Le Campus « Abudaw » fait sa toilette.

Posté par Rabah Naceri le 10 janvier 2016

La nouvelle année 2016 semble bien commencer pour l’université de Bgayet, plus précisément au campus d’Abudaw. Comme chacun a dû le voir, ce campus a pris une pente douce vers la clochardisation caractérisée par une prolifération de baraques de fortune qui font fonction de boutiques d’alimentation générale, de Kms, de librairie, etc…au grand mépris des règles urbanistiques et de l’esthétique.
Le reproche ne peut pas être orienté contre les jeunes exploitants de ces pseudo-boutiques qui ne cherchent qu’à gagner leur vie proprement et honnêtement pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le reproche est plutôt adressé aux élus locaux et à l’administration qui délivrent des autorisations, quand bien même précaires et révocables, à tout bout de champs sans aucune étude ou respect de l’esthétique. Par conséquent, les jeunes étudiants se trouvent contraints de traverser d’abord un bidonville-bazar avant de rejoindre leur amphi.

Au grand bonheur des citoyens révoltés par cette décadence consciente, le wali de la wilaya de Bejaia a ordonné la démolition de toutes ces baraques qui enlaidissent les entrées Nord et Sud du campus universitaire d’Abudaw et qui portent une grave atteinte à la noblesse de ce haut lieu du savoir.

La démolition a été exécutée en présence des forces de l’ordre pour parer à toute éventualité. Bien heureusement, l’opération s’est déroulée convenablement malgré quelques tentatives de perturbations.
Lorsque j’ai appris la bonne nouvelle, à mon retour à Bgayet, je n’ai pu résister d’aller constater de visu et de prendre quelques clichés comme à l’accoutumée. Ouf !!! La belle façade d’entrée est visible de la route et on redécouvre enfin les belles fresques créées par des artistes locaux. Celle-ci était, pendant des années, cachée par les tas de ferrailles et de planches déclassées bizarrement assemblées pour en faire des semblant de boutiques.

Nous ne pouvons pas ne pas rendre hommage à la décision prise par le wali pour réhabiliter l’entrée de ce centre universitaire fréquenté par plus de vingt cinq milles étudiants, toutes filières confondues. Il est vrai que l’on ne félicite pas un responsable qui accomplit normalement ses missions qui lui sont assignées, mais lorsqu’on voit de nombreux élus locaux qui versent dans le populisme ridicule en attribuant des autorisations d’exploitation commerciale, des responsables de wilaya, de hauts fonctionnaires du gouvernement, etc…qui ont rendu visite à ce centre universitaire ou qui sont passés devant et sans rien dire ni rien faire, alors nous nous arrogeons le droit et le privilège d’adresser nos sincères encouragements à celui qui a su restaurer l’ordre et la discipline.

Je vais arrêter là mon écrit pour réduire la torture que je vous impose pour me lire jusqu’au bout. J’insère ci-dessous une photo que j’ai combinée pour montrer la situation d’avant la démolition et celle d’après.

Avant-Après

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Découverte d’une grotte préhistorique à Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2015

Bougie_Ma_Ville

LA FERME D’ALI-BACHA ENFIN RÉVÉLÉE

(Par M. Ouyougoute). Les six spéléologues locaux, qui ont enfin découvert la grotte d’Ali-Bacha, sont émus aux larmes. Ils ont pu localiser la ferme d’Ali-Bacha sur laquelle des recherches ont été entamées depuis plus d’un siècle. Ils se sont empressés de l’annoncer non pas pour prétendre à une notoriété, mais pour préserver et protéger le site menacé par le béton et aussi pour le classer au patrimoine national et universel. Et pour cause ! Le béton a déjà eu raison d’une bonne partie du plus important site archéologique en Afrique du Nord, voire dans tout le bassin méditerranéen.

La cavité est devenue un vrai dépotoir, rempli de détritus et un réceptacle des eaux usées. Les spéléologues locaux, Ouazib H., Khelladi A., Benalouache Y., Boukala A., Zerkane I. et le Dr Bekli M. R., s’étaient fixé, il y a un mois, l’objectif de localiser le lieu de cette cavité. Au départ, ils ont commencé à explorer la région comprise entre Msid L’bab et Dar-Nacer. Dans une seconde phase, ils ont exploré, en vain, tous les massifs voisins. Ils ont alors changé de stratégie de recherche et décidé de vérifier tous les indices publiés par Debruge, un membre de l’Association française pour l’avancement des sciences et de la Société archéologique de Constantine, dans son article « La station quaternaire Ali-Bacha à Bougie« .

