Mise en garde au mouvement associatif.

Posté par Rabah Naceri le 1 octobre 2017

Les Algériens s’apprêtent à vivre une échéance électorale dans les jours à venir dont beaucoup semblent indifférents, comme pour les législatives du 4 mai, mais que d’autres argumentent comme quoi les locales sont différentes parce qu’elles permettront aux « heureux ou malheureux » élus d’être « proches » des citoyens. Faire des commentaires ou des analyses sur ces choix n’est guère mon intention en écrivant ce texte.

Ma démarche, concernant ces prochaines échéances électorales et au risque de surprendre certains, consiste à attirer l’attention des militants du mouvement associatif et plus particulièrement ceux qui sont soucieux et jaloux de leur autonomie de fonctionnement et de leur indépendance des forces de manipulation qui infestent les espaces publics. Beaucoup comprendront que mes allusions sont orientées vers certaines formations politiques et certains candidats indépendants qui ne reculent devant rien pour manipuler des associations à caractère social, culturel, religieux, environnemental, etc.

A mesure que se rapproche l’échéance, des techniques – des plus simples aux plus diaboliques – sont mises en marche pour séduire des militants d’associations, surtout celles qui sont les plus visibles et les plus crédibles, en leur promettant monts et merveilles, en les soudoyant avec de l’argent liquide, en leur promettant de postes de travail après les élections, des logements, etc.

En attendant donc le lancement officiel de la campagne électorale, certains candidats organisent des visites ou bien se mêlent à des actions citoyennes pour se laisser prendre en photos avec des militants engagés et crédibles et d’encourager la publication de ces photos sur tous les réseaux sociaux afin de faire passer le message vers l’électorat.

Nous ne sommes pas naïfs, non plus, pour constater que certains candidats n’hésitent pas à utiliser les moyens de l’Etat, au vu et au su des autorités locales et de tous, pour gagner la sympathie des électeurs  pour se faire élire ou pour faire oublier le bilan catastrophique de leur mandat et de glaner un autre mandat même si cela risque de nous mener vers le pire.

Certains me reprocheront de mettre en garde les militants du mouvement associatif sur les tentatives de certains « politiciens » alors que je suis moi-même membre fondateur d’un nouveau parti politique. C’est exact. Seulement, avant de m’engager dans le combat politique, j’ai fait mon long apprentissage dans le mouvement associatif qui m’a forgé dans l’action citoyenne d’intérêt général et surtout d’évoluer dans un milieu pluriel dans le respect des uns et des autres où j’ai également appris à discerner les choses incompatibles tout en étant complémentaires.

Je n’apprends rien à personne que la force et le mérite du mouvement associatif autonome et indépendant résident dans sa capacité à identifier les vrais problèmes qui empoisonnent le quotidien des citoyens, de les prioriser et de les accompagner de vraies solutions qu’il soumettra aux autorités compétentes.
Le second mérite du mouvement associatif se caractérise par sa capacité d’adaptation à toutes les tendances politiques des institutions élues dont le point commun à tous les élus est la satisfaction des besoins de leurs concitoyens. Autrement dit, la couleur politique dominante d’une institution élue peut changer d’un mandat à un autre. Mais les objectifs et le combat d’une association restent les mêmes.

En quelques mots, je recommande, sincèrement, aux militants du mouvement associatif d’éviter à tout prix de se laisser embrigader par des candidats d’un parti politique ou des candidats indépendants qui entameraient leur crédibilité devant les citoyens. Une association est créée pour survivre à ses fondateurs et d’être au service de leurs adhérents en les formant dans une pédagogie citoyenne et responsable.

Les membres d’une association, quel que soit le caractère de celle-ci, sont toutefois libres de s’exposer avec des candidats aux élections, de leur accorder leur sympathie ou leur soutien et/ou même de leur faire campagne. Cela n’engagera que leur personne sans mettre en péril leur association ou porter atteinte à son intégrité morale et collective.

Telle est ma position sur cette question qui semble resurgir à chaque échéance électorale et qui s’achève souvent par des disparitions d’associations ou d’organisations citoyennes tout en alimentant la méfiance dans l’esprit des citoyens à l’égard des partis politiques et des associations (exception faite des associations satellites qui, elles, sont créées en moins de 48 heures pour exécuter une feuille de route déjà établie quitte à mentir à tout le monde).

M. Rabah NACERI

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Rapatriement des restes mortuaires de Moudjahidine conservés en France

Posté par Rabah Naceri le 10 juin 2016

Histoire_Boubaghla

C’est le chercheur en histoire, Ali Farid Belkadi, qui avait révélé en 2011 l’histoire de ces crânes de résistants algériens retrouvés à Paris

Les crânes de 36 résistants algériens sont «bien conservés» à Paris, selon l’APS. Encore une étrange dépêche qui se range du côté du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris dans la polémique soulevée par la séquestration des crânes de 36 Chouhada de la résistance algérienne.

