Le bénévolat au service de la restauration des monuments historiques
Posté par Rabah Naceri le 24 mai 2009
Sidi Abdelhaq
La Mosquée millénaire
La mosquée Sidi Abdelhak, la plus ancienne de la ville de Béjaïa, est enfin en phase de restauration. L’initiative émane de l’association religieuse gérant les lieux. Il était temps. D’après des estimations historiques qui se recoupent, l’édifice a été construit au XIIe siècle. Plus de huit siècles après, les murs porteurs, un mélange de pierre et de brique pleine cuite, cimentés par un liant composé de terre et de gypse pilé, menacent de s’effondrer.
(Par R. Oussada). Les pilastres soutenant le plancher de l’étage supérieur sont gâtés. Plus qu’un simple toilettage, l’association, dont les membres sont tous des habitants du quartier de Sidi Abdelhak, entreprend un véritable projet de restauration. Ses adhérents sont « conscients de l’exigence qualitative qui doit prévaloir à l’ouvrage afin de restituer à l’édifice son originalité et afin qu’il reste ce témoin de l’histoire médiévale de la ville ». Le projet d’aménagement, selon M. Mohamed Taguelmimt, ne comporte aucune modification majeure, mis à part l’ajout d’un minaret. Le bâtiment en était dépourvu. Il s’agit pour seul sens de « lui conférer de manière visible l’aspect d’une mosquée ». Cette mise en évidence n’entamera en rien l’architecture d’époque de la mosquée, promet-on. Le but du réaménagement n’est donc pas de gagner en superficie, l’assiette gardant le même dimensionnement, quoique le dallage de la partie réservée aux ablutions fera gagner à l’étage supérieur au moins trois rangées durant les prières pour les fidèles. Si l’étude n’a pas coûté un centime, le projet est estimé toutefois à 4,5 millions de dinars.
L’un des deux bureaux d’études qui ont conçu bénévolement la restauration présente l’avantage d’avoir eu déjà à son actif des projets de reconstructions du type mauresque. L’entreprise chargée des travaux « qui n’est pas venue chez nous pour faire des bénéfices », veut signaler en passant le président de l’association, est celle qui réalise actuellement les annexes de la grande mosquée d’El Kawter, à Aamriw. Elle ne manque pas également donc, pour ainsi dire, d’expérience dans le domaine. Les planches du projet prévoient en gros que soient gardés les murs tels quels, une consolidation de la charpente, le maintien d’une toiture provençale, une mosaïque andalous d’époque, des lustres dans le cas possible en fer forgé. Le travail de rosaces sera confié à un artisan plâtrier engagé actuellement dans les travaux de finition du projet de la mosquée El Kawter. La réception de l’ouvrage fini est prévue pour le ramadan prochain. Une demande d’aide motivée par une fiche technique exhaustive est formulée auprès de l’APC, de la direction des affaires religieuses et du ministère des affaires religieuses. L’association religieuse Sidi Abdelhak attend également une manifestation matérielle de la Direction de la Culture, s’agissant d’un édifice qui n’est pas moins qu’un monument historique qui peut briguer un statut de site classé. Il est enfin prévu un écriteau évocatoire résumant l’histoire des lieux. Sidi Abdelhak El Ishbili qui a donné son nom à la mosquée est arrivé d’Andalousie en 1252. Il a suppléé Ibn Khaldoun dans l’enseignement dispensé par le penseur et philosophe au niveau de la mosquée à l’emplacement de la forteresse de la Casbah à Béjaïa avant de domicilier une zaouïa dans la bâtisse portant dès lors son nom.
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Réaction
Arrêtez ce massacre!!! S’il vous plaît!!!
Si la restauration des vestiges de la splendeur de Vgayet est indispensable, il demeure qu’elle doit être le fait de spécialistes en la matière. Et non celle de volontaires aussi sincères soient-ils. Jamais la restauration d’un édifice aussi ancien ne se contenterait de 4,5 misérables millions de dinars. Beaucoup plus d’investissements s’imposent. Et Mme la Ministre de la Culture, K. Toumi, devrait vite ordonner l’arrêt immédiat de ce bricolage et lancer un véritable projet de sauvegarde de ce pan important de notre patrimoine national.
Et puis, depuis quand l’ajout d’un minaret est-il indispensable, aussi indispensable qu’on annonce qu’il ne défigurera pas le monument. Peut-on un jour imaginer, que sous prétexte de restauration, un minaret soit ajouté au Dome du Rocher (Qubbat Es-Sakhra) Cette mosquée vénérée d’El Qods, le 3ème lieu saint de l’Islam?
