Un bidonville comme support pour les artistes de l’Art Public.

Posté par Rabah Naceri le 12 août 2017

Notre ville, plus précisément la cité Soumari, a vécu trois journées artistiques animées par de jeunes talents en art graphique qui ont jeté leur dévolu sur cette cité qui est, en vérité, un petit bidonville situé au coeur de la ville de Bgayet.

Ces jeunes talents sont venus de plusieurs régions du pays avec, pour seuls bagages, des pots de peinture, des pinceaux et des toiles de peinture. Ils se sont partagé les nombreux pans de murs lugubres de ce taudis dont certains sont faits de matériaux hétéroclites dont les occupants ont usé de tout leur génie pour les rendre moins tristes et moins repoussants.

Le choix de ce triste site était, selon ces artistes de l’Art public, pour mettre un peu de couleurs et de gaieté dans le coeur de ces pauvres occupants qui vivent dans des conditions inhumaines et sans aucune hygiène. En effet, tous les jeunes résidents de ces baraquements ont adhéré à la joie apportée par ces vendeurs de bonne humeur qui usent de l’Art comme moyen de communication.

Une autre lecture, même si elle est personnelle, est permise quant au choix de ce site qui, sans le vouloir, a fait sortir ce taudis de l’anonymat dans lequel il est noyé depuis des années. Et pourtant, il suffisait de réquisitionner un quota de logements sociaux pour raser à jamais ce bidonville et aménager cette poche de terrain en un projet d’utilité publique.
Mais quand la volonté politique fait défaut aux dirigeants, tout est mis en oeuvre pour noyer ce site, qui fait fausse note au plan urbain, dans l’anonymat complet, surtout qu’il se situe en retrait des circuits empruntés par les officiels.

Personnellement, je crie : bravo les artistes !

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Bgayet. Histoire vraie de la table d’orientation située au Pic des Singes

Posté par Rabah Naceri le 24 juillet 2017

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Beaucoup de personnes de la wilaya de Bgayet ou d’autres régions visitent le Pic des Singes et prennent des photos souvenirs à côté de la table d’orientation mais rares sont celles qui connaissent son histoire. Comme je suis directement impliqué dans sa réhabilitation, alors je me suis senti le devoir d’apporter quelques informations la concernant.

Il y a lieu de dire que la première table d’orientation qui a existé était l’oeuvre de l’armée coloniale avec le soutien de la municipalité bougiote. Malheureusement, cette table a souffert de la maltraitance de certaines personnes, qui ne connaissaient certainement pas l’intérêt d’une telle oeuvre. Au fil des années, cette table a pratiquement disparu du socle et beaucoup de personnes ont continué à visiter le site sans se désoler de la disparition de cette table d’orientation puisque aucune trace de celle-ci ne subsistait pour leur rappeler son existence.

A la faveur du classement du massif du Gouraya en Parc National, celui-ci bénéficia d’un budget qui devait servir à sa mise en défens et à sa mise en valeur sous la direction éclairée de Monsieur Ali Mahmoudi. La réhabilitation de la table d’orientation figurait dans le projet de développement du PNG. C’est ainsi que le directeur du PNG avait contacté un artiste reconnu, natif de la ville, Nouredine Bouzidi, assisté d’un autre artiste Khoudir Bourihane pour étudier la possibilité de recréer une table d’orientation sur la base des photos, gravures et documents disponibles fournis par le directeur du PNG.

Un jour, le jeune artiste, Khoudir Bourihane, est venu me solliciter, en ma qualité de Président d’Apw (1997 – 2002), pour financer la confection de cette nouvelle table d’orientation du moment que les aménagements de la placette qui devait recevoir cette oeuvre sont déjà lancés par le PNG. Il me proposa également que les noms des lieux, sommets, crêtes, etc….soient transcrits avec leurs appellations locales, c’est à dire en Kabyle. J’ai tenu à apporter cette précision  car l’ancienne table d’orientation que les militaires français ont réalisé, tous les noms de lieux ont été arabisés:oued au lieu de assif, djebel au lieu de adrar, beni au lieu de aït, etc…
J’avoue que j’ai adhéré pleinement à cette proposition et je leur ai accordé mon accord de principe en attendant son inscription à l’ordre du jour d’une session Apw pour délibération et exécution.

