de l’Apw.

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L’Hocine al-Wartilani

Posté par Rabah Naceri le 2 avril 2008

Gehimab prépare

un 

Colloque international

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Aujourd’hui, mercredi 02 avril 2008, s’est tenue, au niveau de l’université de Bgayet,  une séance de travail sous la présidence du Professeur Aissani Djamil.

Cette séance portait sur la préparation d’un colloque international sur un éminent penseur musulman natif de la région : Hocine El Ouartilani.

Qui est Hocine El Wartilani ?

Pourquoi est-ce qu’aucun colloque n’a été organisé sur sa vie, son parcours, etc … jusqu’à ce jour ?

Le colloque qui est prévu pour le 28 et 29 mai 2008 apportera certainement beaucoup de lumière sur ce personnage tant vénéré et chanté dans les madda’ih du terroir.

« Je suis entré à Bejaia et j’ai effectué une ziyara au Cheikh Sidi Soufi. Cependant, je n’ai rien appris le concernant. J’ai simplement constaté que les habitants de Bejaia lui accordait une place particulière. Inahu min ahl at-tassrif fi Bijaia »

L’Hocine al-Wartilani.

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Des conférences sont prévues :

  • Bejaia et les voyageurs
  • Al-Wartilani, vie et œuvre
  • Al-Wartilani et la ville de Bgayet
  • La Rihla (Nuzhat al-ansar fi fadhl îlm at-tarikh wal akhbar)
  • Bencheneb et la Rihla

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Taos Amrouche

Posté par Rabah Naceri le 2 avril 2008

Dépêche de Kabylie

Mercredi 02 avril 2008

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32ème anniversaire de sa disparition

Taos Amrouche : une vie une œuvre

Remarque: l’auteur de l’article a involontairement omis de dire que Taos est originaire d’Ighil Ali, wilaya de Bejaia. La maison de son enfance existe toujours mais est mal entretenue faute de budget du ministère de la culture.

Une association du même nom a été créée et active à la restauration de la maison paternelle des Amrouche.

Cela fait trente deux ans que Taos Amrouch a quitté ce bas-monde. Son œuvre est restée intacte. La grande dame suscite toujours à la fois curiosité et admiration…

Fille de Belkacem et de Fathma Ath Mansour, sœur de quatre frères. Taos Amrouche est née le 4 mars 1913 à Tunis. Au début des années 1930, elle prépare un concours d’entrée à l’Ecole normale de Foutenay mais elle abandonnera quelques mois plus tard.

De 1933 à 1940, elle travaille pour Radio Tunis. Elle participe au congrès de chants de Fès au Maroc et obtient une bourse pour Madrid. Elle se met alors à la recherche des survivances berbères dans le folklore ibérique. En 1966, elle est invitée au Festival des arts “nègres” où elle obtient le prix de la musicologie.  Taos Amrouche a œuvré inlassablement pour sauver un patrimoine culturel voué à l’oubli.

Poèmes, proverbes, contes et légendes berbères ont été ainsi immortalisés dans Le grain magique”, ouvrage paru en 1965. Son répertoire compte pas  moins de 95 monodies. Sa voix sublime cristallise toute l’authenticité d’une culture venue du fin fond des âges et qu’elle restitue sans fioritures ni artifices.

Mohamed Dib disait d’elle : “Que les attentifs à ces choses veillent bien noter cette poignée de chants : ce sont des semailles pour l’avenir”. Le parcours littéraire de Toas Amrouche est caractérisé par la publication  de plusieurs œuvres : La Jacinthe noire (1947), Rue des tambourins (1966), L’amant imaginaire (1975) et Solitude, ma mère publié en 1995 à titre posthume. Taos Amrouche s’est éteinte le 2 avril 1976. Elle avait 63 ans.

