Appel à contribution lancé à tous les citoyens algériens et à l’UGCAA

Posté par Rabah Naceri le 17 novembre 2016

Les discussions sur les ordures ménagères qui s’accumulent sur les trottoirs de la ville de Bgayet, devant les entrés d’immeubles, devant les magasins qui, pourtant, affichent de belles vitrines où sont exposés de beaux articles qui allèchent les clients et même les passants n’ont jamais cessé depuis de longues années sans qu’une solution ne soit trouvée. On trouve même des décharges sauvages devant des portails d’établissements scolaires et les exemples ne manquent pas. Mais là n’est pas notre souci d’aujourd’hui. Notre but est d’y remédier sans rien attendre des pouvoirs publics.

Chaque fois que l’on soulève ce fléau, certains accusent directement les citoyens de manquer de civisme et d’autres accusent les services du nettoiement qui n’accomplissent pas leurs tâches convenablement. Pendant la durée de ces débats stériles, les ordures, elles, n’attendent pas pour venir s’amonceler partout et empoisonner notre quotidien.
Comme les nombreux appels lancés, à maintes reprises par des écrits, des émissions radio et autres, aux autorités concernées sont restés sans écho, alors il m’arrive souvent de réfléchir à haute voix, comme c’est le cas aujourd’hui, je soumets ma petite idée à tous mes amis qui voudraient bien s’associer pour la mûrir et, pourquoi pas, la mettre en marche.

Pour cela, l’implication de l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens) s’avère nécessaire car la démarche s’adressera en premier à tous les commerçants des 52 communes que compte notre wilaya. A cette organisation des commerçants 0suivra la contribution de volontaires pour une campagne de sensibilisation de tous les commerçants (affiliés ou non à l’UGCAA).
On sensibilisera donc les commerçants de ne plus balayer leur boutique et de jeter ces poussières et autres bouts de papiers au bord du trottoir. Bien au contraire, on convaincra les commerçants de les ramasser et de les mettre dans leur sac poubelle se trouvant dans leur établissement. Mieux encore, on sensibilisera chaque commerçant à nettoyer devant sa boutique et à ramasser les saletés se trouvant au bord du trottoir qui fait face à son magasin.

Ainsi, nous réduirons substantiellement les saletés qui obstruent les caniveaux et les rigoles qui doivent logiquement faciliter les écoulements d’eau de nettoyage ou de pluie.
Je ne répondrai pas aux amis qui me traiteront de rêveur, mais je dirai tout simplement que je suis convaincu que nous arriverons à quelque chose de positif. Même si nous réussissons pas à faire briller nos villes, nous aurons le mérite de faire œuvre pédagogique auprès de nos jeunes pour ancrer ce réflexe citadin et de le transmettre à leur tour aux personnes se leur entourage.

Je reste donc disponible pour les personnes intéressées de se rapprocher pour réfléchir ensemble à la démarche à mettre en œuvre  pour la réussite de cette action citoyenne qui s’appliquera en permanence jusqu’à ce qu’elle intègre définitivement notre culture comme cela se faisait avant.

Pour faciliter les contacts, je partagerai cette publication sur ma page facebook et sur le groupe  » Tous ensemble pour Bgayet  » de facebook.

N’attendons pas ce qui refuse de venir !

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La figue de Kabylie a mis 42 ans pour se faire connaitre

