Des citoyens lancent des cris de détresse sur les menaces sur l’environnement

Posté par Rabah Naceri le 7 juillet 2013

Voici une correspondance qui m’est parvenue de la part de citoyens d’une localité de la wilaya qui ne cessent d’attirer l’attention des autorités depuis des années.

Des citoyens lancent des cris de détresse sur les menaces sur l'environnement dans 1. AU JOUR LE JOUR corde

Tazmalt le 17 Juin 2013

Les Citoyens de Tazmalt Wilaya de Béjaïa

A Messieurs :

- Le Directeur de l’Environnement de la Wilaya de Béjaïa –

Le Directeur de la Santé de la Wilaya de Bejaïa

Copies à :

- Le Wali de Bejaïa

 - Le Ministre de l’Environnement

- Le Ministre de la Santé

- Le P/APW de Bejaïa 

 
Objet : Alerte pour : – Danger sanitaire – Catastrophe environnementale

Nous sommes un groupe de citoyens de Tazmalt, constitué de simples citoyens, de membres d’associations, de jeunes lycéens, de jeunes étudiants, d’agriculteurs, de fonctionnaires, de médecins, de vétérinaires, d’ingénieurs en environnement, de retraités et nous nous adressons à vous tous pour vous alerter sur les réels dangers sanitaires et les presque irréversibles catastrophes environnementales que nous constatons et qui guettent sérieusement la population de Tazmalt et même au-delà.

Nous n’allons pas nous étaler longuement sur cet aspect mais nous tenterons d’être le plus précis possible. Les 2 causes de ce danger et de cette catastrophe sont la SABLIERE privée, installée au bord de l’oued Sahel, puis de la DECHARGE PUBLIQUE, elle aussi, occupant presque 1000m du bord de l’oued et aussi de l’oued lui-même.

Le site est indescriptible. Il est dénaturé, transformé, sali et hautement pollué. Son « traitement », anarchique et non contrôlé, depuis plus d’une vingtaine d’année, le transforme en un danger sûr et immédiat, à la population.

Cette sablière extrait plus de 160 M3 de sable par jour ou l’équivalent de pas moins de 20 gros camions de 8M3 que nous voyons tous les jours. Le filtre naturel le plus efficace (le sable) a presque totalement disparu sur pratiquement une longueur de 1000M des 2 rives de l’Oued Sahel, distance située, par hasard, juste en face de la majorité des superficies agricoles de la région et, pire encore, de la majorité des puits d’eau qui approvisionnent les populations riveraines, à savoir de Tazmalt et de Boudjelil. Notez que le niveau d’eau de ces puits (nappe phréatique) varie entre 8 et 15 mètres. Notez aussi que les multiples excavations, créées par cette sablière, en vue d’extraire les galets et le sable, varient entre 4 et 8 mètres. C’est un paysage lunaire qui en résulte, avec un nombre exceptionnel de grands trous.

Une question : Que reste-il du meilleur et peut être de l’unique filtre naturel (le sable) ? Rien ou presque rien.
La nappe phréatique est au bord d’une pollution inimaginable et irréversible, si elle ne l’est pas déjà. Notez aussi que ces excavations reçoivent et emmagasinent tous les déchets, solides et liquides, souvent très polluants, des communes de Tazmalt, de Beni-Mellikech et de Boudjellil. Les déchets sont divers : déchets ménagers, eaux usées, rejets des huileries (margines), rejets des stations-service (lubrifiants, carburants et solvants), rejets des poulaillers (excréments dangereux), déchets des polycliniques, cadavres d’animaux (chiens, moutons, veaux, poulets etc) etc. etc. Ces déchets, de Tazmalt, de Beni-Mellikeche et de Boudjellil s’ajoutent à ceux qui proviennent des communes situées en amont (Togza, Chorfa, Maillot etc.).
Aussi, il est à noter que cette façon d’incinérer ces ordures, en les arrosant avec du gas-oil et en les brûlant est loin d’être une bonne pratique : c’est une autre dangereuse pollution de l’air non négligeable avec ces odeurs chargées de dioxines qui constituent un nuage permanent très large et qui arrivent aux narines sur une longueur de pas moins de 3000M, tous les jours que Dieu fait.