Je demande à tous ceux qui liront ce commentaire de bien mesurer la gravité de cet acte (l’ajout d’un minaret à la mosquée Sidi Abdelhak) et de se mobiliser autant que faire se peut pour que cesse ce massacre.
Avec tout mon amour pour Vgayet, la Perle du Maghreb.
Dr H. Bouagache
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A l’affiche des activités figure la traditionnelle cérémonie de dépôt d’une gerbe de fleur sur sa tombe qui aura lieu vendredi 22 mai, à 9h au cimetière de Tifrit et une conférence sous le thème “Témoignage sur Mohamed Haroun” qui aura lieu le même jour à la salle du cinéma “20-Août-1965” d’Akbou à 10h, la conférence sera animée par “ses compagnons de lutte”, MM. Cherifi Ahcène, Charadi Hocine et Metref Ramdan.
Qui aurait cru que notre travail de localisation des manuscrits de langue berbère nous conduirait à Boudjellil. Les archives du célèbre poète Cherif Kheddam nous indiquaent pourtant cette piste. La découverte d’un petit traité de Tawhid (en langue berbère), rédigé à la Zaouia - Timâmmart de cheikh Oubelkassem confirme cette tendance à l’écriture chez les lettrés de cette région.
1898), détenteur d’une célèbre Idjaza (diplôme) de Cheikh Aheddad qui les pérennisera. C’est aussi de cette même région que procède Tassadit Yacine – Titouh et d’autres encore.
« Boudjellil est un village de la plaine. Dès l’abord, le paysage parait austère, voire hostile. Il n’y a point de verdure, point d’eau. La terre blanchâtre, les oliviers rabougris, les figuiers chétifs décorent le paysage. Tout est généreusement brûlé par le soleil. Des mamelons saupoudrés d’une péllicule de schiste grisâtre rompent cependant la monotonie du paysage. A l’extérieur du village, ici et là, des touffes d’alfa montrent agressivement leur barbe réactualisant le mythe d’Aubépin avalé par la terre qui, en guise de souvenir, laissa germer ses poils. Au fond, la chaîne des Portes de Fer, l’antique Mons Ferratus, expose ses dents de scie, témoigne de la mémoire de ses gardiens ». « Les portes, tiggura, étrange lieu symbolique pour un jeune en quête de science ». 
Cheikh Boelqassem al-Boudjellili (1829 – 1898), a fait ses études puis a enseigné à la zaouia -Institut d’Illula (Bouzeguène). Il fait partie de la Silsila de Cheikh Aheddad. En effet, il a obtenu de ce dernier une célèbre Idjaza (diplôme). Cheikh OuBelqassem a joué un rôle essentiel dans la pérennisation de la Tariqa Tarehmanit – Rahmanya après l’insurrection de 1871. Il est l’auteur de trois ouvrages (Qira’at et grammaire). Son Tabsirat fi `Ilm al-Qira’at a été lithographié en 1327h.
Le témoignage du célèbre chanteur Cherif Kheddam permet d’avoir une idée précise de la vie à la Zaouia de Boudjellil dans les années 1936. « C’était une retraite, un monde bien particulier« . L’institution était fondée sur un système à la fois hiérarchisé et communautaire. On y entrait d’abord comme aqedach, « serviteur, apprenti, coursier » en même temps qu’élève. Ce dernier était astreint aux premiers balbutiements du Coran, mais aussi à une initiation à la vie tout court. Par contre, ce sont les Talebs (deuxième catégorie) qui roulent le couscous, pétrissent la galette et se chargent de faire la cuisine.
Les élèves doivent apprendre à dépasser l’ordinaire, le naturel pour se situer à un niveau supérieur où règne la spiritualité. Si Cherif considère encore aujourd’hui que la vie à la Zaouia était austère, il n’en demeure pas moins qu’il reste attaché à l’esprit de communion par le chant qu’il y avait connu. Une pensée pour les folles années :
Des chercheurs réunis dans le cadre du projet FSP « Modes de production et de transmission de la culture dans les sociétés Berbères » réflechissent sur la langue et ses modalités de transmission. Ils ont pour souci majeur de localiser les documents écrits afin de rétablir la chaîne de transmission culturelle. Sa reconstitution devrait permettre de connaitre une histoire, une mémoire et bien entendu les structures sociales et menatles qui les sous-tendent.
08 h 00 : départ de Bgayet


Les premiers se résument aux matières rejetées après un usage domestique (les eaux vannes) ou industriel tels que le fer, les journaux, le plastique, le bois ou le verre. Les seconds sont les acides, les graisses, la peinture.