L’APS, qui est allée interviewer le directeur du MNHN, prétend que la pétition en ligne, initiée par une association algérienne, n’a pu collecter que 1600 signatures. Pire encore, la dépêche en question reprend les propos du directeur quand il rejette «en bloc l’argument que les restes sont mal conservés», en prétendant qu’ils «sont conservés dans des boîtes neutres, qui sont d’ailleurs chères, pour éviter toute détérioration».

En réalité, il s’agit de boîtes de chaussures qui sont, apparemment, plus chères que les crânes d’illustres combattants de la résistance, à l’image de Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), Moussa El Derkaoui et Si Mokhtar Ben Kouider Al Titraoui, ainsi que Aïssa El Hamadi, qui fut le lieutenant du Cherif Boubaghla et Mohamed Ben Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader.

Il est à rappeler que c’est le chercheur en histoire Ali Farid Belkadi qui avait révélé en 2011 que les restes mortuaires d’Algériens, ayant résisté à la colonisation française au XIXe siècle, avaient été retrouvés au MNHN de Paris. Spécialiste de l’histoire antique et de l’épigraphie libyque et phénicienne, qui s’intéresse également à la période coloniale, M. Belkadi avait précisé que certains fragments de corps étaient conservés au MNHN de Paris, depuis 1880, date à laquelle ils sont entrés dans la collection «ethnique» du musée. Visiblement rien n’a été encore fait depuis 2011 pour récupérer les restes de nos illustres résistants.

R. N.

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Un autre article, sur le même thème est paru, aujourd’hui vendredi 10 juin 2016, dans le quotidien national « El Watan Week-End » que je reprends intégralement ci-dessous.

Histoire_Boubaghla_2

Rapatriement des restes mortuaires de moudjahidine conservés en France (par Leïla Beratto)

     Mardi, le Musée de l’homme de Paris a annoncé être favorable à la restitution «des crânes des Algériens, conservés dans le musée». Le directeur des collections au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) de Paris, Michel Guiraud, a souligné qu’il n’y a «aucun obstacle» juridique pour leur restitution. Ces restes sont «nommés» (identifiés), donc «nous considérons forcément qu’ils peuvent sortir du patrimoine et nous attendons seulement des décisions politiques», a-t-il précisé, en ajoutant que les «demandes doivent venir par voie diplomatique».

     Dès 2011, les responsables du musée avaient déclaré qu’ils attendaient d’être saisis par voie diplomatique. Les 36 crânes, des dons provenant de médecins militaires à l’époque de la colonisation, sont conservés dans des boîtes de carton appropriées entreposés dans une armoire métallique fermée hermétiquement.

     Une pétition avait demandé leur rapatriement. Les restes, des crânes secs pour la plupart, appartiennent à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif «Boubaghla», Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), Moussa El Derkaoui et Si Mokhtar Ben Kouider Al Titraoui.

     C’est un ouvrage de Farid Belkadi, historien, publié en 2011, qui a rappelé l’existence de ces restes mortuaires. «On peut espérer que nos décideurs feront en sorte de rapatrier ces restes», estime Fouad Soufi, anthropologue et ancien conservateur aux Archives nationales. Il souligne cependant que l’existence de ces restes est connue depuis des années, mais on y a pas accordé une grande importance. «Au XIVe siècle, le retour d’une tête était un acte de paix, car en Afrique du Nord, on n’enterre pas un corps incomplet», explique notre interlocuteur. ■

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L’anecdote. Un haut responsable algérien aurait répondu à l’historien : »et si on rapatriait ces crânes, où va-t-on les mettre ? Je pense qu’il est préférable de les laisser dans ce Musée car ils sont mieux conservés ».

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L’histoire de Yennayer (par Karim Younès)

Posté par Rabah Naceri le 10 janvier 2016

Yennayer

YENNAYER 2016/2966 :

une date, un symbole, une tradition, une histoire, une identité, une fête, un repère, une mémoire

Le 12 du mois de janvier nous célébrerons, d’est en ouest, du nord au sud comme le firent nos aïeux, Yennayer. Ce sera le 2966ème anniversaire de la fondation par Chechnaq 1er prince de la tribu berbère (ou libyque comme l’énonce les grecs) des Mechaouech, originaire des régions du nord de l’Afrique, de la XXII dynastie pharaonique d’origine numide(ou libyque).

Menés par leur prince, les numides s’installent victorieux, au bout d’une énième bataille, dans les vastes territoires de l’Egypte qu’ils unifient puis s’élancent dans la conquête de tout le Proche-Orient. Ils envahissent la Palestine, libèrent Jérusalem en l’an -950, s’emparent des trésors du temple de Salomon et fondèrent la XXIIème dynastie pharaonique, portent leur prince Chechnaq sur le trône qui règnera 21 ans.

