Bilan des communes

Posté par Rabah Naceri le 28 novembre 2008

Une année de gestion des communes

Les citoyens déjà désabusés.

(Par K. Naceur). Ils sont 1 541 à porter le titre, combien flatteur, de « premier magistrat de la ville », à célébrer pour la plupart l’an Un de leur accession au poste tant envié de président d’APC, ce samedi 29 novembre, mais ils sont rares les citoyens, qui porteront un regard satisfaisant sur l’oeuvre accomplie en une année par ces édiles. Au plus, lesville.jpg plus cléments d’entre les électeurs seront « aigris ». D’ailleurs, le fait que nos présidents d’APC ne bénéficient que très rarement d’appréciations positives auprès des citoyens n’est pas un phénomène nouveau, d’autant que ces élus ne manquent pas l’occasion de prêter le flanc comme pour conforter les critiques, parfois les réquisitoires, qui leur sont souvent adressés, surtout lorsque l’on connaît le montant astronomique des enveloppes destinées à nombre de projets de développement qui leur sont allouées ou encore lorsque l’on vient à s’intéresser de près à la très mauvaise image que renvoie l’administration communale de la prestation de services que l’administré est en droit d’attendre. Ainsi, à quelle région ou ville que l’on appartienne, il est un propos qui revient, dans la bouche des citoyens, tel un leitmotiv, lorsqu’ils tentent de porter un jugement sur la gestion de leur ville par les élus locaux, notamment le maire, « vous savez, ils servent à rien, si ce n’est à délivrer des documents d’état civil ou à ravaler les façades et à faire la chasse aux « nids de poule » à la veille de visites de personnalités importantes, surtout celle du président de la République »…Excessifs, les jugements des citoyens n’en sont pas moins proches de la réalité, même si de nombreux observateurs leur trouvent des circonstances atténuantes et estiment que les élus locaux, en dépit de leur bonne volonté, ne disposent pas de prérogatives et d’attributs suffisants qui leur permettent de s’imposer, ni même de négocier avec les représentants de l’Administration centrale et du Gouvernement que sont les walis, les chefs de daïra et les directeurs de l’Exécutif de wilaya, dont certains, reproduisant étrangement certaines pratiques « éculées », convoquent l’atavisme et font même dans le « mépris » à l’endroit de l’élu local, ce « provincial un peu retors, illettré, un zest calculateur, opportuniste et médisant… ». Il faut également souligner, dans ce contexte, que les gouvernants qui se sont succédés, à la tête des institutions nationales n’ont pas vraiment cherché à émanciper les élus locaux, particulièrement les présidents d’APC pour leur permettre d’assumer leur rôle, puisqu’à chaque élection communale, c’est à l’administration, activant dans les coulisses, qu’incombe la mission de désigner le « premier magistrat » de la ville, même si l’on prend soin de faire, aux yeux de l’opinion publique, dans les formes, signant par là le premier d’une série d’actes à l’origine de la soumission de l’élu dont la « gratitude » à l’endroit de ceux qui l’ont fait maire ne cessera pas de se manifester, tout le long de son mandat. Ainsi biaisée, objet de convoitises et de jeux de coulisses, de par l’importance que requiert la fonction de président d’APC pour certains milieux locaux influents, notamment lorsqu’il s’agira de récolter quelques avantages lors de passation de marchés de fournitures scolaires, de mobiliers, de travaux de rénovation ou encore d’assainissement, d’octroi de concessions et d’exploitation de certains biens publics, la fonction de maire se trouve dénaturée, détournée de sa mission originelle pour être au service de clans et de groupes humains, pas forcément les mieux à même de contribuer au développement local. D’ailleurs, le bilan établi, au bout d’une année d’exercice, bien qu’il ne puisse pas être exhaustif, fait ressortir, pratiquement, les mêmes carences dans l’écrasante majorité des 1541 communes, que ce soit l’hygiène, la santé, les transports, les services, les infrastructures scolaires, l’entretien des routes, et les quelques améliorations relevées ça bilan.jpget là sont bien plus le résultat de l’engagement personnel du président de la République, à travers les centaines de projets sectoriels et centralisés contenus dans le Plan de Relance Economique, les élus locaux étant trop occupés à vaquer à d’autres préoccupations, souvent les leurs d’abord, en attendant l’ouverture officielle de la campagne présidentielle ou une probable « virée » du chef de l’État dans leur fief…

2 Réponses à “Bilan des communes”

  1. Krimou dit :

    négatif pour Bgayet et je suis certain que l’apc ne fera même pas de bilan pour cette 1ère année de gestion.on a jamais pensé avoir une apc aussi minable.le fln continue le desastre

  2. Amina dit :

    je suis dac avec krimou et en + tous est defonssé:les routes,les trotoirs,les jardins,tout ,tout et tout.il vaut mieux éliminé cette assemblé,elle nait pas capable

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