Posté par Rabah Naceri le 29 octobre 2016

Quarante deux ans pour que nos dirigeants se décident enfin à labelliser la célèbre figue de Kabylie. J’ai bien dit 42 ans parce que je me rappelle très bien qu’en 1974, deux délégations d’experts en agronomie, l’une de la F.A.O (Food and Agriculture Organization) et la seconde d’Espagne sont venues, en Algérie, pour une même mission : prendre des greffons de figuiers de Aït-Maouche, de Barbacha (wilaya de Bgayet) et de Tizi-Rached (wilaya de Tizi-Ouzou).
Et pourtant, la fameuse révolution agraire battait son plein à cette époque et le pourvoir ne cessait pas de claironner les bienfaits de cette révolution qui allait, selon eux, sortir l’Algérie de la dépendance alimentaire, voire même, exporter. Nos dirigeants auraient pu faire la promotion de notre figue et de bien d’autres produits très prisés en Europe comme la clémentine, la tomate, l’orange, etc…dont la concurrence était très minime. Malheureusement, les tenants du pouvoir algérien ont préféré attendre 2016, soit 42 années plus tard en laissant le temps à l’Espagne, Portugal, Turquie…de se frayer une place dans le marché européen, pour labelliser ce succulent fruit.

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(Par K. Medjdoub). Il existe quatre catégories de figue selon son calibre. Les quatre poussent sur la même tige et dans un ordre que seuls les initiés connaissent. Tout au bas de la tige pousse thufrint, ou la supra, la meilleure des figues, surplombée par thaâmriwt, ou l’extra, au-dessus de laquelle on trouve thaoulit, ou la standard, et enfin, tout en haut de la tige, thakherboucht, ou la marchande. 80% de l’extra, la plus disponible et la plus demandée, finissent sur les claies de séchage, tandis que thakherboucht est destinée à la transformation. De ces quatre catégories naissent des centaines de variétés destinées à être consommées fraîches ou sèches. Les plus disponibles sont nombreuses, dont aberkane, azendjar, aâverqi ou abgayti (le bougiote), bouânqour ou aboukal (col de dame), taheyount, tagawawt (de Igawawen, à Tizi Ouzou), tamqarqourt (la grenouille), lemâala (variété précoce, la première à pousser), azegagh (la rouge). On dit de certaines de ces variétés qu’elles ne donnent pas de figues sèches, comme la figue noire, succulente et pointue, que l’on nomme dans certaines régions de la Kabylie bouanqour. L’expérience de Saâdoudi Sadi, de Tala Moumène, à Beni Djellil, un émigré retraité revenu depuis trois ans au pays pour se vouer au travail de la terre, démontre le contraire. «Voyez ! Je l’ai fait», nous dit-il un gros bouanqour sec entre les doigts.

«C’est parce qu’il explose en tombant du figuier, et pour éviter cela j’écrase toutes les mottes autour de l’arbre», nous explique-t-il. Selon Ounas Abdelhak, des recherches, dont celles entreprises en collaboration avec des étudiants en biologie de l’université de Béjaïa et l’association BEDE de Montpellier, ont permis de découvrir de nouvelles variétés en 2015 : tagdadacht sur un seul figuier, taqarout n umchich (tête de chat) à Amalou, ajlili à Trouna (chez Ounas Andelkak). Plus de huit autres variétés très rares ont été découvertes cette année comme aqartijniw (le carthaginois) découvert à Trouna dans la propriété de Hilem Fateh et aherchaw (le rugueux) à Trouna. Un travail est attendu pour sauvegarder ces variétés rares et leur éviter le même sort qui guette de nombreuses autres variétés en voie de disparition. L’APF se montre consciente de devoir travailler dans le but de multiplier les variétés de figues existantes.

Figues de Bgayet

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L’affichage anarchique dans les villes algériennes

Posté par Rabah Naceri le 18 septembre 2016

Généralement, chaque échéance électorale provoque une ambiance électrique qui rompt un peu la monotonie quotidienne et pesante. Malheureusement, ces échéances électorales provoquent un désordre général qui défigure complètement la ville de Bgayet à tel point que les citoyens réagissent négativement à cet évènement politique.

Le désordre le plus visible et le plus décrié est celui de l’affichage sauvage, désordonné et polluant. Les partis politiques, tous sans exception, agressent tous les murs qu’ils trouvent sur leur passage. Même les arbres, les pylônes d’électricité et téléphoniques n’échappent à cette sauvagerie.

