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Bgayet. Histoire vraie de la table d’orientation située au Pic des Singes

Posté par Rabah Naceri le 24 juillet 2017

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Beaucoup de personnes de la wilaya de Bgayet ou d’autres régions visitent le Pic des Singes et prennent des photos souvenirs à côté de la table d’orientation mais rares sont celles qui connaissent son histoire. Comme je suis directement impliqué dans sa réhabilitation, alors je me suis senti le devoir d’apporter quelques informations la concernant.

Il y a lieu de dire que la première table d’orientation qui a existé était l’oeuvre de l’armée coloniale avec le soutien de la municipalité bougiote. Malheureusement, cette table a souffert de la maltraitance de certaines personnes, qui ne connaissaient certainement pas l’intérêt d’une telle oeuvre. Au fil des années, cette table a pratiquement disparu du socle et beaucoup de personnes ont continué à visiter le site sans se désoler de la disparition de cette table d’orientation puisque aucune trace de celle-ci ne subsistait pour leur rappeler son existence.

A la faveur du classement du massif du Gouraya en Parc National, celui-ci bénéficia d’un budget qui devait servir à sa mise en défens et à sa mise en valeur sous la direction éclairée de Monsieur Ali Mahmoudi. La réhabilitation de la table d’orientation figurait dans le projet de développement du PNG. C’est ainsi que le directeur du PNG avait contacté un artiste reconnu, natif de la ville, Khoudir Bourihane pour étudier la possibilité de recréer une table d’orientation sur la base des photos, gravures et documents disponibles fournis par le directeur du PNG.

Un jour, le jeune artiste est venu me solliciter, en ma qualité de Président d’Apw (1997 – 2002), pour financer la confection de cette nouvelle table d’orientation du moment que les aménagements de la placette qui devait recevoir cette oeuvre sont déjà lancés par le PNG. Il me proposa également que les noms des lieux, sommets, crêtes, etc….soient transcrits avec leurs appellations locales, c’est à dire en Kabyle. J’ai tenu à apporter cette précision  car l’ancienne table d’orientation que les militaires français ont réalisé, tous les noms de lieux ont été arabisés:oued au lieu de assif, djebel au lieu de adrar, beni au lieu de aït, etc…
J’avoue que j’ai adhéré pleinement à cette proposition et je leur ai accordé mon accord de principe en attendant son inscription à l’ordre du jour d’une session Apw pour délibération et exécution.

L’artiste m’a suggéré la confection de trois galettes, composée de portions, pour pouvoir les remplacer en cas de destruction ou de saccage d’une partie ou de la totalité. Le coût de réalisation des 3 galettes a été évalué à 27 millions de centimes. Après l’accord de principe, l’artiste s’est lancé dans les recherches et les enquêtes, qui ont duré des semaines, sur les lieux qui bordent le golf de Bgayet  pour actualiser les noms des crêtes, des collines, des rivières, des talwegs, etc…

L’inscription du financement de cette table d’orientation a été faite dans des délais très courts et son adoption par l’assemblée de wilaya ne posa aucune difficulté de la part des élus. La délibération a donc été rapidement exécutée et la somme, grevée d’affectation spéciale, a été versée dans le compte bancaire du PNG qui, à son tour, remettra le montant représentant les honoraires de l’artiste.

Quelques mois plus tard, Khoudir Bourihane, se présenta à l’Apw pour m’informer que la table d’orientation a été fixée sur son socle et que je pouvais la voir sur site et que les deux autres répliques sont confiées à la direction du PNG.
Le lendemain, je me suis fait conduire jusqu’au site et je fus émerveillé par la belle réalisation artistique. J’ai, toutefois, relevé une anomalie que je n’ai pas manqué de signaler à l’artiste et au directeur du PNG. Il a été mentionné que cette table a été sponsorisée par l’Apw et l’Apc de Bgayet alors qu’elle n’a été financée que par l’Apw et que l’Apc est totalement écartée.
L’explication qui m’a été donnée n’était pas du tout convaincante, car subjective. Soi-disant le périmètre du PNG se trouvait dans le périmètre de la commune de Bgayet. Pour éviter d’avoir à refaire d’autres galettes aux frais de l’artiste, j’ai préféré laisser passer l’erreur.

Le clou de l’histoire.

