La station thermale d’Adekar (wilaya de Bgayet)

Posté par Rabah Naceri le 30 juillet 2011

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UN POTENTIEL QUI SE PERD 

(Par Noredine Douici). Kiria, ce bourg, connu pour abriter des bains thermaux, est devenu, depuis quelques années, une destination prisée par des centaines de visiteurs à la recherche d’escapade, d’air pur, mais surtout d’un remède efficace contre les maladies rhumatologiques grâce aux bienfaits d’une eau minérale chaude qui s’échappe des entrailles de la terre. Eté comme hiver, cette station thermale ne désemplit pas, elle reçoit plus de 500 visiteurs par jour, assurent les habitants. Le site, se trouvant au bas du massif forestier de l’Akfadou, est traversé par une petite rivière qui descend en cascade, façonnant un décor sublime. Kiria doit sa renommée à ses bains d’eaux chaudes, aux propriétés médicinales incontestables. «Je viens d’Alger, et cette année, j’ai ramené mon grand-père qui souffre d’une arthrose. Il s’y plaît bien !», dit, amusé, Bilal, un jeune originaire d’Adekar. «C’est la deuxième fois que je viens ici pour soigner mes douleurs du genou. Honnêtement, cela me fait beaucoup de bien. Avant, je me tordais de douleur quand je me déplaçais ne serait-ce que de quelques mètres», confie, visiblement satisfait, un septuagénaire qui venait de sortir du bain. Une virée dans les hammams montre que les bassins et leur environnement se dégradent, en dépit des efforts désespérés déployés par les villageois pour l’entretien des sources et les lieux environnants. «En l’absence d’investissements publics, les sources, déjà mal entretenues, risquent la pollution, l’Etat est absent», fulmine un jeune du village. «Ce hammam constitue pour nous une source de revenus grâce aux activités commerciales qui se sont développées autour du site», ajoute-t-il. Notre interlocuteur regrette le manque d’implication des autorités locales.

Gestion anarchique

«Sur les trois sources existantes, l’APC en exploite une. Bien qu’elle impose un tarif à l’entrée, la structure qui abrite les bassins est sale et ne dispose d’aucune commodité», ajoute-il, avouant «qu’un investisseur privé avait été tout simplement empêché de placer ses capitaux pour faire de notre région une attraction et une station thermale qui réponde aux normes d’hygiène et d’accueil.» Les villageois de Kiria gèrent, quant à eux, une source située en bas du village. L’accès au bain est gratuit, mais l’environnement direct du bassin est répugnant à cause des ordures et des eaux usées qui sont jetées à proximité. «Nous faisons de notre mieux pour protéger cette source. L’APC avait débloqué 1 million de dinars, mais c’est insuffisant pour réaménager cette endroit», raconte Hocine, un habitant. Ce qui manque aux yeux d’un visiteur, c’est l’animation nocturne. «Les gens se baignent jusqu’au petit matin, 5h. Cette piste ne désemplit pas avant 1h. Ce serait intéressant si on y aménageait un espace pour des activités culturelles. Il y a des gens qui passent plus de 10 jours ici», suggère-t-il. Pour lui, l’organisation d’activités culturelles et artistiques, en plus de la baignade dans les bassins et le thé que l’on sirote sur les terrasses des cafés, mettrait plus d’ambiance. Autour du site, une activité commerciale s’est développée le long de la piste longeant la localité. Une activité qui génère d’importantes quantités de déchets qui sont déversés dans la nature, menaçant l’environnement. Nous avons pu remarquer aussi qu’il n’existe aucun réseau d’assainissement, les eaux usées se déversent directement dans la rivière.

Un centre de santé : une urgence

Sur la route endommagée qui longe Acif El Hammam, divers commerces se sont installés. La station thermale est une aubaine pour ces dizaines de jeunes qui ont monté leurs affaires. Il y a pratiquement tout ce dont le visiteur a besoin : des buralistes, restaurants, habillement, cafétérias, épiceries, des fast-foods et même un cordonnier. Des «hôtels», comme on peut lire sur les enseignes de ces villas transformées en maison d’accueil. «Il en existe une trentaine. Les chambres sont louées entre 500 et 700 DA, selon l’état du bâti et le confort mis à la disposition du client. Certains ont des registres et d’autres travaillent au noir, les propriétaires en tirent profit et procurent du travail aux jeunes de cette localité frappée par le chômage», dit un vendeur de vêtements. L’équipement public fait défaut. La localité ne dispose même pas d’un centre de santé pour une population grandissante, a-t-on constaté. L’eau puisée de  la rivière n’est pas potable, on  boit de l’eau de source provenant des fontaines.

2 Réponses à “La station thermale d’Adekar (wilaya de Bgayet)”

  1. Djeffal dit :

    Cher ami,
    La mise en valeur de ces sites, qui sont d’ailleurs très nombreux en Algérie, exige de nous une révision de notre rapport à l’espace que nous occupons sous un titre ou un autre. Notre rapport à l’espace est le produit de notre culture nomade. La prédominance de la nomadinité sur la citadinité ainsi que le désert que nous portons dans les profondeurs de notre âme plusieurs fois millénaire font que, inconsciemment, nous crayons le décor saharien autour de nous. C’est pour être en harmonie parfaite avec notre âme que nous détruisons tout devant nous.

    Il y a plus d’un mois, à dix kilomètres à l’ouest de Bouira, plus précisément au village Saïd-Abid, où l’on construit une grande prison que les riverains appellent dors et déjà « prison break », j’ai vu un phénomène qui est resté gravé dans ma mémoire. Cette prison est édifiée sur un terrain de 10 hectares agricoles, bien sûr, comme partout ailleurs. Ce terrain était planté de pommiers crées durant les années de la Révolution Agraire et entouré de sapins brise-vents. Le verger arraché depuis des années, les conifères étaient maintenus et avaient développé une véritable futaie.
    Distants d’une trentaine de mètres de la prison, ils ne gênaient en rien ni le chantier, ni la construction ni même la nouvelle bâtisse. Ils lui faisaient de l’ombre et les passagers ne pouvaient pas voir les réalisations grandioses de nos politiques. On a décidé (car j’ignore qui était derrière la décision) de les arracher. Il était presque dix-sept heures et c’est le moment de mon passage quotidien sur le chemin du retour. Pendant que l’ouvrier coupait à l’aide d’une scie mécanique ces jolis arbres, sous les regards indifférents des passants y compris le mien, un des villageois, très heureux, servait du café et des gâteaux aux ouvriers du chantier qui participaient au massacre. Réalisant enfin cette harmonie qui lui faisait défaut.

  2. CHRISTIAN MAZZER dit :

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