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Que cessent les campagnes mensongères !

Posté par Rabah Naceri le 25 janvier 2012

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(Inspiré de l’article de B. Amar)

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La mascarade politique a commencé et tout le monde aura deviné les raisons de cette agitation qui apparait de plus en plus au grand jour à mesure que les échéances électorales approchent. Ces scènes se constatent à chaque fin de mandat, et bien sûr à l’approche des nouvelles investitures locales ou nationales. Les trottoirs et les rues sont balayés quotidiennement se demandant où étaient nos agents communaux durant les mois et les années écoulés. Les arbres ornementaux, qui avaient pris des formes fantasmagoriques tellement qu’ils étaient abandonnés, bénéficient des soins d’un tailleur-horticole. Nos élus locaux qui dormaient dans des bureaux assez confortables se réveillent, à contrecœur, pour tenter comme à l’accoutumée de séduire les électeurs dans l’espoir de se faire réélire. Cette attitude s’apparente à du mépris à l’égard de ceux qui ont investi toute leur confiance en eux pour une amélioration de leur quotidien. Mais les citoyens ne sont pas dupes.

De nouvelles associations naissent comme par enchantement, qui pour développer la ville ou la wilaya, qui pour s’afficher comme défenseur des Droits de l’Homme ou de la liberté d’expression, qui pour la création d’emplois pour ratisser large dans l’espace jeunesse qui reste un excellent réservoir de voix potentielles. Et j’en passe. Lire la suite… »

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Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda)

Posté par Rabah Naceri le 17 janvier 2012

Histoire de Yemma Gouraya (par Malek Aït-Hamouda) dans 1. AU JOUR LE JOUR Gouraya-300x55

par M.A.H

     On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un chercheur Bougiote qui vient d’élucider l’histoire de Yemma Gouraya voir l’article ci-dessous de la Dépêche de Kabylie du 29 juillet 2006.

     En effet, M. A.H, vient de découvrir l’existence d’une Qubba (Taqqubet) où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que le « fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qubba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur… ».

gouraya.jpg     Pour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même politique coloniale avait été appliquée ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération. Ainsi, chez les Iflissene Umellil, la plupart des camps militaires français avaient été érigés sur des sanctuaires et qubbas anciens. La qubba  de Sidi Yussef (arch des Imzallen) avait été rasé au bulldozer pour installer le camp 636 ; celle de Timezrit pour installer un radar et un cantonnement.

     Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des collines, l’armée coloniale faisait d’une pierre deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire collective et les saints protecteurs qu’étaient ces tiqubtines (pluriel de qubba). L’ironie du sort est que même dans l’Algérie indépendante, islamistes et salafistes aidants, ces sanctuaires séculaires non seulement n’ont pas été reconstruits, pis encore, ceux qui avaient épargnés par l’armée coloniale ont été profanés, incendiés (comme celui de Sidi Abderahmane à Alger), ou détruits à l’explosif (comme taqubbat de Sidi Amara, près de Sidi Ali Bounab).

     Cette découverte de Taqubbat de Yemma Gouraya nous renvoie à l’histoire et en même temps elle nous interpelle sur notre patrimoine et nos croyances. On connait toutes les tentatives récentes de diviser les Kabyles, RCDistes et FFistes, les uns Kabyles et les autres Imrabdhenes. Pourtant, Mouloud Mammeri dans l’introduction de son livre « Cheikh Mohand a dit », il nous réconcilie avec notre passé. Je vais me permettre d’utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique bien la spécificité de l’islam kabyle, et comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées avec le maraboutisme.

     Avant la colonisation française, en Kabylie autonome, régnait du point de vue religieux la confrérie rahmania. Cette confrérie est née en Kabylie ; elle est un mélange entre la tradition amazigh gouramienne (avant l’islam) et le mysticisme islamique (soufisme d’Ibn Arabi de Cordoue).

     Mouloud Mammeri considère la Rahmania comme tant l’église nationale des Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi M’hamed ben Abderahmane el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit village des Ath Smaïl, près de Boghni. Après sa mort, en 1794, succèderont successivement Ali Ben Aïssa pendant 43 ans (jusqu’en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d’Ali Ben Aïssa), Mohamed Ben Belkacem Nath Anane (des Ath Zmenzer), puis à partir de 1884, Sidi Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la conquête coloniale française. Pour succéder à Sidi Amer, réfugié à Tunis, après la défaite de 1857, les Kabyles choisissent comme maître de l’ordre Mohand Ameziane Ihaddadene de seddouk… »

     Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, celui-là même qui, en 1871 allait mobiliser 100 000 combattants pour répondre à l’appel du bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani) lors du soulèvement contre l’ordre colonial. » … Mohand Ameziane, âgé alors de plus de 80 ans , était non seulement considéré comme le chef institutionnel de l’ordre Rahmania, mais également comme agourram supérieur… »