L’artiste m’a suggéré la confection de trois galettes, composée de portions, pour pouvoir les remplacer en cas de destruction ou de saccage d’une partie ou de la totalité. Le coût de réalisation des 3 galettes a été évalué à 27 millions de centimes. Après l’accord de principe, les deux artistes se sont lancé dans les recherches et les enquêtes, qui ont duré des semaines, sur les lieux qui bordent le golf de Bgayet  pour actualiser les noms des crêtes, des collines, des rivières, des talwegs, etc…

L’inscription du financement de cette table d’orientation a été faite dans des délais très courts et son adoption par l’assemblée de wilaya ne posa aucune difficulté de la part des élus. La délibération a donc été rapidement exécutée et la somme, grevée d’affectation spéciale, a été versée dans le compte bancaire du PNG qui, à son tour, remettra le montant représentant les honoraires de l’artiste.

Quelques mois plus tard, l’assistant de Nouredine Bouzidi, se présenta à l’Apw pour m’informer que la table d’orientation a été fixée sur son socle et que je pouvais la voir sur site et que les deux autres répliques sont confiées à la direction du PNG.
Le lendemain, je me suis fait conduire jusqu’au site et je fus émerveillé par la belle réalisation artistique. J’ai, toutefois, relevé une anomalie que je n’ai pas manqué de signaler à l’artiste et au directeur du PNG. Il a été mentionné que cette table a été sponsorisée par l’Apw et l’Apc de Bgayet alors qu’elle n’a été financée que par l’Apw et que l’Apc est totalement écartée.
L’explication qui m’a été donnée n’était pas du tout convaincante, car subjective. Soi-disant le périmètre du PNG se trouvait dans le périmètre de la commune de Bgayet. Pour éviter d’avoir à refaire d’autres galettes aux frais de l’artiste, j’ai préféré laisser passer l’erreur.

Le clou de l’histoire.

Le clou de l’histoire, c’est lorsque le wali de l’époque (ce même commis de l’Etat, alors qu’il était Drag à Bgayet, qui a traité les caractères amaziɣ de caractères distinctifs et qui a sommé tous les propriétaires de bus de voyageurs d’effacer toute trace de cette langue sous peine de poursuites judiciaires et de mise en fourrière du véhicule) a appris la nouvelle de la fixation de la nouvelle table d’orientation avec l’amaziɣisation des noms des lieux, il piqua une crise rouge et qu’il m’a fait parvenir, par un messager, de sa ferme décision de la démolir pour la remplacer par celle des militaires français où les noms étaient arabisés.
Je lui ai fait parvenir ma réponse par le même canal que la table sera maintenue comme elle est et que personne n’a intérêt à la modifier.

Telle est l’histoire exacte de la table d’orientation que vous avez le plaisir de voir et de prendre en photo lorsque vous visitez le célèbre Pic des Singes.

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Je vous donnerai ci-dessous l’histoire détaillée de l’ancienne table d’orientation de Bougie, celle qui fut la première table d’orientation d’Afrique, telle que rapportée par notre ami journaliste M.A.H.

Installée en 1934, cette œuvre d’exception fait partie du patrimoine historique de Béjaia. Retour sur l’art spécifique de sa fabrication et la genèse singulière de son acquisition.

Surplombant la ville de Béjaïa, le mont Gouraya fascine le regard, par son ampleur et sa crête décharnée de calcaire rocheuse, façonnée des mains de la nature. Du sommet jusqu’à la pointe du cap Noir, elle s’abaisse par ressauts successifs de sept monticules juxtaposés, que les Béjaouis appellent «Sebâa Djebilat».

L’un d’eux est le Pic des singes, puissant piton en forme de coupole, qui domine la mer de 430 mètres et dont la masse imposante émerge des profondeurs abyssales, où il plonge d’un trait. Du plateau des ruines, où s’achève la route carrossable issue de la ville, s’ouvre un chemin facile qui mène à ce promontoire remarquable.

De ce poste de dune, où l’on trouve une table d’orientation, les alentours paraissent écrasés ; le vertige surprend le flâneur. Un panorama impressionnant s’offre à l’œil envoûté. D’un côté, la mer insondable ; en contrebas, les trois caps du Carbon, Noir et Bouack et la vallée des singes ; de l’autre côté, l’immense golfe de Béjaia, que bordent l’élévation et la raideur de la chaine des Babors.

Par beau temps, le regard s’étend au-delà de l’extrémité orientale du golfe, à plus de cent kilomètres, vers Jijel. Une initiative touristique Longtemps inaccessible, le «pic des singes» doit son nom aux multiples quadrupèdes qui y trouvaient refuge.