C’est une réalité historique évoquée dans les écrits bibliques où Chechnaq apparait sous le nom de Shishak …. Je retiens cette explication, nonobstant les autres hypothèses greffées autour de la question de cet anniversaire, qui sont, certainement, intéressantes à étudier …

Cette date sera décrétée l’an zéro du calendrier numide connu sous le vocable de Yennayer dont l’historique lexicale le fait correspondre au mot latin de l’époque romaine « maitre du monde » au plan militaire, politique et linguistique, Ianiarus, Janvier comme le seront Abril à (avril), Sutambar à September (septembre) ou Dujember à Décembre (décembre) etc…

« Yennayer prend, toute sa dimension dans la relation qui l’unit au travail de la terre, le cycle des saisons, célébrés par des rites et coutumes qui témoignent d’une communion étroite entre les éléments naturels, le monde des morts et des vivants, que l’on qualifierait aujourd’hui de fusionnelle » écrit Laakri Chérifi, enseignante et chercheuse.

C’est donc une fête « populaire, familiale, à connotation agraire, traditionnellement célébrée à travers le Grand Maghreb » note Abdelkader Dehbi.,(in lequotidienalgerie.org › Culture du 5 janvier 2014).

Les réjouissances qui durent depuis cette date marquent l’importance de ces évènements, la fierté et le sommet de la puissance numides. Elles immortalisent nos heures de gloire, notre grande place dans la civilisation appelée Égyptienne, dont nous avons largement contribué à la fondation et à la consolidation.

Yennayer fait partie de notre passé, et c’est le passé qui a enfanté le présent, comme une mère qui met au monde ses enfants. Renier ce passé revient à renier sa mère.

Le repas préparé pour cette célèbre fête, (Amenzu Yennayer dans certaines régions, Ras el 3am dans d’autres), est différent d’une région à une autre. Le couscous, en Kabylie surtout, à la sauce rouge généralement agrémenté de viande de la bête sacrifiée (asfel), de la volaille, mélangée parfois à la viande séchée (achedluh ou aqedidh).

A cela s’ajoute la préparation des beignets (lesfendj, tihbal, lekhfaf) ou des crêpes (achedhlouh, tighrifine, achebbadh).

A Constantine c’est la Trida tadjine et poulet fermier (ou fettat) qui est privilégié.

A Oran et tout l’ouest du pays c’est le cherchem, un plat à base de blé dur, de fèves, de pois chiche et autres légumes secs qui est de tradition. D’autres plats sont préférés dans le grand Mahgreb qui symbolisent l’abondance alimentaire.

A Beni-Snouss, la fête de Yennayer se distingue par l’organisation du carnaval d’Ayrad, (le lion) qui a des origines lointaines dans l’histoire de cette région située au sud-ouest de la wilaya de Tlemcen. « Ce carnaval, qui constitue une fête populaire séculaire des Beni-Snouss, comporte des rituels aussi nombreux que mythiques. Ses origines sont tirées de l’histoire ancienne, du temps des guerres et des batailles que se livraient les autochtones, les Romains, les Numides et les Pharaons ». (Lire La verveine fanée, de l’anthropologue Saridj Mohamed)

Je vous le souhaite à vous, qui me lisez, à tout le peuple algérien et à tous les peuples, qui, en connaissance ou par tradition, célèbrent le Nouvel An amazigh, bonne fête, Assegass Amegaz.

P.S : Sur la photo : Le village berbère de Beni Senouss dans la wilaya de Tlemcen (Algérie)

Karim Younes

Photo de Karim Younes.

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«ILS ONT TOUT FAIT POUR EFFACER LES TRACES DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM»

Posté par Rabah Naceri le 21 août 2015

MUSÉE D’IFRI OUZELLAGUEN

«ILS ONT TOUT FAIT POUR EFFACER LES TRACES DU CONGRÈS»

Maison du Congrès Ifri

Dans le hall d’une des salles d’exposition du musée du Congrès de la Soummam, un vieil homme, assis sur une chaise, explique à une visiteuse la carte du découpage en six Wilayas du territoire de l’Algérie, à la veille du déclenchement de la guerre de Libération, en 1954.

Agsous Mohand Arab était lieutenant dans les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), dans le service sanitaire. A quelques jours de la 59e commémoration du 20 Août 1956, date à laquelle s’est tenu le Congrès de la Soummam, cet homme de plus de 90 ans est venu faire enregistrer son témoignage sur ce qu’il a vécu durant la lutte armée contre le colonialisme français. D’une voix usée, presque étouffée, il dit : «Le musée se dégrade d’année en année. Ceux qui ont gouverné le pays depuis 1962 ont tout fait pour effacer les traces du Congrès de la Soummam qui a joué un grand rôle dans la consolidation de la cohésion entre les chefs ayant pris part à cette rencontre à travers la Plateforme de la Soummam.»

Effacer les traces du Congrès ?

Tout porte à le croire, à en juger de l’état des lieux et le peu d’intérêt que portent les pouvoirs publics à ce haut lieu d’histoire. Ce 20 août 2015, des milliers de personnes effectueront leur «pèlerinage » pour visiter cette petite maison de pierre et de terre, nichée au flanc de la montagne, dans le village d’Ifri, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Béjaïa, où s’est tenu l’important Congrès qui a changé l’architecture et la trajectoire de la Révolution algérienne.