« … On sait  que dans les premiers temps de l’islam, c’est-à-dire en gros jusqu’à la chute des Almohades à la fin du XIIIème siècle, les Imazighen avaient tenté d’échapper aux rigueurs de l’orthodoxie musulmane par l’invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend que les Imazighen avaient apostasié douze fois le VIème et le XIVème siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tihert  avaient fondé le premier Etat véritablement national ; les Ketama (de Bougie) avaient créé le troisième khalifat fatimide panislamique après celui des Omeyyades et des Abassides et fondé l’université d’El Azhar au Caire ; les Almoravides (de marabout) avaient créé un empire amazigh ; les Almohades avaient réalisé l’apogée à la fois de l’histoire et de la pensée de ce temps… »

     Mammeri dit qu’au départ le mouvement Almoravide est créé pour « s’opposer aux actions de plus en plus entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les côtes nord-africaines… ».

« … Le nom kabyle du marabout (amrabed) est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet), lui-même doublet populaire du classique mourabit ; d’où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il a gardé son nom originel : le marabout c’est agourram ; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux. Il ne gère point le domaine du sacré qu’il manipule les forces supranaturelles… »

     Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa Zeggaghet ou le Rio de Oro des Espagnols ou l’actuel Sahara Occidental. « …Très vite , le maraboutisme avait annexé les pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourrams… ». « … A leur arrivée en Kabylie au 16ème siècle, les marabouts (presque tous les Imazighènes du Sud-Ouest marocain) trouvèrent dans la région les conditions sociologiques et culturelles semblables à celles de leur pays d’origine. A cette date, le maraboutisme a déjà accompli sa mutation en agourram… ».

« … La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui autant que Dieu, parce que, quoi que marabout, il n’en est pas moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères et de nos vœux… »

Hocine Ukerdis.

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La Qouba de Yemma Gouraya

     Selon une récente étude, Yemma Gouraya aurait bel et bien existé. La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous.

fortgouraya03.jpg     Avec les découvertes récentes de M. M.A.H, architecte de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris, la Vilette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses recherches en France, complétées par un travail au niveau du Parc National du Gouraya de Bejaia, c’est un mythe, une certitude historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16ème siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une qouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Bejaia par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur, dont le coup de foudre pour Bejaia, ses vestiges et saints est aussi sincère que profond.

     La mise en évidence de l’existence d’une qouba où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs inconnus chez nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi. Il y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols aux côtés de Arroudj dit Barberousse, Fadhma n’Soumer contre Randon le Français… Le mythe de l’absence de tombe est ainsi levé.

     Avec la destruction, par les Français en 1833 de la qouba, pour édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée de la carte et que la mémoire collective a fini par oublier. Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et le spirituel — les pèlerinages remontent probablement à bien longtemps — est essentielle pour la bonne compréhension d’une légende qui a cessé d’en être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans l’histoire.

     Monsieur qui nous a fait l’exclusivité de sa découverte, prépare une exposition-annonce  de l’évènement avec présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre. IL nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais, est dans le camp des historiens, les vrais…

Mustapha Ramdani. Dépêche de Kabylie

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Ighil Ali : La maison des Amrouche menacée de destruction

Posté par Rabah Naceri le 9 janvier 2012

Les citoyens envahissent la rue

(Par M.S). Le village originaire de Fadhma Ath Mansour, Taos et Jean El Mouhoub Amrouche vit depuis quelques mois des débats polémiques relatifs au patrimoine de ces grandes figures culturelles et historiques. L’association d’Ighil Ali portant les noms de Marie-Louise Taos Amrouche ; la première femme lettrée en Algérie et de Jean El Mouhoub Amrouche, célèbre écrivain journaliste et patriote de renom, ont tenté dans la journée du samedi dernier de fermer la RN 26 au niveau du carrefour d’Allaghene pendant quelquIghil Ali : La maison des Amrouche menacée de destruction dans 1. AU JOUR LE JOUR Taos-Amrouchees heures. Les animateurs de ce mouvement de protestation ont ainsi pu accomplir leur opération de mobilisation et expliquer les raisons de leur ras-le-bol. Selon la déclaration qui porte le sceau de ladite association, la maison des Amrouche devra être classée au patrimoine national au lieu qu’elle soit entre les mains d’un indu occupant ne cessant de profaner et de dénaturer sa structure et son aspect architectural. Il est utile de rappeler que bien avant cette ultime démonstration, les citoyens d’Ighil Ali ont réussi à faire venir une commission des services concernés de la wilaya de Béjaïa pour visiter les lieux. “Nous nous demandons vraiment qui a le vrai acte de possession ?”, s’interroge un citoyen. Les membres de l’association qualifient leur démarche de “légale”, vu qu’ils jouissent, selon eux, d’un acte authentique portant le nom de Belkacem Amrouche. En attendant la suite des actions à entreprendre par les membres de l’Association culturelle Taos et Jean Amrouche d’Ighil Ali, l’affaire ne cesse de drainer des foules plus nombreuses dépassant les limites des Ath Abbas et suscite l’intérêt de toute une région.

