Le bénévolat au service de la restauration des monuments historiques

Posté par Rabah Naceri le 24 mai 2009

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Sidi Abdelhaq 

La Mosquée millénaire 

La mosquée Sidi Abdelhak, la plus ancienne de la ville de Béjaïa, est enfin en phase de restauration. L’initiative émane de l’association religieuse gérant les lieux. Il était temps. D’après des estimations historiques qui se recoupent, l’édifice a été construit au XIIe siècle. Plus de huit siècles après, les murs porteurs, un mélange de pierre et de brique pleine cuite, cimentés par un liant composé de terre et de gypse pilé, menacent de s’effondrer.

(Par R. Oussada). Les pilastres soutenant le plancher de l’étage supérieur sont gâtés. Plus qu’un simple toilettage, l’association, dont les membres sont tous des habitants du quartier de Sidi Abdelhak, entreprend un véritable projet de restauration. Ses adhérents sont « conscients de l’exigence qualitative qui doit prévaloir à l’ouvrage afin de restituer à l’édifice son originalité et afin qu’il reste ce témoin de l’histoire médiévale de la ville ». Le projet d’aménagement, selon M. Mohamed Taguelmimt, ne comporte aucune modification majeure, mis à part l’ajout d’un minaret. Le bâtiment en était dépourvu. Il s’agit pour seul sens de « lui conférer de manière visible l’aspect d’une mosquée ». Cette mise en évidence n’entamera en rien l’architecture d’époque de la mosquée, promet-on. Le but du réaménagement n’est donc pas de gagner en superficie, l’assiette gardant le même dimensionnement, quoique le dallage de la partie réservée aux ablutions fera gagner à l’étage supérieur au moins trois rangées durant les prières pour les fidèles. Si l’étude n’a pas coûté un centime, le projet est estimé toutefois à 4,5 millions de dinars.

L’un des deux bureaux d’études qui ont conçu bénévolement la restauration présente l’avantage d’avoir eu déjà à son actif des projets de reconstructions du type mauresque. L’entreprise chargée des travaux « qui n’est pas venue chez nous pour faire des bénéfices », veut signaler en passant le président de l’association, est celle qui réalise actuellement les annexes de la grande mosquée d’El Kawter, à Aamriw. Elle ne manque pas également donc, pour ainsi dire, d’expérience dans le domaine. Les planches du projet prévoient en gros que soient gardés les murs tels quels, une consolidation de la charpente, le maintien d’une toiture provençale, une mosaïque andalous d’époque, des lustres dans le cas possible en fer forgé. Le travail de rosaces sera confié à un artisan plâtrier engagé actuellement dans les travaux de finition du projet de la mosquée El Kawter. La réception de l’ouvrage fini est prévue pour le ramadan prochain. Une demande d’aide motivée par une fiche technique exhaustive est formulée auprès de l’APC, de la direction des affaires religieuses et du ministère des affaires religieuses. L’association religieuse Sidi Abdelhak attend également une manifestation matérielle de la Direction de la Culture, s’agissant d’un édifice qui n’est pas moins qu’un monument historique qui peut briguer un statut de site classé. Il est enfin prévu un écriteau évocatoire résumant l’histoire des lieux. Sidi Abdelhak El Ishbili qui a donné son nom à la mosquée est arrivé d’Andalousie en 1252. Il a suppléé Ibn Khaldoun dans l’enseignement dispensé par le penseur et philosophe au niveau de la mosquée à l’emplacement de la forteresse de la Casbah à Béjaïa avant de domicilier une zaouïa dans la bâtisse portant dès lors son nom.

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Réaction

Arrêtez ce massacre!!! S’il vous plaît!!!

Si la restauration des vestiges de la splendeur de Vgayet est indispensable, il demeure qu’elle doit être le fait de spécialistes en la matière. Et non celle de volontaires aussi sincères soient-ils. Jamais la restauration d’un édifice aussi ancien ne se contenterait de 4,5 misérables millions de dinars. Beaucoup plus d’investissements s’imposent. Et Mme la Ministre de la Culture, K. Toumi, devrait vite ordonner l’arrêt immédiat de ce bricolage et lancer un véritable projet de sauvegarde de ce pan important de notre patrimoine national.

