La recherche d’un autre système ? (par Bachir)

Posté par Rabah Naceri le 30 août 2009

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La recherche d’un autre système ?

pouvoir2.jpgQuand bien même que la constitution ait été lue sous l’angle de l‘émancipation du parlement et que le gouvernement est responsable devant le parlement, que ce denier peut le renverser, nous n’avons pas pour autant fonctionné dans ce cas de figure. Ce sont des prérogatives fictives en raison de nos moeurs politiques.

La question s’est toujours posée de savoir quelle nature du système politique irait-il mieux pour l’Algérie compte tenu que celle-ci a toujours fonctionné dans les cas qui lui sont spécifiques. Même la démocratie n’est pas la « version occidentale » mais un système qui se définit par rapport à nos valeurs, conforme à nos valeurs si on se réfère au dernier discours d’investiture du président.

Il y a une évidence depuis la révision partielle de la constitution instituant un premier ministre. Il n’y aura plus la possibilité d’une « bicéphalisation » de l’exécutif qui se traduirait par l’avènement d’un système de cohabitation, c’est à dire plus particulièrement la confrontation au sein du pouvoir lui-même entre deux programmes peut être tout à fait incompatibles entre eux, celui du président et celui du gouvernement, une confrontation qui risquerait, du point de vue du pouvoir actuel, de mener vers la paralysie du fonctionnement des institutions.

Il a été toujours soutenu que de la cohabitation, il en découlerait fatalement une certaine confusion, un questionnement sur la légitimité des décisions prises aussi bien par le président que par le gouvernement.

De toute façon, dans le système qui a fonctionné depuis la création du sénat, les deux chambres du parlement ont renoncé à exercer pleinement leurs prérogatives constitutionnelles. Si on affirme qu’une dose de parlementarisme est introduite dans les relations entre le parlement et l’exécutif, il serait difficile d’en apporter les preuves, et d’ailleurs, la question s’est posée de savoir pourquoi le gouvernement se présente devant le parlement comme s’il était vraiment responsable devant celui-ci, puisque le pouvoir législatif n’a jamais exercé le contrôle sur l’exécutif, qu’il n’a jamais menacé de le renverser, ni n’a fait aboutir une seule enquête parlementaire.

Alors, quand bien même que l’on puisse soutenir que l’Etat a fonctionné selon une constitution hybride, en ce sens où elle fait cohabiter deux systèmes dans la confusion, à savoir le régime parlementaire et le régime présidentiel, il n’en demeure pas moins que les moeurs politiques ont étouffé le premier au profit exclusif du second.

Deux questions s’étaient toujours posées. Selon les perceptions populaires, depuis quand le parlement a-t-il tenté de donner un avis contraire à celui de l’exécutif ? Y a-t-il vraiment un parlement qui représente les populations alors que la majorité en son sein passe son temps plutôt à réduire l’opposition à son impuissance législative?

En dehors de l’expérience avortée d’une cohabitation qui aurait vu une majorité islamiste gouverner avec un président qui ne pouvait pas quand même affirmer qu’il représentait le courant démocrate, depuis la reprise du processus électoral, la majorité des parlementaires au sein des deux chambres est celle qui soutient le président de la république, donc l’exécutif. Le fait majoritaire a toujours prévalu et s’inscrit dans le sens de l’unicité de l’exécutif, la meilleure preuve étant le oui à la loi sur les hydrocarbures puis le oui à l’invalidation de celle-ci.

Le constat est fait que jamais il n’était venu et qu’il ne viendra au parlement l’envie de croiser le fer avec le président, ce qui nous amène à dire que nous avons tout le temps fonctionné dans le cas d‘un régime présidentiel, présidentialiste même, du point du vue de la pratique politique..

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Colloque sur la protection du consommateur (17-18 nov. 2009)

