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Un CHU à Bejaia. Pourquoi ce retard ?

Posté par Rabah Naceri le 29 octobre 2008

chu.jpgL’espoir demeure cependant, un groupe de natifs de Béjaïa, armé d’une volonté à toute épreuve et ne concevant pas une faculté de médecine sans CHU a pris le bâton de pèlerin pour donner corps  au rêve de toute une population.

A-t-on le droit moral, si haut que l’on soit placé, de frustrer la population de toute une région de l’espoir qu’elle a caressé depuis des années de voir se réaliser un CHU pour ses étudiants et pour ses patients, surtout quand cette région qui a été une capitale rayonnante dans le passé, a aussi, s’indigne le P/APW de Béjaïa dans une correspondance adressée au Chef du gouvernement, au sujet de la non inscription dans la loi de finances 2009 du CHU de Béjaïa, “abrité le PC de l’une des plus importantes wilaya historiques et le congrès fondateur de la République algérienne.”

Promis devant les élus par le ministre de l’Intérieur, ce projet qui devait de toute façon devenir inéluctable avec l’ouverture de la faculté de médecine, les habitants de la capitale des Hammadites ne comprennent vraiment pas comment et par quel tour de passe-passe sa réalisation est encore renvoyée aux calendes grecques. Mais l’espoir demeure cependant, car un groupe de natifs de Béjaïa armé d’une volonté à toute épreuve et ne concevant pas une faculté de médecine sans CHU a pris le bâton de pèlerin pour donner corps au rêve de toute une population. Ce groupe composé essentiellement de professeurs d’université, de médecins spécialistes installés et quelques retraités s’est constitué en association à cet effet. L’association porte le nom d’AAFMB (Association des amis de la faculté de médecine de Béjaïa) et a élu domicile au sein même de la faculté de médecine. Son président Fatah Bouhmila, professeur d’université, indique que les objectifs essentiels visés par l’association sont au nombre de trois : premièrement, c’est de faire signer dans les meilleurs délais le décret portent création du CHU de Béjaïa deuxièmement, c’est d’inscrire de 2009-2013 la réalisation du CHU et enfin troisièmement c’est d’émettre des propositions quant au terrain d’assiette où sera implanté le CHU : c’est-à-dire de bien choisir un terrain qui offre toute les commodités de proximité et d’accessibilité aux étudiants, aux professeurs et aux patients.  Le président de l’association note par ailleurs que la faculté de médecine de Béjaïa qui a deux ans d’âge cette année, a d’ores et déjà signé deux conventions de partenariat avec deux facultés de médecine françaises : celle de Montpellier qui est la plus vieille d’Europe et celle d’Amiens qui a la réputation d’être très pointue en matière de soins et de formation des médecins.

Le premier responsable de l’association ajoute également que le DSP de Béjaïa a déjà donné son accord pour héberger provisoirement le CHU, une fois créé, à l’hôpital Khellil-Amrane et que 45 enseignants en médecine devront être mutés à la faculté de médecine de Béjaïa.(par B.Mouhoub)

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Le Coran traduit en Tamazight

Posté par Rabah Naceri le 28 octobre 2008

Bouteflika a salué l’initiative

au 13ème Salon International du Livre d’Alger

islamcoranphonetique.pngHacène Naït Amara. Accompagné du chef du Gouvernement et de plusieurs ministres, le président de la République a procédé, hier au palais des Expositions des Pins maritimes à Alger, à l’inauguration officielle de la 13e édition du salon internationale du Livre d’Alger (SILA). Le Chef de l’Etat a eu à rendre visite à plusieurs stands de maisons d’édition. Une fois au stand du haut commissariat à l’Amazighité (HCA), le président de la République a interrogé le responsable du stand sur la possibilité d’une traduction du saint Coran en langue Tamazight. le responsable du HCA a tenu à faire savoir au Chef de l’Etat que les éditions Zeriabe d’Arabie Saoudite ont déjà fait la traduction en plus à celle faite par le HCA. Le président Bouteflika a tenu à saluer cette initiative tout comme il a salué l’initiative du film Amazigh.

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Docteur Abdelkader Bellabès. Un Grand Homme au Grand Coeur

Posté par Rabah Naceri le 23 octobre 2008

Merci à notre ami Hamid Tahri d’avoir rédigé de sa belle plume cet article sur le médecin aimé de Bejaia et de toutes celles et ceux qui l’ont connu et approché.