La première lecture que font les citoyens, c’est que l’Etat est absent et l’impunité est générale. Et pourtant, à chaque échéance électorale, l’administration « avertit » les formations politiques, les listes de candidats libres et même les affiches publicitaires ou nécrologiques que tout abus d’affichage sera passible de poursuites judiciaires. Mais…ce n’est que du vent car les premiers partis à violer ce règlement sont ceux qui sont proches du pouvoir comme s’ils voulaient transmettre un message de force auprès de certains électeurs alléchés.

Par conséquent, les commerçants, les crèches privées, les enseignants qui donnent des cours de soutien, etc…eux aussi profitent de ce laxisme de l’Etat pour placarder partout à tel point que des pans de murs sont totalement enlaidis par de multiples couches d’affiches, les abri-bus dont les vitres sont totalement recouvertes d’une multitude d’affiches aux couleurs et dimensions multiples.

Je suis convaincu que toutes les villes du pays connaissent le même phénomène d’affichage anarchique qui confirme l’absence de l’Etat, ce qui encourage les dépassements et les abus de toutes sortes.

Tous les pays du monde organisent des élections, font de la publicité, etc… mais sans enregistrer un tel désordre et sans avilir les façades des bâtisses et des infrastructures scolaires.

Nous osons espérer que les prochaines échéances électorales seront moins désordonnées et que les assemblées communales se décideront enfin à appliquer les textes de loi régissant l’organisation de l’affichage en général et des élections électorales de façon particulière.
Nous devons comprendre que ce désordre engendré par l’absence de l’Etat favorise l’anarchie et incite les citoyens à l’incivisme sans compter les dégâts monstrueux que cause cet état de faits dans le mental des enfants qui grandissent et évoluent sans repères et sans rigueur.

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La demeure des Amrouche en voie de classement

Posté par Rabah Naceri le 22 juin 2016

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La demeure des Amrouche en voie de classement

Un dossier sera présenté au ministère de la culture

(Source El Watan du 22/6/2016). Un dossier complet sera présenté le 30 juin au ministère de la Culture par la commission chargée du classement de la maison de Jean et Taos Amrouche, à Ighil Ali, à l’extrême sud de la wilaya de Béjaïa, comme bien culturel national.

«Lors de sa visite à Ighil Ali en mars dernier, le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi, a instruit le directeur de la culture pour constituer un dossier pour le classement de la maison des Amrouche comme bien culturel. Le dossier est prêt et son dépôt auprès du ministère de la Culture est programmé pour ce 30 juin»,  a indiqué hier à El Watan l’attachée de presse de la wilaya. Cette nouvelle ne manquera pas de réjouir les habitants d’Ighil Ali et, au-delà, tous les citoyens de la wilaya de Béjaïa et les militants engagés pour la reconnaissance des Amrouche, qui commencent à s’impatienter.

La visite, le 16 mars dernier à Ighil Ali, du ministre de la Culture a été interprétée comme un signal fort des autorités pour réhabiliter les personnes et l’œuvre de Jean et Taos Amrouche, et leur mère Fadhma Ath Mansour, une famille ostracisée par l’Algérie indépendante pour sa confession chrétienne.

Après s’être rendu sur le site en compagnie du directeur central de la conservation et de la préservation du patrimoine, Mourad Bouteflika, et de Slimane Hachi, anthropologue et directeur du CNRPAH, le ministre a instruit le directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa d’établir un dossier de classement, et le directeur central de la conservation et de la restauration du patrimoine «d’étudier les possibilités de la restauration» du patrimoine en question.

Sur place, le ministre a expliqué ce soudain regain d’intérêt pour cette famille en déclarant que «la classification de la maison des Amrouche est une nécessité, car il s’agit d’un patrimoine qui fait partie de notre mémoire et de notre identité nationales».