Posté par Rabah Naceri le 29 août 2009

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(Par A.Hammouche). La Faculté de droit de l’université Abderahmane-Mira de Béjaïa organisera les 17 et 18 novembre 2009, au campus Aboudaou un colloque national sur le thème : “La concurrence et la protection du consommateur”. Ce rendez-vous sera rehaussé par la présence de plusieurs spécialistes qui se pencheront sur ce thème plus que jamais d’actualité. Pour les organisateurs de cette manifestation scientifique, la problématique à poser, durant ce colloque, est inéluctablement: “La concurrence est une exigence du libéralisme économique et un impératif pour l’efficacité des réformes économiques engagées par l’Algérie depuis la fin des années 1980”. En effet, le premier texte législatif promulgué, consacrant explicitement le principe de la libre concurrence, est l’ordonnance 95/06. Néanmoins, l’application de ce texte a démontré des insuffisances et des lacunes qui ont nécessité l’intervention du législateur pour l’amender, pour l’adapter aux récentes évolutions de la sphère économique nationale et internationale.
Cette intervention s’est soldée par la séparation des règles relatives au principe de libre concurrence (ordonnance n° 03/03 amendée et complétée par l’ordonnance n°08/12) de celles qui concernent l’encadrement des pratiques commerciales (loi n° 04/02). Ces dernières étaient jusque-là contenues dans l’ordonnance n° 95/06 et ce, malgré la différence de leurs objets. En vertu des deux textes précédents, le législateur a encadré la libre concurrence afin de concrétiser le contrôle des pratiques qui en découlent et réprimer celles qui faussent le libre jeu de la concurrence et ses objectifs, car ce principe a pour but l’efficience économique (but économique) et le bien-être des consommateurs (but social). En plus de l’interdiction de certaines pratiques commerciales, qui touchent aux intérêts économiques des consommateurs, le législateur est intervenu pour assurer leur santé et leur sécurité par la promulgation de règles générales régissant l’opération de présentation du produit à la consommation en vertu de la loi n°89/02, remplacée récemment par la loi n° 09/03 du 25/02/2009, relative à la protection du consommateur et la répression des fraudes. Toutefois, dans n’importe quel pays, cet arsenal législatif n’aura aucun sens s’il n’arrive pas à concilier l’objectif économique de la concurrence à son objectif social, d’où la nécessité d’étudier le cas algérien dans ce colloque, ajoutent encore les initiateurs de cet important rendez-vous.
Ce dernier comportera, en outre, plusieurs axes dont la protection du consommateur corollaire de la concurrence, la protection du consommateur dans un marché concurrentiel, la régulation de la concurrence et, enfin, les poursuites en matière de concurrence et de consommation.

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Interview de Khaled Bentounès (Guide spirituel)

Posté par Rabah Naceri le 26 août 2009

Cheikh Khaled Bentounès

(Guide spirituel de la zaouia alawiya)

Interview réalisée par Yacine Alim

  

« On me fait un procès d’inquisition comme on l’a fait pour Copernic »

« Pourquoi en sommes-nous arrivés à cette situation ? Pourquoi ce glissement vers un rigorisme, vers un Islam d’étroitesse d’esprit, alors que l’Islam est la religion des penseurs »

cheikhkhaled.jpg Le destin a rattrapé le jeune Bentounès à 25 ans pour succéder à son père comme guide de la zaouia alawiya qui fête cette année son centenaire. Retour sur un parcours hors du commun en compagnie d’un homme qui a toujours combattu les intégrismes.On reconnaît la tarîqa alawya à son ancrage dans la modernité, d’où vient cet héritage ?

Incontestablement du cheikh El Alaoui en personne. Mon grand-père, mon père et moi-même n’en sommes que les continuateurs. Souvenons-nous, au début des années 1920, cheikh El Alaoui s’affirmait déjà comme un homme des médias. C’est unique dans l’histoire des zaouias qu’un cheikh prenne conscience de la nécessité de communiquer. Il avait créé deux journaux, et lorsque l’administration coloniale avait ordonné à l’imprimeur de ne pas tirer El Balagh, le cheikh a acheté une rotative. Cette dernière est encore là, c’était pour ne plus dépendre de personne et avoir son autonomie. Ma grand-mère me racontait que très jeune, son père l’attachait avec une corde afin qu’elle puisse se baigner sans risque dans une piscine qu’il avait aménagée en bord de mer. Nous sommes en 1920 ! Cheikh El Alaoui n’avait aucun complexe vis-à-vis de l’Occident. Dès le début, il avait acquis la conviction qu’il fallait être au cœur de la modernité et de la civilisation occidentale, de s’interroger et comprendre que les enjeux futurs dépendent de l’harmonie entre l’Orient et l’Occident. Il cherchait un équilibre entre une matérialité humanisée et une spiritualité affranchie des traditions empiriques et rétrogrades.

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La Kabylie n’est pas un laboratoire pour les apprentis sorciers

Posté par Rabah Naceri le 21 août 2009

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Le Coran distribué en Kabylie sur initiative saoudienne :

Dérive, laisser-aller et complicités.