Table En 1924, après la constitution du Parc national de Gouraya, Félix Borg, alors président du syndicat d’Initiative de tourisme de Bougie, et également maire de la ville, eut l’idée de rendre ce pic accessible aux touristes. Pour la réalisation de ce projet le maire reçut le soutien de Victor Boutilly, alors directeur du service des Eaux et forêts en Algérie, qui cherchait également à promouvoir les points les plus pittoresques des parcs nationaux du pays. Ce dernier chargea M.Lafage, inspecteur principal du service des Eaux et forêts à Bougie, de diriger aussi bien le décapage du sommet que l’ouverture du chemin d’accès à ce piton, à partir du plateau des ruines.
Les coups de mine pour ce travail difficile commencèrent en 1924. Quelques années plus tard, Félix Borg, qui œuvrait toujours avec son syndicat pour favoriser le tourisme dans la région, songea à agrémenter la plate-forme du pic d’une table d’orientation paysagère. Cette petite construction à vocation touristique devait permettre aux excursionnistes d’identifier le paysage contemplé par une simple lecture directe.

Pour financer sa fabrication, il s’adressa au Touring-Club de France, association dont le but principal était de développer le tourisme sous toutes ses formes. La commande du disque de lave émaillée ne s’effectua pas sans difficultés. À maintes reprises, Félix Borg fit photographier un tour d’horizon pour rendre le travail du dessinateur possible, mais les tirages manquaient systématiquement de netteté à cause du ciel, toujours brumeux, de la région. On dût, alors, faire appel à Jacques Bouteron, géomètre à la Direction du service topographique à Alger. Dessinant, enfin, un tour d’horizon parfait, ce dernier permit en 1933 son report sur un disque en lave émaillée, confectionné par la manufacture Seurat de Saint-Martin, près de Riom, dans le Puy-de-Dôme, en France. Réputée pour son savoir-faire dans ce domaine, cette manufacture réalisa notamment la «première » table d’orientation en lave émaillée et fabriqua aussi celle destinée à la terrasse du magasin La Samaritaine de Paris.

Le Touring-Club de France chargea Fernand Bouscasse, son délégué à Bougie, d’offrir la table d’orientation au président du syndicat d’Initiative de la ville. Une cérémonie d’inauguration eut lieu le 16 mai 1934, devant une foule considérable et en présence du sous-préfet de Constantine, M. Richardot. La table d’orientation du pic des singes fut la première à être installée en Algérie, et même sur le continent Africain !

Aujourd’hui disparue, une plaque commémorative, en marbre blanc, fut posée sur le parapet clôturant le Belvédère, pour immortaliser les participants à ce projet audacieux. Le pic des singes devint, alors, une destination prisée des touristes, autant que le cap Carbon ou le fort Gouraya. Une rénovation discutable.

Après l’indépendance de l’Algérie, la table d’orientation, malheureusement délaissée, subit de multiples détériorations. Malgré sa dureté, la lave de Volvic fut en grande partie cassée. En 1999, la wilaya de Béjaia entreprit son remplacement, et le Parc national de Gouraya se chargea de la réparation du chemin qui y mène. Par précaution, la wilaya commanda trois nouvelles tables à l’artiste Nouredine Bouzidi. Ce dernier voulait que ses œuvres soient «des tables actualisées et améliorées». Il les a enrichies de noms de localités qui n’existaient pas à l’époque coloniale, ou qui ont été rebaptisées depuis. Il retranscrit, également, les indications topographiques en berbère, avec lettres latines.

Malgré l’initiative louable de la wilaya, et la bonne volonté de l’artiste, la table établie actuellement au pic des singes ne parait pas égaler l’originale par sa qualité de fabrication et son esthétique. A la différence de l’ancienne oeuvre, faite d’un seul bloc d’un mètre de diamètre de lave émaillée, la nouvelle fut fabriquée par juxtaposition de «dalles de sol», sectionnées en huit secteurs circulaires, émaillées, dessinées et scellées sur le socle. Il en résulte des joints trop visibles et un assemblage peu soigné, de l’aveu même de Nouredine Bouzidi.