Mohamed Hamed-Khodja

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14 juin 2001: la marche du siècle pour un Etat démocratique et un Etat de droit

Posté par Rabah Naceri le 14 juin 2016

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14 juin 2001 – 14 juin 2016.

(Source : wikipédia). Le 14 juin 2001, une imposante marche converge vers Alger pour remettre au président Bouteflika un texte de revendication : la « Plate-forme d’El-Kseur ». Les manifestants ne sont pas reçus et sont stoppés par les forces de l’ordre. La répression fait 8 victimes, et 130 personnes sont portées disparues — elles seront soit retrouvées mortes, soit hospitalisées dans les alentours, soit mises en garde à vue. De nombreux affrontements vont succéder à cette manifestation, entraînant des dizaines de morts, des centaines de blessés et de multiples arrestations. Le premier ministre de l’époque, Ali Benflis,tente d’ouvrir le dialogue avec les « aârchs », mais sans succès.

Aussi les forces de l’ordre vont-elles piller des maisons et des magasins, et organiser des raids nocturnes dans les villages, à la recherche des émeutiers, notamment ceux identifiés comme étant les meneurs du mouvement.

Afin que nul n’oublie !

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Quelles résolutions pour cette fin du mois du patrimoine 2016 ?

Posté par Rabah Naceri le 20 mai 2016

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          Le mois du patrimoine culturel vient de tirer sa révérence ce mercredi 18 mai 2016. La presse nationale a rapporté les nombreux et riches programmes organisés à travers le territoire national pour célébrer ce mois qui met en valeur notre richesse culturelle et qui a le mérite de lever quelques voiles sur l’histoire millénaire de notre Afrique du nord.

           Des conférences débats, des visites guidées, des expositions-photos, des émissions radiophoniques, etc…ont été organisées, ici et là, à travers certaines wilayas où de nombreux établissements publics ont participé à l’exécution de ces programmes qui ont, malheureusement, tendu vers le côté festif que scientifique. Pour preuve, toutes les universités n’ont pas été associées à la réflexion et aux suites scientifiques à accorder à la célébration de ce mois culturel. Et pourtant, l’Algérie, dans son ensemble, se présente comme l’un des plus grands musées à ciel ouvert du monde dont de nombreux trésors historiques sont laissés aux oubliettes et d’autres trésors archéologiques demeurent inconnus ou bien sommeillent plusieurs pieds sous terre risquant même d’être détruits ou pillés.

          Au cours de ce mois du patrimoine, j’ai assisté, au même titre que d’autres citoyens de Bgayet, à une conférence sur « Bejaia, capitale des Lumières » animée par Monsieur Abderahmane Khellifa, un spécialiste d’histoire et d’archéologie. De nombreuses et pertinentes questions furent soulevées dont celles de la récupération des manuscrits sur les mathématiques, le droit musulman… les pièces d’or, les pièces archéologiques, etc… volés par les Espagnols lors de leur sauvage attaque de la capitale hammadite vers 1510, sans oublier l’incendie criminel de la bibliothèque de la ville où plus de 10 000 ouvrages ont été réduits en cendres. Malheureusement, à ce jour, aucune initiative ne fut prise pour essayer de récupérer ces richesses qui appartiennent à la ville ni par la direction de la culture de cette wilaya, ni par le ministère de la culture.

          Les deux questions qui ont souvent été soulevées, à plusieurs occasions, mais sans jamais avoir de réponse sont celles de l’inexistence d’une faculté d’histoire et d’anthropologie à l’université de Bgayet alors que de très nombreuses découvertes archéologiques ont vu le jour ces derniers mois et le silence des pouvoirs publics à dépêcher une équipe de chercheurs en archéologie pour statuer sur chaque site découvert. Toutes les réponses données à ces deux questionnements demeurent vagues et pas du tout convaincantes. Certains conférenciers fuient même ces questions en laissant deviner que les décisions « sont bloquées en haut ».

