Le patrimoine de l’Etat part en brioche

Posté par Rabah Naceri le 12 septembre 2020

Escaliers

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Laxisme ou irresponsabilité ?

Les photos ci-dessus affichées représentent une magnifique résidence située à Bejaia, au début de la rue Abdelkader Bouchemal (ex rue Rampon. Beaumarchais). Elle a toujours été une résidence occupée par la conservation des Eaux et Forêts et ce, depuis l’époque coloniale.

Après l’indépendance, elle a continué à servir d’administration des forêts et de résidence au conservateur des forêts. Mais depuis quelques années, celle-ci a été vidée de ses occupants et de son administration. Comme la nature a horreur du vide, cette belle demeure commençait à être envahie de marginaux et des chiens errants.

J’ai pris quelques photos de cette magnifique bâtisse, qui reste pour moi et pour beaucoup d’amis que quartier comme un souvenir d’enfance, et deux ou trois jours après j’ai constaté que le mur qui s’inclinait ainsi que le portail d’entrée furent démolis. Cela m’a réjoui parce que ce mur constituait un danger permanent pour les passants et même pour les automobilistes.
Je me suis dit, puisqu’ils (je ne sais pas de qui est constitué ce « ils ») ont pris l’initiative de démolir ce mur qui menaçait de s’effondrer, alors pourquoi « ils » n’entreprennent pas les travaux de réfection de ce magnifique pavillon.

Cette bâtisse est en train de s’effriter de jour en jour alors que les tenants du pouvoir actuel sont en train de dénoncer et de traduire en justice les auteurs du pillage de notre patrimoine. Ce joyau architectural est aussi un patrimoine de l’Etat et demande à être sauvé d’une dégradation certaine.

Nous nous interrogeons sur le silence qui entoure cette défaillance et les objectifs cachés derrière ce massacre qui semble programmé.

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Bejaia. Les non-dits de la concession des locaux de l’ex Sempac

Posté par Rabah Naceri le 28 août 2020

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L’une des plus importantes actions initiées par notre association El-Qods de Bgayet a été la récupération des bâtisses anciennement occupées par l’ex Sempac, aujourd’hui Eriad après restructuration de cette société.

En effet, notre association et l’association sportive MBB avons, après réunion et concertation, adressé, en date du 17 novembre 2017, une correspondance au wali de Bgayet avec copie au Président de l’Apc du chef-lieu de la wilaya pour dénoncer les manœuvres douteuses du Directeur de l’Eriad de Sidi-Aïch. Celui-ci a profité de la campagne électorale pour engager des travaux à l’intérieur des locaux qui n’appartiennent pas à son entreprise dans le but de mettre les autorités devant le fait accompli.

Un rassemblement sur l’espace public a été organisé pour dénoncer cette manœuvre qui privera nos jeunes d’une infrastructure sportive alors que le déficit est criant pour toutes les disciplines.

Le 13 mais 2016

Eriad_1 001

L’Apc de Bgayet et la direction des Domaines de la wilaya ont entamé une procédure de concession d’un actif excédentaire (les locaux cités) pour l’implantation d’un marché couvert. Cette concession était d’une durée de 33 années renouvelable pour un montant de 2 497 291.00 DA.

 Le 13 mai 2016

La Direction des Domaines de Bgayet saisissent, par correspondance, les services de l’Apc pour l’entame de la procédure de concession.

(Correspondance n°4284/DDWB/S.OD/B.GDSR/2015. Voir copie)

Les services techniques de l’Apc ont commis, involontairement ou volontairement, une erreur de transcription en lettres du montant convenu pour la concession. Par voie de conséquences, le C.F (contrôleur financier) a ajourné l’opération sous réserve de l’envoi du mémoire dûment corrigé.

Le mémoire dont le montant a été corrigé a été expédié au service des domaines le 27 avril 2017 (bordereau n° 4197/17)

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Malheureusement, un problème ne vient jamais tout seul, il se fait toujours accompagner; les services administratifs de l’Apc ont apposé, volontairement ou involontairement, le cachet humide sur les chiffres du tableau qui détaille le montant de la concession. Systématiquement, le mémoire a été invalidé.

