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Posté par Rabah Naceri le 9 octobre 2009

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Le gouvernement poursuit sa politique de dévaluation du dinar en catimini

(Par Ali IDIR. TSA). Entamée à la fin 2008, la baisse du dinar par rapport à l’euro se poursuit. La monnaie unique européenne a franchi la barre des 111 dinars, selon le taux de change officiel communiqué jeudi 8 octobre par la Banque d’Algérie. Un euro s’échange à 111,22 dinars contre 110,83 dinars le 4 octobre dernier. Il valait autour de 107 dinars durant l’été.

Mais si le dinar a perdu du terrain par rapport à l’euro, sa cotation reste stable depuis plusieurs mois par rapport au dollar, entre 75 et 76 dinars pour un dollar. Une situation qui confirme l’arrimage du dinar au billet vert. Cette glissade du dinar intervient dans un contexte marqué par un excès de faiblesse du dollar par rapport à l’euro. Jeudi, l’euro s’échangeait au-dessus de 1,47 dollar.

En fait, la glissade du dinar a commencé en octobre 2008. En l’espace de trois mois, la monnaie nationale avait perdu plus de 25% de sa valeur par rapport à l’euro. Il y a une année, un euro cotait 103 dinars, selon le change officiel de la Banque d’Algérie. Depuis fin 2008, l’euro n’a pas cessé d’augmenter par rapport au dinar.

Le gouvernement, à travers cette dévaluation en catimini, chercherait à freiner la consommation et à réduire la facture d’importation qui a atteint le chiffre record de 39 milliards de dollars en 2008. D’autant que 60% des importations de l’Algérie sont facturées en euros et proviennent des pays de l’Union européenne (UE) alors que les exportations du pays, constituées à 95% d’hydrocarbures, sont facturées en dollar.

Explication : avec un dinar faible, les produits importés deviennent plus chers et donc moins accessibles. Les voitures sont particulièrement touchées par cette dégringolade du dinar par rapport à l’euro. Leurs prix ont sensiblement augmenté depuis 2008. « La chute du dinar par rapport à l’euro pénalise nos ventes », reconnaît un responsable de Renault Algérie.

Des chefs d’entreprises redoutent l’utilisation par le gouvernement de l’arme de la dévaluation du dinar pour réduire la facture de l’importation afin d’équilibrer la balance des paiements en 2009, menacée par la baisse de 50% des recettes pétrolières par rapport à 2008 et la hausse des importations. Selon des sources proches des milieux d’affaires, le gouvernement pourrait laisser le dinar filer jusqu’à 200 dinars pour un euro. « Si les mesures contenues dans la loi de finances pour 2009 visant à réduire les importations s’avèrent peu efficaces, le gouvernement peut recourir à l’arme de la dévaluation du dinar rapport à l’euro pour rendre les produits importés plus chers et freiner la consommation », estime le patron d’un groupe privé.

Le gouvernement peut en fait actionner le levier du dinar faible comme solution pour freiner la consommation des ménages et réduire les importations, sans s’attirer des critiques de l’étranger. Avec un dinar faible, il y a aura sur le marché des produits très chers et inaccessibles aux larges couches de la société.

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