Algérie : recherche opposition désespérément

Posté par Rabah Naceri le 18 décembre 2008

Recherche opposition desespérément

(Source: TSA). A trop vouloir museler les champs politique et médiatique, à trop restreindre les libertés, à rechercher à tout prix et par tous les moyens l’asservissement du monde associatif, le pouvoir finira par s’en mordre les doigts. S’en rend-il seulement compte ? Les premiers signaux sont pourtant là, tel un sémaphore que les capitaines du bateau Algérie s’entêtent à bouchecousue.jpgignorer, au risque de mener l’embarcation à la dérive et de la faire échouer sur de dangereux récifs.

Le premier résultat tangible de cette politique éculée du tout pouvoir est le désintérêt affiché par l’écrasante majorité des Algériens à l’égard de la chose politique et des acteurs qui l’animent. Plus le pouvoir avance dans la voie qu’il semble s’être définitivement tracé, plus les citoyens se démarquent des discours politiques et des rendez-vous électoraux. Bien que substantiellement et artificiellement gonflés, les taux rachitiques de participation aux derniers scrutins nationaux et locaux en témoignent on ne peut mieux.

Le jeu est tellement fermé et les résultats courus d’avance que le pire des flambeurs en serait dissuadé. Aussi peut-on pertinemment se poser des questions sur le rôle véritable que joue présentement l’opposition ou, du moins, les acteurs qui s’en réclament. Sans préjuger de la sincérité des uns et des autres, ces opposants qui savent leur marge de manœuvre très fortement réduite et leur efficacité nulle ne sont-ils pas en train d’incarner, volontairement ou non, l’alibi démocratique si nécessaire au régime à l’égard des regards extérieurs ?

La parenthèse démocratique s’est très vite refermée en Algérie et la comédie n’a que trop duré. En 1999 Bouteflika a été mal élu après le retrait de tous ses concurrents. En 2009, si la situation n’évolue pas et si toutefois il se porte candidat, le scrutin pourrait s’avérer un véritable fiasco. A moins que l’intéressé lui-même, dans un éclair de lucidité, renonce à sa propre succession. C’est dire que l’opposition, lorsqu’elle est réelle et qu’elle dispose des outils nécessaires pour jouer son rôle, est le meilleur vecteur de crédibilisation d’un pouvoir qui pourrait alors prétendre à la légitimité. Dans tous les cas, la meilleure manière de disqualifier un régime de parti unique qui ne veut pas dire son nom est encore de le laisser face à lui-même lorsqu’on n’a pas les moyens d’imposer l’alternance démocratique.

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