Merci de rafraîchir la mémoire collective pour que nul n’oublie le passage indélibile de ce Grand Médecin au Grand Coeur qui a tout donné à l’humanité sans rien prendre, sans rien demander. Il a tout fait pour l’Amour de Dieu.

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 Abdelkader Belabbès.

Médecin mécène, philosophe et homme de science

Le médecin qui souffrait pour les pauvres

« Je n’ai pas peur de l’avenir, j’ai peur de ne pas en avoir » Un jeune désabusé.

S’il le pouvait, Abdelkader embarquerait tous les damnés de la terre dans son arche. Les démunis, les pauvres, les laissés-pour-compte, les exploités qui constatent à leur corps défendant cette déshumanisation qui fait d’eux des parias, des moins que rien, des citoyens de seconde zone. Pourtant, Abdelkader ne se prend pas pour un messager de Dieu, encore moins pour le sauveur Noé. Mais, nourri aux valeurs d’humanisme puisées dans la piété qui l’habite, Abdelkader a toujours rêvé à haute voix de sauver le maximum d’êtres réduits à la condition de sous-hommes, limités à observer, impuissants, l’arrogance insolente d’une classe de nantis qui les méprise et les nargue.

bellabes.jpgL’engagement de notre médecin mécène auprès des déshérités lui a valu la reconnaissance de tous, car il se sentait à l’aise dans tous les milieux, homme de terrain, de foi et de science qu’il était. Connu à Béjaïa où il officiait, sa popularité dépassa les berges de La Soummam, pour aller au secours des plus vulnérables du côté de Sétif où sa famille possédait une ferme, précisément à Bousselam dans la commune de Mezloug. Tahar Chaouch Mohamed Oudjemaâ, ancien moudjahid et ami intime du défunt témoigne : « Hadj Abdelkader ? C’était la bonté personnifiée. Il était d’une modestie exemplaire. Si j’avais eu ne serait-ce qu’un brin de ses qualités, j’aurais été le plus heureux des hommes. Il a soigné gratuitement des centaines et des centaines de gens. Il faisait des dizaines de kilomètres à pied pour aller à la rencontre de ses patients, parfois en dehors de la ville de Bougie. Il possédait une ‘’Traction’’, mais il ne s’en servait pas. Je vais vous étonner, mais il ne possédait pas de cabinet. Pour l’anecdote, un jour, il fut surpris en plein exercice de son métier dans la rue par les gendarmes qui pensaient tenir là un charlatan dans l’exercice illégal de la médecine. Lorsqu’il déclina sa qualification, ils restèrent sans voix. C’est Abdelakder qui est à l’origine de mon éducation. Je lui dois tout, même si je m’en veux de n’avoir pas hérité de toutes ses qualités. »