Les faits eux-mêmes confirment l’inadéquation du matériau utilisé : un exemplaire de la nouvelle table a déjà été cassé et remplacé en 2003. L’adoption d’une solution inappropriée pour la rénovation de la table proviendrait sans doute d’un choix trop précipité. C’était oublier qu’une telle réalisation exige un investissement concerté et une fabrication minutieuse ! Il est fort dommage également que l’on ait occulté la valeur patrimoniale que revêt la table d’orientation du Touring club de France. Avoir une table offerte par cette association de renom est une reconnaissance pour l’exceptionnel site panoramique dont bénéficie la ville. Une distinction dont Béjaïa pourrait encore s’enorgueillir. C’est donc une restitution à l’identique qu’il aurait fallu réaliser tout en actualisant les noms de localités. Il viendra sûrement un jour où la question de cette restitution se posera et s’imposera alors le recours à la lave de Volvic et au savoir-faire unique de ses usines d’émaillage.

Peu de gens connaissent l’histoire de cette œuvre d’art que nous venons de relater. Que les touristes de passage au parc national de Gouraya ne manquent pas de faire l’ascension du pic des singes, ils y découvriront un des plus beaux panoramas d’Algérie ainsi que la nouvelle table d’orientation qui leur rendra compte de la totalité du paysage. Sur la même route qui mène au site, une visite de l’écomusée du Parc leur permettrait de redécouvrir, sous une des vitrines de la salle d’exposition, l’ancienne table mutilée du Touring Club de France, que le directeur du PNG a eu la bonne idée de conserver.

La fabrication de la lave émaillée

Les tables d’orientation installées par le Touring club de France étaient en lave émaillée de Volvic, généralement de forme circulaire d’un mètre de diamètre et scellé sur un pied en béton. Leur fabrication était assurée par des usines se trouvant dans le département du Puy-de-Dôme. Table_6
D’abord extraite des carrières des volcans d’Auvergne, la lave était tranchée en scierie. Travaillée en un seul monolithe, cette pierre était ensuite émaillée. Un dessin en couleurs était reporté sur le disque, le tout était cuit à plusieurs reprises. D’une très longue longévité, la lave émaillée reste la meilleure solution pour fabriquer des tables d’orientation. Elle est totalement inaltérable par le gel, les acides et les rayonnements solaires. Elle résiste aux rayures et aux chocs des cailloux qui ne laissent que de petites traces au point d’impact. Seule une agression violente à la masse ou au burin peut l’altérer.

Les tables d’orientation du touring club de France en Algérie

C’est au début du XXe siècle que le Touring club de France prit la décision d’installer des tables d’orientation dans des lieux réputés pour la beauté de leur panorama. Les premières d’entre elles furent établies par cette association en 1903. Elle en réalisa près de 168 à travers le monde jusqu’en 1970. En Algérie, la table d’orientation du pic des singes fut la 119e à être installée. Trois autres tables furent ensuite établies à Aïn N’sour dans le massif du Zaccar en 1936, à l’ermitage du Père Foucauld à l’Assekrem dans l’Hoggar en 1939 et à Constantine sur l’esplanade du Sidi-M’Cid en 1952. D’autres encore furent érigées par l’administration des eaux et forêts, notamment au col de Chréa, près de Blida. Grâce à leurs sites isolés, les tables de l’ermitage du Père Foucauld et d’Aïn N’sour sont toujours bien conservées contrairement à celle de Constantine qui est partiellement dégradée.

M.A.H
Sources : Fond d’archives du Touring Club de France au centre des Archives contemporaines à Fontainebleau.

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Quelques vérités sur la menace de la délocalisation de l’Orec

Posté par Rabah Naceri le 14 juillet 2017

1997 – 2017 : 20 ans après, voilà que la structure Orec revient sur la scène publique.

J’ai lu, sur une page facebook, une publication de notre ami Boualem Chouali, que je salue au passage, que l’Office Régional des Examens et Concours (par abréviation O.R.E.C) est, encore une fois, menacé de délocalisation… et toujours vers Sétif.
J’ai dit « encore une fois » parce que cette structure a failli être délocalisée vers Sétif en 1997. Une manœuvre diabolique a été menée dans le plus grand secret qui aurait mis la population bougiote devant le fait accompli.

Je m’explique !

Une bâtisse aménagée pour recevoir cet office a été préparée par les autorités sétifiennes. Mieux que cela ! Une villa luxueuse, au centre-ville, a été libérée pour être mise à la disposition du directeur de l’Orec dès que la manœuvre sera finalisée.