N. M.

 

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Béjaia Centre de Transmission du Savoir

Posté par Rabah Naceri le 7 mars 2008

 

MI N I S T È R E DE LA C U LT U R E

 

ALGER, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2007

 

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E X P O S I T I O N

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BÉJAÏA

 

CENTRE DE TRANSMISSION DU SAVOIR

 

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Produite par le Mnistère de la Culture
C.N.R.P.A.H.Alger
avec le concours du Gehimab Béjaïa

Commissaire de l’exposition : Djamil AÏSSANI
avec la collaboration de Slimane HACHI

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«Vidi Buggea che v’é di gran loda»
(j’ai vu Béjaïa que tout le monde loue)
Fazio Degli Uberti (1305 – 1367)
Dittamendo (5-ème livre, chap. 5)

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Située au coeur de l’espace méditerranéen, Béjaia (Bgayet,Bougie, Bugia, Buggea), ville d’Algérie qui donna son nom aux petites chandelles (les bougies), et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été popularisés en Europe, renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui témoignentencore aujourd’hui des fastes de sa longue histoire.

L’exposition « Béjaia Centre de Transmission du Savoir » produite par le Ministère de la Culture (Centre National deRecherches Préhistoriques,Anthropologiques et Historiques)
dans le cadre de la manifestation « Alger Capitale de la culture arabe, 2007 », célèbre la transmission et la diffusion du savoir à partir de cette cité et de sa région dont le prince En-Nacer fit en 1067 – 1068 la grande capitale qui rayonna sur la Méditerranée.

Depuis la préhistoire jusqu’au 19e siècle, le rôle essentiel de la Cité et de sa région dans le développement des connaissances scientifiques à travers la Méditerranée est mis en évidence dans cette exposition à travers vingt huit histoires extraordinaires.

En plus des différents supports (murs d’image,), l’exposition comprend des films documentaires et des présentations de différents objets (manuscrits, monnaies, céramiques,…)

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Dim 9 mars 2008

Exposition «Bejaia, centre de transmission du savoir»
Vingt-huit histoires extraordinaires pour dire la ville-Lumière

 

 

Béjaia Centre de Transmission du Savoir dans Manifestations scientifiques culture&art1&2008-03-09img1

L’exposition conte en 28 parties le rayonnement de la Cité dès les premiers âges de l’humanité.

 