Un engagement précoce

medecine.gifAbdelkader Belabbès est né le 6 septembre 1915 à Béjaïa, fils de Touati Zohra et de Belabbès Ahmed, connu sous le nom de Ahmed Hamana. Il habitait la rue Allaoua Touati (Houma Keramane) un peu plus haut que le lycée Ibn Sina et la rue Fatima. Le Dr Abdelkader a remplacé le Dr Ahmed Francis à Sétif qui était souvent accaparé par ses activités politiques. Francis, l’enfant de Relizane, était un militant actif du PPA. Le Dr Abdelkader avait accepté de bon cœur ce remplacement. Mais après un mois et à son retour, le Dr Francis demandant des comptes trouva la caisse vide. Il s’en inquiéta auprès de son ami Abdelkader qui lui rétorqua : « Vous m’avez demandé de vous tenir le cabinet, c’est fait, pour le reste c’est ‘’fi sabilillah’’. » Le Dr Francis lui a rendu un bel hommage, rapporte le neveu du défunt, le Dr Abdelhakim, qui se rappelle des allées et venues d’hommes illustres dans la maison de son oncle, comme le théologien Abderrahmane Djillali, qui en plus des soins, aimait converser longuement avec son hôte sur les sujets aussi divers que le fikh et l’histoire. Sûr de lui, le Dr Belabbès n’utilisait pas le stéthoscope. Il lui suffisait de coller son oreille au niveau de la poitrine et du dos et son index et le majeur au poignet du patient pour tâter le pouls tout en regardant sa montre. Les plus démunis le sollicitaient fréquemment. Après consultation, le docteur leur glissait un petit bout de papier griffonné, en guise d’ordonnance, destiné à son ami, le pharmacien, Kaci Amirouchen de Béjaïa qui savait ce qui lui restait à faire : distribuer gratuitement les médicaments. Kaci, un autre grand nom au service des pauvres, n’hésitait pas un instant pour pourvoir le Dr Abdelkader en médicaments destinés aux maquisards blessés. L’imam Abdelghani Chehata, d’origine égyptienne, mais qui a été adopté par Béjaïa, où il a officié de longues années à la mosquée Sidi Soufi, n’oubliera jamais Abdelkader « dont la générosité n’a d’égale que sa piété, dont le dévouement aux autres est un exemple. Il était prêt à intervenir à tout moment auprès de ceux qui sont dans le besoin, surtout les plus vulnérables. Il aimait la vie, il aimait l’humanité et aimait la paix. Il aimait répéter que tout ce qu’il y a sur terre appartient à Dieu et que tous ceux attirés par les choses matérielles de ce bas monde doivent se ressaisir. Ponctuel aux heures de prière, c’était un homme de foi, un homme de cœur ». Ses amis, comme Rachid Hamouche, le décrivent pétillant de fraîcheur et débordant de toutes les douleurs de la vie, en s’interrogeant gravement sur la condition humaine. « Il a traversé le monde en reniflant l’air du temps, en prenant la précaution de ne pas en perdre », constate son ami Oudjemaâ. En décrochant son bac au milieu des années 1930 à Ben Aknoun, il savait que sa trajectoire était tracée : il sera médecin et pour ce faire, il s’envolera à Tours en France où, à l’issue de brillantes études, il est diplômé en 1940. La guerre battait son plein et Abdelkader est vite mobilisé par l’armée française à l’hôpital de Batna, où il restera pendant presque une année. Là, il réformera à tour de bras les jeunes issus de familles pauvres jusqu’à éveiller les soupçons de ses supérieurs qui le surveilleront de près. Après sa démobilisation, il retourne à Béjaïa, où il décide de mettre sa médecine au service des autres, sans contrepartie.

Un homme pieux

En 1941, son père acheta une ferme à Sétif. Abdekader y résidera en prodiguant les soins aux malades, surtout contre le paludisme. Il avait acheté des fûts entiers de désinfectant qu’il déversait dans l’oued, comme il avait ramené du DDT et expliquait son utilité aux fellahs. A Sétif, les visites médicales se déroulaient au fond d’une boulangerie. A Béjaïa, les soins se faisaient dans le magasin de Hadj Adjellili Achour. La ferme de Sétif a été bombardée par les Français après que ces derniers eurent découvert qu’elle abritait les moudjahidine. Elle a été réduite en un amas de pierres. Comme le rappelle l’un de ses nombreux amis, El Hadj Abdelkader (qui a effectué son pèlerinage en 1955 en bus à partir de Constantine) assénait ses vérités sur les scandaleuses disparités et le fossé toujours grandissant entre les riches et les pauvres. Il aimait se référer à l’imam Ali pour dire que la justice est une, l’injustice multiple. C’est bien pourquoi il est plus facile de commettre des injustices que d’être juste. C’était son combat qu’il a mené sans discontinuer jusqu’à son dernier souffle et il en était fier. Djoudi Attoumi, qui l’a bien connu, dresse un portrait émouvant de son ami : « Sa médecine, il l’exerçait à titre bénévole. Jamais il n’avait accepté d’encaisser des honoraires. Au contraire, il s’arrangeait toujours à offrir des échantillons médicaux et même de l’argent pour ses patients qui se trouvaient dans le besoin, afin de les acheter en pharmacie. De nombreux malades apportent toujours leurs témoignages pour lui rendre hommage, pour rendre hommage à l’homme désintéressé qu’il était, pour l’efficacité de ses traitements qu’il prescrivait, en un mot pour ses compétences. Homme de science, il fut le médecin compétent, le médecin des pauvres qui recevait ses malades au niveau même de l’usine désaffectée de la famille. Tous ceux qui avaient besoin de ses services savaient où le trouver, en dehors de la mosquée qu’il fréquentait à tous les moments de la prière. Il était un peu à l’image du Dr Albert Switzer qui s’était consacré à soigner les malades dans la brousse en Afrique et s’occupait aussi des lépreux. »

