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1000 ans d’astronomie à Bougie

Posté par Rabah Naceri le 27 février 2010

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Par Mohamed Reda BEKLI et Dj. AISSANI (Association GEHIMAB)

Située au coeur de l’espace méditerranéen et ancienne capitale du royaume Hammadite, la ville de Bejaia (Bgayet, Bugia, Buzzea, Bejaia, Bougie) – qui donna son nom aux petites chandelles et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été popularisés en Europe – fut, à l’époque médiévale, l’un des centres culturels et scientifiques les plus dynamiques du Maghreb.

astronomie003.pngElle était le pôle d’attraction de l’élite intellectuelle (musulmane, chrétienne et juive) qui venait y poursuivre des études, débattre des idées, faire des recherches et des observations astronomiques [1].

Après la destruction de la ville par les Espagnols au début du XVIe siècle, le relais, dans le domaine de l’astronomie, est assuré par la province. C’est l’épopée des Zawiya ou Instituts de la Kabylie. Des traités sont rédigés qui permettent aux lettrés locaux de transmettre le savoir. Le niveau de connaissances de ces lettrés du XIXe siècle ainsi que leurs pratiques peuvent être appréhendés en analysant le contenu de la Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub exhumées en 1994.

Les pratiques anciennes perdureront jusqu’à la formation des premiers astronomes contemporains au début du XXe siècle.

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LES DÉBUTS DE L’ASTRONOMIE AU MAGHREB : DE KAIROUAN À BEJAIA

raqqam.jpgLa prédiction de l’apparition des croissants lunaires, l’orientation (direction de La Mecque), ainsi que la détermination des instants de prières ont de tout temps constitué la préoccupation majeure des musulmans. Or, les heures des prières, par exemple, sont en relation directe avec la hauteur du Soleil, et varient suivant la latitude du lieu et la déclinaison du Soleil. La pratique de l’astronomie était donc nécessaire et de nombreux instruments d’observation portatifs (astrolabes, cadrans solaires) furent fabriqués et développés. On verra même naître au XIIIe siècle une discipline distincte, Ilm al-Miqat (la science des moments déterminés), qui s’occupe uniquement des prescriptions religieuses liées à l’astronomie.

Les travaux sur l’astronomie dans les pays de l’Islam débutent au IXe siècle en Orient (Syrie, Irak), avec la traduction de l’Almageste de Ptolémée, célèbre astronome d’Alexandrie au IIe siècle.

Dès le Xe siècle, cet ouvrage est connu au Maghreb, en particulier à Kairouan. Dans cette importante ville de l’Ifriqiya, fondée en 670, ont vécu un grand nombre de scientifiques. On peut citer le célèbre astronome et astrologue Ibn Abi Ridjal (m. 1040), connu en Europe sous le nom d’Albohazen (ou Aben Rajel) [2]. Il aurait assisté à des observations astronomiques faites à Baghdad en 989. Son principal ouvrage, Kitab al-Bari fi Ahkam al-Nudjum.

(L’Ingénieux en astrologie judiciaire), fut traduit en castillan pour le roi Alphonse X (vers 1254), et de là en latin (fig.1), en hébreu, en portugais, en français et en anglais. Ce remarquable ouvrage a joué un rôle important dans la diffusion de l’astronomie et de l’astrologie musulmanes en Europe.

