Bejaia : Le congrès de la Soummam

Posté par Rabah Naceri le 20 août 2008

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BEJAIA

20 août 1956 – 20 août 2008 

52 ans après

La Soummam se souvient toujours de Abane

Chaque année la date du 20 Août vient nous rappeler l’un des moments-charnières de notre guerre de Libération: le Congrès de la Soummam, c’est-à-dire les premières assises de la jeune révolution algérienne, en 1956. Un tel événement-fondateur a imprimé à l’histoire de notre lutte un tournant majeur par la plate-forme qui en  est issue et qui trace les contours de l’édifice institutionnel de la Révolution.

On y retrouve, explicités, les trois éléments clés qui identifient la nature du mouvement de libération et sous-tendent sa cohérence idéologique et politique : une légitimité révolutionnaire articulée sur un programme et une stratégie structurée; un statut organique définissant les rouages de la Révolution et leur mode de fonctionnement; une direction unique et homogène. Le nom du Congrès de la Soummam reste intimement lié à celui d’un personnage d’une trempe peu commune: Abane Ramdane. Homme de conviction et de caractère, il a été l’un des principaux promoteurs de l’idée de ce congrès, comme il a été à la fois l’inspirateur avisé de ses orientations et l’artisan  déterminé de sa préparation et de son succès.

Un homme de passion

Le souvenir de Abane demeure également associé à une autre oeuvre maîtresse pour la réussite de laquelle il s’est dépensé avec passion: la promotion de la Zone autonome d’Alger la fameuse ZAA, en un fer de lance d’une redoutable efficacité. C’est sous ses auspices, en effet, que l’organisation FLN/ALN d’Alger a pris un essor fulgurant. Si elle s’est transformée en vitrine éloquente de la Révolution en marche, l’élan incisif, qu’il a su lui communiquer, y est certainement pour beaucoup. Abane n’avait de cesse de hisser Alger au rang de capitale de l’Algérie en armes. Avec l’installation en  septembre 1956 de l’exécutif suprême du FLN dans cette agglomération, il trouva en Ben M’hidi le compagnon idéal lequel nourrissait des ambitions identiques. Ensemble désormais, ils s’acharneront à mettre Alger au diapason de ville symbole d’une fière citadelle où se  développait, dans le vacarme des bombes, l’expérience inédite des maquis urbains. “Le triumvirat que nous formions alors avait reçu du CCE mandat de superviser l’organisation algéroise. A leurs côtés, et tout en y contribuant de mon mieux, j’ai pu apprécier combien leur rôle avait été déterminant pour insuffler une âme au combat de la ZAA. En améliorant et en renforçant les capacités de ses deux branches, politique et militaire, en l’impliquant chaque jour davantage dans une confrontation exacerbée avec l’ennemi, ils ont permis à la Zone autonome de conquérir ses lettres de noblesse. En peu de temps, ils ont réussi à faire de cet appareil révolutionnaire de premier ordre, un outil offensif doté d’une force d’impact considérable… “ Le personnage Abbane, l’un des plus grands acteurs de l’histoire du mouvement national.  ne saurait être saisi et compris que s’il est replacé dans son contexte historique.  Abane, libéré en janvier 1955 après 5 ans de détention, regagne son village natal de Azzouza en Kabylie. Là, il est contacté par Krim et Ouamrane. Bitat est arrêté le 23 mars 1955. Ouamrane prend la relève à la tête de la zone IV et confie, en accord avec Krim, la responsabilité d’Alger à Abbane. Une « direction » de fait s’impose avec Abbane, qui en devient l’âme, Krim, chef de la zone de la Kabylie et Ouamrane, chef de l’Algérois, Ben Khedda est l’un des assistants de Abbane au début de 1956. Abane impulse à cette direction un souffle nouveau ; elle devient la véritable direction  nationale de l’Algérie, un centre de coordination entre les chefs de l’intérieur et entre ces derniers et ceux de l’extérieur. Ainsi Abane la transforme en plaque tournante du FLN, vitrine de la lutte pour l’indépendance. Dans les tracts qu’il rédige, il lance des mots d’ordre et des proclamations qui ont des répercussions au-delà des frontières. Sa devise était : « La libération de l’Algérie sera l’œuvre de tous les Algériens, et non pas celle d’une fraction du peuple algérien quelle que soit son importance. » Autour de lui se forme une équipe qui réalise un travail de mobilisation et de propagande considérable aussi bien en direction de la population musulmane qu’envers les libéraux et les progressistes de la population  européenne. Vis-à-vis de la population musulmane, il déclenche une dynamique d’union nationale qui se solde entre l’automne 1955 et le printemps 1956 par l’adhésion au FLN des membres du Comité central du PPA-MTLD et de leurs partisans les « centralistes » , de l’UDMA de Ferhat Abbas, de l’Association des ulémas de Bachir Brahimi, ce qui élargit les assises du Front. Alger servira de base logistique non seulement à l’Algérois et à la Kabylie toute proche, mais à toute l’Algérie : médicaments, argent, effets militaires y sont collectés et acheminés dans toutes les régions sans distinction. On assiste alors à une accélération de l’intégration des catégories socioprofessionnelles.