Ce propriétaire de la sablière gagne énormément d’argent (que Dieu lui en rajoute car ce n’est nullement cet argent qui nous préoccupe) mais est la cause d’un DESASTRE local en plus du fait que les autorités n’en sont pas du tout préoccupées. La route (qui n’est plus une route mais une piste) allant de cette sablière jusqu’à Tazmalt, sur une longueur de 3000M environ est TOTALEMENT dégradée par les nombreux gros camions qui l’empruntent tous les jours. Dès 4H du matin c’est l’incessant va et vient de ces grosses bennes (8M3), venant de plusieurs Wilaya : 15, 16, 10, 35, 19 et bien sûr 06. Ils sont renvoyés d’ailleurs et ils viennent chez nous, participer à la pollution de notre VIE :

- Sonore : avec leur bruit, jour et nuit

- Air : toutes les maisons et tous les arbres situés le long de la route sont TOTALEMENT blancs. Les habitants ne peuvent plus ouvrir leurs portes et fenêtres pour s’aérer et leurs cuisines ainsi que leurs nourritures sont pleines de poussière et de microbes. Ils procèdent à un nettoyage QUOTIDIEN de leurs meubles.

- Eau : L’eau est certainement polluée et en tout cas son goût est INSUPPORTABLE au palais. Les personnes qui disposent de filtres au niveau de leur conduite constatent visuellement un dépôt rapide de particules rouges et surtout d’une matière huileuse et grasse dont l’odeur est nauséabonde. Nous allons nous arrêter ici avec le constat et nous nous posons cette série de question :

1. Pourquoi est-ce que l’interdiction de l’extraction de sable de rivière est en vigueur ailleurs (par une loi) mais non chez nous ?

2. Pourquoi est-ce que les autorités locales et wilayales ne constatent-elles pas ce genre de DANGER ? Où est donc cette politique de prévention ?

3. Qui subira les effets d’une éventuelle épidémie pour maladie à transmission hydrique et autres ?

4. Pourquoi est-ce que les autorités locales et wilayales ne répondent-elles pas à nos multiples SOS ?

5. Nous, Citoyens de Tazmalt (et du reste de la Wilaya), n’avons-nous pas le droit à vivre dans un environnement relativement propre et sain ?

Voici, entre autres, quelques propositions d’actions que nous faisons :

1. Arrêter, DE SUITE, l’exploitation de cette sablière et la faire démanteler.
2. Procéder, autant que faire se peut, au remblaiement des excavations et au nivellement de la superficie atteinte de l’oued.
3. Interdire vigoureusement le rejet, dans le lit de l’oued, des restes des poulaillers.
4. Interdire vigoureusement le rejet des cadavres d’animaux morts, parfois par centaines (poulets).
5. Bien cerner la décharge, l’éloigner du lit de l’oued et la clôturer, en attendant un éventuel CET.
6. Interdire l’utilisation du Gas-Oil pour brûler ces ordures.
7. Installer une brigade de surveillance des contrevenants et les punir sans pitié.
8. Bitumer la route allant de la RN jusqu’à l’oued.
9. Procéder à une analyse très poussée et très sérieuse des eaux des puits environnants.
10. Etc Nous sommes très à l’écoute de ce qui sera entrepris, nous le souhaitons, de suite, et, à titre de rappel et comme première action, arrêter l’exploitation de cette sablière. Nous ne voulons pas arriver à une réaction citoyenne, peut être brutale, que nous ne souhaitons pas et que nous ne pourrons malheureusement pas contrôler et c’est pour cela, justement, que nous vous demandons d’intervenir, en devoir de responsabilité puisque vous en êtes missionnés pour cela.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de notre haute considération.

Des Citoyens de Tazmalt

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