Et puis, depuis quand l’ajout d’un minaret est-il indispensable, aussi indispensable qu’on annonce qu’il ne défigurera pas le monument. Peut-on un jour imaginer, que sous prétexte de restauration, un minaret soit ajouté au Dome du Rocher (Qubbat Es-Sakhra) Cette mosquée vénérée d’El Qods, le 3ème lieu saint de l’Islam?

Je demande à tous ceux qui liront ce commentaire de bien mesurer la gravité de cet acte (l’ajout d’un minaret à la mosquée Sidi Abdelhak) et de se mobiliser autant que faire se peut pour que cesse ce massacre.

Avec tout mon amour pour Vgayet, la Perle du Maghreb.
Dr H. Bouagache

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Le foncier.Prétexte au blocage ou incompétence avérée

Posté par Rabah Naceri le 21 mai 2009

L’éternel problème du foncier dans notre wilaya

Ighil-Ali

30 logements RHP annulés

(Par N.M). Un quota de 30 logements sociaux attribué dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP), au profit de la commune d’Ighil Ali a été annulé, nous ont appris les responsables aux commandes de la municipalité. “Nous avons reçu il y a quelques semaines une notification de délocalisation car notre circonscription ne possède pas de réserve foncière pour la concrétisation de ce projet de logements pourtant d’une importance vitale”, nous a expliqué sur une pointe de regret un élu de l’APC.

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meslunettes1.pngCe qui vient d’arriver à la commune d’Ighil-Ali est la parade trouvée par l’administration locale, aidée par l’incompétence de bon nombre de nos élus, pour délocaliser tous les programmes de logements, d’implantation d’infrastructures scolaires, sanitaires, économiques, etc…

Notre assemblée populaire de wilaya, soutenue objectivement par toutes les assemblées communales -toutes tendances politiques confondues-, peut inscrire à son ordre du jour d’une session extraordinaire la gestion de l’espace. Cette démarche impliquera inévitablement l’agence foncière de wilaya dans la recherche d’une solution définitive à cet épineux problème qui bloque dangereusement le développement de notre région. Il existe du terrain tout comme il existe des méthodes légales et réglementaires pour enrichir l’espace foncier et inciter les instances élues à faire des projections de dévelopement local ou régional sur une vingtaine d’années minimum.

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Akbou. Le souvenir de Mohamed HAROUN

Posté par Rabah Naceri le 21 mai 2009

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(Par B. Sadi). Emboîtant le pas aux associations culturelles qui activent à Akbou, l’association “Club scientifique Tamusni d’Akbou”, un nouveau-né dans le monde associatif, s’apprête à commémorer la disparition de feu Haroun Mohamed survenu après une longue maladie le 22 mai 1996, soit 9 ans après sa libération de la prison de Lambèse en 1987.

haroun.jpgA l’affiche des activités figure la traditionnelle cérémonie de dépôt d’une gerbe de fleur sur sa tombe qui aura lieu vendredi 22 mai, à 9h au cimetière de Tifrit et une conférence sous le thème “Témoignage sur Mohamed Haroun” qui aura lieu le même jour à la salle du cinéma “20-Août-1965” d’Akbou à 10h, la conférence sera animée par “ses compagnons de lutte”, MM. Cherifi Ahcène, Charadi Hocine et Metref Ramdan.

Fils du cadre de l’ALN, le sergent Tahar, Haroun Mohamed est né à Tifrit le 13 avril 1949. Ayant suivi successivement des études techniques à Eulma et Sidi Aïch, il rejoint la fac d’Alger après l’obtention d’un bac technique au lycée de Dellys. C’est là que Mohamed Haroun rencontre les pionniers de la cause identitaire amazigh et notamment feu Mouloud Mammeri. Et depuis, son implication dans la défense et la promotion de “l’amazighité” fut des plus fructueuses et des plus remarquables. Impliqué au premier chef dans l’affaire dite “poseurs de bombes” en 1976, il fut condamné à perpétuité par le tribunal militaire de Médéa le 2 mai 1976. Gracié le 5 juillet 1987 par Chadli Bendjedid suite à un long combat mené par des militants, il  nous quitte le 22 mai 1996 suite à une longue maladie. Il laisse derrière lui une femme et deux filles. Treize ans après sa précoce disparition, Haroun reste de l’avis de tous, un des militants qui ont sacrifié pour que la nation retrouve son harmonie dans le respect de notre identité plus que millénaire. Quelque part, il est dit : “Qu’il faut compenser l’absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents”.