Les décisions du Congrès

Déjà des dissonances apparaissaient : Abane ffirmait : « Pas de négociations sans la reconnaissance préalable par la France de l’indépendance algérienne », alors que de son côté Khider au Caire parlait d’ »Assemblée nationale constituante ». A un moment donné il fut question d’une direction de « 12″ membres: 6 de l’intérieur (Ben Boulaïd, Zighoud, Krim, Bitat, Abbane, Ouamrane) et 6 de l’extérieur (Ben M’hidi, Ben Bella, Aït  Ahmed, Khider, Debbaghine, Boudiaf).Un des sujets de discorde, qui ne cessait de rendre les rapports tendus entre Alger et Le Caire, c’étaient les éléments envoyés d’Alger pour représenter le FLN sur la scène, internationale et qui étaient contestés par ceux du Caire: Debbaghine, Ferhat Abbas, Kiouane, Tewfik El Madani. Cependant, dans chacune de ses lettres au Caire, Abbane revient à la charge sur la question des armes où il parle de « carence ». C’est pour tenter de régler tous ces problèmes politiques, militaires et autres et désigner la direction officielle du FLN absente de la scène politique depuis 2 ans qu’Abane finit par prendre l’initiative de s’adresser aux chefs de maquis en vue d’une rencontre. Il avait déjà l’accord de Krim (Kabylie), Ouamrane (Algérois); il n’arrive pas à joindre Ben Boulaïd, évadé de la prison de Constantine depuis novembre 1955 et dont il était sans nouvelles. A Youcef Zighoud (Nord Constantinois) il délègue Saâd Dahlab pour en savoir davantage ; et c’est ainsi que le futur négociateur d’Evian inaugure son activité « diplomatique » au FLN. Concernant la réunion des chefs du FLN, il y avait identité de vue entre Zighoud et Abbane. Les éléments qui étaient à l’extérieur sont également touchés par ce dernier: Aït Ahmed, Ben Bella, Ben M’hidi, Boudiaf. Seul Ben M’hidi qui avait déjà pris la décision de rentrer le fera et sera à Alger en mai 1956. On ne connaît pas exactement les motifs pour lesquels les autres membres qui étaient à l’extérieur n’ont pas suivi l’exemple de Ben M’hidi.