Nous sommes alors au début du siècle dernier. La piste de Debruge s’est révélée concluante. Explication : “Après une enquête fastidieuse, et en cherchant là où les autres ont échoué — d’autres chercheurs et spéléologues de la région y travaillent toujours —, nous avons enfin localisé le site archéologique sur le versant méridional du mont Gouraya. La cavité voit le jour une nouvelle fois.” Le plateau d’Ali-Bacha est situé au sud-ouest de la forêt de Tala N’Thziouine de Sidi-Ahmed, indique-t-on. Et la grotte se trouve non loin de la polyclinique, à gauche du sens unique qui mène à Dar Nacer, à 15 m, sur la rive droite de la rivière Bir el-Qanun.

Avec cette découverte, Bougie, la ville lumière et capitale d’une région millénaire, a servi d’abri aux hommes depuis des milliers d’années. En effet, Debruge en 1902 et 1906, et plus-tard en 1927, avec la collaboration d’une équipe américaine, réalise des fouilles très fructueuses au voisinage du plateau de la Ferme Ali-Bacha, et dans une cavité située à proximité de cette dernière, il a découvert le gisement archéologique le plus important de la région. Sur ce site, Debruge a identifié deux niveaux distincts datant du néolithique et du moustérien (période comprise entre 300 000 à 30 000 années), d’où l’importance du site.

Les trouvailles semblent actuellement être conservées au musée du Bordj Moussa. Il est intéressant également de savoir que Debruge avait identifié une petite installation métallurgique, mais de période incertaine, expliquera-t-on. Malheureusement, le lieu de cette importante cavité et de tout le site archéologique en question n’avait pas été localisé. Les spéléologues espèrent que les archéologues prendront désormais le relais.

M. OUYOUGOUTE

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Non à la clochardisation de l’université.

Posté par Rabah Naceri le 1 novembre 2015

Il y a bien longtemps que je voulais crier ma colère contre cette image hideuse qui m’agresse chaque fois que je passe devant l’entrée de l’université « Abudaw » ou lorsque je m’y rends pour assister à une manifestation scientifique.
Je ne peux m’empêcher de ressentir une profonde colère à la vue de ces baraques en tôle avec des pans de mur en parpaing vulgaire qui font office de librairie, d’épicerie, de gargote, etc…Ce mini-bidonville se trouve à l’entrée de l’université d’Abudaw, et ces baraquements semblent avoir été posés là, volontairement, comme pour narguer le bon sens et insulter le savoir.

Le passant ou le visiteur voit d’abord ces vulgaires baraquements avant de deviner que derrière se trouve une université fréquentée par plus de 25 000 étudiants et qui abritent de nombreux colloques nationaux et internationaux.
Nul n’est contre l’idée d’aider un ou plusieurs jeunes à avoir une petite activité qui lui permettrait de gagner sa vie  mais il ne faudrait pas que cela se fasse en violation des règles d’urbanisme et de l’esthétique.

J’étais étonné comment le recteur de l’université n’aie pas réagi contre ces atteintes aux espaces de servitude et à l’esthétique de ce haut lieu du savoir. Finalement, renseignements pris, le recteur a adressé de nombreuses correspondances à l’ancien wali de Bgayet, Hamou-Ahmed Touhami. Malheureusement, toutes ces correspondances sont restées lettres mortes comme si l’université était le dernier souci des nombreux responsables aussi bien locaux que nationaux puisque de nombreux hauts responsables du gouvernement ont visité cette université sans faire la moindre remarque sur ces horreurs qui clochardisent ce lieu des sciences et du savoir.

Je souhaite que de nouvelles mesures courageuses soient prises en urgence pour délocaliser ces jeunes commerçants en leur attribuant d’autres locaux ou d’autres assiettes de terrain où implanter leurs baraques.