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Boudjellil : Patrimoine et Culture

Posté par Rabah Naceri le 18 mai 2009

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Boudjellil : Patrimoine et Culture

patrimoine02.jpgQui aurait cru que notre travail de localisation des manuscrits de langue berbère nous conduirait à Boudjellil. Les archives du célèbre poète Cherif Kheddam nous indiquaent pourtant cette piste. La découverte d’un petit traité de Tawhid (en langue berbère), rédigé à la Zaouia - Timâmmart de cheikh Oubelkassem confirme cette tendance à l’écriture chez les lettrés de cette région.

« C’est donc cela Boudjellil, le lieu du savoir, de l’ouverture, de la promotion sociale« . Déjà au 18è siècle, le célèbre voyageur L’Hucin El-Wartilani (1713 – 1779) évoquait dans sa Rihla l’érudition des Chorfa de Boudjellil. Les traditions d’enseignement datent donc de  cette époque. Mais c’est effectivement Cheikh Oubelqassem (1826 – patrimoine04.jpg1898), détenteur d’une célèbre Idjaza (diplôme) de Cheikh Aheddad qui les pérennisera. C’est aussi de cette même région que procède Tassadit Yacine – Titouh et d’autres encore.

Le patrimoine matériel et immatériel de Boudjellil sera revisité lors d’un workshop sur les manuscrits de la ngue berbère (dans le cadre du projet de recherches FSP « Modes de production et de transmission de la culture dans les sociétés Berbères« )  et d’une rencontre autour d’eouvres contemporaines diverses et novatrices (Programme Assirem – Gehimab, en collaboration avec l’Apc de Boudjellil).

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Boudjellil

patrimoine16.jpg« Boudjellil est un village de la plaine. Dès l’abord, le paysage parait austère, voire hostile. Il n’y a point de verdure, point d’eau. La terre blanchâtre, les oliviers rabougris, les figuiers chétifs décorent le paysage. Tout est généreusement brûlé par le soleil. Des mamelons saupoudrés d’une péllicule de schiste grisâtre rompent cependant la monotonie du paysage. A l’extérieur du village, ici et là, des touffes d’alfa montrent agressivement leur barbe réactualisant le mythe d’Aubépin avalé par la terre qui, en guise de souvenir, laissa germer ses poils. Au fond, la chaîne des Portes de Fer, l’antique Mons Ferratus, expose ses dents de scie, témoigne de la mémoire de ses gardiens ». « Les portes, tiggura, étrange lieu symbolique pour un jeune en quête de science ». 

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Timâmmart n’Cheikh Ou Belqassem

« Boudjellil symbolise une Timâmmart célèbre dans la région, d’bédience Rahmanyya« . Cette zaouia a été fondée par Cheikh OuBelqassem dans la seconde moitié du 19è siècle.

patrimoine06.jpgCheikh Boelqassem al-Boudjellili (1829 – 1898), a fait ses études puis a enseigné à la zaouia -Institut d’Illula (Bouzeguène). Il fait partie de la Silsila de Cheikh Aheddad. En effet, il a obtenu de ce dernier une célèbre Idjaza (diplôme). Cheikh OuBelqassem a joué un rôle essentiel dans la pérennisation de la Tariqa Tarehmanit – Rahmanya après l’insurrection de 1871. Il est l’auteur de trois ouvrages (Qira’at et grammaire). Son Tabsirat fi `Ilm al-Qira’at a été lithographié en 1327h.

La zaouia comptait vers les années 1930 près de 130 élèves venus de différents endroits (Kabyles du Djurdjura, des Ath Abbas, arabophones de Msila, Bordj Bou Arreridj, Sidi AÏssa, Ouled Dellal). On y parlait autant  le Berbère que l’Arabe. Les arabophones se mettaient se mettaient sans difficulté au Berbère : un climat de fraternité réganit entre les élèves, quelle que soit leur origine sociale ou leur spécificité linguistique.