Le 13 novembre 2017

Sur instruction du wali, une commission regroupant tous les responsables concernés a été provoquée pour mettre un terme définitif à ce problème des locaux.
Au cours de cette réunion, il a été décidé de la récupération de ces locaux par la commune pour leur transformation en infrastructure sportive.

Etaient présents à cette réunion : le DUCH – le responsable des Domaines – DEM/Apc – le représentant de l’Apc – CDT/Apc – le représentant de l’Eriad qui a refusé de signer le pv.

Le 05 décembre 2017

Le Directeur des Domaines a décidé, sans donner de précisions, de geler l’opération de concession
(Correspondance n° 8/198)

Le 12 septembre 2019

Le Directeur des Domaines informe le chef de daïra de Bgayet que la concession des locaux a été accordée au groupe « Spa AGRODIV »

Le chef de daïra informe à son tour le Président d’Apc de Bgayet de la décision prise et finalisée de la concession au groupe cité ci-dessus. Nous nous interrogeons, aujourd’hui, sur le silence de l’Apc pour annuler la concession et faire valoir ses droits à la récupération de ces bâtisses.

P.S : Notre association détient les copies de tous les pv et correspondances concernant cette concession que nous dénonçons et pour laquelle nous nous réservons tous les droits autorisés par les lois de la république pour les suites à accorder à cette affaire.

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Dégradation de l’environnement au Parc National du Gouraya

Posté par Rabah Naceri le 29 mai 2020

Voulant prendre un bol d’air pur sans trop m’éloigner de la ville car le couvre-feu commence à 17 heures, j’ai opté pour une ballade vers le Pic des singes situé dans l’espace du Parc National du Gouraya (Bgayet).

Le site est toujours merveilleux, voire même envoûtant, tant la végétation est luxuriante. Tous les visiteurs présents paraissaient également émerveillés par la beauté du paysage et la vue dégagée sur la ville et le golf de Bejaia.

Malheureusement, j’ai été horrifié par les nombreux graffitis que l’on remarquait sur les rochers, sur les murs, sur les parapets, partout où pouvait se trouver une surface plane sur laquelle on pouvait griffonner les initiales des visiteurs accompagnées de celles de leurs petites amies. C’est tout simplement scandaleux !

Il me semble qu’une sensibilisation soutenue est nécessaire pour imposer une discipline et un respect de l’environnement. La direction du PNG peut, par exemple, recruter des étudiants à partir du printemps jusqu’au mois d’octobre pour la surveillance et la sensibilisation des visiteurs à la préservation de l’environnement.

Pour imposer cette discipline, les garde-forestiers du PNG, qui ont le statut d’agent de l’ordre doivent verbaliser les récalcitrants.

Cette horreur doit cesser !

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Le calendrier agraire amaziɣ (par Djamel-Eddine MECHEHED)

Posté par Rabah Naceri le 14 mars 2020

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Le calendrier agraire amaziɣ
par Djamel-Eddine Mechehed

Mechehed Djamel-Eddine Mechehed, originaire d’Aït Wartilane, né en 1965 à Boussellam (Kabylie), diplômé en archives.

Documentaliste et codicologue, auteur de plusieurs travaux scientifiques sur l’histoire des manuscrits scientifiques d’Afrique du Nord, les manuscrits amaziɣ, le calendrier agraire amaziɣ, les chiffres et les systèmes de numération, la cryptologie et les sciences occultes, etc.

Auteur de 12 publications, internationales (dont 7 co-auteurs), 40 communications dont 6 avec actes publiés et 2 ouvrages.

Gérant de la collection de manuscrits Lmuhub Ulahbib, membre de la société savante Gehimab-université de Bgayet, membre de la commission nationale des manuscrits algériens.

 -=-=-=-=-=-=-=-=-

A l’heure actuelle, l’idée que l’on se fait du calendrier agraire amaziɣ, se limite à quelques dictons oraux et les rites de la fête de Yennayer.

L’analyse des manuscrits conservés aujourd’hui dans la collection Lmuhub Ulahbib en Kabylie, et dans d’autres collections : comme celle de l’Escurial en Espagne, Bibliothèques des universités de Princeton, du Michigan et d’Harvard (USA), Bibliothèque nationale d’Algérie, Bibliothèque générale de Rabat (Maroc), Bibliothèque nationale de France, etc, permettent de constater l’existence d’un calendrier amaziɣ savant issu du calendrier qui était d’usage chez les agriculteurs amaziɣ depuis l’antiquité.