En 2014, le musée avait reçu pas moins de 18 000 visiteurs, indique un employé. Les visiteurs découvrent une maisonnette qui se détériore. Les murs lézardés, l’usure du temps et l’érosion sont perceptibles sur les gradins et les stèles commémoratives installées par les associations. Face à l’insouciance des décideurs, le site se perd. Les dalles en marbre qui couvrent les escaliers menant vers la petite maison de trois pièces qui a vu défiler les congressistes sont défoncées.
Les bancs installés en guise de gradins face à la scène où les associations communales organisent des galas, à l’occasion, sont détériorés et les structures métalliques complètement rouillées.
«Nous avons écrit à l’APC, aux services de la wilaya et à la direction du Musée régional de Tizi Ouzou, dont dépend ce site, mais nous n’avons reçu aucune réponse à ce jour», déclare Rachid Yaddaden, directeur du musée, en accueillant des invités. Et d’ajouter : «En l’absence d’effectif, nous essayons, avec les agents de l’APC de garder les lieux propres et préserver ce qui existe en matière de documents et pièces historiques.» Les deux blocs qui constituent les salles d’exposition et de conférences ne paient pas de mine. Derrière ces murs décrépis, la direction du musée n’offre pas grand-chose aux visiteurs. Le fond documentaire et le nombre de pièces historiques sont insignifiants, ne reflétant pas l’envergure et l’importance du Congrès et le valeureux passé de cette région qui a donné 1500 chouhada. Depuis la dernière visite dans ce site, rien n’a changé. La salle de projection de 150 places est toujours hors service. Moisissures, infiltrations d’eau, chaises détruites… son état est lamentable. La dernière opération d’entretien engagée ici date de 2006, selon le directeur.

A 8 km du village historique d’Ifri, à Ighzer Amokrane, chef-lieu de la commune d’Ouzellaguen, le maire nous reçoit dans son bureau et s’explique : «Le site a bénéficié d’une enveloppe financière de 30 millions de dinars pour les besoins de son aménagement, ce qui suffit. Il y a deux ans, l’ancien wali a chargé le directeur de la culture de réaliser les travaux d’aménagement, mais il se trouve que ce dernier a engagé une autre étude qui a conduit la nécessité de modifier l’intitulé du projet. Deux ans plus tard, l’intitulé de l’opération n’est pas encore modifié.» Et de regretter que l’APC «n’ait pas les moyens et n’est pas habilitée pour inscrire une opération en PCD afin de maintenir un tant soit peu les structures du musée en bon état». Autant d’insuffisances dont souffre le site, comme le manque du personnel, l’inexistence d’une ligne téléphonique… Ahcen Sadki, secrétaire général de l’Organisation locale des enfants de chouhada, nous confie : «Afin de faciliter la gestion de ce musée, nous avons demandé à ce qu’il soit mis sous la tutelle directe du ministère des Moudjahidine à la place du Musée régional de Tizi Ouzou, qui ne paye même pas les factures d’électricité du site. Cette option permettrait à la direction du musée d’avoir une source permanente de financement qui servirait à l’entretien du site.» Mais, prévient-il, «il ne faut pas attendre grand-chose de ce régime ; nous devons nous prendre en charge pour sauvegarder ce patrimoine historique».

Pour le lieutenant Agsous, «il sera difficile avec cet Etat de changer. Nous avons tenté de revenir aux fondements de la  Plateforme de la Soummam et lutter contre ceux qui ont confisqué la Révolution, mais c’était trop tard».

Nordine Douici

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Origine du nom « Bougie »

Posté par Rabah Naceri le 4 mai 2015

Bougie_Ma_Ville

Le mot « bougie » n’est apparu dans la langue française qu’au XIVe siècle, tiré de Bugaya transcription en arabe du mot Kabyle Bgayet, nom d’une ville maritime d’Algérie en Kabylie (actuellement Béjaia) qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles.

Au plan terminologique l’appellation « bougie » est réservée à un instrument fait exclusivement de cire d’abeille. Les bougies, naturellement de couleur jaunâtre, peuvent aussi être blanches si la cire qui les constitue a été blanchie par une exposition au soleil de plusieurs jours, voire semaines. Les bougies blanches ont un coût encore plus élevé que celui des jaunes, et elles sont presque exclusivement utilisées dans les palais royaux. Le mot « chandelle » est donc réservé aux instruments faits de suif.

Dès le XIVe siècle en France, il existait une corporation des chandeliers-ciriers-huiliers rangée sous la bannière de Saint-Nicolas. Les principales opérations du métier consistaient à clarifier le suif et la cire, à couper et à ajuster les mèches de deux fils de coton et d’un fil de chanvre, à les attacher par rangées à une baguette, à les plonger et à les replonger, jusqu’à ce qu’elles aient acquis la grosseur et le poids convenable, dans le vase qui contient le suif ou la cire en fusion. Cette corporation était très réglementée pour éviter les falsifications : il était notamment interdit de mêler la vieille cire avec la nouvelle, le suif de mouton avec le suif de vache, et de mettre, aux mèches, plus d’étoupe que de coton.