A cette époque, j’étais Président de la fédération de wilaya des associations de parents d’élèves, fédération nouvellement créée. J’ai eu cette information presque par accident, car il faut dire que cette wilaya a et aura toujours des femmes et des hommes intègres et jaloux de leur wilaya.
En urgence, nous avons provoqué une réunion extraordinaire du Bureau de la fédération avec un seul point à l’ordre du jour : la menace de délocalisation de l’Orec.

Nous avons donc décidé d’adresser une correspondance urgente au wali et une autre au ministre de l’éducation nationale. Dans l’une comme dans l’autre correspondance, nous avons laissé planer des menaces de réaction des parents d’élèves et des citoyens de la wilaya si cette ignominie venait à être accomplie. Comme réponse habituelle de nos administrateurs, on nous a fait parvenir, par personne interposée, que l’Orec ne sera jamais délocalisé et qu’il n’y avait pas lieu de nous inquiéter outre-mesure.
Il y a certains détails que je préfère taire pour le moment mais si la conjoncture m’y oblige, je dévoilerais tout au grand public.

Quelques mois plus tard, je fus élu Président d’Apw. Là, la chance passe de mon côté.
Très rapidement, j’ai chargé la commission éducation-formation d’ouvrir le dossier Orec et de nous faire des propositions d’actions pour redynamiser cette structure que nous débattrons en session.

On a découvert que des blocages dus aux lenteurs administratives (inconscientes ou volontaires ?) sont à l’origine de la fragilisation de cet organisme et qui sont exploitées pour continuer de militer pour sa délocalisation vers Sétif. J’ajouterai que certains cadres de l’éducation ont prêté le flanc à cette sournoise démarche de délocalisation sous le fallacieux prétexte que les conditions ne sont pas réunies pour la mise en fonction de cette structure régionale.

La question de l’Orec a été inscrite à l’ordre du jour d’une session Apw. Les débats, je me rappelle très bien, ont été houleux car je maitrisais le sujet, vu mon expérience dans le mouvement des parents d’élèves, et tout l’intérêt que je portais à cette structure.
Nous avons délibéré pour l’octroi d’une première enveloppe financière qui lui permettra d’acquérir les équipements informatiques et la commission éducation-formation a été chargée d’encadrer cet organisme pour conclure un contrat avec le centre de formation professionnelle pour la réalisation de travaux d’aménagement de chambres pour les correcteurs ainsi que toutes les autres commodités nécessaires au confort des examinateurs.
J’ai bonne mémoire que nous avions débloqué, au cours d’une session en 1998, une enveloppe de 145 millions de centimes après étude de la fiche technique présentée par le responsable de l’Orec.

Je vous fais l’économie de certains détails lors de la visite du Secrétaire général du ministère de l’éducation qui est l’actuel premier ministre lorsqu’il est venu inspecter l’état d’avancement des travaux et de déclarer l’ouverture officielle de cet organisme. Je dois ajouter que tout a été mis en branle pour qu’aucune correction du Bac ou du Bem ne se fasse à Bejaia. C’est pour vous dire que notre wilaya a, de tout temps, été la cible pour une destruction et que parfois le ver se trouve dans le fruit (elfahem yefhem).

Suite à l’intérêt affiché par notre institution et au suivi quotidien de son implantation dans notre wilaya, l’idée de sa délocalisation a été abandonnée jusqu’à ce qu’elle réapparaisse aujourd’hui avec la publication de cette information sur une page facebook.

Nous ne nous tairons pas devant toutes ces menaces qui pèsent sur notre wilaya qui compromettent gravement son devenir proche et lointain.

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Grave menace sur le patrimoine culturel de la capitale hammadite

Posté par Rabah Naceri le 13 juin 2017

L’alerte a été donnée par des citoyens concernant des travaux de construction au niveau du fameux complexe hôtelier des Oliviers. En effet, selon des témoins oculaires, les engins des travaux publics ont mis en surface trois puits qui doivent sûrement dater de l’époque hammadite. La conception de ces puits était faite par un système d’imbrication de pierres et de briques sans ciment ni de tout autre liant traditionnel.
Malheureusement, les conducteurs d’engins, par ignorance ou agissant sur ordre du conducteur des travaux , ont détruit ces trois puits. L’eau a jailli immédiatement de ces puits (les photos prises cet après-midi le  montrent bien).

Nous avons été voir sur place pour prendre quelques photos qui témoigneront de l’ampleur des dégâts que risquent de causer ce chantier à ce lieu où fut érigé le célèbre palais de la Perle. Par conséquent, toute la mémoire collective de cette ville se trouve menacée de disparition définitive si des mesures ne sont pas prises immédiatement pour permettre le lancement de travaux de recherches.