Notre étude sur le calendrier agraire s’appuie sur un corpus de manuscrits inédits datant de plusieurs siècles, d’auteurs algériens, marocains et andalous.

Nous présenterons dans ce livre, le calendrier agraire amaziɣ conservé dans la mémoire collective et le calendrier savant, avec tout ce qu’il contient, d’observations astronomiques, de proverbes, de dictons, de la mesure du temps et le système d’organisation des activités agraires, etc.

Nous découvrirons, pour la première fois, des méthodes ingénieuses de calculs pour déterminer avec certitude, les débuts exacts des saisons, sous-saisons, le codage mnémonique et cryptologique, l’élaboration perpétuelle et les années bissextiles du calendrier, l’hygiène de vie, la diète, etc.

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La Casbah de Bejaia (Algérie)

Posté par Rabah Naceri le 22 novembre 2019

Je reprends ici, sur cette page de mon blog, une publication prise sur la page facebook de notre amie Sélène Claire Nomade. Cette publication porte sur un court mais intéressant résumé sur la célèbre Casbah de Bejaia.

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_____________________

LA CASBAH DE BEJAIA

Source : « Dans les entrailles de la casbah de Bejaia »
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01765912

C’est l’un des rares monuments de Bejaia de l’époque médiévale qui est encore debout, malgré les transformations subies à l’époque espagnole, ottomane et française. Elle fut construite pour défendre le mouillage en contrebas, il faut supposer que même à l’époque antique il y’avait un point de défense pour assurer une sécurité aux débarcadères.

Après la prise de la ville en 1833 par les français, ses différents bâtiments sont utilisés pour le casernement des troupes et le dépôt de matériels et des munitions.

La Casbah occupe un espace de forme quasi-rectangulaire de près de deux hectares. Elle est entourée d’une enceinte crénelée, percée de deux portes et flanquée de tourelles. Elle abrite un imposant fort qui domine toute la citadelle, une mosquée érigée en 1797-98 sur ordre de Mustapha Pacha (on a longtemps cru que c’est dans cette mosquée qu’Ibn Khaldun donnait ses cours quand il se trouvait à Bejaia), cinq citernes, plusieurs bâtiments, et diverses constructions en ruines de différentes époques.

Par ailleurs, il ne faut pas confondre cette citadelle avec la casbah médiévale située un peu plus haut dans la ville, dans les environs de l’actuel quartier Bab El-Louz. En effet, si l’on croit le récit du biographe de Bougie al Ghubrīnī, l’armée des Bani Ghania gravie le Djebel Khelifa et pénètre dans la Casbah de la ville par la porte dite Bāb al-Lūz.

En 2017, une ouverture mystérieuses est mise à jour au pied de la Casbah et qui donne directement au port de Bejaïa. Cette nouvelle nous fait penser aux fameuses légendes qui circulent autour de passages souterrains reliant les différents forts de Bougie. En effet, Féraud lui-même parle d’un chemin couvert qui semble reliait le Burğ Mūsa et la Casbah.

Selene Claire Nomade

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Tu seras un homme mon fils

Posté par Rabah Naceri le 26 octobre 2019

Si, en anglais If, est un poème de Rudyard Kipling, écrit en 1895, et publié en 1910 dans Rewards and Fairies. Il lui a été inspiré par le raid Jameson. Évocation de la vertu britannique de l’ère victorienne, comme Invictus de William Ernest Henley vingt ans plus tôt, ce poème est rapidement devenu très célèbre. (Source : Wikipédia )

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Bejaia. Histoire réelle de la fermeture de l’école Larbi Tebessi

Posté par Rabah Naceri le 7 mai 2019

Ecole Larbi Tebessi

     Beaucoup de citoyens de Bejaia, dont des amis, se sont interrogés, à travers les réseaux sociaux, sur la fermeture de l’école primaire Larbi Tebessi mais aussi et surtout sur le retard des autorités locales pour sa prise en charge.

     L’inquiétude des Bougiotes est légitime car cette fermeture remonte à plusieurs années sans  que personne n’ait donné la moindre information que beaucoup, d’ailleurs, ignorent sauf l’information contenue dans le procès verbal portant sa réforme.