La noblesse et le clergé s’éclairaient avec des cierges en cire d’abeille et laissaient au peuple français l’éclairage au suif. Le cierge de cire conserve les avantages de la chandelle et en élimine les défauts. Mais son prix (sous Louis XIV le coût d’une bougie équivalait au salaire journalier d’un ouvrier spécialisé soit environ 2,5 Livres) en limite la diffusion aux plus hautes sphères de la société et notamment de la Royauté.

La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle et se distingue de la chandelle par sa matière première et par l’utilisation de mèches de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle commence alors à disparaître.

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Tin-Hinan, Reine ou Roi ?

Posté par Rabah Naceri le 26 juin 2014

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Son squelette a été découvert en 1925

Tin-Hinan, une reine ou un roi ?

Reine mythique des Touareg Ahaggar, devenue figure légendaire et incontournable de l’identité berbère, Tin-Hinan n’a pas fini -encore aujourd’hui – de livrer tous ses secrets.

Tin-Hinan, Reine ou Roi ? dans 3. CULTURE & EDUCATION Tin-Hinan  (Par M.Aziri). Plus de 15 siècles après sa disparition, elle remplit son univers de fantasmes et aiguise bien des curiosités scientifiques. 82 ans après la découverte du tombeau dit de Tin-Hinan à Abalessa (73 km à l’ouest de Tamanrasset), les «doutes» sur l’identité réelle du personnage inhumé ne cessent de hanter la communauté scientifique. Des incertitudes que des chercheurs du Centre national des recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) appellent à dissiper.trans dans 3. CULTURE & EDUCATION

  De nouvelles fouilles et des tests ADN s’imposent, selon eux, pour identifier le squelette découvert en 1925. Il va sans dire qu’un tel «projet» paraît hautement risqué pour les «gardiens du temple». La légende et le mythe fondateur des Touareg survivront-ils cette fois-ci à l’implacable vérité scientifique ? Abalessa. Vendredi, 9 novembre. La caravane de préhistoriens, invités de marque du colloque international sur la préhistoire maghrébine (organisé à Tamanrasset du 4 au 9 novembre), marque sa dernière halte. Le voyage au bout de l’Askrem, entamé la veille, prend fin, non sans émotion, sur ces terres d’Abalessa, l’ancienne capitale du Hoggar, au pied d’un des plus grands monuments berbères, le tombeau «présumé» de Tin-Hinan. Le monument funéraire se dresse devant ses scrutateurs, gorgé de mystères. Quelques-uns des grands noms de la recherche préhistorique algérienne, Malika Hachid, Abdelkader Haddouche et Slimane Hachi, pour ne citer que ceux-là, font les précieux guides pour leurs collègues du Maroc, de Tunisie, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Italie… émerveillés et insatiables. L’histoire et la mémoire des lieux, chacun y est allé de ses certitudes et de ses doutes pour la conter. Au sommet du mausolée, et devant l’assistance disposée en cercle dans une chambre mitoyenne avec celle abritant la «sépulture» de Tin-Hinan, Malika Hachid et M. Haddouche plaidaient avec force arguments la reprise des fouilles pour déterminer avec précision le sexe et l’identité du personnage inhumé dans la fameuse chambre n°1. M. Hachi, directeur du CNRPAH, objecte fermement. «Mais en quoi serait-il important de le savoir ?», fait-il mine de s’interroger. «Nous sommes ici, dit-il, dans un site archéologique qui abrite un mythe fondateur qui structure toute la société». «Il faut laisser de côté le mythe», déclare-t-il, lui «donner sa chance de survie» et ne pas se substituer à la société qui est la seule, d’après lui, à savoir s’il faut laisser vivre ou mourir la légende.