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Bejaia : divorce entre l’administration et les administrés.

Posté par Rabah Naceri le 8 janvier 2012

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(Par Kamal Amghar). A tous les niveaux que ce soit, le citoyen, souvent mal informé, ne sait à quel saint se vouer. Même quand la presse et les médias se proposent pour informer l’opinion publique, la bureaucratie n’arrive plus à se départir de sa réticence maladive. Manifestement, la rétention de l’information est un dénominateur commun à tous les responsables. Les bureaux de renseignements, les cellules de communication, les départements de l’information et des relations extérieures sont généralement des coquilles vides qui peinent à répondre à la moindre sollicitation. Les plantons, qui veillent sur les bureaux des maires et des autorités locales, entretiennent sciemment le mensonge et la ruse pour se débarrasser des «curieux». Ils sont toujours là pour dire invariablement la même chose : «Il est en réunion», «Désolé, il est parti en mission», «Il vient juste de sortir en inspection», l’interlocuteur qu’on cherche est souvent indisponible pour répondre à nos questions ou recueillir nos doléances. De surcroît, tous les responsables, qui chapeautent les institutions publiques, se réservent, à eux seuls, le droit d’informer. Pour un renseignement banal, on doit absolument passer par la tête de l’édifice.

A Béjaïa, tous les directeurs de l’Exécutif sont les seuls porte-parole de leurs départements. Nul autre n’est habilité à piper la moindre phrase à la presse ou aux administrés. A la longue, cette attitude frustrante a fini par couper les liens entre les institutions et les citoyens. Echaudées par tant de mépris et d’indifférence, les populations recourent automatiquement à la rue pour se faire entendre. Chaque jour que Dieu fait, des manifestations secouent diverses localités de la wilaya. Routes bloquées, administrations fermées, sit-in, rassemblements et grèves sont monnaie courante pour réclamer un service de base ou alerter les autorités concernées sur un problème quelconque. Ces démonstrations de force ont très récemment paralysé le chef-lieu de wilaya et plusieurs autres communes comme Adekar, Darguina, El Kseur, Kherrata et Tichy. Cette situation de conflit permanent, qui pénalise tous les secteurs d’activité, ne semble pas inquiéter pour autant les autorités locales. Le divorce entre l’administration et les administrés est visiblement consommé. Pour le bien-être de tous, on est appelé à tout réformer pour combler le fossé qui s’élargit chaque jour entre les deux parties. Il s’agit d’un impératif pour que cesse cette confrontation perpétuelle.

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Où va la wilaya de Bejaia ?

Posté par Rabah Naceri le 6 janvier 2012

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    (Par A.K). La grogne sociale s’amplifie dans certaines municipalités de Béjaïa où de nouvelles actions de protestation ont été enregistrées hier. A Mechnoua, dans la commune d’Adekar, tout comme au village de Boualoune, relevant de la municipalité de Semaoune, les villageois ne semblent visiblement pas prêts à baisser les bras tant que leurs préoccupations sociales ne sont pas prises en charge par les pouvoirs publics.

     Les habitants du village de Mechnoua ont réinvesti le terrain de la contestation, dans la matinée d’hier, en procédant, pour la troisième journée consécutive, à la fermeture de l’ensemble des administrations publiques, APC, daïra, recette des impôts et la subdivision de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat de leur commune pour exiger la satisfaction de leurs doléances. La même colère sociale est observée dans la commune de Semaoune où le siège de la mairie reste toujours cadenassé depuis lundi dernier par les habitants de Boualoune. La tension a atteint son paroxysme dans cette localité où les villageois ont décidé de radicaliser leur mouvement de protestation pour se faire entendre par les autorités concernées. En plus de la fermeture du siège de leur APC, les citoyens protestataires ont coupé à la circulation automobile les deux chemins de wilaya n°21 et 2, reliant leur municipalité à celles de Timezrit et Amizour. Les villageois ont également fermé la voie ferrée au niveau du passage non gardé traversant leur commune, provoquant l’arrêt du trafic ferroviaire. Dans la journée d’hier, le départ de l’autorail de Béjaïa vers Alger a été annulé tandis que le train de voyageurs venant de Béni Mansour vers le chef-lieu de wilaya a été contraint de s’arrêter à Sidi-Aïch avant de rebrousser chemin. Les revendications des villageois sont liées, pour rappel, à l’amélioration des conditions de vie décentes dans leurs cités. Les manifestants exigent, entre autres, le bitumage des routes, l’assainissement, l’alimentation en eau potable, le gaz de ville, le drainage des eaux pluviales, des foyers pour jeunes et des terrains de sport.

