Gestion des Cités

Posté par Rabah Naceri le 10 janvier 2009

Habitat:

Ce qu’il faut savoir 

Le visage des villes et du cadre bâti va-t-il enfin devenir une des priorités des pouvoirs publics qui consomment budget sur budget pour essayer de codifier, une bonne fois pour toute, l’architecture et l’urbanisme des nos cités ?

C’est à cette question qui a de tout temps été soulevée par nos architectes, cadres spécialisés et citoyens soucieux de l’état de leurs cités que le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Nourredine Moussa, a essayé de répondre en rappelant l’urgence d’une réelle prise de conscience de la part de tous les acteurs du secteur pour remédier à une situation que d’aucuns qualifient de préoccupante.

 En effet, l’aspect général des grandes villes et des villes moyennes, l’architecture urbaine et les différents plans d’occupation des sols laissent les professionnels songeurs devant le travail qui reste à accomplir. Une vue d’ensemble qui trahit les incohérences d’un tout architectural et d’une réflexion urbanistique absente.

Comme remèdes préconisés par l’Etat, une solution en amont à travers la réglementation des constructions à caractère individuel pour être en conformité avec la loi en vigueur. Les villes algériennes ont de tout temps souffert de ces images de chantiers éternels, de gros oeuvres finis qui défient le temps ainsi que de ces constructions ne répondant à aucune règle urbanistique. En effet, M. Moussa, en marge de la cérémonie d’installation du Conseil national de l’ordre des architectes, a annoncé la promulgation prochaine des textes d’applications relatives à la loi fixant les règles de mise en conformité des constructions en vue de leur achèvement. Ces textes sont qualifiés « d’outil pour une meilleure prise en charge du milieu urbain et l’amélioration de l’état des agglomérations en associant le citoyen à la nouvelle dynamique en vue d’une réhabilitation du cadre bâti aussi bien dans les villes qu’au niveau des villages ».

Ces mesures, si elles venaient à être appliquées et respectées, obligerait le citoyen « récalcitrant » à se conformer aux nouvelles règles sous peine de poursuites judiciaires. Cela aboutira inévitablement à la régularisation des habitations individuelles restées en suspens durant des années au niveau des collectivités locales et des organismes concernés. Une issue inespérée pour des centaines d’habitations cossues érigées en toute illégalité.

Toujours selon les déclarations du  ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, ces textes auront également un pouvoir décisionnel puisqu’il donne à l’Administration concernée, l’autorité d’intervenir pour mettre fin à l’anarchie urbanistique. Egalement dans l’oeil du cyclone, les constructions inachevées et les moyens de mise en conformité des constructions achevées ou en cours de réalisation en vue de leur achèvement. Ainsi, pour rappel, les propriétaires de constructions inachevées ayant entamé les travaux sans permis de construire, conformément à la loi, bénéficieront d’un permis pour l’achèvement de leurs travaux alors que les propriétaires de constructions achevées mais ne disposant pas d’un permis de construire pourront régulariser leur situation en demandant un permis de construire auprès des services compétents. Par ailleurs, et sur un plan plus général, M. Moussa a annoncé que l’Etat a affecté 300 milliards de DA aux programmes d’aménagement des agglomérations et de préservation du cadre bâti depuis 2006 jusqu’à la fin 2008. Il a précisé que cette enveloppe financière a été allouée « pour pallier un manque qui a duré des années en matière d’aménagement des nouvelles cités sur tout le territoire national ». Des programmes pour la rénovation des anciennes bâtisses ont été également lancés au niveau de plusieurs wilayas, dont Alger, Oran, Constantine et Annaba, a précisé le ministre ajoutant que la wilaya d’Oran, à elle seule, a bénéficié d’une enveloppe de 1,5 milliard de DA en 2008 pour la rénovation et l’aménagement de ses anciens quartiers. La wilaya n’Bgayet ne figure pas dans la liste des bénéficiaires de budgets spéciaux pour la rénovation du cadre bâti alors que certains quartiers de la ville datent de l’époque turque.

M. Moussa a, en outre, annoncé que la loi de 1997, portant institution de la profession d’administrateur des biens fonciers, « sera partiellement modifiée et fait actuellement l’objet d’une évaluation au niveau du ministère, en vue d’en consolider les aspects positifs et d’épurer les aspects négatifs ».

(Voir article de Moncef Wafi. Quotidien d’Oran)

2 Réponses à “Gestion des Cités”

  1. khelladi ahmed dit :

    bravo monsieur naceri ce qui manque dans notre ville c’est de donner plein pouvoir aux associations de quartier, et non les punir quand ils fonts une requéte sur un individue qui touche au bien publique,comme ces le cas les années 90 l’orsque un comité de quartier a dénoncé le bétonnage du trotoire par un commerçant ce méme comité ce trouva devant le procureur comme des vulgaires coupable .

  2. garagouze dit :

    eh oui tout est programme pour saboter la ville de bougie.deux partis soit disant d’opposition et kabyle, au lieu de s’ovccuper du bien de la ville ils se disputent pour etre le rais de l’ apw.

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