Baraquement_3  Baraquement_2  Baraquement

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Le square « El-Qods », inauguré par Yasser Arafat, revit enfin…

Posté par Rabah Naceri le 4 octobre 2015

J’ai écrit dans ce même blog, il y a quelques temps et pour la seconde fois, un article pour dénoncer et par là même attirer l’attention des responsables de la commune sur l’état de dégradation du célèbre square « El-Qods ». Ce beau jardin, situé au coeur de la ville, est devenu un repère pour les Bougiotes tout comme le « square Pasteur ».
Certains de mes amis ont aimé mon initiative, en rendant public le délaissement du lieu, mais d’autres m’ont critiqué en me reprochant d’être négatif. Autrement dit, il aurait fallu, selon eux, rendre publiques que les choses bien faites car nos écrits sont lus par d’autres personnes étrangères qui vont découvrir nos tares. Logiquement, on ne remercie pas quelqu’un qui fait son travail surtout s’il est rémunéré pour cela. On remercie quelqu’un qui fait plus que ce que lui exige sa fonction car il mérite des encouragements et la reconnaissance des citoyens pour ses efforts. Mais aujourd’hui, je vais causer une entorse à ce principe en félicitant les responsables qui ont ordonné la fixation des nouveaux bancs publics dans ce jardin qui donne un nouveau look à ce jardin.

Ces bancs sont installés le soir par une jeune équipe de techniciens qui ont fait un travail très propre et irréprochable en tous points de vue. Le plus émouvant, c’était la surprise des habitués de ce square lorsqu’ils arrivent le matin, comme d’habitude, pour papoter pendant quelques heures en attendant midi. Ces personnes âgées et des moins âgées étaient aux anges en découvrant ces jolis bancs bien conçus et bien fixés. On lisait de la joie dans leurs yeux.

De mon point de vue et de celui des fidèles habitués du square, il est attendu des responsables locaux de mener à bien les tâches restantes pour réhabiliter cet espace vert et réservoir d’oxygène :

1. L’éclairage :
Il est indispensable de remettre les lampadaires en fonction aux mêmes emplacements qu’au début de sa réalisation. C’est une touche qui va contribuer à embellir ce lieu d’autant plus qu’il jouxte une école où évoluent plus de 450 élèves.

2. Gardiennage :
Pour discipliner les visiteurs qui viendraient passer un moment de détente, il serait nécessaire d’engager un gardien qui veillerait à la propreté des lieux et à la bonne conduite surtout que beaucoup de familles viennent occuper des bancs pour reprendre le souffle avant de continuer leur promenade

3. Poubelles :
Des poubelles sont indispensables dans ce lieu pour supprimer les bidons déchirés et les cagettes de fruits qui font fonction de poubelles.

4. Écriteau :
Je vois très bien un écriteau, à l’entrée du square, sur lequel sera écrit la date de son inauguration et le nom du président de la Palestine, Yasser Arafat, qui l’a inauguré. Cet écriteau a une très grande portée pédagogique pour les citoyens et surtout pour les jeunes qui doivent connaitre l’histoire de leur ville et apprendre à rendre hommage aux hommes et aux femmes qui font la grandeur de leur ville, de leur wilaya et de leur pays.

J’invite nos amis de passage dans notre ville de nous honorer de leur visite à venir apprécier la beauté de ce lieu et des autres lieux de détente aménagés dans notre ville.

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Avant les aménagements

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Pourquoi nos villes sont sales ?

Posté par Rabah Naceri le 19 septembre 2015

Dans de nombreuses provinces de Chine, le problème de l’hygiène publique est géré par les institutions de la république et par toute la société civile. Jugez-en !

Lorsqu’un enfant s’apprête à quitter, le matin, la maison familiale pour prendre le chemin de l’école, la maman lui recommande :
– « prends ce sachet avec toi et tu ramasseras tous les bouts de papier que tu trouveras sur ton passage.
Arrivé à l’école, tu remettras le sachet à ta maitresse et ta maitresse saura quoi en faire ».

La maitresse récupère tous les sachets, pleins de bouts de papier, que les élèves ont ramenés et elle les met dans une grande poubelle se trouvant dans une salle prévue à cet usage que le concierge sortira le soir.

Avant de quitter l’école, en fin de journée, la maitresse remet un sachet vide à chaque élève en leur recommandant :
- »vous ramasserez tous les bouts de papiers que vous trouverez sur votre passage et lorsque vous arrivez chez vous, vous remettrez le sachet à votre maman. Votre maman saura quoi en faire ».

Une petite histoire réelle qui nous a été rapportée par notre ami Mohand Saddek AKROUR, ancien maire de Barbacha.

