Revendications citoyennes. Cas d’Amizour

Posté par Rabah Naceri le 25 septembre 2009

POURQUOI ? 

manif.jpg(Par Rabah Naceri). Nous assistons depuis quelques temps à la naissance d’une nouvelle forme de revendications des citoyens pour des droits élémentaires et légitimes caractérisée par des actions musclées : brûler des pneux dans la rue, barrer des axes routiers empêchant tout mouvement dans un sens comme dans l’autre, occuper des sièges d’administration, prendre en otage des fonctionnaires ou des élus locaux, etc… Cette nouvelle forme de revendication prend l’allure d’une nouvelle culture qui risque, à terme, de prendre des tournures dramatiques que nul ne pourra gérer.

Le dernière en date est le blocage pur et simple du siège de la mairie d’Amizour durant 3 jours et 3 nuits et ce, pendant le mois de ramadan. Il est vrai qu’aucun dépassement n’a été signalé grâce à l’organisation d’un cordon de sécurité très sévère mais il n’en demeure pas moins que cette institution a été littéralement bloquée pendant toute cette durée. Malgré les préjudices causés aux citoyens pour le retrait de pièces administratives (extrait de naissance, fiches familiales, certificat de réisdence, etc), ces mêmes citoyens ont soutenu le mouvement des manifestants car leurs revendications ont été jugées légitimes et ont même demandé l’autorisation de se joindre à eux, chose qui été refusée pour éviter tout débordement.

Ces manifestants ont exigé une entrevue avec le premier magistrat de la wilaya pour l’informer de leurs revendications et arracher des engagements. Toutes les tentatives entreprises par le maire, le chef de daïra, le député issu de la région et ancien P/Apc ont été catégoriquement rejetées leur déniant toute représentativité et toute autorité.

Le wali a fini par recevoir une délégation de dix personnes tout en regrettant cette forme de manifestation pour soulever les problèmes et leur trouver des solutions.

La situation est telle que les uns ont raison et les autres n’ont pas tort. Mais pourquoi sommes-nous arrivés à cette ultime recours à la force, aux cris et aux flammes sur la voie publique pour se faire entendre ou pour arracher un droit élémentaire ?

Cette action vécue par la commune d’Amizour n’est pas le seul cas et ne fait pas l’originalité car beaucoup d’autres communes du territoire national ont vécu des situations similaires pour des revendications presque identiques.

Ces frondeurs, d’ici ou d’ailleurs, exigent la présence du wali parce qu’ils ont perdu toute confiance envers leurs propres « élus », envers les chefs de daïra, les directeurs de wilaya, les subdivisionnaires, etc. Ils savent que le pouvoir de décision et le pouvoir distributif sont entre les mains du wali et que lui seul peut mettre un terme à leur calvaire dans des délais raisonnables.

Comment ne pas soutenir des citoyens qui n’ont pas d’eau potable durant des périodes de plusieurs semaines et ce depuis l’indépendance, qui n’ont jamais bénéficié de projet de réalisation d’un réseau d’assainissement où les eaux usées coulent à ciel ouvert en flirtant avec les sources d’eau et les puits, où les routes sont dans un état lamentable, les structures sanitaires absentes, où les enfants parcourent plusieurs kilomètres pour rejoindre l’école ou le collège…

Où sont les fiches techniques établies par l’Apc durant tous les mandats précédents et le mandat actuel ?

Où sont les bilans des assemblées élues ?

Où sont les élus locaux et nationaux (l’ancien maire est aujourd’hui député) qui ont promis monts et merveilles durant les campagnes électorales ?

Quel rôle joue le chef de daïra dans le programme de développement des communes relevant de son autorité ?

Pourquoi faut-il attendre que la population occupe la rue, bloque une direction ou prend en otage des fonctionnaires ou des élus pour que les responsables daignent recevoir et écouter les citoyens qui sont souvent d’honnêtes contribuables qui souffrent en silence durant de longues années ?

Il est temps, voire même urgent, de revoir le système de gouvernance avant que les évènements ne prennent une mauvaise tournure ingérable et non souhaitée.

2 Réponses à “Revendications citoyennes. Cas d’Amizour”

  1. Massi dit :

    cé ce kil veu le pouvoire,il veu le feu,la cace,la ragemé il veu pa le kalme

  2. militant dit :

    on est dans un mays de non-Etat cher monsieur.Cessez de vous poser des questions puisque vous êtes bien placé pour savoir que tout est faux et tout est basé sur la tchippa.
    Nous avons ce que nous méritons

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