Autre menace planante, le lycée des Oliviers risque de subir le même sort que l’ancien tribunal, c’est à dire s’effondrer du fait que ces fondations commencent à être mises à nu. Nous devons rappeler que nous nous trouvons dans le périmètre de sauvegarde ; autrement dit, rien ne peut être entrepris si les différents services de compétence n’ont pas donné leur accord.

Des associations, dont la principale qui est celle de la sauvegarde du patrimoine, sont en conclave pour une démarche urgente de sauvegarde de ce patrimoine.

A suivre.

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Le 8 mars. Fête ou rappel d’un combat inachevé ?

Posté par Rabah Naceri le 7 mars 2017

8 mars

     Bien qu’un certain flou existe encore dans l’esprit de certains, la naissance de la journée consacrée aux droits des femmes remonterait à un siècle tout rond, lorsque le 8 mars 1917, les femmes de Saint-Petersbourg, en Russie, descendirent dans la rue pour réclamer du pain, mais aussi le retour des hommes partis au combat. Une origine russe, donc, et non pas américaine, comme on peut le lire un peu partout.

Clara Zetkin 

    Ceci étant, en 1910 déjà, la femme politique allemande (par ailleurs journaliste et enseignante) Clara Zetkin avait demandé l’instauration d’une journée particulière lors de la Conférence internationale des femmes socialistes. Mais il faudra attendre 1977 pour que l’ONU autorise ses membres à célébrer le 8 mars. Ce que la France fera à partir de 1982.

 

Une journée pour faire le point

     Alors qu’il est de bon temps de dire -vous l’entendrez souvent- que « c’est la journée des femmes tous les jours » ou qu’il faudrait instaurer, pour une question d’égalité, une « Journée des hommes », quelle est réellement l’utilité du 8 mars ?
Rappeler qu’il reste des combats à mener, dans notre pays (discrimination, violence, inégalités sociales, etc), dans certains endroits de la planète encore plus…
Que des dispositions sont nécessaires pour assurer un rééquilibrage, les pressions sociétales et culturelles étant encore vives…

Que « se battre pour les droits des femmes, comme ne cessent de le répéter beaucoup de militants des droits de l’homme, c’est se battre pour les droits humains en général. Le niveau d’avancée d’une civilisation se mesure souvent à la place qui est accordée aux femmes« .

     En fait, le 8 mars permet de fêter les progrès, de faire le point sur la situation, et d’entendre les revendications des mouvements et associations militantes sur ce qu’il reste à réaliser.

Quelques grandes avancées récentes

2011: l’Arabie saoudite est le dernier pays à légaliser le droit de vote des femmes (alors que le Coran recommande les droits des femmes).

2013: 76 pays sur 100 (certains n’ont pas été étudiés) sont dotés de lois contre les violences domestiques, alors qu’ils n’étaient que 13 en 1995.

2015: 95 % des 56 constitutions nationales adoptées depuis vingt ans garantissent l’égalité des droits.

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Deux superbes canons découverts à Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 18 février 2017

Où sont-ils ?

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Nous apprenons que deux superbes canons ont été découverts lors des travaux d’extension du port de Bgayet. Certains disent qu’ils ont été découverts le 15 février 2017, et d’autres disent qu’ils ont été, au contraire, découverts depuis près de deux années. Selon les déclarations de certains, ces canons dateraient du XVIIIè siècle, c’est à dire de l’époque ottomane.

Beaucoup de citoyens s’interrogent pourquoi la presse écrite locale ou nationale ou la télévision n’ont pas soufflé mot à l’exception du réseau social facebook où un internaute a publié deux photos, que je reprends ci-dessous, mais sans donner d’autres précisions sur le lieu où seraient gardés ces deux canons.

L’inquiétude, sur le devenir de ces pièces d’artillerie turque ou autre, s’élargit au fur et à mesure que les citoyens bougiotes apprennent la nouvelle de cette découverte. Certains craignent même que ces pièces finissent dans une décharge de ferrailles destinée à la refonte.

Il est donc attendu que les responsables concernés se manifestent et rassurent les habitants de la ville et du pays par des communications claires et précises sur le devenir de ces canons.