(Par Hassen Ouali). Le commentaire d’El Watan intitulé « Grave ingérence wahhabite », paru dans la livraison du 14 août passé, n’a pas été du goût de la représentation diplomatique du royaume wahhabite à Alger. L’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite à Alger a tenu à apporter des précisions en se défendant de toute « ingérence dans les affaires internes des pays ».

Dans un droit de réponse adressé au journal El Watan avant-hier, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger, Son Excellence Samy Ben Abdellah Salah, a tenu à faire part de son étonnement des propos contenus dans le commentaire en question et précise que « le royaume d’Arabie Saoudite, depuis sa constitution, est fondé sur le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays et voue un respect total à l’Algérie, gouvernement et peuple ». Mais sans pour autant nier le fait que son ambassade a remis directement des milliers d’exemplaires aux directions des affaires religieuses relevant des wilaya de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Bien au contraire, l’ambassadeur le confirme. Il l’a bel et bien écrit dans sa lettre : « S’agissant des exemplaires du Coran offert au peuple algérien ami, ils ont été remis directement aux directions des affaires religieuses des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa. » C’est cela justement qui a été relevé dans le commentaire d’El Watan, qui rappelle à juste titre ce que dit la loi algérienne à ce sujet, en écrivant « la distribution du Coran relève uniquement des autorités algériennes (…) la réglementation exige que le pays donateur remette trois exemplaires du livre au ministre des Affaires étrangères, lequel les transmet au département de M. Ghlamallah ». Pour savoir si l’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite en Algérie a respecté la réglementation en vigueur en Algérie avant de procéder à la distribution des exemplaires du Coran, le ministère des Affaires religieuses, par le biais de son porte-parole, Adda Fellahi, a indiqué que « le ministre a été mis au courant de l’opération et l’ambassade a traité directement avec les directions des affaires religieuses de Tizi Ouzou et de Béjaïa, sauf que la distribution a été faite par les Saoudiens eux-mêmes », contrairement a ce que prévoit la réglementation régissant ce genre d’activités.

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Un quart des Algériens dans la misère

Posté par Rabah Naceri le 19 août 2009

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 Je me suis toujours posé la question pourquoi l’Algerie officielle n’évoque la situation des pauvres ou des démunis – une appellation chère à notre ministre de la solidarité – qu’à l’approche du mois de Ramadhan. Est-ce le caractère sacré de ce mois qui provoque le déclic de leur mémoire défaillante ou bien est-ce une autre occasion politique happée au vol pour exhiber au grand public leur sensibilité à cette frange de la population qui devient de plus en plus importante ?

Ce sont ces mêmes responsables qui nous ont, pendant longtemps, arrosés de chiffres tellement faux qu’ils sont à des années lumières de la réalité, et qui aujourd’hui nous étalent tout à fait le contraire de tout ce qu’ils ont dit. Que se passe-t-il au sommet de la montagne ?

Je me limiterai à ces quelques lignes pour vous laisser découvrir le contenu de cet article de Madjid Makedhi paru dans le quotidien  » El Watan » du 19 août 2009, c’est à dire à quelques jours du Ramadhan.

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Hausse inquiétante de la pauvreté:

Un quart des Algériens dans la misère

La pauvreté s’est « confortablement » installée dans les foyers algériens. Le pays compte au moins 1,2 million de familles démunies. Une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics. Le chiffre n’est pas établi par une quelconque ONG ou organisation autonome qu’on pourrait accuser d’avoir une volonté de ternir l’image du pays. Il est communiqué par l’un des ministres le plus hostile au débat autour de la misère sociale en Algérie, celui de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté algérienne à l’étranger, Djamel Ould Abbès. Le couffin du Ramadhan a, semble-t-il, contraint ce dernier à rendre publiques ces statistiques. En effet, dans une déclaration reprise avant-hier par l’APS, M. Ould Abbès donne le chiffre de 1 200 000 familles démunies qui bénéficieront de l’aide de l’État durant le mois sacré, qui est de 3 milliards de dinars.

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L’Algérie veut relancer le tourisme

Posté par Rabah Naceri le 18 août 2009

capcarbon.jpgmeslunettes2.pngJe suis heureux et inquiet après la lecture de cet article que j’ai découvert sur le site de l’agence Reuters. Je suis heureux parce que nos responsables ont enfin compris que le tourisme est une des grandes vocations de notre pays avec toutes les potentialités qu’il recèle. Le secteur du tourisme peut, à termes, rivaliser avec celui des hydrocarbures en matières de recettes en devises.