     J’ai promis à quelques amis, sur les pages facebook, de leur donner l’information exacte concernant la fermeture de cet établissement scolaire qui fait un peu partie de la mémoire des Bougiotes ou de ceux qui ont transité par Bejaia.

     Voici donc l’histoire réelle de la fermeture de cette école.

     Tout a commencé en 1996 lorsque nous avons créé la Fédération des Associations de Parents d’Elèves de la Wilaya de Bejaia que j’ai eue l’honneur de présider. Grâce à l’engagement sincère et déterminé des membres du Bureau et du Conseil de ladite fédération, nous avons accompli un travail considérable en diagnostiquant la situation des établissements scolaires (primaire, moyen, secondaire et formation professionnelle) de toute la wilaya. Armés de ce constat alarmant, nous avons sollicité une séance de travail avec le wali de l’époque, Mr Rahou Bachir (at-irham rebbi) qui n’a donné aucune suite. Il a fallu que l’on saisisse le ministre de l’éducation pour que notre demande soit acceptée.
Nous avons donc été informés que le wali de Bejaia nous invitait à une séance de travail un lundi à 13 heures 30. Cela s’est passé, si ma mémoire est bonne, vers le mois de mars ou avril 1997. Je vous fais l’économie des détails qui ont entouré cette rencontre où 9 membres du Bureau sur 11 étaient présents, côté fédération. Du côté de l’administration, il y avait près de 8 directeurs de wilaya dont le D.E.W, Hamid Krim (Délégation Exécutive de Wilaya parce que les Apc et l’Apw de l’époque étaient dissoutes).

     La réunion qui devait durer au maximum une heure a finalement duré plus de 3 heures et demie.

     C’est durant cette réunion que Mr le wali nous a exhibé des photos et un film d’une cave d’une école primaire qui était pleine de caisses de bière et de vin. Comme par hasard, c’était l’école qu’ont fréquenté mes enfants.

     De notre côté, nous avons décrit la situation catastrophique du secteur de l’éducation en citant l’exemple d’une école à Ighil Ouazzoug où les enfants sont mis à 3 sur une table et où l’enfant du milieu s’asseyait sur un parpaing, ou encore cette autre école, héritée des yougosalaves après la construction des logements de Sidi-Ahmed, où toute la structure était en amiante : école de la base Impros.
Dans cette école, les salles de cours qui faisaient à peu près 6m x 5m étaient éclairées par une seule lampe de 45 watts (je suis monté moi-même sur une table pour vérifier les références). Dans cette même école, vivait une famille recasée par les services de l’Apc. Pendant les cours, les élèves sentaient les odeurs de fritures et de cuisine et voyaient les membres de cette famille faire la vaisselle dans la cour.

     Pour terminer, après avoir dénoncé toutes les insuffisances graves du secteur de l’éducation dans les communes de la wilaya, nous avons informé le wali et toute la délégation présente sur le danger imminent qui menaçait la sécurité des élèves de l’école primaire Larbi Tebessi qui se trouve à la rue Ahcène Dehas (ex 59ème de ligne) c’est à dire à moins de 500 mètres de la mairie.

     C’est sur information d’un parent d’élèves de cette école que nous nous sommes rendus à cette école pour constater de visu la catastrophe et les conditions dangereuses dans lesquelles évoluent nos enfants, les enseignants et les locataires qui occupaient le logement de fonction. Dommage que le chef d’établissement ne nous ait pas autorisés à prendre des photos (dommage qu’à cette époque, le téléphone portable et les appareils photos numériques n’existaient pas encore) pour vous les publier aujourd’hui. C’était impensable comment des enfants et le personnel enseignant pouvaient fréquenter un édifice qui présentait tous les signes d’un effondrement.