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La société civile de la wilaya de Bgayet réagit

Posté par Rabah Naceri le 12 février 2017

Comme tout le monde le sait, la société civile de notre wilaya a réagi suite au fameux appel anonyme pour une grève des commerçants où certains ont suivi l’appel, d’autres ont suivi par crainte de représailles et certains autres ont catégoriquement refusé de fermer.
Un appel a été lancé par la LADDH (Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme de Bgayet) en direction de toute la société civile qui a répondu en masse. Dans le même espace se sont réuni des syndicalistes autonomes, des représentants de formations politiques, des commerçants, des travailleurs, des universitaires, des étudiants, etc…). Après débat, parfois houleux, il a été décidé à l’unanimité de mettre en place un comité de réflexion qui rédigera une déclaration destinée au premier magistrat du pays qui portera sur les revendications de la société et de dénoncer les atteintes aux droits des citoyens mais aussi et surtout la marginalisation manifeste dont est victime notre wilaya.
Tel est l’historique de la naissance de ce collectif de la société civile de la wilaya de Bgayet. Nous rappelons encore une fois que ce collectif n’a aucunement une visée électoraliste et que ce n’est qu’un concours de circonstances qui a fait qu’il soit créé en cette période pré-électorale.
Je vous joins ci-dessous le contenu de la déclaration qui a été validé par l’assemblée générale, et je joindrai plus bas des articles de presse qui ont couvert les activités du collectif et nous profitons de cette opportunité pour remercier nos correspondants de presse.

Declaration_Société

Collectif_1

Collectif_2

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A qui profite le blocage de notre wilaya ? et pourquoi…

Posté par Rabah Naceri le 6 février 2017

Bgayet_Pleure

Premièr blocage du pouvoir.

Tout le monde aura remarqué que lorsqu’on évoque l’insupportable retard de développement de notre wilaya, il s’en trouve toujours quelques affidés inconditionnels du système pour réagir violemment et traiter tout le monde d’ingrats, de soutiens à la « main étrangère », et j’en passe.

Il n’y a pas dix jours de cela, j’ai lu dans un quotidien national que le programme de branchement de gaz naturel risque de ne jamais redémarrer parce que les entreprises chargées de ces chantiers de branchement pour les zones rurales et montagneuses n’ont pas reçu un seul dinar depuis plus de huit mois. Certaines de ces entreprises ont recouru aux emprunts bancaires et privés pour verser, au moins, une partie des salaires des ouvriers. Beaucoup d’entre-elles ont déposé leur bilan et mis tout leur personnel au chômage.

Le taux de couverture en gaz naturel de notre wilaya, montagneuse et froide, jusqu’à aujourd’hui, dépasse à peine les 50 % et voilà que le programme d’adduction de gaz naturel se trouve compromis délibérément.

Deuxième blocage du pouvoir.

Aujourd’hui, 06 février 2017, j’ai lu dans le quotidien national Liberté que la direction de la jeunesse et des sports est sans directeur depuis deux années, c’est à dire depuis le décès de l’ancien DJS.
La wilaya de Bgayet manque-t-elle de cadres pour laisser une direction aussi importante et sensible sans responsable depuis aussi longtemps ? Ou bien veut-on détruire consciemment le sport dans notre wilaya ?

A ces deux blocages, s’ajoute celui de la mise à mort programmée du Théâtre Régional de Bgayet en renvoyant 25 employés dont des machinistes, techniciens du son et des comédiens.

Pleure, ô Bgayet bien-aimée !

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Bejaia. L’éternelle wilaya mineure

Posté par Rabah Naceri le 21 décembre 2016

Port

     Aujourd’hui, mercredi 21 décembre 2016, j’ai assisté à une session ordinaire de l’Assemblée Populaire de Wilaya (A.P.W) à l’invitation d’un élu. La dernière fois que j’ai assisté à une session remonte à plusieurs années et à chaque fois je ressens la même émotion de me retrouver dans cette ambiance que j’ai, jadis, connue.

     Mais l’objet de ma publication n’est nullement d’ennuyer mes lecteurs avec mes émotions mais plutôt de partager une nouvelle qui m’a « bloqué le cerveau », comme on dit chez nous. Un élu a avancé, avec toute l’énergie et le ton qu’il faut, qu’à partir de janvier 2017, le port de Bgayet sera rattaché au port d’Alger. Autrement dit, le célèbre et important port de Bgayet deviendra une annexe de celui d’Alger.