«Vidi Buggea che v’é di gran loda : J’ai vu Béjaïa que tout le monde loue» écrivait Fazio Degli Uberti (1305/1367) au chapitre cinq de son Dittamondo. L’exposition qui a été inaugurée jeudi dernier au Palais de la culture Moufdi Zakaria offre aux visiteurs la possibilité de partager le voyage imaginaire du poète mystique florentin. Dans l’espace et dans le temps. Dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», le CNRPAH d’Alger et l’association Gehimab (Groupe d’étude sur l’histoire des mathématiques de Bougie) ont entrepris de célébrer la transmission et la diffusion du savoir à partir de la célèbre Cité qui a donné son nom aux petites chandelles dont elle a éclairé les villes du mMoyen-Age européen. L’exposition conte en 28 parties le rayonnement de la Cité dès les premiers âges de l’humanité. En vitrine, les figurines zoomorphes d’Afalou découvertes dans les années 1980 par M. Slimane Hachi, docteur en préhistoire et anthropologie, dans un abri sous roche préhistorique de la région de Melbou, datées d’entre 18.000 et 10.000 ans avant le présent. Etonnamment belles, les figurines démontrent, s’il le fallait, à quel point le sens esthétique est ancien dans cette région du sud de la Méditerranée. La période romaine est illustrée par des reproductions de l’aqueduc de Toudja réalisées par M. Khodir Bourihane de l’association Gehimab. L’illustration des différentes périodes historique associe à l’exposition des vestiges, objets et documents exposés provenant de différents musées ou de collection particulière, une restitution picturale de style naïf qui stimule l’imagination du visiteur. Ainsi, la scène où le poète sicilien Ibn Hamdis (1055/1132) déclame devant le prince El-Mansour et son vizir son poème sur le palais de Béjaïa, est saisie d’un trait plein de charme. Le jurisconsulte Ibn Nahwi à la Qalâa des Beni Hammad, les «Princes de la Sciences»: Sidi Boumédiène, Abu Hamid As-Saghir, Abd al-Haq al-Ishbili et Ibn-Hammad installés sur un tapis comme pour une photo souvenir, Ibn Toumert présentant à Abdelmoumen son plan de fondation de l’empire almohade… Autant de moments illustrés par le pinceau de l’artiste. Une carte de belle dimension donne un aperçu du rayonnement scientifique de cette capitale historique en citant les noms des principaux savants de toutes les disciplines qui ont transité par Béjaïa avant de retourner à leurs terres d’origine : M’Sila, Constantine, Tlemcen, Grenade, Cordoue, Séville, Fès, Marrakech…Le clou de l’exposition est sans conteste un ensemble de manuscrits de différentes époques en arabe et en tamazight. On peut admirer une copie datée du 19e siècle de «Qasidat al-istighfar » de Sidi Boumédiène Chuaïb el-Ishbili, el-Ghaout dont s’est réclamé entre autres Ibn-Arabi (1165/1240), le Cheikh el-Akbar qui a eu sa célèbre vision du système cosmique sous le ciel de Béjaïa. Le livre de musique d’El-Usuli, les Faraid du mathématicien andalou Al-Qalasadi, des extraits des Mandhumat fi Tib de Ahmad Ben salah Abu’l Abbas el-Aktawi, une copie datée de 1776 de la couverture du manuscrit Sharh el-Waghlissiyya d’As-Sebagh voisinent avec des textes anciens en tamazight, notamment extraits de traités de botanique. L’exposition explore le milieu scientifique de Béjaïa, le monde des Arts et des Lettres, le mysticisme, le fiqh, l’astronomie, les récits de voyage. Afniq n’CcixLmuhub est une bibliothèque de manuscrits fondée au milieu du XIXe siècle au fin fond de la Kabylie. L’histoire de cette bibliothèque et quelques exemplaires des précieux ouvrages qui la composent sont offerts à l’émotion du visiteur. Des films-documentaires sont projetés par Melle Daïri Nassima, informaticienne de l’association Gehimab. Mme Haddad Souad, architecte et directrice du musée de Béjaia nous a entretenus, des récentes découvertes et fouilles dans la région. M. Ouali, descendant du Cheikh Mohand Ouamara de Ouzellaguen, exposait fièrement des manuscrits anciens appartenant à sa famille.
«Dans le cadre de l’exposition qui dure deux mois, de nombreuses rencontres-débats seront organisées autour des personnalités scientifiques qui ont étudié ou vécu à Béjaïa» a déclaré M. M’Hand Kasmi, chargé de communication de l’exposition.

Par : Karimène Toubbiya

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Raymond Lulle et les Savants de Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 13 novembre 2007

Mgr Henri Tessier à l’université de Béjaïa

Plaidoyer pour le dialogue interculturel

(Par Dalil Saïche. 13/11/2007). L’université de Béjaïa de concert avec le groupe de recherches historiques sur Bougie médiévale (Gehimab) organisent depuis dimanche un colloque international sous le thème «De la voie eurafricaine Barcelone- Palma de Majorque- Béjaïa à l’interculturalité méditerranéenne aujourd’hui» au campus de Targua Ouzzemour, avec la collaboration de l’Institut européen de la Méditerranée- Barcelone et l’Institut des études sur les Baléares- Palma de Majorque.

En fait, une rencontre centrée sur le séjour Bougiote de Raymond Lulle et ses fameuses « Disputes » avec les ulémas de la ville.

Au programme de la rencontre, un vernissage de l’exposition : « les Disputes » Raymond Lulle- Ulémas de Béjaïa (1307), des conférences qui relient la Méditerranéité et les grandes figures médiévales interculturelles, mais également ce qui s’offre aujourd’hui. Lesquelles conférences ont été animées par le Dr Cheikh Bouamrane, président du Haut conseil islamique et Monseigneur Henri Tessier, archevêque d’Alger. Dans cet ordre d’idées la continuité de l’histoire est mise en relief, ce qui rend plausible l’idée d’une pluralité de cheminements issus d’un même paradigme, à savoir le brassage généralisé des cultures des pays du pourtour méditerranéen.