Je suis inquiet car j’ai peur que notre wilaya ne soit pas répertoriée dans la liste des régions à promouvoir malgré son cachet mérité de région hautement touristique, comme elle a été totalement oubliée dans les nombreux programmes de développement. Ce qui me rassure, au même titre que tous les enfants de cette wilaya, c’est que notre président a promis à la population, lors de son passage dans la capitale Hammadite durant la campagne présidentielle, que s’il est reélu, Bgayet figurera dans le registre de ses priorités.

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ALGER (Reuters) – Les autorités algériennes ont dévoilé lundi une série de mesures en faveur du développement des activités touristiques, après plusieurs années de violences.

Les attentats islamistes, qui se sont raréfiés ces dernières années, continuent toutefois à tenir les touristes étrangers à distance.

« Nous sommes évidemment conscients que nous n’avons pas encore la classe internationale, mais nous sommes engagés dans le processus visant à faire petit à petit de l’Algérie une destination », a déclaré le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Chérif Rahmani, annonçant abattements fiscaux, taux d’intérêts réduits et barrières douanières plus avantageuses pour les investisseurs du secteur lors d’une conférence.

« Nous allons nous placer en concurrence avec nos voisins en terme d’attractivité », a-t-il poursuivi évoquant la Tunisie et le Maroc, qui ont respectivement attiré sept et huit millions de visiteurs en 2008.

Selon les données officielles les plus récentes, qui portent sur 2006, 1,64 millions de touristes ont été recensés cette année-là en Algérie. Les étrangers ne représentent que 29% de ce total. Les autres sont des immigrés algériens venus rendre visite à leur famille. (Christian Lowe, version française Jean-Philippe Lefief)

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La population dénonce le bricolage

Posté par Rabah Naceri le 15 août 2009

Opposition réitérée de la population

C’est désormais une tendance assez généralisée, à Bgayet, beaucoup de projets, en plus des écueils liés au foncier, butent sur des oppositions musclées de la population.

poussiere.jpg(Par Yazid Madi). Que ce soit les centres d’enfouissement technique, l’élargissement des routes, les réseaux divers (AEP, gaz…) ou encore l’implantation de carrières d’agrégats, le refus est souvent catégorique. Encore une fois, les citoyens de Djermouna, dans la commune de Kherrata, se sont élevés récemment pour dénoncer haut et fort l’existence de deux carrières mises en exploitation dans la municipalité. Ces derniers, qui se sont organisés sous l’égide du collectif de 13 associations locales, ont adressé une requête aux autorités locales ainsi qu’aux ministères des Mines et de l’Environnement. Les contestataires ont mis en avant, dans leur correspondance, les effets néfastes que produit l’activité aussi bien sur l’environnement que sur la santé des habitants. Il en est ainsi des risques indéniables que cette activité entraîne sur la nappe phréatique dans une région où l’alimentation en eau potable repose sur le captage de sources. A Melbou également, un promoteur ayant exploité une carrière sur un site contesté, s’est attiré les foudres des riverains qui l’ont violement repoussé et contraint à plier bagages.

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Analyse de Maître Ali Yahia Abdenour

Posté par Rabah Naceri le 12 août 2009

L’Algérie ne se porte pas bien,

il faut s’occuper d’elle

Elle est malade, il faut la soigner, ne pas se tromper de diagnostic ni de remède. Son problème, ce sont ses dirigeants qui veulent rester à vie ou trop longtemps au pouvoir auquel ils ont accédé par un coup d’Etat, par les armes ou par les urnes.

La présidence de la République, polluée par l’argent qui joue un rôle important en politique, est fermée, verrouillée, il faut ouvrir ses portes et ses fenêtres, chasser le renfermé, créer un puissant appel d’air frais qui viendra non seulement de la mer et des plaines, mais des plateaux et des montagnes du pays. Il faut insuffler un peu d’air frais à un pouvoir qui étouffe, parce qu’il maintient le statique mortifère qui est la même pièce de théâtre politique jouée par les mêmes acteurs. Le président doit faire preuve de sens politique, témoigner d’une grande capacité d’ouverture vers le peuple, s’ouvrir sur les partis politiques de l’opposition, les représentants des syndicats et de la société civile autonome et les jeunes générations. Le pouvoir qui est divisé en clans, puis en castes, enfin en dynasties qui ne sont pas l’apanage des monarchies, s’est replié sur lui-même, a peur de l’ouverture, parce qu’il croit que ce serait sa fin, son arrêt de mort. Il n’y a pas que les monarchies qui créent des dynasties. Il faut d’abord changer de gouvernement, aucun ministre n’a démissionné et aucun n’est démissionné. La longétivité des ministres n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Ahmed Ouyahia, un simple artisan du pouvoir, voire un technocrate, dont certains vantent la compétence et le pragmatisme méticuleux, soucieux de précision, pense toujours à son avenir, mais n’en parle pas. Le président couve le premier ministre et ses conseillers sont ses prolongements.