     A défaut de vous publier des photos, je vais essayer de vous décrire aussi fidèlement que possible les lieux.
Tous les murs de l’école sont lézardés dont certains ont été colmatés avec du plâtre comme pour effacer cette image de la vue des élèves et faire semblant qu’il n’y a aucun danger. Le plancher d’une salle de classe s’est décollé de près de 35 cm laissant le mur de cloison pendre comme un objet fixé au plafond. Ce vide est tellement grand qu’une personne peut facilement passer sans difficulté. Le chef d’établissement, nous a montré des portes et des fenêtres de salle inclinées de près de 40°. Je dis bien de près de 40°. Le couloir qu’empruntent les élèves pour accéder aux classes est, par endroit, incliné. Les enfants inconscients du danger qui les guette s’amusent en cherchant à passer par ces endroits sans s’appuyer sur le mur.

     Suite à ces déclarations, le wali a dépêché sur le champ une délégation en leur ordonnant de lui faire un rapport circonstancié dans les minutes qui suivent leur constat. Nous n’avons pas fini la séance de travail que la délégation est revenue avec un rapport à la main confirmant dans le détail notre alerte. Il a ordonné sur place au Directeur de l’éducation et de son Secrétaire Général de répartir, dans les délais les plus courts, les élèves de cette école à travers les établissement avoisinants et de procéder à l’évacuation des occupants des logements.

     C’est ainsi que beaucoup d’élèves ont rejoint qui l’école des Oliviers, qui l’école El Mançour, etc… Les locataires ont continué d’y habiter encore quelques temps puis ont quitté les logements.

     Voilà comment l’école primaire Larbi Tebessi a été réformée en 1997 mais sans jamais être reconstruite

     Aujourd’hui, lundi 6 mai 2019, je me suis rendu sur les lieux pour prendre quelques photos, j’ai appris par le voisinage que 3 familles habitent dans cet édifice qui peut s’écrouler à tout moment. Renseignements pris, ces familles y habitent depuis près de 15 années dans des salles de classe.

     Faut-il qu’il y ait mort d’hommes pour réagir ?

     Je tiens à prendre à témoin l’opinion publique du danger qui menace ces familles et peut-être aussi les voisins. Cette assiette de terrain doit être récupérée ainsi que la grande cour qui sert aujourd’hui d’accès aux véhicules de la DTP.

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Réhabilitation du Calendrier agraire amaziɣ (par Djamel Mechehed)

Posté par Rabah Naceri le 8 février 2019

Calendrier agraire

Au cours de notre parcours, il nous arrive de découvrir des chercheurs, des poètes, des écrivains, des génies dans différents secteurs de la vie courante parce que la presse écrite et/ou les médias audio-visuels ont contribué à nous les faire découvrir. Il en est d’autres, discrets voire même très effacés, continuent, avec beaucoup d’humilité, leurs recherches sans trop attirer l’attention des médias.

Aujourd’hui, j’ai envie de contribuer à présenter au grand public un grand Monsieur qui a fait un fabuleux travail portant sur la réhabilitation du calendrier agraire amaziɣ. Il s’agit de notre ami Djamel Mechehed, un enfant de notre wilaya.

Comme nous le savons tous, le calendrier agraire amaziɣ est sérieusement menacé de disparition parce que très peu d’intérêt a été accordé par les pouvoirs publics à ce trésor de la culture et de la civilisation millénaire amaziɣ. C’est sur la base de ce constat que notre ami Djamel Mechehed a décidé de s’investir sur ce projet qui lui a pris près de dix (10) années de recherches en s’appuyant sur des manuscrits inédits et le riche enseignement de feu son père, at-irham rebbi.

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Je vous reprends ci-dessous le contenu intégral du document qu’il a bien voulu me transmettre et pour lequel je le remercie vivement;

Le calendrier amaziɣ

Les amaziɣ antiques avaient un calendrier agraire basé à la fois sur les changements des saisons et les différents cycles de la végétation. En effet, la connaissance du climat et sa prévision occupent une place importante chez les amaziɣ en termes de savoir-faire (l’observation astronomique, de la mesure du temps, du système d’organisation des activités agraires, de proverbes et de dictons, l’hygiène de vie, la diététique, le codage mnémonique du calendrier, etc).