Abalessa et la polémique des scientifiques

  Le débat, plutôt l’échange entre les deux chercheurs, s’enflamme. Malika Hachid répliquera du tac au tac : « C’est un travail purement scientifique. Il s’agit de reprendre des fouilles et des études anciennes, car si on suit la légende et la tradition orale, on a affaire à un mausolée abritant une femme, mais si on suit l’archéologie et l’anthropologie, on a une version qui n’est pas aussi précise. C’est pour cela qu’il faut reprendre toutes les fouilles, étudier de nouveau le squelette, envisager une reconstitution faciale, et des analyses ADN pour savoir si c’est un XX ou XY, un homme ou une femme». Face à un tel assaut, M. Hachi ironise : «Tin-Hinan, femme ou homme, mon Dieu, en quoi serait-ce important ?!» «Ah si, répond Malika Hachid. C’est important, surtout pour une femme archéologue comme moi !» Le mythe, rappelle-t-elle, était déjà à la base des recherches menées jusque-là. « On range de côté le mythe» Tin Hinane, on a un squelette et on ne sait pas à quoi il correspond. Il y a un doute. Un doute que Marie-Claude Chamla, qui a étudié le squelette, a clairement exprimé. Sur le plan purement archéologique, anthropologique, physique, il y a nécessité de reprendre les fouilles, surtout à la lumière de nouvelles études comme celle de l’architecte de l’Office du parc national de l’Ahaggar (OPNA), Karim Arib, des gravures découvertes à la base du monument et aussi en exploitant le fonds documentaire inédit qui nous a été légué par Félix Dubois. Grand reporter et explorateur, Félix Dubois (1862-1945) était présent sur les lieux en 1903 bien avant les premières fouilles entamées en 1925 par la « mission » franco-américaine conduite par Maurice Reygasse (directeur du musée de préhistoire et d’ethnographie du Bardo) et l’Américain, le comte de Prorok. Une mission qui fera longuement sensation vu la valeur et l’importance de la découverte. Tin-Hinan, la «reine mère» des Touareg Ahaggar, venait de renaître de ses cendres. Les deux archéologues découvriront dans la chambre d’inhumation le squelette attribué par la suite à Tin Hinan. Les ossements reposaient, d’après les premières descriptions faites par Reygasse, sur les restes d’un lit en bois sculpté. Le squelette en bon état de conservation était couché sur le dos, orienté vers l’Est, les jambes et les bras légèrement fléchis et la tête coiffée de plumes d’autruche. 15 bracelets en or et en argent, des perles d’antimoine, des perles de métal, un anneau et une feuille d’or, des perles rouges, blanches et colorées, des graines de collier, deux poinçons en fer… et autres objets précieux et moins précieux ont été découverts sur et autour du squelette. Des bijoux d’inspiration sahélienne, selon Malika Hachid, et un trésor funéraire d’une valeur inestimable, pesant 7 kilos d’or. Une telle découverte ne laissa personne indifférent. Le comte de Prorok s’est arrangé, d’après Reygasse, pour obtenir discrètement de Paris les autorisations nécessaires pour transférer le squelette et les objets funéraires aux Etats-Unis. Officiellement pour les présenter dans les universités US. Des chercheurs pour Camps crieront au «vol». Sa chevauchée à l’Ouest, Tin-Hinan l’effectuera sous l’appellation «d’Eve du Sahara» que de Prorok lui choisira.

Une reine berbère à New York !

La reine berbère sillonnera en post-mortem plusieurs Etats dont celui de New York. Et ce n’est que suite aux «vives protestations» des autorités coloniales que le trésor d’Abalessa a été restitué au musée du Bardo. Le docteur Leblanc, doyen de la faculté de médecine d’Alger, était le premier, sur demande de Maurice Reygasse, à réaliser la première étude anthropométrique sur le squelette d’Abalessa. Le squelette qui mesure entre 1,70 et 1,75 m est, d’après Leblanc, celui d’une «femme de race blanche». Il se basera dans ses conclusions sur les caractères du crâne, la dimension réduite du sternum et des côtes, la forme et la dimension du bassin et l’aspect des os longs des membres. Leblanc signale aussi que les vertèbres lombaires et le sacrum présentent des lésions manifestes avec déformation sur la cinquième lombaire. Autrement dit, Tin-Hinan «boitait». En recoupant avec les «sources historiques», notamment Ibn Khaldoun, on conclura rapidement que le squelette était vraisemblablement celui de Tin Hina. D’après Ibn Khaldoun, les ancêtres des Touareg, les Berbères Houara, appelaient Tin Hinan, Tiski «la boiteuse». Le patronyme «Tin-Hinan» signifie, selon l’analyse linguistique réalisée par Dida Badi, chercheur au CNRPAH, «celle des campements». Mais tout n’est pas aussi parfait. Le «fabuleux destin» de Tin-Hinan est vite assiégé par les doutes. Après Gabriel Camps, les travaux de Marie-Claude Chamla et Danilo Grébénard ont installé définitivement la «légende» Tin-Hinan dans une intenable posture. Pour cause, le squelette est, selon eux, celui d’un homme. Mais comment expliquer dès lors la présence de la parure féminine ? Dans ses mémoires éditées en 1968 sur les Populations anciennes du Sahara et des régions limitrophes, Marie-Claude Chamla conclut que les «restes étaient ceux d’une femme à caractéristiques masculines» et ajoute que «si les objets découverts dans la tombe n’étaient pas spécifiquement féminins, nous aurions opté pour le sexe masculin» et ce d’après les «caractères du crâne et du squelette, âgés entre 40 à 50 ans, moyennement robuste», écrit-elle.