Chérif Kheddam et Timâmmart n’Cheikh Oubelqassem

patrimoine18.jpgpatrimoine17.jpgLe témoignage du célèbre chanteur Cherif Kheddam permet d’avoir une idée précise de la vie à la Zaouia de Boudjellil dans les années 1936. « C’était une retraite, un monde bien particulier« . L’institution était fondée sur un système à la fois hiérarchisé et communautaire. On y entrait d’abord comme aqedach, « serviteur, apprenti, coursier » en même temps qu’élève. Ce dernier était astreint aux premiers balbutiements du Coran, mais aussi à une initiation à la vie tout court. Par contre, ce sont les Talebs (deuxième catégorie) qui roulent le couscous, pétrissent la galette et se chargent de faire la cuisine.

patrimoine19.jpgpatrimoine20.jpgLes élèves doivent apprendre à dépasser l’ordinaire, le naturel pour se situer à un niveau supérieur où règne la spiritualité.  Si Cherif considère encore aujourd’hui que la vie à la Zaouia était austère, il n’en demeure pas moins qu’il reste attaché à l’esprit de communion par le chant qu’il y avait connu. Une pensée pour les folles années :

 

Ah ! Combien il est agréable d’être jeune

Quand mon coeur était sincère

Et mon esprit joyeux

Même nu ou déchaussé

Nous suivions à la trace la vie

Elle, enragée va à toute hâte

Seul l’homme patient triomphe d’elle (poème 19).

 Les écrits de langue Berbère de la Kabylie

patrimoine21.jpgDes chercheurs réunis dans le cadre du projet FSP « Modes de production et de transmission de la culture dans les sociétés Berbères » réflechissent sur la langue et ses modalités de transmission. Ils ont pour souci majeur de localiser les documents écrits afin de rétablir la chaîne de transmission culturelle. Sa reconstitution devrait permettre de connaitre une histoire, une mémoire et bien entendu les structures sociales et menatles qui les sous-tendent.

La découverte d’un manuscrit de langue Berbère à Timâmmart n’cheikh Oubelqassem – Boudjellil complète la liste des manuscrits localisés ces dernières années en Basse-Kabylie [cf. Djamil Aissani, les écrits de langue Berbère de la collectio Ulahbib, revue internationale (Etudes et Documents Berbères), n° 15-16, Edisud, Paris, 1998, pp 81 -  99].

 

 

Programme

Journée d’études du 03 juin 2009 

  • patrimoine22.jpg08 h 00 : départ de Bgayet

  • 10 h oo : bibliothèque – médiathèque de Boudjellil

              .. Présentation des projets de l’association pour la promotion de la femme Assirem.

              .. Présenttion du projet Assirem – Gehimab lié à la bibilothèque et médiathèque de Boudjellil

              .. Collation traditionnelle

  • 11 h 00 : Timâmmart n’cheikh Oubelqassem. Exposition de manuscrits anciens.

  • 12 h 00 : rapas traditionnel.

  • 13 h 00 : collège de Boudjellil. Workshop, « modes de production et de transmssion de la culture dans les sociétés Berbères » (participation de Tassadit yacine, Djamil Aissani, Sonia dayan, Alain Joxe, Othman Bensaci, Mustapha Tidjet, Hervé Sanson, Jean-Pierre Faguer…).

  • 16 h 00 : visite d’un village traditionnel (Matchik).

  • Retour à Bgayet.

Le projet Assirem – Gehimab (02 volets)

1. Il s’agit de doter la bibliothèque de Boudjellil d’un fond documentaire très fournit dans le domaine Berbère (Collection personnelle de Tassadit Yacine et des Amrouche). Pour la gestion de ce fond, une action de formation sera initiée (convention avec la municipalité d’El-Flaye – Mlle Chelbi).

2. Le 2ème volet consiste à créer une section d’astronomie au niveau d’Assirem. Les membres de ce club participeront au salon de l’Astronomie n’Bgayet (31 mai – 02 juin) et seront assistés par M. Mohand-Arezki Benhocine (de l’observatoire de Bouzereah); La documentation sera fournie par l’Association des Astronomes Amateurs n’Bgayet et le matériel d’observation sera obtenu par sponsoring de l’entreprise Djoua Production (Convention avec A.S.A.A n’Bgayet).

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Hommage à Tassadit Yacine

Posté par Rabah Naceri le 16 mai 2009

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Tassadit Yacine à l’honneur :

le 02 juin à Boudjellil et le 03 à Bgayet

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(Par Amastan S). L’Association Asirem de Boudjellil et Gehimab de l’université de Béjaïa préparent conjointement un hommage à Tassadit Yacine. La concernée a déjà donné son accord pour se déplacer en Algérie tout en émettant le vœu d’organiser deux journées d’études. C’est ainsi que les dates du 2 juin 2009, à Boudjellil, et 3 juin 2009, à Béjaïa, ont été retenus pour cette importante manifestation culturelle d’autant plus qu’il s’agit de rendre hommage  à une figure de notre culture de son vivant.