Un syndicaliste du peuple

Hadj Abdelkader était discret nous dit un de ses anciens voisins du côté de Bab Ellouz. « C’était une sorte de samaritain, de syndicaliste du peuple qui a incarné les valeurs humanistes en ne se prêtant pas à la comédie du pouvoir », explique un de ses fervents admirateurs béjaouis. Particulièrement sensible à la misère des hommes, il a bataillé dur pour panser les blessures et soulager les cœurs meurtris. Il avait une attention particulière pour son ami Rachid, auquel le lie une amitié sincère. Abdelkader, éternel optimiste, arborait toujours un sourire intraitable et ne se vantait de rien. Et dire que rien ne le prédestinait, lui issu d’un milieu aisé, à se frotter aux misères du monde ! Djoudi Attoumi souligne l’engagement de notre médecin et son militantisme : « Pendant la guerre de libération, il fut appelé à soigner en urgence le capitaine Cheikh Youcef Laâlaoui, qui était chef de la zone 1 (rive droite de la Soummam), pour une méchante blessure à la cheville qui l’empêchait de marcher. Son ami Tahar Chaouch Djemaâ le conduisait auprès du blessé pour lui prodiguer des soins jusqu’à ce qu’il soit quelque peu rétabli. Il eut également l’occasion de soigner d’autres maquisards ou des malades recherchés par l’administration coloniale. C’est dire qu’il était aussi un militant engagé pour la cause nationale. A l’indépendance, Cheikh Youcef Yalaoui, qu’il avait soigné, deviendra secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), lui sera toujours reconnaissant, notamment en lui rendant visite lors de ses passages à Béjaïa. Le Dr Bellabès, qui avait pris d’énormes risques pour le soigner, ne lui demandera jamais, comme à tant d’autres, une reconnaissance ou une récompense quelconque. Le Dr Si Abdelkader Belabbès était un peu philosophe et un croyant pur, car il n’a jamais cru à la vie éphémère. Homme de foi et de science, il consacra une grande partie de sa vie à la religion et à venir en aide aux malades et aux personnes en détresse. A Béjaïa et dans la région, Si Abdelkader Belabbès était le symbole de l’honnêteté, de la rigueur. Humble et modeste, il est parti comme il a vécu, c’est-à-dire dans le silence et la simplicité. »

Hadj Abdelkader est décédé le 9 juillet 2002 et enterré au cimetière Sidi Abderrahmane de Béjaïa.

PARCOURS

Né le 6 septembre 1915 à Béjaïa, Abdelkader a fait ses études dans sa ville natale. Il décrocha son bac à Ben Aknoun et fit de brillantes études de médecine à Tours (France). A son retour en 1940, en pleine guerre, il fûut mobilisé et orienté vers l’hôpital de Batna, où il exerça durant une année. Il entama sa véritable carrière en 1941 à Béjaïa où il se fit connaître par la population grâce à son engagement, son désintéressement et sa générosité. il soignait gratuitement les nécessiteux. Il le fera durant toute sa carrière à Béjaïa mais aussi à Sétif, où sa famille a été appelée à déménager. Le jour de son décès, le 9 juillet 2002, un vieil homme, face aux fenêtres du domicile du docteur, pleurait à chaudes larmes en disant : « On a perdu notre bon docteur, celui qui nous soignait, nous aidait, nous remontait le moral. » Dans l’oraison funèbre, l’imam Chehata n’a pas tari d’éloges sur « cet homme hors du commun, un fidèle assidu, un homme de foi, un homme de cœur ». Le défunt qui n’aimait pas le luxe disait : « Tout cela appartient à Dieu, nous on partira. » Il est parti dans la discrétion non sans laisser une image indélébile qui illumine l’esprit des hommes qui l’ont connu.

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L’attitude citoyenne des uns, le sens des responsabilités des autres