astrolabe.jpgSuite à l’attaque des Hilaliens et à la ruine de Kairouan en 1057, l’élite savante de cette ville, et de l’Ifriqiya en général, est allée s’établir à Mahdia (Tunisie), la nouvelle capitale du royaume ziride, et à la Qal‘a des Béni Hammad (près de M’sila, en Algérie). C’est à Mahdia que travailla le grand astronome Abu l’Salt Umayya, qui rédigea au début du XIIe siècle un traité d’astronomie et une Risala fi `Ilm al-Asturlab (Traité sur l’usage de l’astrolabe). Cependant, suite à la menace toujours incessante des Hilaliens, c’est en 1067 que le prince En-Nacer transfère la capitale du royaume berbère des Hammadites de la Qal`a vers Bejaia. Cette ville profita ainsi de l’exode de l’élite savante de la Qal’a, parmi laquelle de nombreux mathématiciens. Elle fut dotée de beaux monuments et récupéra aussi des oeuvres d’art provenant de la Qal’a. Elle devint alors une cité florissante. Plus tard, la Reconquista chrétienne, qui mettra un terme à la civilisation musulmane andalouse, va favoriser l’immigration de nombreux savants andalous à Bejaia, parmi lesquels de nombreux astronomes et mathématiciens venus de différentes villes, notamment de Murcie, Séville, Valence et Jativa.

L’ASTRONOMIE À BOUGIE, À L’ÉPOQUE MÉDIÉVALE (XIè – XVè siècle)

En plus des facteurs déjà cités à l’origine de l’arrivée de l’élite savante à Bougie, cette ville, avec son portbgayet.jpgport très actif, avait la particularité d’être un point de passage obligé sur la route Occident-Orient, notamment pour l’accomplissement du pèlerinage de La Mecque ou pour poursuivre des études (fig. 2).

Par ailleurs, la tolérance et le dynamisme des princes de Bougie, ainsi que la qualité des relations officielles nouées avec les républiques chrétiennes méditerranéennes (Gêne, Pise, Marseille, Venise, Catalogne, Majorque) qui conduisirent à la signature de nombreux traités (traités de paix, traités de commerce, traités sur les biens des naufragés, etc.), vont jouer un rôle majeur dans le processus de transmission du savoir musulman, mais cette fois-ci de Bougie vers l’Occident chrétien.

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Sites historiques : enfin la restauration

Posté par Rabah Naceri le 20 février 2010

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La wilaya de Bgayet a obtenu des crédits pour la restauration et la consolidation des sites historiques comme le Fort de Yemma Gouraya, Fort Sidi Abdelkader, Kouba de Sidi Yahia Abou Zakaria, Bab El Fouka, Porte Sarazine, Kouba de Sidi Touati, le site de Tiklat et la Qalâa des Beni Abbas.

(Par Amina). Le Mirhab de la Mosquée Ibn Toumert sera également réhabilité. Les sites culturels et historiques qui ont fait de cette ville la perle du Maghreb, et qui témoignent encore du passé glorieux de cette région seront protégés. Ayant constaté que ces repères culturels et historiques ont été laissés quasiment à l’abandon, les pouvoirs publics ont promis leur prise en charge immédiate. Chose qui a été faite, puisque dans une première phase, la wilaya a pris des arrêtés portant inscription des sites comme le Fort de Gouraya, la Casbah, la Porte Sarazine, le Fort de Sidi Abdelkader etc… à l’inventaire du patrimoine culturel.

La même mesure a touché également la Qalâa des Beni Abbas dont tout le monde parlait auparavant sans jamais prendre de mesures concrètes. C’est maintenant chose faite puisque ce site recevra un Mausolée du Cheikh El Mokrani ainsi que des travaux de réhabilitation. Et c’est précisément du concret qui intervient en seconde phase puisque la wilaya de Bgayet a obtenu des crédits pour la restauration et la consolidation de ces sites historiques avec l’appui de la Ministre de la Culture.

casbah.jpgSi le séjour d’Ibn Kheldoun à Béjaia est connu de tous, le passage d’Ibn Toumert l’est beaucoup moins. C’est à son retour d’orient vers 1117-1118 qu’Ibn Toumert s’arrêta à Béjaïa où il déploya des activités de prédication en langue berbère. Il dispensa son enseignement à la mosquée Rayhana pour ensuite aller s’établir à Mellala ou il mit au point une stratégie qui allait changer le cours de l’histoire du Maghreb. Pour en revenir aux projets, la wilaya de Bgayet vient également de faire inscrire le projet de réalisation d’une bibliothèque de wilaya qui sera réalisée au centre ville. C’est au total près de 40 milliards de centimes qui sont consacrés en 2010 pour le secteur de la Culture

