Campagne douteuse contre Tamazight

Posté par Rabah Naceri le 6 décembre 2008

Son enseignement est loin d’être généralisé

même …

dans les régions berberophones

(Par B. Hakim). La politique de l’enseignement de Tamazight prônée par le ministère de l’Education nationale (MEN) n’est pas faite pour promouvoir cette langue, encore moins la généraliser comme annoncé à plusieurs occasions.

Ainsi, si à Bouira, une campagne douteuse est menée pour chasser Tamazight du centre-ville oeilamazigh.jpget que les postes budgétaires sont ouverts au compte-gouttes, en dépit d’une forte demande de la part des écoliers mais aussi de la part des nombreux licenciés en tamazight qui frappent vainement à toutes les portes ; à Tizi Ouzou, 33 nouveaux postes pour enseignants et trois postes pour inspecteurs viennent d’être ouverts officiellement la semaine dernière, affirme une source fiable. Ce qui porte le nombre d’enseignants dans cette wilaya à 454 ! Tous les licenciés de Tamazight  fraîchement sortis de l’université Mouloud Mammeri sont pratiquement recrutés et la direction de l’éducation (D.E) risque de ne pas trouver de candidats pour pourvoir ces postes, pendant qu’à Béjaïa un enseignant est obligé de travailler dans 3 à 4 écoles différentes pour faire face à la forte demande. Le nombre d’enseignants est insuffisant pour satisfaire toutes les demandes exprimées à travers la wilaya.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, les enseignants réclament à tue-tête des inspecteurs au niveau du Primaire, du Moyen et du Lycée, mais en vain! A Béjaïa, il n’existe qu’un seul inspecteur et il ne pourra pas couvrir toute la wilaya à lui seul!

Au secondaire, des dizaines de PES attendent leur titularisation depuis des années dans toutes les wilaya. Des inspecteurs de la formation et de l’éducation (IEF) d’autres matières (Français et Arabe) sont chargés temporairement pour prendre en charge les PES, mais face à la charge de leur travail, et à la non-maîtrise de Tamazight, ils ne pourront jamais s’occuper convenablement de cette langue ni sur le plan de la formation ni sur celui de l’administration.  A quoi joue donc le MEN si ce n’est à la politique de trois poids trois mesures ? Pourquoi de telles incohérences? « Cette stratégie n’est pas nouvelle et n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques », souligne un enseignant de Bouira.

Contactés par nos soins, certains enseignants des trois wilaya, disent ne rien comprendre et surtout outrés par de telles décisions qui visent à créer des déséquilibres entre les régions amazighophones. Ils comptent réagir par l’intermédiaire de leurs associations respectives pour que Béjaïa et Bouira bénéficient à leur tour de nouveaux postes budgétaires et pourquoi pas généraliser tamazight comme le stipulent les nombreux décrets et circulaires ministérielles.

« De toutes les façons, affirment un enseignant de Béjaïa, le combat pour Tamazight n’est pas fini et que la vigilance doit demeurer de mise. »

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