Posté par Rabah Naceri le 16 octobre 2008

Mieux vaut prévenir que guérir

(Par A. LEMILI de Tribune). D’un événement tragique à un autre et quelle que soit sa gravité, l’Algérien a de tout temps su raison garder. Il est effectivement des drames face auxquels il serait trop facile de pratiquer la politique de l’autruche parce que de superbes raccourcis permettent de les mettre sur le compte d’une force immanente.
Dans leur grande sagesse, nos parents, sans chercher coûte que coûte à justifier l’injustifiable, ne disaient-ils pas face à des manifestations naturelles comme celles qui frappent depuis quelque temps certaines régions du pays que «el hder matloub», une façon comme une autre de rappeler que le principe de précaution n’est jamais superflu. Mais quoi que l’on dise, toutes les précautions prises à travers le monde suite à des impondérables naturels ne l’ont été qu’au lendemain d’incidents graves. Autrement dit, c’est ce qu’on qualifie d’«enseignements à tirer».
inondation.jpgIl y a eu un avant-Ghardaïa. Dorénavant, c’est l’après-Ghardaïa qui est vital pour le reste du pays et de ses populations. Il est dommage qu’il n’y ait pas eu un plus sérieux après-Bab El Oued mais l’histoire ne peut malheureusement pas être refaite à ce stade de la situation. Toutefois, la répétition d’un drame d’égale ou de moindre ampleur ne serait que de trop. Et juguler ou du moins atténuer les conséquences d’une impromptue manifestation de la nature ne relève souvent que du plus banal acte quotidien des habitants d’une région parmi d’autres. Une attitude citoyenne omniprésente ne nuirait à personne. Bien au contraire, il suffirait pour cela d’imaginer qu’un avaloir peut ne pas remplir la plus primaire de ses fonctions parce qu’il a servi tout simplement de réceptacle à tous les types d’emballage en papier, synthétiques jetés par les consommateurs.
crue.jpgLa responsabilité de la commune est également engagée en ce sens qu’il n’en coûte rien à ses services de procéder régulièrement au curage des différentes voies d’évacuation d’eaux de ruissellement et plus particulièrement des risques de délitement des cours d’eau.
Dans la wilaya de Béjaïa, les responsables locaux ont fait leur cet adage selon lequel «…à quelque chose parfois malheur est bon» et ont consacré, ce qui n’est jamais assez tant qu’il s’agira de prévenir des vies humaines, près de 40 millions de dinars rien que pour la phase étude d’un projet de protection de la ville contre les inondations. Sage anticipation d’autant plus que la ville a été éprouvée à deux reprises en l’espace d’un semestre (décembre 2002 et mai 2003) par deux phénoménaux débordements de rivière qui ont laissé sans logis quelques familles, en ont endeuillé d’autres et ont coupé du reste de la wilaya la localité de Tala-Hamza.
Est-il besoin de le souligner, tous les fonds de secours d’urgence consentis par l’Etat, la prise en charge régulière jusqu’à normalisation de la situation mais également par ceux (fonds) collectés dans le cadre de la solidarité nationale auraient mieux servis ailleurs. Et rien que pour cela, quel que soit le montant de l’investissement que va consacrer la wilaya de Béjaïa pour se protéger contre de tels avatars, cet effort financier ne sera jamais de trop en ce sens qu’il sera nettement moins important que celui consacré à la réparation des dommages causés, qu’ils soient matériels, humains ou moraux.

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Notre médaillée Soraya HADDAD boude le MJS

Posté par Rabah Naceri le 15 octobre 2008

Nos médaillés olympiques refusent la récompense du MJS

Benyekhlef et Haddad dénoncent Djiar

haddad.jpg(Yazid Ouahib. El Watan). Les médaillés olympiques Amar Benyekhlef et Soraya Haddad ont signifié au ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, leur refus « d’accepter dans le fond et dans la forme cette récompense (1 500 000 DA et 750 000 DA) » offerte par la tutelle après leur sacre en Chine.

djiar.jpgLes deux athlètes, uniques médaillés algériens lors des derniers Jeux olympiques à Pékin, ont stigmatisé le comportement du ministre en ces termes : « Votre incompréhensible et regrettable absence durant toute la période des Jeux de Pékin, à notre arrivée à l’aéroport d’Alger et aux différentes cérémonies de remise des récompenses nous a laissé un goût d’amertume sachant qu’une médaille olympique a beaucoup plus de valeur que tout autre sacre sportif. »

A travers ces propos, Amar Benyekhlef et Soraya Haddad disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Est-il raisonnable que le premier responsable du secteur pointe aux abonnés absents lors de toutes les cérémonies organisées en l’honneur des deux champions ?

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Abderahmane Bouguermouh : Bgayet célèbre le retour de son enfant prodige

Posté par Rabah Naceri le 14 octobre 2008

Abderrahmane Bouguermouh va mieux

“ Merci à tous ! ”

bouguermouh.jpgAprès neuf mois de lutte contre la mort à  l’hôpital la Salpêtrière à Paris, Abderrahmane Bouguermouh,  72 ans, est de nouveau rentré chez lui à Alger. L’artiste parle de sa maladie et de ce qui le passionnera toujours : Les racines et le cinéma.