Aujourd’hui, le sujet brûlant de l’actualité nationale est le problème d’hygiène publique car les villes, toutes les villes du pays, sont sales et croulent carrément sous les ordures (ordures ménagères, emballages, les fruits et légumes avariés et autres déchets…). Tout le monde en parle car la situation s’empire de jour en jour sans que l’ombre d’une solution ne soit trouvée à part quelques actions ponctuelles initiées par des jeunes dans certains quartiers où survivent encore quelques réflexes de civisme hérités de leurs ainés.

En prêtant l’oreille aux débats qui se tiennent sur ce sujet brûlant, les responsables de cette situation varient selon le camp dans lequel se trouve l’accusateur. « Ce sont les citoyens qui manquent de civisme et ne font aucun effort pour préserver la propreté de leur ville ou de leur cité. L’Etat ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen« , diront certains, un peu, comme pour dédouaner les services communaux de nettoiement et autres services concernés par la chose.
« C’est plutôt à cause des défaillances et du laxisme des services communaux qui ne font plus leur travail comme avant. Parfois, le camion-benne ne passe pas pendant deux ou trois jours. Il est normal, donc, que les décharges sauvages prolifèrent« , se défendront d’autres citoyens.

Donc, pendant que les uns et les autres se renvoient l’accusation, les ordures, elles, ne se font pas prier pour s’amonceler partout et en tout temps. Même aux endroits les plus interdits comme les écoles, les mosquées, les structures sanitaires, etc… Cette situation de désordre et d’indiscipline, soutenus par l’impunité générale, ont transformé toutes nos villes en véritables décharges à ciel ouvert.

Analysons ensemble les causes qui ont favorisé cette multiplication de décharges sauvages qui rendent nos cités invivables par les saletés, les mauvaises odeurs, la prolifération des chats, des chiens errants et des rongeurs qui ne fuient plus à l’approche des humains.

1. Disparition de la police communale.

Si vous avez bien remarqué, cette police a disparu comme par enchantement. Ce qui a laissé place au désordre qui est devenu ensuite une véritable anarchie à un point où les citoyens jettent leurs ordures n’importe où et à n’importe quelle heure. Gare à celui ou à celle qui osera faire la moindre remarque.

Et pourtant…

Art. 93. — Pour la mise en œuvre de ses prérogatives de police administrative, le président de l’assemblée populaire communale dispose d’un corps de police communale, dont le statut est défini par voie réglementaire.

Le président de l’assemblée populaire communale peut, en cas de besoin, requérir les forces de police de la sûreté ou de gendarmerie nationales, territorialement compétentes, suivant les modalités définies par voie réglementaire.

Comme le montre si bien l’article 93 du code communal, le président de l’assemblée a toute la latitude de mettre sur pied cette police qu’il affectera à la surveillance et au rétablissement de la discipline concernant la gestion des ordures ménagères et au respect des règles d’urbanisme, etc.

Qui bloque l’application de cette prérogative ? Cela gêne qui ? Le pourrissement profite à qui ?

2. Les conciergeries

Tout le monde se rappelle ces gardiens sévères et disciplinés qui géraient les cités. Ils avaient l’œil partout et sur tout. Personne ne pouvait s’aventurer dans un bloc de bâtiment sans être interrogé et sans qu’il ait vérifié son identité et l’objet de sa visite. Aucun locataire, ou fils de locataire, ne pouvait se permettre de sortir la poubelle avant l’heure ou après l’heure programmée par les services communaux chargés du ramassage  des ordures.

Les ascenseurs, des quelques bâtiments qui en étaient dotés, fonctionnaient à merveille et les enfants n’avaient guère cette liberté d’en faire leur objet d’amusement. Aujourd’hui, aucun de ces appareils utiles pour les grandes personnes ne fonctionnent. Pis que cela, les cabines servent de vide ordures.

Tous ces concierges ont disparu, au niveau national, sur une simple note de service, laissant derrière eux des cités à l’abandon où tous les dépassements sont permis au point où des gens viennent jeter leur sac poubelle à huit heures du matin offrant ainsi un festin pour les chats et les chiens errants.

Inutile de trop disserter sur l’état des cités, tout le monde est au courant et tout le monde déplore cette situation même s’il arrive parfois, par un sursaut d’orgueil, que des jeunes organisent un volontariat qui redonne un autre look à la cité. Mais…très vite, le désordre reprend ses droits.

