L’apport des Amazighs à la civilisation universelle
Posté par Rabah Naceri le 13 novembre 2008
L’apport des Amazighs à la civilisation universelle,
thème d’un colloque internationale à Alger
L’apport des Amazighs à la civilisation universelle a été souligné hier, à Alger par les participants à un colloque international organisé par le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA).
Les participants à cette rencontre, de deux jours, ont abordé la contribution variée des Amazighs à la civilisation humaine dans différents domaines notamment en politique, philosophie, culture, arts et littérature.
Le directeur du patrimoine au HCA, M. Hamid Belek, a évoqué le premier grand roi amazigh,
Massinissa, qui a su faire de « Tamazgha » à l’époque un Etat en assurant aux siens les éléments de stabilité et de sédentarisme, une vie économique prospère et en leur inculquant l’amour de la terre et de l’indépendance. « Massinissa était un des grands hommes amazighs qui ont contribué à la pensée politique universelle », a souligné M. Belek. « Il a démontré que Tamazgha pouvait rivaliser avec toutes les autres cultures et civilisations. Sa bravoure et sa force militaire ont certainement contribué à changer l’ordre politique de l’époque où les deux puissances Carthaginoise et Romaine étaient obligées de composer avec lui », a-t-il ajouté.
S’agissant de la contribution amazigh aux arts et à la littérature, l’intervenant a souligné que « les hommes qui ont participé à ce mouvement culturel sont les promoteurs de la culture tamazight ». Le directeur du patrimoine au HCA a notamment cité Apulée de Madaure, « auteur d’une oeuvre considérable dans les différentes sciences, comme la médecine et l’astronomie, la philosophie, l’art , la musique et la littérature », rappellant que son oeuvre maîtresse « Les métamorphoses ou l’âne d’or » a donné à l’histoire de la littérature de langue latine son premier roman en prose. L’intervenant a également évoqué l’oeuvre et la contribution à la civilisation universelle d’hommes tels que Saint Augustin et Ibn Khaldun. Le chercheur Abdennour Abdesselam a abordé, pour sa part, dans sa communication l’apport des Amazighs à la civilisation humaine dans le bassin méditerranéen. Il a précisé que ces apports se basent sur trois plans essentiels: littéraire, religieux et politique, ajoutant qu’au plan littéraire les grands noms de la littérature d’Afrique du Nord « sont tous ou presque des berbères ». M. Abdesselam a cité, entre autres, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Malek Ouari, Mohamed Dib, Kateb Yacin, Tahar Djaout et Assia Djebar. Ces auteurs, contribuent, à travers la traduction de leur ouvrages dans plusieurs langues, au renforcement de l’universalité », a-t-il dit.
« Leur lieu d’expression est l’Algérie mais la réalisation de leurs oeuvres dépassent l’espace et le temps pour traiter de la commune vie des hommes par-delà les langues et les cultures », a ajouté le conférencier.
De son côté, l’intervenant Chems Eddine Chitour a donné quelque repères sur l’apport culturel de la culture amazigh au patrimoine de l’humanité.
M. Chitour a insisté sur le nécessité de dépasser le débat sur « l’errance identitaire » et de concentrer les efforts sur le développement économique et social », car, a-t-il dit, « Nous sommes tous des Algériens ».
Le secrétaire général du HCA, M.Youcef Merahi, a déclaré de son côté que ce colloque scientifique est une occasion pour des chercheurs et des universitaires de discuter et identifier des pistes de réflexion pour montrer la place du peuple Amazigh dans l’histoire. (El Moudjahid)
Oops ! Une erreur est survenue.
L'accès au blog est momentanément impossible,
veuillez nous excuser et ré-essayer dans quelques instants.
Retour ou Écrivez-nous si le problème persiste.
