Dépêche de Kabylie : Monsieur Bouguermouh, après neuf longs mois d’hospitalisation à la Salpêtrière en France. Il est certain que vous avez beaucoup à dire à tous ceux qui vous ont soutenu dans ces moments difficiles

Abderrahmmane Bouguermouh : Il est tout à fait normal, après neuf mois d’hospitalisation et une prise en charge onéreuse, de remercier madame la ministre de la Culture Khalida Toumi et son chef de cabinet madame Zahia Yahi, lesquelles ont fait le nécessaire pour mon hospitalisation. Je remercie également tous ceux qui sont venus, à mon chevet, ceux qui m’ont aidé et soutenu par tous les moyens médical, matériel ou moral. En dehors de la maladie, il y a ce contresens de savoir qu’il y a un formidable élan de solidarité, et cela nous fait plaisir de revenir avec cette certitude.

Bouguermouh, réalisateur du film La colline oubliée en amazigh est revenu de loin, peut-on dire qu’il y a reconnaissance des pouvoirs publics notamment celle du ministère de la Culture qui a assumé votre prise en charge durant cette longue hospitalisation ?

Je pense que dans l’ensemble je peux dire oui.

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Kenza Farah. Une étoile de Bejaia

Posté par Rabah Naceri le 14 octobre 2008

Kenza Farah

farah.jpg

Kenza Farah, une enfant de Bejaia qui a grandi dans la ville de Marseille, a pu se faire une place dans le monde fermé des artistes et des futures célébrités. Pour mémoire Kenza Farah est née à Bejaia le 08 juillet 1986. A 22 ans, elle est déjà auteur-interprète dans le genre R’n'B. Kenza Farah a été victime d’un accident de la circulation ce dimanche 12 octobre 2008. Elle fut percutée par une voiture alors qu’elle sortait d’un studio d’enregistrement pour la préparation d’un nouvel album  » avec le Coeur » qui semble être un très grand succès qui viendra s’ajouter aux précédents comme  » j’essaye encore  » et  » au coeur de la rue « . Le chauffeur a pris la fuite en laissant cette jeune étoile dans un état très grave. Kenza Farah est sous surveillance médicale dans un hôpital de Marseille. Aucune information n’a filtré sur son état et nous nous remettons à Dieu pour lui apporter soutien et rétablissement.

Voir un extrait de sa biographie

http://www.web-libre.org/dossiers/kenza-farah,1958.html

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Oued Soummam : un danger potentiel

Posté par Rabah Naceri le 12 octobre 2008

Catastrophe naturelle

Oued Soummam : un danger potentiel

cherislaterre.gifLe réchauffement climatique et les catastrophes naturelles qu’il induit fatalement n’ont pas laissé indifférents les scientifiques algériens. Un séminaire international est prévu dans deux semaines à Béjaïa. Une ville, dont les bassins versants, préviennent les experts, présentent un danger imminent si des mesures importantes et urgentes ne sont pas prises dans les années à venir. « Si l’Algérie ne s’occupe pas de ses bassins versants, ces derniers continueront à tuer massivement, comme on vient de le constater ces derniers jours dans la ville de Ghardaïa », alertera le docteur Khoudir Madani, enseignant à l’université de Béjaïa. Pour notre interlocuteur, il s’agit-là d’ « un véritable problème d’Etat », car ce dernier devrait logiquement et par devoir d’élaborer des politiques de prévention reposant sur des études scientifiques sérieuses déjà faites ou en passe de l’être sur les conséquences directes du changement climatique. Pour lui, tous les Etats du monde s’occupent de se phénomène, car il est planétaire, et plusieurs pays ont déjà vécu des catastrophes naturelles, en payant un lourd tribut tant humain que financier. « Nous avons le devoir et l’obligation, en tant que scientifiques, de mener des études très approfondies sur les bassins versants afin d’alerter et d’inspirer des politiques urbanistiques idoines qui se baseraient sur les résultats de nos conclusions », suggère encore le docteur Madani, insistant sur le fait que les pouvoirs publics devraient surtout réagir beaucoup plus sur le côté urbanistique de nos villes, notamment celles qui sont construites près des oueds et celles qui sont au niveau zéro avec la mer. L’enseignant pense notamment à l’oued Soummam ainsi qu’à toute la basse ville de Béjaïa (la zone d’Iryahen, Sidi-Ali-Labhar et sa résidence universitaire, l’aéroport…), qui risquent facilement d’être noyés si des précipitations d’une grande ampleur s’abattent en ces lieux décidément très vulnérables. « Des études scientifiques ont prouvé que dans les dix prochaines années, les précipitations seront beaucoup plus fortes et plus brèves aussi. Si les cours d’eau, tel que l’oued Soummam, se sont pas aménagés, ces précipitations se transformeront inévitablement en crues torrentielles pouvant facilement causer des dégâts humains et matériels considérables », prévient Khoudir Madani. A noter que le séminaire international, qui se tiendra du 26 au 28 octobre à l’université de Bèjaïa, verra la participation, outre de plusieurs universités algériennes, de trois grandes universités françaises, celles de Montepellier, du Havre et de Rouen. Le président de la région de Haute- Normandie sera également du voyage à Bèjaïa, accordant un grand intérêt aux travaux de recherches menés dans le domaine du phénomène planétaire qu’est le changement climatique. Il vient, apprend-on encore, de financer un grand projet de recherche sur l’effet du changement du climat sur la disponibilité des ressources en eau dans le bassin versant de la Soummam mené par Khoudir Madani.(Par Kader Sadji)