     Au moment, où le gouvernement prétend libérer l’initiative communale et incite les assemblées locales à redoubler de génie et d’intelligence pour diversifier les sources de financement et de revenus, allusion faite à la récupération de la fiscalité, le voilà qui prive notre chef-lieu de wilaya d’une source substantielle de financement en rattachant le port de Bgayet à celui d’Alger. Cela va sans dire que toute la fiscalité et les taxes générées par cette importante structure portuaire seront détournées vers les caisses d’Alger.

     Si cette décision venait à être mise en application en janvier 2017, comme rapportée par notre élu, notre chef-lieu de wilaya sera privé d’une importante source de revenus et compromettra toute perspective de développement  de notre wilaya qui se trouve être déjà marginalisée par le pouvoir central de beaucoup de programmes de développement.

     Il a été décidé, au cours de cette session, que les commissions économie-finances et aménagement-transport, inviteront, dans les meilleurs délais, le PDG de l’Entreprise Portuaire de Bejaia pour plus de clarifications sur cette inquiétante décision et qu’une résolution sera rédigée par l’Apw qui sera rendue publique et transmise à qui de droit.

     Cette nouvelle exige une vigilance de tout un chacun et appelle à une sérieuse réflexion.

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Appel à contribution lancé à tous les citoyens algériens et à l’UGCAA

Posté par Rabah Naceri le 17 novembre 2016

Les discussions sur les ordures ménagères qui s’accumulent sur les trottoirs de la ville de Bgayet, devant les entrés d’immeubles, devant les magasins qui, pourtant, affichent de belles vitrines où sont exposés de beaux articles qui allèchent les clients et même les passants n’ont jamais cessé depuis de longues années sans qu’une solution ne soit trouvée. On trouve même des décharges sauvages devant des portails d’établissements scolaires et les exemples ne manquent pas. Mais là n’est pas notre souci d’aujourd’hui. Notre but est d’y remédier sans rien attendre des pouvoirs publics.

Chaque fois que l’on soulève ce fléau, certains accusent directement les citoyens de manquer de civisme et d’autres accusent les services du nettoiement qui n’accomplissent pas leurs tâches convenablement. Pendant la durée de ces débats stériles, les ordures, elles, n’attendent pas pour venir s’amonceler partout et empoisonner notre quotidien.
Comme les nombreux appels lancés, à maintes reprises par des écrits, des émissions radio et autres, aux autorités concernées sont restés sans écho, alors il m’arrive souvent de réfléchir à haute voix, comme c’est le cas aujourd’hui, je soumets ma petite idée à tous mes amis qui voudraient bien s’associer pour la mûrir et, pourquoi pas, la mettre en marche.

Pour cela, l’implication de l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens) s’avère nécessaire car la démarche s’adressera en premier à tous les commerçants des 52 communes que compte notre wilaya. A cette organisation des commerçants 0suivra la contribution de volontaires pour une campagne de sensibilisation de tous les commerçants (affiliés ou non à l’UGCAA).
On sensibilisera donc les commerçants de ne plus balayer leur boutique et de jeter ces poussières et autres bouts de papiers au bord du trottoir. Bien au contraire, on convaincra les commerçants de les ramasser et de les mettre dans leur sac poubelle se trouvant dans leur établissement. Mieux encore, on sensibilisera chaque commerçant à nettoyer devant sa boutique et à ramasser les saletés se trouvant au bord du trottoir qui fait face à son magasin.

Ainsi, nous réduirons substantiellement les saletés qui obstruent les caniveaux et les rigoles qui doivent logiquement faciliter les écoulements d’eau de nettoyage ou de pluie.
Je ne répondrai pas aux amis qui me traiteront de rêveur, mais je dirai tout simplement que je suis convaincu que nous arriverons à quelque chose de positif. Même si nous réussissons pas à faire briller nos villes, nous aurons le mérite de faire œuvre pédagogique auprès de nos jeunes pour ancrer ce réflexe citadin et de le transmettre à leur tour aux personnes se leur entourage.

Je reste donc disponible pour les personnes intéressées de se rapprocher pour réfléchir ensemble à la démarche à mettre en œuvre  pour la réussite de cette action citoyenne qui s’appliquera en permanence jusqu’à ce qu’elle intègre définitivement notre culture comme cela se faisait avant.

Pour faciliter les contacts, je partagerai cette publication sur ma page facebook et sur le groupe  » Tous ensemble pour Bgayet  » de facebook.

N’attendons pas ce qui refuse de venir !

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