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Comment simuler la souris avec un clavier ? Par Didier Sanz

Posté par Rabah Naceri le 17 février 2010

J’ai inséré cet article qui traite d’une astuce informatique car j’ai remarqué que beaucoup de personnes dans mon entourage sont victimes de la mauvaise qualité des claviers commercialisés. Ces outils indispensables tombent parfois en panne après quelques jours seulement d’utilisation. Donc, pour permettre à ces victimes des produits de contrefaçon de terminer leur travail sur ordinateur, j’ai publié cette astuce pour leur éviter la déprime en attendant d’acquérir un autre clavier.

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Comment simuler la souris avec un clavier ?

La souris est tombée en panne ou le trackpad est inutilisable ? Quel que soit votre système, vous pouvez quand même déplacer le pointeur et cliquer grâce à votre clavier.

Dans Windows, appuyez simultanément sur les touches Shift (ou Maj), Alt et VerrNum. Windows demande alors s’il doit activer les touches souris. Cliquez sur Oui. Une icône en forme de souris s’affiche alors dans la barre des tâches. Vous pouvez désormais déplacer le curseur en utilisant les touches 8 (en haut), 4 (à gauche), 6 (à droite) et 2 (en bas). Les touches 7, 9, 1 et 3 permettent de diriger le pointeur en diagonale.

Pour cliquer, appuyez sur la touche 5. Pour double-cliquer, sur la touche +. Pour simuler un clic droit, enfoncez la touche 0. Vous pouvez régler la vitesse de déplacement en double-cliquant sur l’icône en forme de souris dans la barre des tâches puis en déplaçant le curseur correspondant. Pour désactiver les touches souris, décochez la case «Activer les touches souris» puis cliquez sur Enregistrer.

Sur Mac, ouvrez les Préférences système et cliquez sur Accès universel. Sélectionnez l’onglet Souris, puis cochez l’option Oui dans la zone Touches de souris. Vous pouvez désormais contrôler le déplacement de la souris en appuyant sur les touches 4, 8, 6 et 2 du pavé numérique et simuler le clic en appuyant sur la touche 5. Les touches 7, 9, 1 et 3 permettent de diriger le pointeur en diagonale.

Si votre Mac n’a pas de pavé numérique, enfoncez la touche Fn puis utilisez les touches U, O, 8 et K pour déplacer le pointeur. Le raccourci Fn-i simule le clic. Déplacez le curseur Délai initial du tableau de bord pour accélérer le déclenchement des actions. Pour désactiver les touches souris, cochez l’option Non dans la zone Touches de souris.

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La démocratie : vaccin anti-corruption

Posté par Rabah Naceri le 13 février 2010

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Même les élus trempent dans la combine

« Les ministres doivent tirer les conséquences des scandales qui secouent leurs secteurs« . C’est une déclaration d’un  haut fonctionnaire de l’Etat encore en exercice.

corruption.jpgSelon ce même responsable, « il faut attendre le jugement définitif des affaires avant que ces ministres ne soient dans l’obligation morale de démissionner« . Selon lui, il y a même des élus dans des instances représentatives qui ont arraché leur siège avec des méthodes peu orthodoxes. Beaucoup de rumeurs circulent que bon nombre de députés et sénateurs auraient versé des sommes colossales pour arracher une place dans ces augustes assemblées. « Si ceux qui sont censés légiférer pour combattre la corruption et d’autres formes de dilapidation de biens publics sont rongés par le mal, il ne faut pas s’attendre à des miracles« , semble dire celui qui a été législateur pendant 15 ans et qui occupe toujours des fonctions importantes au sein du sommet de l’Etat.

