Lutte contre la corruption

Posté par Rabah Naceri le 31 octobre 2007

L’Association de lutte contre la corruption à Béjaïa : «La pratique de la corruption est plus qu’inquiétante»

Quotidien « La tribune »

du 17 Décembre 2005

Publié sur le web le 19 Décembre 2005

Kader Sadji

«Corruption, démocratie et développement», tel a été le thème d’une conférence-débat animée jeudi dernier, dans l’enceinte de la petite salle du Théâtre régional de Béjaïa, par M. Djilali Hadjadj, médecin de formation et journaliste (El Watan et le Soir d’Algérie), également auteur d’un livre intitulé Démocratie et corruption en Algérie (2e édition).

Mais, c’est en sa qualité de porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), créée en 1999 et se définissant comme un «groupe de contact en Algérie de Transparency International [AI]», une ONG dont le siège est à Berlin, qu’il est venu débattre de ce thème suite à une invitation de l’Association des arts dramatiques de la wilaya de Béjaïa, saisissant l’occasion de l’entrée en vigueur, ce 14 décembre, de la convention des Nations unies contre la corruption que l’Algérie a ratifiée par décret présidentiel le 19 avril dernier.

Après avoir donné une définition «la plus consensuelle», que l’ONU a adoptée en 2003 au sujet de la corruption, l’orateur s’est penché sur le cas de l’Algérie, où la pratique de la corruption est, dira-t-il, «plus qu’inquiétante, d’autant qu’on a l’impression que plus personne ne peut la contenir, touchant quasiment toutes les institutions de l’Etat». Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) adopté par Transparency International, rapporte l’orateur, quatre organismes différents ont enquêté pour la première fois sur le cas de l’Algérie en 2003, qui a été classée parmi les derniers au monde avec une note de 2,6 sur 10. Six autres enquêtes différentes ont été menées sous l’égide de TI en 2004. La note est quasiment la même : 2,7 sur 10. Cette année, l’Algérie obtient la note de 2,8 sur 10 après six autres enquêtes différentes. «Notre pays a obtenu la 97e place sur 150 pays enquêtés. On peut avoir le détail des enquêtes auprès des organismes enquêteurs si l’on veut être convaincu de la démarche de la TI. Au vu de ces résultats, il y a donc un haut niveau de corruption dans les institutions», constate M. Hadjadj. Pour lui, le déficit démocratique renforce les pratiques mafieuses. «Il y a des liens étroits entre les atteintes aux libertés et la corruption», a-t-il encore attesté. Le conférencier a, cependant, affirmé que la Convention africaine, adoptée à Maputo (Mozambique) le 10 juillet 2003, est nettement meilleure que celle des Nations unies «car, soutient-il, elle a introduit des mécanismes de suivi et de contrôle. Mais, seule une dizaine de pays l’ont ratifiée, alors qu’il en faut quinze pour qu’elle soit appliquée», a-t-il expliqué. L’attitude du G8 est d’ailleurs dénoncée par M. Hadjadj en raison de son refus, à l’exception de la France, de ratifier la Convention de l’ONU.

Le débat a été rehaussé par la participation qualitative des universitaires, syndicalistes, militants politiques, hommes de culture ainsi que de nouveaux élus. L’actuel président de l’APW, M. Bettache ainsi que son prédécesseur, M. Rabah  Naceri, ont également suivi la conférence avec attention. Ce dernier a même suggéré qu’il y ait un travail de pédagogie et de sensibilisation au sein des établissements scolaires et universitaires. «Le phénomène de la corruption gangrène aussi les jeunes», fait-il remarquer. Quant à Sadek Akrour, enseignant à l’université de Béjaïa, il a relevé une contradiction dans la démarche de l’Association de lutte contre la corruption qui, tout en rejetant toute collaboration avec les Etats-Unis, «fait confiance à l’ONU qui cautionne l’invasion de l’Irak par les USA». M. Akrour recommande plutôt une lutte quotidienne avec le petit peuple pour combattre la corruption. Dans sa réponse, le conférencier a notamment déclaré : «Les Nations unies ont produit un instrument [Convention] ; par esprit pragmatique, on s’en approprie pour l’utiliser comme moyen de pression.»

2 Réponses à “Lutte contre la corruption”

  1. boujmaa dit :

    puisque l’ecrit n’est pas signé par vous ? pkoi votre photo ? imbu de votre personne ? un accident de l’histoire a fait que vous avez occupé soit disant le poste de PAPW .. et alors ?! C’est Honteux de vous exhiber a tort et a travers monsieur !!! C’est d’une bassesse ….. !!! cachez vous donc !!!.. a Jamais !!

  2. Rabah Naceri dit :

    Je crois avoir donné la source de l’article et si j’ai mis ma photo je l’ai mise sur mon site… et je peux vous aider à mettre la vôtre quelque part mais sûrement pas dans un site de haut niveau.

    Quant aux articles que j’ai signés, vous les trouverez dans la colonne de gauche et essayez de vous en inspirer.

    Vous volez très bas Monsieur Boujmaa, et je prends l’insulte d’où elle vient.

    Ne vous découragez pas quand même et essayez de prendre un peu d’altitude sinon faites semblant de le faire.

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