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« Je veux montrer que nous sommes une civilisation urbaine depuis l’antiquité », dit A. KHELIFA.

Posté par Rabah Naceri le 29 avril 2016

Khelifa   Un cours magistral sur l’histoire de la ville de Béjaïa que propose Abderrahmane Khelifa dans son nouveau beau livre « Béjaïa, capitale des lumières », édité chez Gaia éditions. Découvrez l’histoire des dynasties les plus influentes, les savants, la vie politique, religieuse et économique d’une cité qui a marqué la Méditerranée.

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- Votre beau livre Béjaïa capitale des lumières publié aux éditions Gaïa est un important travail de recherches documentées. Vous aviez consacré combien de temps à la constitution de cet ouvrage ?

Je travaille depuis plus d’une dizaine d’années sur les grandes villes du Maghreb central, des villes qui furent des capitales, comme Constantine, Tlemcen et Alger. Il était normal que Béjaïa soit de celles-là. Elle a été la capitale d’un royaume et la deuxième capitale de l’Afrique du Nord à être sur la Méditerranée après Mahdia, en Tunisie.

Il faut dire que la richesse de son histoire m’a demandé beaucoup de temps à confectionner ce livre, amasser la documentation et les photos et les agencer pour en faire un livre. Je peux dire que je l’ai commencé en 2012 après la sortie de mon livre sur Tlemcen, c’est-à-dire près de quatre ans. Mais je dois dire que c’est actuellement le plus volumineux de mes livres. Lire la suite… »

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A Bgayet, le patrimoine culturel se meurt

Posté par Rabah Naceri le 26 février 2016

Avec le temps va…tout s’en va

« Connaissez-vous Bgayet (qui est son nom originel ou bien Bejaia ou Bougie) ? »

Si on posait cette question à n’importe quel Algérien, on nous répondra que c’est une très belle ville côtière, accueillante et dont l’hospitalité de ses habitants est légendaire. Que c’est une ville de culture et d’histoire. Certains nous donneront même des leçons sur le passé millénaire de cette célèbre ville où chaque pierre est un témoin d’un passé glorieux et de grands évènements culturels et scientifiques.

Il n’y a pas un responsable, d’ici ou d’ailleurs, qui passe par cette ville et qui ne fait pas l’éloge de la grandeur de cette ville, de sa population et de la richesse inestimable de ses vestiges historiques qui font de cette ville et de ses environs, un immense musée à ciel ouvert.
Partons à la découverte de quelques vestiges qui continuent de résister à l’érosion du temps et au laxisme destructeur des responsables chargés de les protéger, voire de les restaurer.

La Porte des Étendards ou Bab El-Fouqqa

IndicationA partir de « Lekhmiss » (grand quartier de la plaine ou du camp inférieur de la ville), nous rencontrons un panneau indicateur lumineux qui nous guide vers le quartier historique de Bgayet. C’est une excellente initiative de la part des responsables locaux car elle vient réparer un oubli de plusieurs décennies qui nous renseigne sur le peu d’intérêt accordé au patrimoine culturel par tous les responsables du secteur de la culture et de celui du tourisme qui ont défilé depuis l’indépendance à ce jour.

Le site historique, le plus proche car il est situé au centre-ville, est la Porte des Etendards et quelques mètres qui restent de la muraille datant de l’époque hammadite. Quand on arrive sur les lieux, le moins averti des visiteurs remarquera les fissures qui ne cessent de s’élargir, des pierres qui commencent à tomber en laissant des creux sur la muraille, de vulgaires câbles électriques qui avilissent le vestige, etc… Et pourtant, on se rappelle encore les déclarations de l’ancien directeur de wilaya de la culture, Mourad Nacer, qui affirmait publiquement, par les ondes de la radio-Soummam, qu’un dossier de restauration est ficelé et adressé au ministère de la culture. Selon le même responsable, un budget conséquent est affecté à cette opération dont le lancement des travaux est imminent. Tout cela s’est passé durant les années 2000, et nous sommes en 2016 sans qu’aucun signe de restauration n’ait été constaté.
Visiblement, la seule passation de consigne qui se fait entre deux directeurs de la culture dans cette wilaya est celle de la perpétuation de l’oubli et de laxisme. Je vous laisse apprécier la série de photos qui expriment mieux que moi l’état d’abandon de ces lieux qui sont les témoins d’une grande cité et un lumineux centre de rayonnement culturel, cultuel, politique et scientifique.