Le Congrès se réunit à Ifri-Ighzer Amokrane, sur la rive gauche de la Soummam, à quelques kilomètres d’Akbou, le 20 août 1956. Le procès-verbal de la première séance donne la liste des présents. « Les membres présents étaient : Ben M’hidi, représentant de l’Oranie (président de séance), Abane, représentant le FLN (secrétaire de séance), Ouamrane, représentant de l’Algérois, Krim, représentant de la Kabylie, Ziout, représentant du Nord Constantinois, Ben Tobal, adjoint de Zighoud. Membres absents : Ben Boulaid, représentant des Aurès-Nemenchas, Si Chérif, représentant du Sud (excusé après avoir adressé son rapport à la réunion). Comme on le voit, le Congrès s réduit à six membres. En dehors des séances, chacun se retrouvait avec d’autres éléments de sa zone : Ali Kafi, Mostefa Ben Aouda et Brahim Mezhoudi avec Zighoud et Ben Tobbal ; Saïd Mohammedi et Aït Hamouda Amirouche avec Krim (zone III) ; Déhilès, Si M’hammed Bouguerra et Ali Mellah (Si Chérif) avec Ouamrane (zone IV). Chaque chef de zone présenta un état de la situation : effectif des moudjahidine, armement, état d’esprit des combattants et de la population. Le Congrès procéda à la désignation des organes de direction de la Révolution : CNRA (Conseil national de la Révolution algérienne) et  CCE (Comité de coordination et d’exécution). Le CNRA, direction suprême, joue le rôle de parlement du FLN : Assemblée législative, symbole de la souveraineté nationale, elle prend les décisions d’orientation politique, militaire, économique et sociale. Elle désigne l’exécutif: le CCE. Le CNRA engage des négociations avec l’adversaire, se prononce sur la guerre et la paix. Le CNRA désigné par le Congrès de la Soummam se composait de 34 membres: 17 titulaires et 17 suppléants. Le problème crucial de l’armement revenait sans cesse dans les débats et le bilan de la délégation extérieure fut jugé négatif. Le Congrès se résolut à la seule décision révolutionnaire : prendre les armes là où elles étaient, c’est-à-dire chez l’ennemi. Des décisions importantes furent prises concernant l’ALN: limites territoriales des wilayate, hiérarchisation, organisation en unités depuis le demi-groupe composé de 4 combattants dirigés par un caporal jusqu’au bataillon comptant 350 combattants dirigés par le colonel de la wilaya. En vue d’humaniser la guerre, furent strictement interdits l’égorgement, l’exécution des prisonniers de guerre, la mutilation des cadavres. Deux principes fondamentaux furent votés : primauté du politique sur le militaire et primauté de l’intérieur sur l’extérieur.

La plate-forme de la Soummam

La plate-forme de la Soummam analyse la situation politique 20 mois après le déclenchement de l’insurrection elle fixe les objectifs à atteindre et les moyens d’y parvenir. En outre, elle pose le problème des négociations et les conditions de cessez-le-feu qui serviront de base, cinq ans plus tard, aux négociateurs d’Evian : Cessez-le-feu, conditions politiques, Reconnaissance de la nation algérienne indivisible. Cette clause est destinée à faire disparaître la fiction colonialiste de « l’Algérie française ». Reconnaissance de l’Indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie. Libération de tous les Algériens et Algériennes emprisonnés, internés ou exilés en raison de leur activité patriotique avant et après l’insurrection nationale du 1er Novembre 1954. Reconnaissance du FLN comme seule organisation représentant le peuple algérien et seule habilitée en vue de toute négociation. En contre-partie le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien :Les conditions militaires seront précisées ultérieurement tel sont les extraits de la Plate-forme du Congrès de la Soummam. Contre la propagande de la France qui accusait le FLN d’être au service d’une puissance étrangère, la Plate-forme de la Soummam est catégorique : « La Révolution algérienne est un combat patriotique dont la base est incontestablement de caractère national, politique et social.  Elle n’est inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington ». L’allusion au « Caire » déplut fortement à Fethi Dhib et bien sûr à Abd-Ennasser qui voulait se faire passer pour le « tuteur de la Révolution algérienne ». Certes il n’y a pas eu de doctrine mais un effort pour combler le vide idéologique et politique existant : ce n’était qu’une plate-forme. Elle ne pouvait que fixer les objectifs stratégiques de la guerre et les moyens d’y parvenir, notamment les conditions du cessez-le-feu…

…Son mérite aura été d’avoir fourni aux militants et aux cadres du FLN, à l’extérieur comme à l’intérieur, des repères d’orientation clairs et précis pour la poursuite du combat. Le principe de la nation algérienne, partie intégrante du Maghreb arabe, fut solennellement rappelé. Vis-à-vis de la minorité européenne, le droit d’opter pour la nationalité algérienne fut reconnu à titre individuel et sur demande de l’intéressé. Ce qui a honoré la Révolution algérienne, c’est qu’il n’y a jamais eu de pogrom anti-juif.  Le boycott des commerçants juifs fomenté par des provocateurs dès le début de la Révolution fut étouffé dans l’œuf par le FLN. Pas de profanation de synagogues, ni d’églises, ni de temples protestants au cours de plus de 7 années  de guerre, malgré la participation active de la majorité d’entre eux à la répression. La Plate-forme de la Soummam a fait connaître au monde le visage d’une Algérie luttant pour une cause juste, dépourvue de chau vinisme et de haine raciale, ouverte à tous ses habitants, y compris aux non-musulmans et tournée vers l’avenir.