De plus, l’initiateur de cet hommage, Madjid Menasria, nous parlera du projet de création d’un centre de documentation qui sera parrainée par Tassaâdit Yacine. Enfin, pour ceux qui ne le savent pas, cette personnalité est native de Metchik dans la commune de Boudjellil.

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Commémoration de la mort du grand leader El-Mokrani

Posté par Rabah Naceri le 10 mai 2009

Qalaa Ath Abbas. Commémoration de la mort d’El-Mokrani

Des officiels et des anonymes ont convergé vers la Qalâa Nath Abbes pour rendre hommage au leader de l’insurrection de 1871, El Hadj Mhamed El Mokrani. L’homme s’était posté sur un mamelon qui surplombait le Koudiat El Mesdour, non loin de Bouira qui s’appelait alors Bordj Hamza. Il dirigeait depuis le matin une attaque de ses patriotes contre la colonne Cerez.

(Par D. Alilat). Il venait d’accomplir la prière du Dhor mais il s’était penché pour une dernière génuflexion en murmurant la profession de foi. Comme il tardait à se relever, inquiets, ses compagnons se portèrent à son chevet. Ils s’aperçurent, en le relevant, qu’il était mort, frappé par une balle en plein front. C’est ainsi qu’est tombé au champ d’honneur El Hadj Mhand Ath Mokrane, dit El Mokrani, le 5 mai 1871, victime, très probablement, d’une trahison. Deux mois plutôt, il avait pris, en compagnie du vénérable Cheikh Aheddad, le chef spirituel de la confrérie de la Tarika Rahmaniya, la tête d’une grande insurrection populaire qui s’était fixé pour but de jeter les colons français à la mer.

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Environnement. C’est l’affaire de Tous !

Posté par Rabah Naceri le 8 mai 2009

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Mauvais rejets :

Un danger à ne pas négliger

Les mauvais rejets qui émanent des différents lieux sont de deux natures : ceux qu’on appelle les rejets solides et les rejets chimiques

lemonde.bmpLes premiers se résument aux matières rejetées après un usage domestique (les eaux vannes) ou industriel tels que le fer, les journaux, le plastique, le bois ou le verre. Les seconds sont les acides, les graisses, la peinture.

« A long terme, ces matières nuisent au fonctionnement des stations d’épuration, car difficiles à extraire », dira Melle Hatem, électronicienne à l’unité ONA de Bouira.

De plus, quand ils sont rejetés dans la nature, ils pénètrent dans le sol, atteignent la nappe phréatique et provoquent après consommation de l’eau qu’ils polluent, les maladies à transmission hydrique (MTH). Ce qui constitue un danger pour la santé publique.

Il est très utile pour les citoyens de savoir que la biodégradabilité des produits en milieu aquatique varie selon la solidité des déchets.Ainsi, par exemple :

  • un journal ou un papier de toilette met 2 à 6 semaines avant de se détruire complètement,

  • les filets et fils de pêche, eux, restent 60 ans

  • les couches-bébés, les compresses et les bouteilles en plastique entre 400 et 450 ans,

  • le bois peint met 13 ans,

  • les conserves 50 ans.

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Promotion des sites web en Tamazight

Posté par Rabah Naceri le 4 mai 2009

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Promotion des sites Web en TAMAZIGHT !! 

Le HCA (Haut Commissariat à l’Amazighité) organise le traditionnel salon du livre et du multimedia amazighs du 3 au 7 du mois en cours à la maison de la culture de Bouira.

(Par Slimane Chabane). Dans sa 5ème édition, ce salon se distingue par des nouveautés très importantes pour toutes les études et recherches en Tamazight. Il s’agit des sites web en Tamazight, de ses modes de présence sur le net et un annuaire exhaustif des sites web relatifs à tout ce qui touche de près ou de loin au vaste domaine de l’Amazighité. Rappelons que les quatre premières éditions du salon se sont tenues, pour deux d’entre elles, à Bouira en 2004 et 2005, alors que les deux autres ont été organisées l’une à Oran en 2006 et l’autre à Boumerdès l’année écoulée. Pendant les cinq jours que durera cette manifestation, de nombreuses activités culturelles, aussi riches que variées, touchant à l’art, la littérature ainsi que la poésie, seront de la partie. Des cafés littéraires et des conférences seront animés par différents auteurs, universitaires et journalistes tels que Fatéma Bekhaï, Salah Aït Menguellet et Omar Oulamara. Ces derniers aborderont les œuvres Izuran, Les enfants d’Ayye et La fin de Jugurtha. Deux tables rondes seront au menu de cette activité.