Squelette d’homme, parure de femme

Presque à la même période, un autre chercheur, Grébénard en l’occurrence, avance une thèse moins « indulgente » pour le mythe. Dans son article consacré à l’étude du mobilier funéraire, il écrit ceci : «(…) Le mausolée renferme un personnage certainement de sexe masculin, dont l’inhumation est à la fois datée par le Carbone 14 et par une empreinte de monnaie à l’effigie de l’empereur romain Constantin le Grand, émise entre 308 et 324 après J.-C». Il va plus loin dans son interprétation du «mythe fondateur» des Touareg. Pour lui, la «légende de Tin Hinan est une création récente, 200 à 300 ans, conjoncturelle, créée par les Touareg Kel Rela pour des raisons d’ordre politique, afin de conserver le pouvoir et leur suprématie sur tous les Kel Ahaggar. Elle est donc totalement étrangère au tombeau et au personnage qu’il contenait». Cependant, il n’y a pas que le sexe du personnage qui donne encore des migraines aux scientifiques. Le monument d’Abalessa renferme d’autres troublants mystères. Le site, «mal fouillé», selon les archéologues algériens, peut encore révéler — si les recherches reprennent — de précieuses indications pour comprendre aussi bien l’histoire et la servitude initiale du monument. A ce sujet, note Malika Hachid, les archéologues ont avancé deux hypothèses.

Part de légende, part de vérité

Il s’agit pour la première d’une « sépulture qui a reçu le squelette du personnage dit de Tin-Hinan puisqu’on ne sait pas qui sait».

La deuxième, le «monument a d’abord été un fortin», une sorte de petite «tighremet» qui abritait l’Aghlid local (roi) (qui) à sa mort y a été inhumé, transformant l’endroit en un mausolée. L’étude de Aribi, explique-t-elle, rend les choses plus claires. Les plans développés par l’architecte font ressortir qu’il y a d’abord eu une petite forteresse liée à un habitat de plaine où on venait se réfugier dès qu’il y avait une menace. Pour savoir par qui le site a été sacralisé, «une question d’anthropologie culturelle», il faudrait, selon Malika Hachid, reprendre les fouilles. Les reprendre à la base… du monument, propose-t-elle, où «rien n’a été déplacé». «C’est là, fait-elle rappeler, que je suis tombé sur la gravure du cavalier, du chameau et des deux inscriptions libyques. Une gravure datant du IIIe siècle». Une découverte «importante» car elle vieillit d’un coup le site d’un siècle, alors que la datation radiométrique de la lampe romaine et de la tunique en cuire rouge qui recouvrait le squelette le situait entre le IVe et Ve siècles de l’ère chrétienne. A peine cet exposé des motifs terminé, le préhistorien M. Haddouche (ex-DG du Bardo et de l’OPNA) vole au secours de sa collègue au CNRPAH, en mettant en avant le «problème d’ordre chronologique» que posent les 14 chouchets — monuments funéraires — découvertes autour du tombeau d’Abalessa. Leur datation doit être revue, selon lui. «Si les chouchets, explique-t-il, étaient implantées sur le versant du fortin, cela cause un problème d’ordre chronologique, car le fortin a été construit avant. De nouvelles fouilles nous permettront de savoir si celles-ci avaient été islamisées». Ce qui renvoie à une toute autre époque le règne de Tin Hinan. Les enjeux historiques prennent tout leur sens. Les enjeux politiques aussi. La réaction épidermique de Slimane Hachi, directeur du CNRPAH, aux propositions des deux chercheurs en dit long sur le « souci » qu’a l’establishment à préserver le mythe, même au détriment de la dérangeante vérité scientifique, reléguée au second plan. «On ne joue pas avec la mémoire», commentait Slimane Hachi. La «mémoire», c’est d’abord celle des tribus touareg de l’Ahaggar, descendants de Tin-Hinan et de Takama, qu’il incombe de protéger contre les « pourfendeurs » de mythes. La légende n’en est pas moins belle pour autant. Le père de Foucault — qui recueillera au début du siècle les récits des Touareg de l’Ahaggar — rapportait la légende sublimée de Tin-Hinan. C’est celle d’une femme venue avec sa servante Takama de sa lointaine contrée du Tafilalt, sud du Maroc, soumettre les Isabaten, la population autochtone qui vivait dans l’Atakor, et fonder son royaume sur la voie des caravanes. Autrement, on n’en sait que peu de choses sur elle, sur son vécu ou son règne. Peut-être faudrait-il juste se satisfaire du souvenir exalté d’une femme qui du désert en a fait une légende.

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Déclaration des Droits de l’Enfant (texte intégral)

Posté par Rabah Naceri le 8 juin 2014

Déclaration des Droits de l’Enfant

20 Novembre 1959 (texte intégral)

Préambule

Considérant que, dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Considérant que, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, les Nations unies ont proclamé que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation,

Considérant que l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance,

Considérant que la nécessité de cette protection spéciale a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans les statuts des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se consacrent au bien-être de l’enfance,

Considérant que l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même,

L’Assemblée générale

Proclame la présente Déclaration des droits de l’enfant afin qu’il ait une enfance heureuse et bénéficie, dans son intérêt comme dans l’intérêt de la société, des droits et libertés qui y sont énoncés; elle invite les parents, les hommes et les femmes à titre individuel, ainsi que les organisations bénévoles, les autorités locales et les gouvernements nationaux a reconnaître ces droits et à s’efforcer d’en assurer le respect au moyen de mesures législatives et autres adoptées progressivement en application des principes suivants :

Principe premier :

L’enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l es opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s’applique à l’enfant lui-même ou à sa famille.