Les insuffisances du Congrès

Il y a eu d’abord les absences : celle de la wilaya des Aurès-Némencha et celle du chef de la base de l’Est, Amara Bouglez, qui alimenteront l’opposition au Congrès. Boussouf, l’adjoint de Ben M’hidi à la tête de la Wilaya V et qui en assurait l’intérim, reprocha à Ben M’hidi d’avoir engagé la wilaya sur des questions impliquant l’avenir du pays, alors qu’il aurait été délégué uniquement pour « des questions d’ordre organique et de coordination ». Ben Bella contestera la présence de « certaines personnalités » au CNRA (« Centralistes », UDMA, les Ulémas), la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et la primauté du politique sur le militaire. Cet avis fut partagé par d’autres membres de la délégation extérieure. L’évaluation précise de la situation militaire n’a pas été faite. L’on se contenta de dresser le bilan de chaque wilaya en armes, hommes, finances, sans étude de l’ensemble des forces en présence, algériennes et françaises, d’étudier le problème de la guérilla et son évolution. La grande préoccupation des maquisards et du Congrès était de se procurer des armes et d’étendre le conflit à tout le territoire.  On était à la veille d’une guerre d’extermination. L’élaboration d’une stratégie militaire dans ces conditions était impossible ; les congressistes n’avaient pas une vision claire des étapes à parcourir.  On ne pouvait exiger de ces maquisards poursuivis “à mort” par l’armada française et la multitude de ses services de renseignements et d’espionnage d’accomplir des prouesses. Leur mérite a été de se réunir en pleine guerre, au milieu de mille dangers, et d’avoir fondé une légalité révolutionnaire qui durera jusqu’à l’Indépendance et qui servira par la suite de fondement aux institutions de l’Etat algérien. Et le rôle  de Abane a été là, il faut le reconnaître, prédominant. Le Congrès a doté la Révolution d’une autorité nationale: le CNRA et d’un organe suprême d’exécution: le CCE. Ce ne sont pas les congressistes de la Soummam qui ont étudié et adopté le texte de la « Plate-forme de la Soummam ». Ils en confièrent la tâche au CCE. Celui-ci lui consacra plusieurs séances à Alger et procéda à sa publication le 1er novembre 1956 non sans avoir envoyé un exemplaire du procès-verbal à la délégation extérieure du FLN. L’éventualité du « gouvernement provisoire » fut laissée à l’initiative du CCE. Lorsque le Congrès de la Soummam définit à Alger le statut de « zone autonome » il tient compte de sa situation spécifique : zone du fait de son exiguïté territoriale, wilaya à part entière de par son potentiel humain, la qualité de ses cadres et les objectifs qui lui étaient assignés par la Révolution. Sur 700 000 habitants que comptait le Grand-Alger, plus de la moitié était d’origine algérienne embrigadées dans les structures du FLN.

En somme Abane Ramdane était et sera incontestablement le père de l’Algérie contemporaine, et l’architecte d’une Révolution qui n’arrête pas de faire parler d’elle après 52 ans. Gloire à nos martyrs.

Selon Ben Youcef Ben Kheda 1er président du GPRA

Synthèse Lounis Melbouci

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ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

À L’OCCASION DU DOUBLE ANNIVERSAIRE DU 20 AOÛT 1955 ET 1956

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«Le congrès de la Soummam,

tournant décisif de notre lutte armée »

