Le développement d’une région se mesure par les réalisations

Posté par Rabah Naceri le 24 janvier 2010

lecture.jpgEncore et toujours, la question du développement de la wilaya revient sur la table. Certains évaluent le développement sur le terrain en appréciant l’impact de chaque projet avec les retombées, et d’autres qui se limitent à des discours mielleux consignés sur des feuilles que l’on lit à chaque opportunité pour séduire les naïfs et prolonger les délais du sursis.

Je reprends un article écrit par Hammouche et Ouhnia dans le quotidien « Liberté ». Je l’ai aménagé un peu pour faciliter sa lecture mais sans toucher à l’esprit de l’écrit où tout est parfait.

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De nombreux projets en souffrance. 

Il y a lieu de citer entre autres le fameux projet de  620 logements dont a bénéficié cette ville historique, au titre de l’exercice 2009 qui n’a toujours pas démarré. La réalisation de la maison de l’artisanat tant attendue par les artisans de la région semble être aussi renvoyée aux calendes grecques…

(Par Hammouche/Ouhnia). La wilaya de Bgayet a beneficié de plusieurs projets inscrits dans le cadre des programmes de développement local mais  peu sont ceux qui ont vu le jour dans les délais impartis. Certains ont même été relégués aux calendes grecques.

 

Commune de Sidi-AÏch:

Dans le secteur de la formation professionnelle, plusieurs projets ont été lancés dont  la réalisation d’un INSFP à  Sidi Aïch qui est en voie d’achèvement après un retard considérable.
Le wali, qui a eu à visiter le chantier, a même ordonné l’ouverture de quelques salles de classe. Mais cette promesse est restée sans lendemain et ce centre n’est toujours pas opérationnel.

Toujours dans la ville de Sidi Aïch, le retard mis dans la réalisation du projet du centre  d’hémodialyse est la parfaite illustration. Il est, en effet, a une année de retard, ce qui a grandement pénalisé les nombreux insuffisants rénaux de la vallée de la Soummam.

Commune de Awzellaguen:

le même constat a été établi, notamment dans le secteur de l’habitat. En effet, les quelques 620 logements dont a bénéficié cette ville  historique, au titre de l’exercice 2009, ne semblent pas en voie de lancement. Ce programme, annoncé en grande pompe, bute  sur le “manque criant” d’assiettes foncières, selon les responsables locaux.

Commune de Boudjellil:

Un autre projet mort-né n’a pas manqué de susciter moult interrogations quant à sa concrétisation qui demeure incertaine. Il s’agit du fameux projet portant réalisation d’un port sec au niveau de cette commune située à la lisière des wilayas de BBA et Bouira. En dépit de l’importance de ce projet d’envergure qui devrait désengorger un tant soit peu le port de Béjaïa, sa concrétisation demeure utopique.

Les paradoxes

Le paradoxe a été constaté aussi dans la répartition et l’ouverture des cantines scolaires. En effet,  comment explique-t-on que des écoles dans le chef-lieu sont dotées de cantines alors que des établissements scolaires situés dans les zones rurales, à l’image de Tasga, Chemini, Timezrit  s’en  trouvent dépourvues. Et pour illustrer cette “carence”, au village Imeghdassen dans la localité  d’Akfadou, il n’a été décidé que dernièrement d’aménager le préau de l’école en cantine pour l’année prochaine.

Commune de Bgayet (celle qui fut jadis la célèbre capitale Hammadite):

La réalisation de la maison de l’artisanat tant attendue par les artisans de la région semble être aussi  renvoyée aux calendes grecques. Prévue initialement au quartier des 300-Logements d’Ihaddaden, l’implantation de ce projet a été mystérieusement délocalisée pour le transférer à Sidi Ali-Labhar jouxtant l’aéroport Abane-Ramdane (encore un autre projet aux alentours d’un aéroport qui demande à être développé).

Toujours au chef-lieu de wilaya, la réalisation d’un échangeur au niveau du carrefour dit des quatre chemins tarde à se concrétiser, et ce, malgré la nécessité impérieuse d’un tel ouvrage qui serait d’un apport considérable dans le règlement définitif des embouteillages, l’un des calvaires que subissent quotidiennement les automobilistes.
À préciser que ce carrefour, situé à l’entrée de la ville de Béjaïa, constitue l’un des points noirs du plan de circulation de la ville des Hammadites, eu égard aux éternels bouchons provoqués par le nombre impressionnant de véhicules qui transitent par cette intersection. Notons que la contrainte rencontrée par les autorités reste la délocalisation des riverains (alors que tous les commerçants occupant ces endroits ne sont titulaires que d’une autorisation précaire et révocable).

Cela dit, si la réalisation de telles opérations qui ne nécessitent réellement qu’une simple volonté s’avère pratiquement impossible, qu’en seront les projets structurants annoncés dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, tels que le CHU de Béjaïa, la pénétrante de 100 km, le tramway reliant le chef-lieu de wilaya et les villes de Melbou et El Kseur, etc ?

Il serait donc illusoire d’espérer voir un jour ces grands chantiers menés à leur terme.

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