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Des opérateurs économiques dénoncent le climat des affaires pas du tout propice.

Posté par Rabah Naceri le 3 janvier 2012

Un constat accablant !

(Par Dalil.S). La Chambre de commerce et d’industrie Soummam-Béjaïa brosse un tableau peu flatteur de l’économie locale. Alors que les années passent, la wilaya peine toujours à sortir de l’état de sous-développement. Un constat du reste partagé par d’aucuns.

Et du coup, la Chambre de commerce et d’industrie Soummam -Béjaïa s’alarme et voit rouge ! “Cette situation de déchéance totale aggravée par les mouvements très nombreux de contestations (grèves anarchiques, fermetures d’axes routiers stratégiques…), le délestage de l’énergie, le retard dans les raccordements d’eau, de gaz, de l’énergie électrique, le retard dans la mise à niveau des zones industrielles, d’activités et de tourisme, le retard dans le lancement des nouvelles zones industrielles, provoque incontestablement des retards, des manques à gagner et, malheureusement, l’état de sous-développement de notre wilaya alors que notre pays n’avait jamais disposé d’autant de richesses financières que durant ces dernières années”, est-il noté dans un compte rendu ayant sanctionné la rencontre débat des membres de la CCIS Béjaïa et quelque 250 chefs d’entreprises organisée le 5 décembre 2011.

Les rédacteurs du rapport ne vont pas par mille chemins pour mettre en avant “la dégradation des différents services publics de la wilaya”, estimant que cet état de fait affecte lourdement la vie des citoyens. C’est dire que le climat des affaires à Béjaïa est peu ou pas du tout serein ! Lors de leur rencontre, les différents intervenants ont mis l’accent sur “les sujets les plus urgents”, insistant sur la nécessité de “lancer des actions concertées à l’effet d’anticiper et de prévenir les facteurs déclencheurs des mouvements de contestation et leurs dommages collatéraux”. D’aucuns estiment que les récurrentes actions de rue -quelque 300 actions en 2011- pénalisent fortement les opérateurs économiques dont la plupart ont d’ailleurs fui la région et portent préjudice à l’économie locale. Une économie qui tourne au ralenti ces dernières années d’où, préconise-t-on, la nécessité de mettre sur pied une “stratégie susceptible de sortir notre wilaya de la situation économique précaire dans laquelle elle se débat depuis fort longtemps”.

La Chambre de commerce et d’industrie Soummam -Béjaïa veut en finir avec cette situation aux conséquences préjudiciables à l’économie de la wilaya, en proposant un train de mesures. En matière de projets structurants, le président de la CCIS Béjaïa et le directeur régional du commerce souhaitent la réalisation de la pénétrante autoroutière dans les plus brefs délais, d’un port sec, le dédoublement de la RN 26, la rénovation et le renforcement du rail, l’ouverture d’un service fret à l’aérogare de Béjaïa et l’aménagement de l’oued Soummam pour le rendre navigable. Les opérateurs économiques de Béjaïa réclament aussi des facilitations pour accéder au foncier industriel à même de créer des postes d’emploi et de la richesse, la réhabilitation des anciennes zones ainsi que la mise en place des critères rigoureux, transparents et méritoires à toutes attributions des avantages offerts par l’Etat.

Les rédacteurs du compte rendu sollicitent les pouvoirs publics à favoriser l’investissement dans les deux secteurs stratégiques de la wilaya, à savoir le tourisme et l’agroalimentaire. Pour eux, ces deux secteurs constituent “des pôles d’excellence et pourvoyeurs d’emplois” et peuvent contribuer à l’essor de l’économie locale. Les adhérents de la CCIS Béjaïa réclament aussi la révision à la hausse des prix des expropriations de terrains notamment privés. En ce qui concerne la gestion des affaires de la collectivité locale, la CCIS exige “une totale transparence dans l’attribution des marchés publics, l’allocation de crédits aux communes, la mise à niveau des services et l’administration publics à l’effet de les extirper de la médiocrité, la monotonie et la régression pour les rendre performants (…)”. Tels sont, entre autres, les chantiers que la CCIS Béjaïa propose aux pouvoirs publics dans son compte rendu publié en date du 20 décembre dernier. Des propositions pouvant, explique-t-on, “permettre une vraie relance économique” dans la wilaya de Béjaïa et “asseoir une bonne gouvernance locale”.

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