Qui a décidé de la mise à fin de fonction des concierges au niveau national ? Pourquoi ?

3. Programme de ramassage d’ordures

Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais je crois que l’Algérie est le seul pays au monde où le ramassage d’ordures se fait sans programme et sans horaire précis. On a remarqué que le ramassage se fait tous les jours de la semaine et à des horaires variables alors que dans d’autres pays, le ramassage d’ordures se fait par arrondissement et selon un programme arrêté et affiché pour information du public.
Par exemple, les arrondissements « A », « B » et « C », les camions poubelles passent à raison de 3 fois par semaine et à des heures fixes (20 h – 21 h). Pour les arrondissements « D », « E » et « F », ce sera à d’autres journées différentes de l’arrondissement « A-B-C » et ainsi de suite suite.

Tous les Bougiotes se souviennent pourtant que l’assemblée communale de Bgayet a organisé, il n’y a pas très longtemps, deux déplacements à la municipalité de Brest (France) pour s’informer des nouvelles techniques de gestion des ordures ménagères (ramassage, traitement et destruction des ordures). Aucun changement n’a été constaté au niveau de la ville de Bgayet, bien au contraire, les choses ont empiré au point de mettre en danger la santé publique.

Faut-il sortir des universités de Harvard ou de Cambridge pour élaborer un programme de ramassage des ordures ?

5. L’absence de civisme

Les citoyens étaient disciplinés, organisés et très soucieux de l’environnement jusqu’aux années 70-80. Puis, comme une malédiction, le désordre a commencé en relevant l’absence de l’Etat dans la vie de tous les jours marquée par la disparition des concierges dans les cités, dans les écoles, la police communale et la défaillance de l’école qui ne transmet plus le civisme. La première conséquence de cette démission est l’impunité qui se généralise pour devenir la règle de fonctionnement de la société.

Je ne disculpe pas les citoyens mais, ceux-ci interviennent en dernier dans cette chaine du civisme et de la protection de l’environnement urbain parce que l’assemblée communale, et à sa tête le maire, est garante de la bonne gestion de la ville tel que stipulé par l’article 123 du code communal que je reprends ci-dessous :

Art. 123. — La commune veille, avec le concours des services techniques de l’Etat, au respect de la législation et de la réglementation en vigueur, relatives à la préservation de l’hygiène et de la salubrité publique, en matière, notamment :
— de distribution d’eau potable ;
— d’évacuation et de traitement des eaux usées ;
— de collecte, transport et traitement des déchets solides ;
— de lutte contre les vecteurs des maladies transmissibles ;
— d’hygiène des aliments, des lieux et établissements accueillant le public;
— d’entretien de la voirie communale ;
— de signalisation routière qui relève de son réseau routier.

Illustration imaginaire (on peut s’offrir le luxe d’en faire puisque c’est gratuit)

Imaginons que la ville de Bgayet est une grande salle de classe, les citoyens ce sont les élèves, le maire c’est l’enseignant, la police ce sont les agents d’éducation, le chef de daira est le surveillant général et enfin le wali qui est le directeur d’école.
Quelle est l’ambiance qui va régner dans la salle de classe lorsque tous ces responsables cités sont absents ? Je vous laisse commenter.

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Environnement. Urgence de préparer un autre C.E.T avant 2019.

Posté par Rabah Naceri le 21 août 2015

Toute la population de Bgayet, les Amis de Bgayet et les fidèles estivants des côtes de Bgayet ont vivement applaudi la fermeture définitive de la honteuse décharge de Boulimate qui a été, pendant longtemps, dénoncée par tous les citoyens.
Je vous fais l’économie des détails qui ont entouré l’histoire de cette décharge qui ressemble à une tumeur cancéreuse, provoquée par une main maléfique, sur le visage d’une belle femme.
L’essentiel, aujourd’hui, est que ce site qui a absorbé des centaines de milliers de tonnes d’ordures ménagères de la commue de Bgayet et parfois même des environs est fermé définitivement.

L’idéal, aujourd’hui, serait de réhabiliter cet espace par des actions de volontariat et de reboisement par de multiples espèces végétales adaptées aux conditions climatiques du lieu qui pourrait être transformé en un très bel arborétum,donc une excellente source d’oxygène et d’espace pédagogique et récréatif pour les collégiens, lycéens, étudiants et riverains.