Porte Foukka_01  Bab Fouqqa  Plaque

Comme le montre si bien la seconde photo, c’est une vulgaire plaque métallique complètement rouillée qui a servi de support à la mémoire patrimoniale à ce haut lieu d’histoire. C’est devant cette majestueuse Porte que le prince Moulay Nacer venait, en fin de journée, observer la beauté des vergers et des jardins de la plaine sous un magnifique coucher du soleil.

Entre un bar et un bar, une tour historique

Je me suis toujours interrogé sur le silence des élus locaux, des anciens défenseurs de la souveraineté nationale du temps du parti unique et des responsables de wilaya de la culture sur cette tour qui est encerclée par deux bars. Cette tour, pour ceux qui ne le savent pas, date de l’époque hammadite et qui servait de poste d’observation de toute manoeuvre et activités maritimes ou arrivée de navires par la mer. La mer, à cette époque, venait se jeter au pied de cette muraille.
Ces deux bars qui encerclent ce beau vestige historique ont été construit depuis l’époque coloniale. En observant les matériaux avec lesquels sont construits ces établissements, essentiellement en bois, nous devinons aisément que les gérants n’ont bénéficié que d’autorisations précaires et révocables. Autrement dit, ces deux baraquements peuvent rasés sans aucune opposition légale ou préavis règlementaire.

Tour_Hammadite_2  Tour_Hammadite

La France coloniale était dans son rôle en élaborant un diabolique programme d’effacement des repères culturels et hsitoriques pour désorienter la population autochtone dans la perspective d’un remodelage mental. Mais après l’indépendance, pourquoi nos dirigeants, surtout les grands inventeurs de l’article 120, n’ont jamais essayé de raser ces deux débits de boissons alcoolisés pour mettre en valeur cette belle tour hammadite.
Encore une énième interrogation : pourquoi tous ces directeurs de wilaya de la culture qui ont défilé dans notre wilaya dont certains sont de la région, les nombreux ministres de la culture qui claironnaient la grandeur de cette ville de culture n’ont-ils jamais initié la moindre action de réhabilitation de ce vestige historique qui feraient retourner dans leur tombe tous les savants et les nobles personnalités qui ont vécu dans cette belle cité du savoir et de la culture ?

La suite du massacre arrivera bientôt…

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« Le rêve fait avancer la réalité » (citation de Mhamed Hassani)

Posté par Rabah Naceri le 4 février 2016

J’ai reçu d’un ami canadien un joli poème sur le soldat inconnu suite à la petite polémique qui est née après une publication d’un journal électronique, Bejaia-Infos.com, où il serait question de la démolition d’une statue qui n’était pas digne du soldat inconnu (voir mon article plus bas).
J’ai également inséré un commentaire de la même personne dans lequel il nous fait part se son rêve pour la nouvelle statue du soldat inconnu.

_________________

J’ai rêvé d’une nouvelle statue à Bgayet :
Alors ce soldat inconnu serait un poète sans autre arme qu’une plume à la main, qu’une poignée de livres dépassant de la poche de sa blouse et chaussé d’une paire de souliers crottés avec de la paille collée, les cheveux au vent, et l’autre main tendue vers l’horizon de la mer, une main prête à recevoir la manne nourricière de la lumière… une statue qui représente un jeune roi, poète et laboureur… à ses pieds gisent un uniforme, un casque et des armes qu’il vient de quitter… Les décrocheurs sont des déserteurs.
P.M.M.