D’autre part les « les fameuses disputes Raymond Lulle- Ulémas de Béjaïa » ne sauraient être traitées comme une entité à part, que ce soit pour leur production et leur reproduction, en un mot, selon les différentes communications, elles sont dans la société.

Pour Mgr Henri Teissier « le colloque organisé par l’université de Bougie et ses partenaires catalans est un signe fort et particulièrement opportun. » Et d’ajouter que « Bougie et ses partenaires ouvrent un processus qui devra s’élargir dans toutes les directions, partout où les deux rives de la Méditerranée peuvent communiquer, non seulement à partir de l’Espagne ou des Baléares, mais aussi à partir de Gênes, de Sicile ou de Rome »Et de soulignerque « même les papes l’ont fait et Bougie le sait ». Pour l’évêque d’Alger, ce genre de rencontres peut constituer un appoint au processus de Barcelone. «On avait dit, indique-t-il, que le processus de Barcelone, centré sur l’économie, avait oublié le culturel, Bougie et ses partenaires ouvrent un processus qui devra s’élargir dans toutes les directions ».

Outre les aspects historiques des«Disputes» l’actualité était au rendez-vous au campus de Targua Ouzzemour avec des conférences ayant pour thèmes “l’Eco-communication et le dialogue des cultures,” “l’Université de Béjaïa et son environnement” “Perspectives de développement,” et tant d’autres. Aujourd’hui, dernier jour du colloque, les participants auront à visiter le port de Béjaïa et une entreprise industrielle. Il est aussi prévu l’organisation de soirées musicales et des expositions en rapport direct avec les célèbres « Disputes Raymond Lulle- Ulémas de Béjaïa. A l’occasion, une convention entre l’université de Béjaïa et l’université de Palma de Majorque sera signée.

Il en résulte ainsi des échanges scientifiques, intellectuels et transfrontaliers, facilités par la révolution communicationnelle et des rencontres de ce genre, qui permettent une confrontation quasi instantanée et immédiate entre façon de voir le monde, un débat aux formes totalement inédites, ayant pour point de repère les fameuses disputes dont la confrontation idéologique et scientifique l’avait emporté sur le tranchant de l’épée.

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700ème anniversaire des « disputes »

Posté par Rabah Naceri le 10 novembre 2007

Dialogue des civilisations

Il y a 700 ans, la « disputatio »

Béjaïa accueillera à partir de demain, et ce jusqu’au 13 novembre, un colloque sur l’interculturalité méditerranéenne.

Il y a 700 ans, la ville de Béjaïa grouillait de savants et d’étudiants venus de tout le pourtour méditerranéen. Bruissait également de débats philosophiques et d’échanges interreligieux entre musulmans et non musulmans. L’anniversaire du plus célèbre épisode de ces échanges, les fameuses « disputes » (la disputatio), en l’an 1307, entre le philosophe catalan Raymond Lulle et les oulémas de la ville, autour de certains dogmes respectifs des deux religions chrétienne et musulmane, est resté dans les annales pour avoir été rapporté dans divers comptes rendus et servi longtemps de référence.

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Manifestation scientifique

Posté par Rabah Naceri le 8 novembre 2007

Célébration mondiale du 700e anniversaire des “disputes”

Raymond Lulle – Ulémas de Béjaïa

Colloque international à Béjaïa

Après Alger (en mars), Barcelone (en avril) et Palma de Majorque (en mai), Béjaïa (ville des sciences et du savoir) apporte sa contribution à la célébration mondiale du 700e anniversaire de “disputes” Raymond Lulle (philosophe catalan) – Ulémas de Béjaïa (Bugïa 1307).

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