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Tala Hamza:contestation

Posté par Rabah Naceri le 12 octobre 2008

 Tala Hamza

Des habitants s’opposent à un projet de chenal

apctalahamza.jpgLe projet d’un chenal de près de 4 kilomètres de longueur sur 170 mètres de largeur que prévoit de réaliser la Direction de l’hydraulique dans la commune de Tala Hamza pour protéger la ville de Béjaïa d’éventuelles crues de l’oued Soummam a fait réagir un groupe d’habitants de Tala Hamza lequel a déposé une pétition chez le wali pour exiger son annulation. Les contestataires parlent de 75 hectares de terres utiles qui seront englouties faisant ainsi de cette commune, estiment-ils, une zone dépourvue d’assiettes pour d’autres projets d’utilité publique. Ils sont catégoriques quant à la nuisance de ce projet sur l’environnement lequel deviendra, d’après eux, un égout géant à ciel ouvert du moment qu’en amont, rien n’a été fait pour préserver cet oued.
Contacté par nos soins, le président d’APC de Tala Hamza nous dira que ce projet qui date de longtemps, repris ces derniers temps et dont l’étude a été confiée à un bureau d’études français, sera bénéfique pour la région mais peut toutefois être réétudié pour minimiser les dégâts.
En effet, selon le premier magistrat de ladite commune, plusieurs terrains et habitations seront touchés et il est nécessaire d’associer l’APC et ses services pour essayer de revoir par exemple l’itinéraire et indemniser à leur juste valeur les propriétaires des terrains et maisons qu’on ne peut éviter. Le but de la réalisation de ce chenal est d’affaiblir le cours de l’oued Soummam au moment des grandes crues hivenales et éviter les inondations à Aboudaou, Sidi-Ali- Lebher, etc.
Malgré cette urgence, les signataires du rapport rappellent qu’une véritable étude d’impact doit être établie par des spécialistes en collaboration avec la population concernée directement et ajoutent que des négligences antérieures avaient causé des dégâts considérables à chaque crue, notamment en 2002/03 lorsque des inondations avaient ravagé les terres agricoles et anéanti l’apiculture. En effet, en réalisant le barrage de Tichy Haf, les services en charge du projet avaient réalisé un batardeau à Bouhamza qui avait cédé lors des pluies torrentielles de décembre 2002 et l’eau avait déferlé jusqu’à l’aéroport atteignant une hauteur de plus d’un mètre et obligeant les pompiers à intervenir en zodiaques à Irahen par exemple, quartier totalement submergé par les eaux. A l’époque on avait estimé les dégâts à plus de 100 milliards de centimes pour toute la vallée de la Soummam.
Convaincus que la réalisation d’un chenal de 4 kilomètres ne peut résoudre à lui seul tous les problèmes, les contestataires demandent aux autorités concernées de réétudier ce projet dans sa globalité et de faire participer la société civile à la faisabilité d’un projet réaliste et réalisable dans l’intérêt de tous. (A.Gana)

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Monuments et sites historiques : restauration ou pure démagogie ?

Posté par Rabah Naceri le 12 octobre 2008

Nous lisons aujourd’hui un article de A. Amina qui nous redonne encore une énième fois l’espoir de croire que cette fois-ci c’est la bonne mais sans pour autant chasser totalement la petite pointe de doute ancrée en chacun de nous à force de consommer des promesses non-tenues.