Le point sur lequel je voudrai insister est que le C.E.T (centre d’enfouissement technique) de Sidi Boudrahem a été conçu pour une durée de vie de quatre (04) années, ce qui nous amène à penser  son remplacement en 2019. Autrement dit, les pouvoirs publics, c’est à dire les services techniques de la commune en partenariat avec la direction de wilaya de l’environnement, doivent, dès aujourd’hui, réfléchir au choix d’un autre site et d’entamer sans attendre sa réalisation pour être dans les délais.

Je vous joins ci-dessous un article de presse publié sur le quotidien national El Watan

CET Sidi Boudrahem

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A qui la faute ?

Posté par Rabah Naceri le 31 juillet 2015

En parlant de civisme ou d’hygiène publique, nous avons souvent tendance à condamner le citoyen pour sa démission de la chose publique et collective avant d’évoquer la responsabilité des services publics et de l’autorité locale.

J’ai rédigé, il y a à peine quelques semaines et dans ce même blog, un article appuyé par des photos où j’ai dénoncé le comportement des jeunes de la D.A.S qui ont abandonné les tas de feuilles mortes, des branches coupées et autres brindilles sous les cyprès du jardin « El-Qods » au risque de provoquer un incendie qui aurait fait d’énormes dégâts sur la belle végétation du jardin, au niveau des deux écoles primaires Ahmed Azzoug, des maisons avoisinantes, des magasins et des véhicules.
J’ai attiré l’attention, comme je l’ai dit dans l’article, de deux vice-présidents et d’un élu de l’assemblée en plus du maire sur les risques multiples de cette négligence en plus de la dégradation consciente de ce lieu au nom hautement symbolique. En vain.

J’ai donc pris la décision de débarrasser ces ordures, avec l’aide de mes deux fils, et de les éloigner du danger tout en les rapprochant du portail d’accès qui facilitera la tâche au tracteur qui viendrait les évacuer. Ce volontariat s’est déroulé le 11 mai 2015 et jusqu’au 30 juillet 2015 aucun responsable ne s’est soucié d’instruire le service concerné pour l’accomplissement de cette tâche.
A la surprise générale, au cours de l’après-midi du mercredi 30 juillet, un feu s’est déclenché au milieu de ce tas de branchage et de feuilles mortes. Le feu, selon les témoins oculaires, a pris rapidement en dégageant des flammes énormes suivies d’une forte chaleur s’ajoutant à la canicule exceptionnelle de ces deux derniers mois d’été. Heureusement, aucun incident n’est à déplorer à part la peur panique provoquée par ce feu.

Volontariat du 11 mai

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Catastrophe du 30 juillet

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A qui la faute ?

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Le soufisme est un islam de la vie , pas un islam de la mort (Zaïm Khenchelaoui)

Posté par Rabah Naceri le 13 juin 2015

Zaim

Le canal de l’école est-il le plus indiqué, selon vous, pour diffuser cette pensée ?

Oui, absolument. Il y a l’école et il y a la mosquée.
La mosquée qui nous échappe complètement, et qui est, encore aujourd’hui, le foyer d’un discours haineux. Je ne généralise pas, mais en tout cas il en reste encore des traces. Il y a encore de l’exclusion. Il y a de l’exclusion à l’égard de la femme. Regardez par exemple aujourd’hui (référence au colloque sur Ibn Arabi, ndlr), il y avait des femmes non voilées, il y avait des femmes qui présidaient les séances. Et cela ne choque personne. C’est ça l’Algérie authentique, l’Algérie ouverte.
Vous avez dû noter aussi la présence de chrétiens dans la salle. Il y avait Monseigneur Teissier, mais il y avait aussi d’autres chrétiens qui étaient là. On a beaucoup à gagner si on pouvait relayer cette parole et réactiver cette pensée. On est assis sur un trésor. On est comme un enfant qui joue avec des joyaux, des bijoux, des perles. On est comparables à ça. Nous avons entre les mains un trésor inestimable, un trésor immatériel et spirituel auquel nous tournons le dos d’une manière complètement folle et pathologique.

