La Perle d’Afrique du Nord se meure !

Posté par Rabah Naceri le 24 août 2008

Décidément la ville de Bgayet continue de défrayer la chronique en matière de mauvaise gestion des ordures ménagères, de l’absence de signalisation routière, de l’état des routes, etc… Le pire de l’histoire est que la majorité des membres constituant la présente assemblée ont déjà accompli un mandat (complet ou partiel) et que tous, sans exception, c’est à dire quelle que soit la « couleur politique », ont promis aux électeurs de prendre en charge tous ces problèmes cités dans les délais les plus courts.

Ordures ménagères.

Les tentatives de l’APC de Béjaïa de prise en charge de la gestion des ordures ménagères sont encore une fois vouées à l’échec et les citadins ainsi que les milliers d’estivants payent le prix de l’inconséquence des élus. Au début de l’été, l’APC a accordé de gré à gré avec une consultation restreinte la gestion de cinq secteurs à des privés pour, dit-on du côté de l’APC, venir en aide aux travailleurs de la collectivité. Un affichage annonçant l’intervalle horaires de dépôt des ordures (19h-23h) est placardé sur les murs de la ville. Mais, l’euphorie de la population locale devant l’engagement des élus n’aura été que de courte durée. L’anarchie continue toujours de régner dans le secteur de l’hygiène publique. Les raisons de l’échec de cette initiative résident dans le choix de cette option et la légèreté avec laquelle elle est appliquée. L’APC a en effet alloué une somme de 20 millions, dont 6 millions destinés au payement de créances antérieures, pour cette opération. 14 millions de dinars sont donc répartis pour cinq opérateurs liés par un contrat de trois mois renouvelables. Les limites de cette option n’ont pas tardé à montrer leurs premiers signes. La plupart des opérateurs ne remplissant pas les clauses des cahiers des charges, étant donné que rares sont ceux qui possèdent des camions à benne tasseuse, la collecte des ordures se faisait en général avec des camions à volets, exposant le tout à ciel ouvert et laissant à son passage des odeurs putrides aux passants vaquant à leurs occupations sur les trottoirs des rues et boulevards de la ville. Même quand ces mêmes camions à volets, surchargés d’ordures, s’en vont à la décharge publique de Boulimat, ils laissent tomber sur la route des quantités importantes de déchets. « Ayant constaté moi-même ce gâchis sur cette route empruntée principalement par des estivants, j’ai alerté le vice-président chargé de l’hygiène, santé et environnement qui a dépêché sur -le -champ un camion de l’APC pour ramasser les ordures traînant sur la route. Ainsi donc, l’APC fait le travail du privé qu’elle paye », relate un ancien élu municipal, Rachid Mansouri. Il constatera que l’inconvénient des camions à volets, c’est qu’ils ne sont pas utilisés pour contenir des ordures dégageant d’importantes quantités de liquide dues à la compression de certains fruits comme la pastèque, le melon, le raisin… « Pourquoi a-t-on accepté des opérateurs ayant proposé des camions à volets ? », s’interroge notre interlocuteur, insinuant qu’il y a donc arnaque dans cette affaire. A la fin de ce contrat, d’autres milliards seront également alloués pour des opérateurs ne participant en rien au règlement du problème de la bonne prise en charge de la collecte des ordures ménagères de la ville de Béjaïa. « Au lieu de donner des milliards à des opérateurs privés pour rien, pourquoi ne pas utiliser cet argent en plus d’autres fonds encore à l’achat de bennes tasseuses afin de constituer une flotte au lieu de rouler avec seulement deux bennes tasseuses pour une ville de plus de deux cent mille habitants », affirme encore Mansouri. Pour lui, il est fondamental de créer une régie communale autonome chargée de la gestion de la collecte des ordures ménagères comme cela s’applique présentement dans la ville de Sétif. « La ville de Béjaïa a les moyens financiers d’acquérir une flotte de bennes tasseuses et le code communal prévoit même des possibilités d’emprunt auprès des banques pour s’équiper en matériel indispensable à la réalisation de ces projets », déclare Mansouri. L’APC a-t-elle pensé à créer sa propre flotte de bennes tasseuses pour inaugurer une nouvelle ère de bonne gestion réussie de la collecte des ordures ménagères ? Pour l’heure, rien n’indique une telle option chez les élus malgré l’échec cuisant de la prise en charge d’une partie de la ville par des opérateurs privés. Pendant que ces derniers s’enrichissent sans le mériter grâce aux largesses de l’APC, les citadins continueront malheureusement à côtoyer les amas d’ordures avec tous les désagréments que cela leur cause quotidiennement. (Par K. Sadji)

Signalisation routière

J’ai déja soulevé, dans un précédent article, l’absence totale de signalisation routière au point de douter même de la citadinité des élus. On ne trouve aucun panneau d’indication pour guider un visiteur vers les structures sanitaires ou d’urgence (hôpital, polyclinique, protection civile, etc…).

Avec toute la publicité faite sur les potentialités toutristiques de Bejaia, aucune panneau n’existe pour orienter un visiteur (algérien ou étranger) qui souhaiterait se rendre à Gouraya, aux Aiguades, à la Casbah, se rendre vers le centre-ville ou carrément quitter la ville.

Les passages cloutés ont été matérialisés avec une peinture « spéciale » de couleur jaune qui a duré juste le temps de la visite d’un officiel. Ces passages ont littéralement disparu et cette situation soulève l’inquiétude des citoyens pour leur progéniture car la rentrée scolaire est proche et le retour des enfants est imminent.

De ce fait, il règne une anarchie inqualifiable au niveau de la circulation routière où les piétons traversent les rues sans discipline, même pour ceux qui le veulent l’être, surtout que Bejaia est l’unique grande ville d’Algérie qui ne possède aucun croisement de routes géré par les feux tricolores. Le squelette de ces pylônes existe juste pour la décoration.

Etat des routes.

Qu’est-ce qui n’a pas été dit sur l’état des routes aussi bien de Bejaia officielle que de Bejaia populaire ? Que dire de plus sinon que la situation est lamentable !

La rue Ahmed Ougana a été entièrement décapée depuis des semaines sans que les travaux de revêtement ne donnent le moindre signe de l’entame. Peut-être que nos élus, avec le silence coupable de l’administration, attendent que les orages d’automne arrivent pour que le réseau d’assainissement soit totalement obstrué pour trouver les prétexte que les mauvaises conditions climatiques ne sont pas favorables pour bitumer cette rue. Cette attitude est coupable.

L’opinion publique observe et risque un jour de rugir et de réagir !

Messieurs les élus ! Réveillez-vous sinon démissionnez !

2 Réponses à “La Perle d’Afrique du Nord se meure !”

  1. Debbouz dit :

    c vrai mais que faire mr Naceri

  2. Espoir... dit :

    La dernière fois que j’étais allé à Bejaia, c’était l’été 2005 et j’avais été choqué de voir un camion transportant des ordures : au dessus des ordures, deux hommes étaient allongés ! j’avais râté la photo du siècle ! sans parler des déchets qui tombaient du camion !

    Je dois y retourner dimanche et j’espérais des améliorations en termes d’hygiène; on parle partout de développement durable, d’écologie ! il serait grand temps que les autorités s’y mettent, sans parler de cette décharge de Boulimat qui est un scandale et une honte !

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