Dans le même ordre d’idées, je me pose l’éternelle question pourquoi les autorités locales et nationales n’élaborent pas un programme global de restauration de tous les sites et monuments historiques de la wilaya de Bgayet (Bejaia), à savoir :

  • Le fort de Yemma Gouraya qui dépérit de jour en jour

  • Bab El Bahr (Porte Sarazzine) qui commence à perdre son charme pour des raisons que nous connaissons tous

  • Les vestiges historiques de grandes valeurs qui sont totalement oubliés comme l’aqueduc de Toudja, Tiklat, Gueldamane, etc…

  • Le célèbre château de la Comtesse (qui peut rentrer dans le patrimoine des richesses de notre wilaya) qui est en train de se détériorer à vue d’oeil et devant l’indifférence coupable des élus et des responsables de l’exécutif de wilaya. Tous les concernés se sont murés dans un silence qui en dit long malgré les nombreux écrits de presse (?)

  • Etc…

 J’ose espérer que ces autorités associent les associations concernées comme l’association de défense des sites et monuments historiques, Gehimab et d’autres encore.

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Patrimoine historique de Béjaïa :

Un programme de restauration en cours

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Les études de restauration des monuments historiques inscrites au profit de la wilaya de Béjaïa sont en cours de réalisation. Dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine et la réhabilitation des sites historiques classés, et vu son importance capitale, la citadelle de Béjaïa est l’objet d’une étude de restauration.

Lors de la visite d’inspection effectuée au niveau de ce site par le wali en compagnie du P/APW et P/APC de Béjaïa ainsi que le directeur de la culture, le responsable du bureau d’études retenu a insisté sur la nécessite de procéder en premier lieu aux opérations de nettoyage, désherbage et déblaiement du site pour pouvoir établir un diagnostic et garantir ainsi une conservation rigoureuse du patrimoine. Une procédure pour le choix de l’entreprise spécialisée sera entamée ces jours-ci.

Une décision de renforcer la bibliothèque de la casbah a été prise lors de cette visite par le wali qui a demandé aux responsables de préparer une liste composées des besoins en matière de livres recherchés et souhaités par les adhérents. Par ailleurs, au niveau de l’ex-tribunal de Béjaïa et dans le cadre de sa restauration et son aménagement en annexe de l’Ecole des beaux-arts, le premier responsable de la wilaya a instruit le responsable du bureau d’études à l’effet de réviser l’étude en vue d’y intégrer le volet ayant trait au drainage des eaux pluviales que reçoit le site, dans le but de protéger l’édifice contre les inondations. Il faut dire que l’on a déjà constaté des fissures sur le mur suite aux infiltrations des eaux des dernières pluies. M. Hamid Ferhat, président de l’APW, a montré la disponibilité de cette assemblée élue à apporter sa contribution à la restauration de ces sites historiques et aux différents projets visités, notamment la proposition du wali d’utiliser l’esplanade du musée Bordj Moussa au profit de la jeunesse et ceci en organisant des soirées musicales et projections de films sur grand écran.

La délégation a été sollicitée par les commerçants de l’ex-marché public situé au niveau de la place Philippe. Ces derniers ont interpellé les autorités locales et se sont inquiétés sur le projet de reconstruction de ce marché historique prévu auparavant, et dont les travaux sont actuellement à l’arrêt suite aux dernières découvertes archéologiques. Cette situation sera débloquée, d’après le wali, étant donné que les recherches effectuées par les spécialistes sont terminées. Une réunion pour la reprise des travaux sera programmée incessamment avec tous les concernés. Un autre projet a été retenu dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine historique et culturel de la ville de Béjaïa. Il s’agit de la conservation de Bab el Bounoud (bab el fouka). Classée patrimoine national le 17/11/1903 (JO n° 7 du 28/1/1968), cette porte a deux ouvertures dont l’une présente un danger réel pour ceux qui empruntent ce chemin.

En effet, on remarque une fissure profonde sur celle-ci et qui constitue une menace permanente pour les habitants de cette ancienne ville d’après le président de l’association de la sauvegarde du patrimoine culturel et historique de Béjaïa qui a proposé au wali carrément la fermeture de cette porte ou l’interdiction d’accès. Des experts se déplaceront afin d’étudier et d’évaluer le danger que peut provoquer ce site, a annoncé le wali. Une proposition pour une éventuelle inscription pour le classement des autres sites historiques et naturels que compte la wilaya sera formulée au ministère de la Culture, nous apprend-on à la wilaya. Il s’agit par exemple de la grotte féerique d’Aokas, des cascades de Kefrida et de la forêt d’Akfadou ; ceci pour une meilleure prise en charge et protection de ces vestiges historiques et sites naturels qui témoignent encore aujourd’hui des fastes de la longue histoire de Béjaïa.

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