Vous avez souligné dans votre conférence, en parlant du périple d’Ibn-Arabi enAlgérie, qu’il avait fait une halte décisive à Béjaïa, et vous avez précisé qu’à l’époque il fallait faire ses ablutions avant d’entrer à Béjaïa…

C’est vrai ! Béjaïa, la ville des 99 saints de Dieu. On dit qu’il en manquait un pour qu’elle devienne aussi sacrée que La Mecque. On l’appelait d’ailleurs La Petite Mecque. Et les voyageurs, les gens qui étaient extérieurs à la ville, faisaient effectivement leurs ablutions à Bir-Selam avant d’entrer à Béjaïa. Bir-Selam existe encore aujourd’hui. Ils le faisaient par respect, par révérence à cette ville sainte qui était la ville de Sidi Boumediène.
Sidi Boumediène a, certes, été enterré à Tlemcen, mais il faut savoir qu’il a vécu à Béjaïa, et c’est là qu’il a fondé son école mystique. Et Béjaïa était un immense foyer intellectuel dont le rayonnement a touché même le sud de l’Italie puisqu’on parle d’un pape qui a fait sa formation là-bas.
Des Européens venaient s’y former dans les différentes sciences. On parle d’une ville où on formait aussi bien les filles que les garçons. Personne n’était analphabète. Tout cela, c’est grâce au soufisme.
Le soufisme, c’est notre issue de secours, sinon on voit ce qui nous attend. On va droit dans le mur. Quand on parle de l’extrémisme, de l’intégrisme, de tous ces crimes, il fallait prévoir cela, il fallait être préventif. C’est comme les maladies. On ne peut pas s’exposer à tous types de virus et s’étonner de tomber malade après. Il faut un vaccin. Il faut s’immuniser, et notre immunité, c’est le soufisme. Il n’y a pas que l’aspect religieux dans le soufisme. Le soufisme, c’est aussi la musique, ce sont les arts, c’est la céramique, c’est la calligraphie, c’est l’art architectural.

Regardez les zaouïas comment elles étaient construites : à échelle humaine, dans la douceur, il y avait des points d’eau, il y avait de la verdure partout… Aujourd’hui, on construit des mosquées avec du «baghli» comme on dit. On adore le «baghli».
Le soufisme est esthétique par essence. C’est l’adoration de la beauté. Aujourd’hui, on adore le ciment, le béton armé. C’est à l’image de nos coeurs endurcis. Quand on pénètre dans une mosquée, on ne sent pas d’échos divins. On est dans l’idéologie, on est dans la culture de la haine, on est dans la culture de l’exclusion. C’est la religion de l’Antéchrist (al massih adadjal qui apparaîtrait à la fi n des temps, ndlr). Ce n’est pas possible ! Il faut qu’on se ressaisisse ! Il est sidérant de voir à quel point on est tombé bas.

Extrait de l’interview réalisée par Mustapha Benfodil (El Watan du samedi 13/6/2015)

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La wilaya de Bgayet fête ses 40 ans d’existence, mais toujours sans siège.

Posté par Rabah Naceri le 25 novembre 2014

Siège_wilaya

     Quarante ans ! Oui, cela fait 40 ans que Bgayet a le statut de wilaya puisque le décret portant création de la wilaya remonte à 1974. Et, aussi insolite que cela puisse paraitre, cette institution de la république est toujours sans siège digne de ce nom.

     L’actuelle bâtisse qui sert de siège à la wilaya était une cité de logements destinés aux enseignants et dans l’urgence d’application du décret portant création de la wilaya, il a été procédé au détournement de ces blocs qui ont subi des modifications à la hâte pour les adapter à la nouvelle affectation.

     Le mérite revient au wali, Meziane-Cherif, qui a su marquer de son empreinte son passage qui, malheureusement, n’a pas duré assez longtemps. Pour mémoire, nous citerons l’inscription et la réalisation de l’aéroport Abane-Soummam, l’ouverture de routes, le dédoublement de l’avenue Ben-Boulaid, l’élargissement et la modernisation de la rue de la Liberté, la création du jardin El-Qods qui a été inauguré par Yasser Arafat (at-irhem rebi), l’inscription et la réalisation d’un vaste programme de logements sociaux, etc…