Principe 2 :

L’enfant doit bénéficier d’une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l’effet de la loi et par d’autres moyens, afin d’être en mesure de se développer d’une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité. Dans l’adoption de lois à cette fin, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la considération déterminante.

Principe 3 :

L’enfant a droit, dès sa naissance, à un nom et à une nationalité.

Principe 4 :

L’enfant doit bénéficier de la sécurité sociale, il doit pouvoir grandir et se développer d’une façon saine; à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées ainsi qu’à sa mère, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats. L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins médicaux adéquats.

Principe 5 :

L’enfant physiquement, mentalement ou socialement désavantagé doit recevoir le traitement, l’éducation et les soins spéciaux que nécessite son état ou sa situation.

Principe 6 :

L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle; l’enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Il est souhaitable que soient accordées aux familles nombreuses des allocations de l’État ou autres pour l’entretien des enfants.

Principe 7 :

L’enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société.

L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation; cette responsabilité incombe en priorité à ses parents.

L’enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités récréatives, qui doivent être orientés vers les fins visées par l’éducation; la société et les pouvoirs publics doivent s’efforcer de favoriser la jouissance de ce droit.

Principe 8 :

L’enfant doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.

Principe 9 :

L’enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d’exploitation, il ne doit pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit.

L’enfant ne doit pas être admis à l’emploi avant d’avoir atteint un âge minimum approprié; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation, ou qui entrave son développement physique, mental ou moral.

Principe 10 :

L’enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d’amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables.

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Les détenus du 19 mai 1981 ont parlé…

Posté par Rabah Naceri le 14 mai 2014

L’association des étudiants de la cité « Aâmriou » (résidence ex ITE) a organisé une conférence débat animée par trois détenus du 19 mai 1981 à savoir Aziz Tari, Nacer Boutrid et Mokrane Aggoune. Il y avait également deux autres détenus qui ont tenu à assister à ce premier évènement, il s’agit de Zoubir et de Brahiti.

Il se trouve que Mokrane Aggoune et Brahiti étaient les plus jeunes détenus de l’Algérie indépendante. Ils avaient à peine seize ans lorsque le pouvoir algérien leur a fait connaitre les tortures et l’enfermement dans les geôles de la prison d’El Khemis (Bgayet) accusés d’atteinte à la sécurité de l’Etat alors qu’ils étaient lycéens et n’avaient pour unique tort d’avoir revendiqué la reconnaissance de Tamaziɣt, le respect des libertés démocratiques et plus de justice.

J’ai failli oublier que Nacer Boutrid et onze de ses camarades détenus ont passé les épreuves du Bac en prison, et six candidats détenus…l’ont obtenu avec une excellente moyenne. Mieux encore, Boutrid s’est présenté l’année suivante aux épreuves du Bac option « lettres arabes » et il l’a…encore obtenu.

Tour à tour, le conférencier et ses autres compagnons ont apporté leurs témoignages qui ont fortement ému l’assistance dont certains n’ont pu retenir leurs larmes. L’assistance suivait religieusement les récits de chacun des intervenants qui ont, pour la première fois, accepté de parler par devoir de mémoire envers les jeunes qui ignorent presque tout du 19 mai 1981.

Comme la majorité des étudiants étaient en période d’examens, les conférenciers ont manifesté leur disponibilité à tenir de nouveau la même conférence selon le programme des étudiants pour que tous les jeunes étudiants apprennent la portée politique et culturelle du 19 mai 1981.

Camera  

Camera 

Camera

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Qu’est-ce qu’on entend par patrimoine culturel immatériel ?

Posté par Rabah Naceri le 5 janvier 2014

Article 2 de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel : «On entend par « patrimoine culturel immatériel » les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire — ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés — que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable».

Source : http://www.unesco.org

Patrimoine

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« Tariq Es-Sallama » organise un séminiaire national sur la sécurité routière

Posté par Rabah Naceri le 21 novembre 2013

Cette hécatombe doit cesser. Agissons  !

Cette hécatombe doit cesser. Agissons !

 

L’association Tariq Es Salama organise un séminaire national sur la sécurité routière. Il se déroulera au niveau de la maison de la culture Taos Amrouche le 28 novembre 2013. Plusieurs communications suivies de débats sont programmées pour cette journée où le public est invité à participer à la lutte contre ce fléau qui emporte des centaines de personnes par mois et qui endeuillent des milliers de familles.

Tariq-Es Salama

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