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La vérité sur la statue de la discorde

Posté par Rabah Naceri le 29 janvier 2016

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Une petite polémique, reprise par les réseaux sociaux, a cours ces jours-ci à Bgayet suite à une information donnée par le journal électronique local, Bejaia-Infos. Cette information traite de la démolition prochaine d’une statue se trouvant au niveau de la Plaine (Lekhmiss), soit à la fin de l’avenue Benboulaid et au commencement de l’avenue Moulay Nacer.

Les commentaires de certains citoyens, hostiles à tout changement, avancent que cette statue fait partie de la mémoire Bougiote et que sa démolition est qualifiée d’atteinte aux symboles de la ville. Certains autres ont accueilli avec joie cette décision de démolition car elle ne représentait rien du tout pour la ville de Bgayet.

Histoire de cette statue

Aux premières années de l’érection de Bgayet au statut de wilaya, le wali de l’époque, Cherif Meziane, a demandé au sculpteur Zizi, natif de la wilaya, de confectionner en urgence trois œuvres sculpturales pour le chef-lieu de wilaya. C’est ainsi que trois statues ont été réalisées dans des délais très courts dont l’une a été fixée au carrefour du 19 mai 81 (cité Nacéria), la seconde à la place Medjahed et la troisième au carrefour de l’avenue Benboulaid (celle qui est appelée à être démolie).

La statue du carrefour du 19 mai 81 a été démolie pour construire un superbe jet d’eau qui a embelli la rue de la Liberté et le carrefour Nacéria. Celle de la place Medjahed a également suivi pour céder la place à la construction de locaux et d’une vespasienne qui sont, malheureusement, tous fermés dont personne ne connait les raisons sauf pour les décideurs qui ne veulent rien dire.

Rares sont les sculpteurs, et tout autre artiste, qui accepteraient de réaliser des œuvres dans la précipitation et sans inspiration. Sans prétendre prendre la défense de notre sculpteur mais c’est ce qui est arrivé à Monsieur Zizi. Et pour l’anecdote, il parait que la wilaya de Bgayet n’a pas honoré les honoraires de cet artiste à ce jour.

Concernant toujours cette statue, j’ai écrit, il n’y a pas longtemps, un article dans ce même blog en disant que cette horrible masse de béton ne représentait rien du tout de l’histoire millénaire de celle qui fut jadis la capitale hammadite et le centre de rayonnement culturel et scientifique de toute la méditerranée.
Je reste convaincu que si l’on organisait une pétition pour sa démolition au niveau de la wilaya de Bgayet, le premier à la signer est le sculpteur lui-même et moi en deuxième position car cette horreur semble signifier que notre ville n’a commencé à exister que depuis la guerre de libération nationale et que nous sommes en manque d’artistes; de sculpteurs, d’architectes, etc…

Et pourtant, notre wilaya recèle des sculpteurs de renommée mondiale dont Abdeslam GRAÏNE, réalisateur du buste de Abderahmane Bouguermouh et celui de Mouloud Mammeri, pour ne citer que celui-ci.

De mon point de vue, il serait intéressant de lancer un appel d’offre nationale pour l’étude d’aménagement de cette placette qui marque le premier point d’accueil de tout visiteur dans cette capitale. Il est impératif que l’œuvre qui sera retenue soit porteuse de toute la charge symbolique de la grande histoire millénaire de cette ville, du rôle qu’elle a joué pour les sciences, les mathématiques et des grands débats religieux qui eurent lieu durant le règne du prince Moulay Nacer.

Je conclus donc en disant à mes frères et soeurs de Bgayet que nous n’avons pas le droit de tomber dans le piège ridicule de la stagnation et de la médiocrité que certains cherchent à tout prix à nous y enfermer pour toujours.

Bgayet pour tous et tous pour Bgayet.

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