La première se fera autour de la traduction du Coran. La seconde portera sur la découverte du braille comme système d’écriture et de lecture pour les non-voyants. Des démonstrations sont prévues avec la lecture de textes en Tamazight, en Français et en Braille pour sensibiliser à la lecture tactile. Par ailleurs, à l’occasion de la célébration du Mois du patrimoine, une table ronde est au programme, cette semaine. Elle traitera du patrimoine historique, matériel et immatériel de la région de Bouira. Notons que dans le chapitre animation artistique, des récitals poétiques, représentations théâtrales et artistiques sont au menu de ce salon. En outre, des galas seront animés par des artistes de la région, à l’image de Haddad Fateh et Salim Ounissi. La nouveauté du salon, cette année, c’est l’organisation du prix , Aït Amrane Mohand Ouyidir, de la meilleure publication en Tamazight éditée en Algérie ainsi que des rencontres-hommages à l’honneur des personnalités culturelles et artistiques de la wilaya de Bouira. La cérémonie de clôture sera marquée par la remise des prix aux meilleurs élèves en Tamazight de la wilaya

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Vous avez dit syndicalisme ?

Posté par Rabah Naceri le 2 mai 2009

Sale temps pour les syndicalistes !

(Par Mourad Slimani). Un peu partout dans le monde, les travailleurs cette année ont manifesté ce besoin nécessaire de renouer avec les valeurs fondamentales du syndicalisme à l’aune des conséquences déjà désastreuses de la crise financière internationale. Il est jusqu’à des gouvernements, pourtant acquis par tradition aux doctes principes du capitalisme, qui ont, sous la pression de la crise, assumé le doute quant à l’efficience du modèle économique et social en cours et opéré des correctifs douloureux pour amortir les effets de la récession et son lot de drames sociaux. Le patriotisme économique, l’interventionnisme, et autres modes de régulation que l’on croyait apanage exclusif des gouvernements de gauche, sont ainsi désormais admis comme parades non hérétiques par les plus grands ténors du capitalisme mondial. Autant de bouleversements qui étaient inimaginables aux États-Unis ou en France, par exemple, il y a à peine quelques années.

L’Algérie, dont les gouvernants continuent à assurer de l’immunité contre la crise économique planétaire, ne semble pas du tout concernée par le débat. Au-delà de la dépendance accrue à l’égard des hydrocarbures et la stagnation qui touche tous les autres secteurs économiques, le monde du travail est de plus en plus déstructuré et le pouvoir d’achat de l’Algérien continue à chuter et à laminer durablement des pans entiers de la société. Cette réalité ne semble pas trop remuer l’UGTA qui, depuis plusieurs années, fonctionne à la façon d’un secrétariat d’Etat rattaché au ministère du Travail. L’organisation de Sidi Saïd, qui a depuis longtemps abandonné le terrain des luttes au nom de « l’intérêt suprême du pays », attendra donc de voir les seuils de réévaluations préconisés par le gouvernement pour les entériner. Sur le terrain, pourtant, dans les usines, les écoles, les administrations… la colère couve au sein même des rangs de la centrale.

Des pressions sont régulièrement signalées sur les cadres syndicaux de base lorsque ceux-ci font montre d’une verve militante qui ne cadre pas avec la démarche amène de la hiérarchie. Les obstacles dressés devant l’essor du syndicalisme autonome parviennent jusqu’à présent, moyennant notamment la justice, à contenir son action aux marges non décisives des troubles socioprofessionnels circonscrits dans l’espace et dans le temps. L’objectif étant de justifier encore, par la logique fallacieuse du nombre, le monopole de l’UGTA sur la représentativité, voire la légalité, et de faire durer le statu quo. Sans la remise en cause de ce monopole, donc de la logique politique qui le sous-tend et l’entretient, il est sans doute illusoire de croire à une quelconque relance du syndicalisme dans le pays. Tout un programme qui ne concerne pas seulement les syndicalistes, mais tous les militants pour la démocratie et l’État de droit.

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