Colloque sur l’œuvre de Sidi Yahia Al Aïdli
Posté par Rabah Naceri le 3 avril 2010


La Zaouïa de Tamokra et l’association Gehimab organiseront les 19 et 20 mai prochains à Bgayet un colloque sur l’œuvre du savant Soufi Yahia Al Aïdli avec la participation d’une vingtaine d’éminents théologiens, anthropologues et chercheurs algériens et étrangers.
(Par B.B/H.A.D). Cheïkh Bouamrane (président du Haut conseil islamique), Cheikh Tahar Aït Aldjat de Tamokra, Judith Scheele (doctorante en anthropologie sociale à l’université d’Oxford), Kamal Chachoua (sociologue et chargé de recherches au CNRS), Salah Baïzig (professeur d’histoire à l’université de Tunis) et Tassadit Yacine, anthropologue et enseignante-chercheuse à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, sont entre autres attendus pour y animer des conférences. Les thèmes qui y seront traités concernent particulièrement la vie de Sidi Yahia Al Aïdli, son ouvrage intitulé « Al Wadhifa », ses rapports avec ses contemporains Sidi Touati, Al Taâlibi et Al Barnoussi ainsi que l’influence de la Zaouïa éponyme dans la région des Bibans.
Les auteurs désirant faire des communications sur ce sujet sont invités par les organisateurs à transmettre leur travail ne dépassant pas les six pages avant le 1er mai prochain. Les organisateurs cherchent surtout à faire connaître l’action de ce savant sur sa société. Ils veulent en outre recenser tous ses manuscrits qu’ils se trouvent chez des particuliers ou dans des bibliothèques publiques. Ce travail favorisera à coup sur la publication des œuvres de ce savant connu surtout par la station thermale dont il porte le nom.
Natif de Takorabt, un village de l’actuelle commune d’Ighil Ali, Yahia Al Aïdli a suivi ses études coraniques à Tamokra puis à Bgayet où il a été l’élève de « l’un des plus grands Fakihs d’Al Malikyya en son temps », Ahmed Ben Brahim Al Bija’i, en l’occurrence. Il fonda à Tamokra vers 1440 l’une des toutes premières zaouïas qui portera son nom après sa mort en 1477. Elle fut détruite en 1956 par l’armée française pour avoir servi de base de repli aux Moudjahidine avant d’être reconstruite par le Cheïkh Tahar Aït Aldjat et ses pairs. Son fils, Cheïkh Mohand Salah, nous fera remarquer que « le colonel Amirouche s’est réuni avec les étudiants à Tigharmine en les incitant à poursuivre leurs études pour devenir des cadres de la future Algérie indépendante ». Bon nombre d’entre eux ont, en effet, investi les institutions de l’Etat une fois l’indépendance acquise, à l’image de feu Mouloud Kacem Naït Belkacem, alors que des dizaines d’entre eux tombèrent en martyrs lors de la révolution armée.
Une stèle a été érigée en leur mémoire dans la cour de l’institut. Une nouvelle école coranique à la hauteur de l’aura de Sidi Yahia Al Aïdli est en cours de réalisation à proximité de l’actuelle structure désuète de la zaouïa. Ce projet imposant, pouvant recevoir 250 élèves dont 150 en régime d’internat et s’étendant sur une superficie de 8869 m2, est estimé à 150 millions de dinars. « Nous le financerons avec nos propres moyens mais aussi avec l’aide de donateurs bienfaiteurs et de l’Etat que nous ne manquerons pas de solliciter dans ce sens », ajoutera le vénérable cheikh qui tient à rappeler aux habitants de la région la disponibilité de la zaouïa à accueillir leurs enfants ayant échoué dans leurs études en vue de les extraire aux fléaux sociaux qui rongent la société.
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La prédiction de l’apparition des croissants lunaires, l’orientation (direction de La Mecque), ainsi que la détermination des instants de prières ont de tout temps constitué la préoccupation majeure des musulmans. Or, les heures des prières, par exemple, sont en relation directe avec la hauteur du Soleil, et varient suivant la latitude du lieu et la déclinaison du Soleil. La pratique de l’astronomie était donc nécessaire et de nombreux instruments d’observation portatifs (astrolabes, cadrans solaires) furent fabriqués et développés. On verra même naître au XIIIe siècle une discipline distincte, Ilm al-Miqat (la science des moments déterminés), qui s’occupe uniquement des prescriptions religieuses liées à l’astronomie.
Suite à l’attaque des Hilaliens et à la ruine de Kairouan en 1057, l’élite savante de cette ville, et de l’Ifriqiya en général, est allée s’établir à Mahdia (Tunisie), la nouvelle capitale du royaume ziride, et à la Qal‘a des Béni Hammad (près de M’sila, en Algérie). C’est à Mahdia que travailla le grand astronome Abu l’Salt Umayya, qui rédigea au début du XIIe siècle un traité d’astronomie et une Risala fi `Ilm al-Asturlab (Traité sur l’usage de l’astrolabe). Cependant, suite à la menace toujours incessante des Hilaliens, c’est en 1067 que le prince En-Nacer transfère la capitale du royaume berbère des Hammadites de la Qal`a vers Bejaia. Cette ville profita ainsi de l’exode de l’élite savante de la Qal’a, parmi laquelle de nombreux mathématiciens. Elle fut dotée de beaux monuments et récupéra aussi des oeuvres d’art provenant de la Qal’a. Elle devint alors une cité florissante. Plus tard, la Reconquista chrétienne, qui mettra un terme à la civilisation musulmane andalouse, va favoriser l’immigration de nombreux savants andalous à Bejaia, parmi lesquels de nombreux astronomes et mathématiciens venus de différentes villes, notamment de Murcie, Séville, Valence et Jativa.
port très actif, avait la particularité d’être un point de passage obligé sur la route Occident-Orient, notamment pour l’accomplissement du pèlerinage de La Mecque ou pour poursuivre des études (fig. 2).




(International Astronomical Union). Elle coïncide avec le 400 ème anniversaire des premières observations faites avec une lunette astronomique, par Galilée (1564 – 1642). Grâce à son instrument rudimentair, Galilée fit plusieurs découvertes : les Montagnes lunaires, les Tâches solaires et les Satellites de Jupiter.



Deux périodes caractérisent la contribution de Béjaïa et sa région au développement des connaissances dans le domaine de l’astronomie.
établi ses tables astronomiques. Les débats y étaient si intense au point que l’astronomie n’est pas intégrée au sein de
la même discipline dans la classification de deux savants de Béjaïa (la physique pour Ibn Sab`in au 13e siècle et Ibn at-Ta’alim – les mathématiques pour Ibn Khaldoun au 14e siècle).



1- Astronomie générale et Astrophysique (Astrométrie, Mécanique céleste, Astronomie stellaire, Astronomie galactique, Planétologie, Cosmologie, Spectroscopie, …).
• Faire le point sur l’avancée de l’astronomie et fournir ainsi une image moderne de l’astronomie et des astronomes.
sous la coordination conjointe de l’ASAA (Association Sirius de Béjaïa) et du GEHIMAB (Groupe d’études sur l’histoire des mathématiques à Béjaïa).
Samedi 30 Mai 2009