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Les sourds-muets de Bgayet face à la surdité de l’Etat

Posté par Rabah Naceri le 9 août 2009

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Formation des sourds-muets à Bgayet :

Une école en quête de moyens

L’encadrement de l’école de formation au langage des signes, membres de l’Union des sourds-muets de la wilaya de Béjaïa, ne sait plus à quel saint se vouer. Malgré l’énergie et la volonté du personnel, cet établissement manque terriblement de moyens matériels et financiers.

C’est avec un strict minimum que cette équipe, composée de 16 encadreurs, 5 enseignants, dont deux jeunes femmes, et d’autres enseignants remplaçants, tente tant bien que mal d’enseigner ce mode d’expression. Créée en 2006, soit trois ans après la naissance de l’Union des sourds-muets de la wilaya, cette école a débuté dans le hall de la maison de la culture de la ville de Béjaïa. Mais les différentes activités qui s’y déroulent perturbent le bon enchaînement des cours, ce qui a incité les membres de l’Union des sourds-muets à louer un local. L’on compte cette année prés de 300 stagiaires dont une centaine ont l’ouïe saine. « Nous étions obligés de refuser un tas d’autres inscriptions à défaut de places » raconte Nadir Belabbas, président de l’Union des sourds-muets de Béjaïa. Selon notre interlocuteur, le premier objectif de l’école est « d’intégrer les sourds-muets dans la société ». Pour ce faire, des adultes et adolescents sourds de naissance y sont admis. Beaucoup d’interprètes sont aussi formés parmi les entendeurs.

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Sécurité routière : QUELLE HONTE ?

Posté par Rabah Naceri le 8 août 2009

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Honteux bilans

accident.jpg(Par N.M). C’est une petite dépêche anodine qui a annoncé hier ce chiffre effarant : 96 morts en une semaine sur nos routes à cause de la folie automobile collective. Une information banalisée en fait parce le phénomène n’est pas si surprenant de nos jours, et que les Algériens ont finalement, dans ce domaine encore, tendance à accepter l’inacceptable ! Les pouvoirs publics feignent de vouloir remédier à l’hécatombe civile mais le manque de convictions est trahi par la perpétuelle croissance de ces «assassinats ou suicides collectifs». Ainsi, le conducteur algérien est devenu un assassin potentiel, en liberté et sans réel suivi par les services compétents en la matière. Nos motards, nos brigades, qui effectuent des rondes sur les axes routiers, sont loin de jouer un rôle probant en matière de prévention des accidents de la route. En réalité, il ne s’agit pas toujours d’accident tant on peut se demander si le comportement de certains automobilistes ne ressemble pas à de la préméditation criminelle. Les services de sécurité se contentent de barrages provoquant mille et un embouteillages sur nos routes encombrées. Des barrages fixes pour lesquels aucune statistique n’a été donnée quant à leur efficacité. Certes, le retrait de permis et le mécanisme démocratique de la commission anticorruption qui lui est associé ont eu à faire craindre les foudres de la loi en ce qui concerne l’usage du téléphone au volant ou le défaut de port de la ceinture. Mais les dépassements dangereux, la limitation de vitesse, les espaces de sécurité entre les véhicules et autres règles de base ne sont ni surveillés ni respectés. On ne sait trop si nos agents impliqués dans la sécurité routière mesurent l’importance de l’ensemble des règles du code de la route dans leur répression très approximative du délit. Dans le monde entier on traque les chauffards, même par hélicoptère. En Algérie, on se résigne à enterrer nos morts et à soigner difficilement de très nombreux blessés. Les plans Delphine et autres ne suffisent pas. Il faut déclarer une guerre préventive aux tueurs de la route. Et comme dans tous les combats républicains, la meilleure des armes reste la dissuasion.

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