Comment réussir un échec ?

Posté par Rabah Naceri le 13 août 2018

Bougie_Perle

Je sais que le titre vous a choqué parce qu’il suffit de ne rien faire pour échouer d’office, me direz-vous !

Eh bien, non ! Ils ont tout fait pour réussir à faire échouer la saison estivale de notre wilaya. « Ils », ce sont les pouvoirs publics avec le silence des élus (toutes tendances confondues).

Pour me faire comprendre, je vous invite à suivre le cheminement tracé et exécuté pour que la saison estivale 2018 de la wilaya soit un échec total pour cette année et pour compromettre celles des années à venir en décevant outrageusement les visiteurs qui, par réflexe, amplifieront, partout où ils iront, leur colère et leur mauvais choix concernant celui de cette année.

Histoire des parkings et des accès aux plages

Le ministre de l’intérieur a insisté à plusieurs occasions que l’accès aux plages sera gratuit ainsi que les parkings sauf ceux que les communes auraient aménagés et réglementés dont les prix seront abordables pour tous.
Cette décision a été répercutée par les walis des wilayates côtières et largement développée par la presse écrite et audiovisuelle. Ce qui n’a pas manqué de susciter une grande satisfaction auprès des citoyens qui ont vite accordé leur confiance aux autorités concernant cette directive.
Malheureusement, la situation sur le terrain est tout autre dès l’ouverture officielle de la saison estivale. Des espaces défrichés et clôturés par des roseaux, des pneus usagés ou par d’autres matériaux de fortune ont jailli de partout le long des côtes bougiotes est et ouest.
Aucune autorité n’est intervenue pour appliquer la décision du ministre de l’intérieur malgré les protestations des estivants et quelques journalistes courageux. Pis encore, ces « parkingueurs » sont devenus incontrôlables au point où un estivant venu de Oued Souf a trouvé la mort à Souk el tenine, massacré à l’arme blanche par une troupe de monstres pour une minable histoire de 200 DA qu’il a refusé de payer pour avoir cru aux déclarations du ministre de l’intérieur.
Le jeune Aïssi Zoubir a choisi nos côtes pour passer quelques jours de vacances. Malheureusement, le jeune soufi retournera chez lui dans un cercueil et ne pourra jamais accomplir son mariage programmé pour la fin août de cette année.

Ce qui vient d’arriver cet été est loin de nous servir, et pour longtemps.

Travaux routiers

Tout le monde aura remarqué que la DTP attend toujours l’entame de la saison estivale pour lancer des travaux routiers sur des axes très fréquentés vers la côte est ou la côte ouest. Ces travaux causent de monstrueux bouchons qui décourageraient les plus récalcitrants.
A ces grands chantiers routiers viennent s’ajouter des travaux de réfection du réseau d’adduction d’eau potable qui perturbent énormément la circulation en ville.

L’accès au chef-lieu

Les 3 voies d’accès vers le chef-lieu de wilaya sont marquées par des barrages permanents de police qui ralentissent considérablement les entrées et les sorties de la ville pendant 7 jours sur 7.
Les estivants perdent des heures et des heures dans ces bouchons qui, souvent, ne servent pas à grand-chose sinon qu’à irriter les usagers de la route alors que logiquement toutes les mesures devraient être prises pour fluidifier au maximum la circulation.

La saleté généralisée

Comme si notre wilaya ne manque pas de problèmes pour la confronter à un autre gros problème qui est celui des ordures ménagères suite au blocage de l’Epic de Bejaia qui est prise au piège des labyrinthes administratifs.
Par conséquent, les ordures ne cessent de s’amonceler aussi bien dans les rues de la ville que dans les routes de campagne donnant une image désolante de la région et porte gravement atteinte à la bonne réputation de la Perle d’Afrique du nord.

Une autre catastrophe, et pas des moindres, est venue s’ajouter aux précédentes pour finir le décor : Madame la ministre de l’environnement a décidé de fermer le C.E.T d’Ibourracene pour non-conformité ainsi que la décharge communale de Boulimate sans avoir, au préalable, proposé de palliatif pour permettre à la commune d’évacuer une partie des ordures ménagères de la ville.
Le drame est que ces décisions sont prises sur les sites et devant les élus sans qu’aucun n’ait réagi à ces mesures irréfléchies qui risquent à termes d’alimenter des foyers de microbes qui mettraient en danger la santé des habitants et des estivants de passage dans la région.

La situation en matière d’hygiène publique dans la ville de Bgayet est catastrophique à un point où la santé publique se trouve sérieusement menacée et les citoyens craignent même l’apparition de maladies et des épidémies susceptibles de causer de graves problèmes à la population et surtout aux enfants.

Voilà comment on peut réussir un échec ! Et Ils ont réussi !

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