Concernant cette question de corruption, de mauvaise gestion, de dilapidation des biens publics, de favoritisme, etc… l’opinion publique est convaincue que beaucoup de responsables de l’exécutif ne sont pas à leur place. Ce serait bien que chaque wilaya dévoile au grand public la liste des personnes impliquées dans cette gangrène nationale même si des noms circulent ça et là avec des chiffres et des précisions à vous couper le souffle.

Donc, l’opinion publique rejoint la conclusion de ce responsable qui confirme que la faillite du système algérien n’est pas seulement financière mais beaucoup plus morale.

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Carrefour des « Quatre-Chemins ». Une urgence

Posté par Rabah Naceri le 12 février 2010

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Le carrefour des « Quatre-Chemins ».

Une urgence 

Dans un article de presse récemment paru dans un quotidien national, il a été fait état d’un programme de développement pour la wilaya de Bgayet où le secteur des travaux publics aurait bénéficié d’un budget appréciable estimé à plus de 700 milliards de centimes.

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Cette enveloppe servira, selon l’auteur de l’article, à financer le lancement de quelques grands projets au cours de cette année 2010. Le premier projet concernera l’échangeur des « Quatre-Chemins ». Il faut dire qu’aucun projet ne mérite de passer avant celui-ci car il est devenu le poison à tel point que les bouchons s’étire parfois jusqu’à la ville. Cette situation est quotidienne tout au long des douze mois de l’année et ce, depuis des lustres.

Je me fais le devoir de rappeler que du temps où j’étais à la tête de l’assemblée populaire de wilaya, le ministre des travaux publics de l’époque (Monsieur Sellal) nous accordé 14 milliards de centimes pour la réalisation d’un échangeur dont l’étude était déjà prête (c’était fin 2001 début 2002). Un appel d’offre a été lancé puis annulé car l’Apc de Bgayet de l’époque n’a pas voulu délocaliser les commerçants se trouvant dans le périmètre du projet alors que certains de ces commerçants sont en situation irrégulière et d’autres en possession d’autorisation précaire et révocable. Populisme quand tu nous tiens !

Aujourd’hui, le trafic routier s’est multiplié par dix et en plus, une gare routière est en pleine réalisation à quelques mètres de ce carrefour qui empoissonne la vie aux usagers de la route (résidents ou visiteurs) ainsi qu’aux agents de l’ordre public faute de feux tricolores règlementant la circulation.

Il est à craindre toutefois que ce projet indispensable et urgent ne connaisse la même fin que celle de la pénétrante qui va relier notre wilaya à l’autoroute Est-Ouest. Dans le cas où ce projet ne se réalise pas dans les plus brefs délais, nous risquons de voir la ville de Bgayet totalement bloquée par l’importance du trafic auquel viendra s’ajouter le flot de bus qui sortiront de la nouvelle gare routière sans oublier les visiteurs et les camions de gros tonnages, de plus en plus nombreux, qui se dirigent vers le port.

Je ne m’étalerai pas davantage sur d’autres sections de route non moins importantes qui gagneraient à être réhabilitées pour améliorer la fluidité de la circulation et des déplacements des personnes et des marchandises.

Publié dans 4. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT | 3 Commentaires »

Madjid Merabet : un artiste qui se révèle

Posté par Rabah Naceri le 1 février 2010

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Madjid MERABET

Madjid, 60 ans bien portés, était marin de profession durant de longues années au port de Bgayet mais qui, suite à un grave accident de la circulation duquel il s’en est sorti par miracle, s’est reconverti à l’artisanat. Invalide à plus de 60 %, il décida de s’investir dans un art qu’il a longtemps caressé : fabriquer des bâteaux avec des moyens rudimentaires et des produits de récupération, la transformation des produits ordinaires auxquels il donne des formes décoratives extraordinaires.

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Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | 10 Commentaires »

 

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