     Après le départ de ce wali, ce fut des passages à vide et aucun wali n’a tenté d’ériger un siège digne de ce nom pour la ville qui fut jadis la capitale de la dynastie Hammadite, celle qui fut le centre de rayonnement culturel et scientifique pendants des siècles.
Un seul a fait l’exception et j’en témoigne pour l’histoire car j’ai passé avec lui les deux dernières années de mon mandat. Il a tout fait pour « que la wilaya de Bgayet ait son siège comme l’exige sa renommée et sa haute culture » (ce sont ses propres paroles). Ses efforts ont abouti en obtenant l’assiette de terrain mitoyenne à l’actuel « siège » et qui était occupée par le « Souk El-Fellah Le Palmier ».
La direction des domaines a demandé un prix très fort que le budget de wilaya ne pouvait pas accorder. Il multiplia ses contacts avec les ministères et ce fut l’ancien ministre de l’intérieur qui a réussi à le lui obtenir au prix du Dinar symbolique.
Le wali, Rachid Fatmi, m’a fait cet aveu que je rapporte mot à mot :
- »Si Rabah ! Je ferai tout mon possible pour que je réalise un siège de wilaya digne de Bejaia avant que je ne parte en retraite, si Dieu veut« .

     Le terrain en question, d’une superficie de près de 6000 m², a été reversé comme bien de la wilaya depuis le 1er trimestre 2002. Mon mandat s’est achevé en novembre 2002, quoi que le wali m’a prié de rester encore 2 ou 3 mois car toute  la Kabylie était à feu et à sang. Ces évènements tragiques ont retardé les élections locales et nationales car la population avait rejeté en bloc toute idée de vote.

     J’ai appris qu’un bureau d’études a été chargé d’élaborer un plan de construction du nouveau siège de wilaya. Mais après, je ne savais plus ce qui se faisait mais j’ai gardé une grande confiance envers ce wali qui voulait vraiment réaliser ce projet qui lui tenait à cœur. Malheureusement, ce wali fut, au cours d’un mouvement du corps des walis, muté à Souk-Ahras.

Nous sommes en 2014, et ce terrain demeure toujours nu et comme aucune information n’est donnée alors c’est dame rumeur qui s’active. Certains parlent même d’une tentative de détournement de cette assiette de terrain, d’autres parlent qu’une transaction est engagée entre le wali et le PDG de l’EPLF pour un éventuel échange de terrains. C’est la grande épicerie de wilaya !
Comment voulons-nous que notre wilaya trouve un toit aux nombreux citoyens demandeurs sachant que cette institution de la république est elle-même sans toit depuis 40 années ?

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Bejaia à l’époque hammadite (par Zahir Iheddadene. Décembre 2010)

Posté par Rabah Naceri le 7 novembre 2014

Cette étude retrace l’histoire de Bejaia à l’époque hammadite, époque la plus glorieuse que cette ville ait connue.
Sur le plan de l’histoire politique beaucoup d’historiens, en arabe particulièrement et notamment Ibn Khaldoun, lui ont consacré de grands développements que nous résumerons dans un premier paragraphe. Ce n’est donc pas cet aspect qui nous préoccupe.
Notre recherche et notre curiosité se sont penchées sur la ville elle-même, sa physionomie, son étendue, sa topographie, sa structure, son activité, son développement d’une façon générale. En l’absence de documents, nous avons trouvé beaucoup de difficultés a reconstituer ce que fut cette capitale, l’une, si ce n’est la plus grande de l’époque.

 Zahir IheddadeneConcernant l’histoire politique de Béjaia, il suffit de signaler, avec beaucoup de réserves, l’ouvrage de Charles Ferraud, édité en 1868, mais qui garde toute sa fraicheur, tout particulièrement pour la période hammadide. IL y a lieu de souligner, également, que Béjaia (Bhegaith) a existé bien avant Saldae qui a été fondée par Juba II, le berbère et non par les Romains comme le prétendent certains historiens.
Résumons brièvement les faits historiques.
Béjaia, la hammadite a été fondée en 461 de l’Hégire(1067), par Moulay Nacer, fils de Alenas, fils de Hammad, de la grande tribu berbère des Sanhadja, pour deux raisons essentielles : s’éloigner des attaques répétées des bandes hilaliennes et créer un port pour s’ouvrir sur l’extérieur. Cette nouvelle ville a connu immédiatement une prospérité incomparable, comme l’attestent certains écrits de l’époque que nous reproduirons plus loin. Cette prospérité n’a cessé de se développer pendant la période Almohade et Hafside jusqu’à l’agression des Espagnols en 1509. Ce sont ces derniers, avec une barbarie effrénée, qui ont détruit la ville : ses palais, ses mosquées, ses quartiers ; ils l’ont pillée, volée et détruit toute trace de civilisation. Lire la suite… »

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