Le clou de l’histoire, c’est lorsque le wali de l’époque (ce même commis de l’Etat, alors qu’il était Drag à Bgayet, qui a traité les caractères amaziɣ de caractères distinctifs et qui a sommé tous les propriétaires de bus de voyageurs d’effacer toute trace de cette langue sous peine de poursuites judiciaires et de mise en fourrière du véhicule) a appris la nouvelle de la fixation de la nouvelle table d’orientation avec l’amaziɣisation des noms des lieux, il piqua une crise rouge et qu’il m’a fait parvenir, par un messager, de sa ferme décision de la démolir pour la remplacer par celle des militaires français où les noms étaient arabisés.
Je lui ai fait parvenir ma réponse par le même canal que la table sera maintenue comme elle est et que personne n’a intérêt à la modifier.

Telle est l’histoire exacte de la table d’orientation que vous avez le plaisir de voir et de prendre en photo lorsque vous visitez le célèbre Pic des Singes.

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Quelques vérités sur la menace de la délocalisation de l’Orec

Posté par Rabah Naceri le 14 juillet 2017

1997 – 2017 : 20 ans après, voilà que la structure Orec revient sur la scène publique.

J’ai lu, sur une page facebook, une publication de notre ami Boualem Chouali, que je salue au passage, que l’Office Régional des Examens et Concours (par abréviation O.R.E.C) est, encore une fois, menacé de délocalisation… et toujours vers Sétif.
J’ai dit « encore une fois » parce que cette structure a failli être délocalisée vers Sétif en 1997. Une manœuvre diabolique a été menée dans le plus grand secret qui aurait mis la population bougiote devant le fait accompli.

Je m’explique !

Une bâtisse aménagée pour recevoir cet office a été préparée par les autorités sétifiennes. Mieux que cela ! Une villa luxueuse, au centre-ville, a été libérée pour être mise à la disposition du directeur de l’Orec dès que la manœuvre sera finalisée.

A cette époque, j’étais Président de la fédération de wilaya des associations de parents d’élèves, fédération nouvellement créée. J’ai eu cette information presque par accident, car il faut dire que cette wilaya a et aura toujours des femmes et des hommes intègres et jaloux de leur wilaya.
En urgence, nous avons provoqué une réunion extraordinaire du Bureau de la fédération avec un seul point à l’ordre du jour : la menace de délocalisation de l’Orec.

Nous avons donc décidé d’adresser une correspondance urgente au wali et une autre au ministre de l’éducation nationale. Dans l’une comme dans l’autre correspondance, nous avons laissé planer des menaces de réaction des parents d’élèves et des citoyens de la wilaya si cette ignominie venait à être accomplie. Comme réponse habituelle de nos administrateurs, on nous a fait parvenir, par personne interposée, que l’Orec ne sera jamais délocalisé et qu’il n’y avait pas lieu de nous inquiéter outre-mesure.
Il y a certains détails que je préfère taire pour le moment mais si la conjoncture m’y oblige, je dévoilerais tout au grand public.

Quelques mois plus tard, je fus élu Président d’Apw. Là, la chance passe de mon côté.
Très rapidement, j’ai chargé la commission éducation-formation d’ouvrir le dossier Orec et de nous faire des propositions d’actions pour redynamiser cette structure que nous débattrons en session.

On a découvert que des blocages dus aux lenteurs administratives (inconscientes ou volontaires ?) sont à l’origine de la fragilisation de cet organisme et qui sont exploitées pour continuer de militer pour sa délocalisation vers Sétif. J’ajouterai que certains cadres de l’éducation ont prêté le flanc à cette sournoise démarche de délocalisation sous le fallacieux prétexte que les conditions ne sont pas réunies pour la mise en fonction de cette structure régionale.

La question de l’Orec a été inscrite à l’ordre du jour d’une session Apw. Les débats, je me rappelle très bien, ont été houleux car je maitrisais le sujet, vu mon expérience dans le mouvement des parents d’élèves, et tout l’intérêt que je portais à cette structure.
Nous avons délibéré pour l’octroi d’une première enveloppe financière qui lui permettra d’acquérir les équipements informatiques et la commission éducation-formation a été chargée d’encadrer cet organisme pour conclure un contrat avec le centre de formation professionnelle pour la réalisation de travaux d’aménagement de chambres pour les correcteurs ainsi que toutes les autres commodités nécessaires au confort des examinateurs.
J’ai bonne mémoire que nous avions débloqué, au cours d’une session en 1998, une enveloppe de 145 millions de centimes après étude de la fiche technique présentée par le responsable de l’Orec.