La révolution « authentique » est celle qui demeure fidèle à ses principes et aux engagements pris à son déclenchement, telle est ce qu’a déclaré hier, en substance, le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans son discours lu en son nom par le ministre des Moudjahidine à Bouira, à l’occasion du double anniversaire du 20 août qui coïncide cette année avec le 53ème anniversaire du soulèvement du nordconstantinois et celui, le 52ème, du congrès de la Soummam. Précisant au passage que pareille révolution est celle qui doit saisir les différentes opportunités pour les tourner à son avantage, doit se projeter dans l’avenir. Et la portée historique de ce double anniversaire a été mise en exergue par le Président de la République pour qui le congrès de la Soummam constitue un tournant décisif de notre glorieuse guerre de libération nationale à laquelle il a insufflé, dira-t-il, une motivation et une impulsion dans la perspective de la concrétisation des objectifs nobles tels que définis par la déclaration du 1er novembre 1954 dont notamment la libération du pays et le recouvrement par le peuple algérien de sa souveraineté pleine et entière et de ses droits à une vie digne. Le congrès de la Soummam avait aussi réussi à mobiliser l’ensemble des ressources nationales autour de la priorité de l’émancipation et de la sensibilisation de la conscience nationale constituant l’essence du combat armé », a souligné le président Bouteflika. De par notamment les décisions politiques et organisationnelles qui ont sanctionné ses travaux, à travers la mise en place d’institutions et de structures, entre autres le Conseil national de la révolution algérienne qui chapeaute toutes les autres étant l’autorité suprême, le Comité de coordination et d’exécution et la subdivision du territoire national en wilayas, régions, zones et secteurs ». Autant de décisions qui ont permis d’organiser au mieux la lutte armée à travers la mise en place des bataillons, escadrons, compagnies et autres groupes, en sus de la réglementation de la gestion des affaires militaires, politiques et sociales, affiremera encore le Président de la République. Ce qui a été pour permettre à notre glorieuse ALN d’enregistrer de retentissants succès face à l’ogre colonial qui ne savait quoi faire avec ces armadas de renforts et d’équipements dont il s’est renforcé. Ce qui a poussé l’autorité coloniale à opter pour la politique de la terre brûlée avec les bombardements massifs et les tristement célèbres opérations génocides et la fameuse loi d’urgence. Si la révolution algérienne a réussi le 20 août 1955 et 1956 et lors des autres précédentes et subséquentes étapes historiques, voire à chaque instant des sept années qu’elle aura durées, à renverser le rapport de force et à sortir de chaque épreuve pénible encore plus forte, plus convaincue de l’inéluctabilité de la victoire, c’est grâce à ses hommes, à sa démarche, à sa justesse et à sa crédibilité, mais aussi à sa communion avec le peuple et avec l’essence civilisationnelle de ce peuple », fera observer le chef de l’Etat. Convaincu que cette révolution constitue un legs et une richesse dont l’importance ne saurait être confinée à la célébration d’une date glorieuse, fusse-telle le 1er novembre ou autre halte phare, Bouteflika a affirmé que la pérennité et la continuité immanentes de sa quintessence, sont à même de nous permettre, de s’armer matériellement et moralement en vue d’appréhender notre présent sur le plan personnel et de concevoir nos liens avec les autres ». Les opérations du 20 août 1955 dans le nord constantinois, ont constitué, ajoutera le Président de la République, un véritable tournant en matière de confrontation militaire et de mobilisation politique et idéologique des masses, en ce sens qu’elles ont eu à briser le mur d’isolation et les réseaux de désinformation médiatique et diplomatique dressés par l’administration française, mettant ainsi en échec, une des tentatives coloniales, celle de gagner du temps et de claustrer le peuple algérien à l’effet de l’anéantir. Cet événement a aussi favorisé le climat opportun pour l’émergence de la diplomatie algérienne qui a réussi sa première sortie à la faveur de la conférence de Bandung où elle a inscrit, pour la première fois et courageusement, la question algérienne dans un forum international, poursuivra-t-il. Une conférence au bout de laquelle bien des pays participants ont décidé de prendre à bras-le-corps notre cause en la portant devant l’ONU. Par M. Kebci

2 Réponses à “Bejaia : Le congrès de la Soummam”

  1. lounis dit :

    bonsoir Monsieur Naceri, j’ai eu la chance de vous connaitre du tempqs où mon pére était DJS à Béjaia et vous étiez P/APW, mon pére m’a parler de vous.je suis Lounis Melbouci. mon mail est jaquesbauer@yahoo.fr, j’attend vos messages, et encore une fois c’est un honneur pour moi de vous retrouver

  2. doby dit :

    monsieur , excusez moi de faire cette remarque
    il faut toujours donner la valeur a notre revolution , et de faite de citer boutef tout est deroulé , cet homme indigne qui n’a rien avoir avec la revolution en doit pas citer son nom .
    et puis cet homme est deriere toutes les mou de peuple algerien,
    alors cessez de dire ou d’ecrire n’importe quoi

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