Je vous fais l’économie de certains détails lors de la visite du Secrétaire général du ministère de l’éducation qui est l’actuel premier ministre lorsqu’il est venu inspecter l’état d’avancement des travaux et de déclarer l’ouverture officielle de cet organisme. Je dois ajouter que tout a été mis en branle pour qu’aucune correction du Bac ou du Bem ne se fasse à Bejaia. C’est pour vous dire que notre wilaya a, de tout temps, été la cible pour une destruction et que parfois le ver se trouve dans le fruit (elfahem yefhem).

Suite à l’intérêt affiché par notre institution et au suivi quotidien de son implantation dans notre wilaya, l’idée de sa délocalisation a été abandonnée jusqu’à ce qu’elle réapparaisse aujourd’hui avec la publication de cette information sur une page facebook.

Nous ne nous tairons pas devant toutes ces menaces qui pèsent sur notre wilaya qui compromettent gravement son devenir proche et lointain.

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A Mesdames et Messieurs les élus locaux !

Posté par Rabah Naceri le 7 juillet 2017

Pipi

Mesdames et Messieurs les élus locaux ! Une bonne action avant la fin du mandat

Le constat est partout le même dans toutes les villes algériennes en ce qui concerne l’hygiène publique. Nous rencontrons des décharges sauvages à tous les coins de rues, des sachets, des canettes de boisson alcoolisée et non-alcoolisée, des sachets qui se promènent partout et même qui volent lorsque le vent leur prête assistance, etc. Mais, il y a deux scènes avilissantes qui nous agressent, tous, quotidiennement et qui sont intimement liées l’une à l’autre.

Bouteilles d'urine_2 La première, ce sont ces bouteilles en plastique qui contiennent un liquide jaunâtre ou carrément marron-foncé que l’on trouve un peu partout le long des routes que les éboueurs refusent de ramasser. Ce sont des bouteilles remplies d’urine que beaucoup de commerçants jettent le soir à la fermeture de leur magasin. Ces locaux commerciaux, pour la plupart, n’ont pas de toilettes. Ils utilisent donc ce moyen pour se soulager de ce besoin pressant.

La seconde, ce sont tous ces individus (les hommes uniquement, faudrait-il le préciser) qui, sans gêne, se soulagent au moindre coin plus ou moins discret. Nous trouvons même certains énergumènes qui ne se gênent pas d’uriner au mur d’une école, d’une mosquée ou d’une administration.

L’hygiène publique relève pourtant de la gestion communale et nous n’avons pas la mémoire courte pour oublier les promesses de nos élus locaux qui ont tous, sans exception, inscrit cette question d’hygiène publique comme priorité dans leur programme de campagne. Malheureusement, sitôt élus, leurs promesses fondent comme les mottes de beurre exposées aux quelques rayons de soleil de novembre (mois des élections Apc – Apw).

A qui la faute ?

Certains, qui prennent un raccourci, condamnent le peuple et l’accuse d’incivisme chronique. Sur cette question, chaque Algérien qui parle donne l’impression que tout le monde est sale sauf lui. Et, bien sûr, la réponse qui revient sans arrêt est celle-ci : « l’Etat ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen« .
D’autres, dénoncent l’absence manifeste de l’Etat et l’incompétence des élus locaux qui n’ont même pas été capables d’installer des urinoirs publics pour réduire, un tant soit peu, ce phénomène, devenu un véritable fléau, qui donne une très mauvaise image de nos villages, de nos villes et de notre pays sans compter les énormes dégâts que cela cause sur l’éducation des enfants qui grandissent dans le désordre, la saleté et l’anarchie.

Mon but, aujourd’hui, n’est pas de vous soûler avec le constat que tout le monde partage, mais de reformuler (parce que je l’ai déjà fait, par le passé) des propositions concrètes et pratiques que nos élus peuvent réaliser avant de la fin de leur mandat et de bénéficier de l’indulgence des électeurs qui ne cessent de manifester leur profonde déception.

Mes propositions, pour combattre, ce fléau honteux sont:

20170605_094127 1. obliger tous les gérants de café, snacks, fast-food, pizzéria, restaurants, etc…d’aménager des toilettes bien entretenues dans leur établissement et de contribuer à ce combat en permettant aux citoyens de faire usage de ces lieux d’aisance. La DCP et le CNRC doivent exiger ce certificat de conformité pour la délivrance d’une autorisation d’exercice commerciale.

2. l’Apc doit recenser plusieurs sites pour ériger des vespasiennes qui seront mises gratuitement à la disposition des citoyens. Le modèle de vespasienne existe et n’exige pas de grands moyens pour leur entretien (voir photo).

3. les structures en préfabriqué destinées aux toilettes publiques payantes seront réservées aux femmes.

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