L’année est divisée en quatre-saisons, et composé de 365 jours et 1 /4, la division de l’année est probablement inspirée du calendrier Alexandrin. A l’arrivée des Romains, un autre calendrier solaire, dit Julien, allait se substituer au calendrier autochtone de l’Afrique du Nord, avec la réforme julienne (par Jules César en 46 avant J.-C).
Il faut rappeler que les noms des douze mois de l’année, des deux calendriers, agraire et savant berbéro-maghrébin sont dérivés du calendrier latin : Yennayer, (Januarius), Furar (Februarius), Meyres (Martius), Yebrir (Aprilis), Mayu (Maîus), Yunyu (Junius), Yulyu (Julius), Ġuct (Augustus), Štembeṛ (September), Utubeṛ (Otober), Nunbeṛ (November), ḏuǧembeṛ (December).

Dans la tradition orale amaziɣ, notamment de Kabylie, le découpage des saisons est bien ancré dans la mémoire collective. Les cycles sont accompagnés de rites et cérémonies, divisés en saisons et sous-saisons, avec leurs noms amaziɣ, en fonction des couleurs de la végétation, du ciel et du froid.
Pour permettre de mémoriser les cycles des saisons avec précisions pour les agriculteurs, on emploie des dictons populaires, on dit par exemple des pluies de Yennayer (s’il n’y a pas de pluies au début, ça sera dans les derniers):
« Mur yewwit s imezwura ad yewwet s ineggura ». On dit des nuits froides (Lyali) : « Ur tamen lyālī ma ṣaḥant ur tamen timɣarin ma tzalant ». Traduction : ne fait confiance aux nuits froides si elles sont dégagées ni à des vielles femmes même quand elles font la prière. « Furar ma yefagh d aghrar heyim tighrar »; ( Si le mois de Furar (Février), arrive avec une sécheresse, préparez vos paniers ). C’est-à-dire s’il vient avec cette façon, cela veut dire qu’il y aura une bonne récolte.

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Mémorial du calendrier agraire Amazigh :

Sauvegarde et valorisation des savoirs et savoir-faire menacés de disparition

 

Le projet de réalisation d’un mémorial (une fresque ou une table d’orientation) que je propose aux associations et aux autorités sur le calendrier agraire amazigh dans un espace public, vise la réhabilitation de ce patrimoine culturel immatériel plusieurs fois millénaire. Il permettra de répondre à une forte demande de notre population pour sa sauvegarde et sa réhabilitation (voir par exemple les plus anciens comptes rendus de nos conférences sur le calendrier, à travers le pays depuis 2003 :

- https://www.liberte-algerie.com/lalgerie-profonde/celebration-de-yennayer-a-la-maison-de-la-culture-59819 

- https://www.depechedekabylie.com/cuture/171718-les-berberes-nutilisaient-pas-que-leur-instinct.html.

Nous avons constaté durant ces rencontres que seuls quelques agriculteurs et des personnes âgées maitrisent l’usage.  Depuis une vingtaine, voire une trentaine d’années, l’usage du calendrier agraire amazigh est de moins en moins employé et menacé de disparition, par les progrès technologiques, et le fossé qui se creuse entre nos générations. C’est au cours de ces communications et sur la base de notre constat qu’est née l’idée de composer le calendrier agraire amaziɣ.

Afin de réhabiliter ce calendrier menacé de la disparition, le mémorial a plusieurs objectifs, notamment la création d’un débat intergénérationnel, autour de ce calendrier, la transmission du savoir-faire ; la sensibilisation du public sur la nécessité de sa sauvegarde, la relance du dialogue sur la problématique de la transmission des savoir-faire intergénérationnelle à celle de la sauvegarde de la culture et des valeurs. Sa vocation est une contribution majeure à ces idées et le mémorial favorisera l’implication effective de la société civile.

Et pour créer aussi un instrument de travail aussi complet que possible, à l’usage de tous chercheurs, qui désirent approfondir leurs recherches sur le sujet.

Le calendrier agraire amaziɣ est une source d’un savoir coutumier très riche, où les fêtes sont exclusivement agraires ; et il n’est pas seulement coutumier, festif et agraire, mais il est aussi un système d’organisation sociale.

Dans notre publication (à paraître) nous avons présenté le calendrier agraire amaziɣ, avec tout ce qu’il contient, d’observation astronomique, de la mesure du temps, du système d’organisation des activités agraires, de proverbes et de dictons, l’hygiène de vie, la diététique, le codage  mnémonique du calendrier, etc. Sur la base de manuscrits inédits et de ce que mon père m’a appris à son  sujet, notamment les techniques de calcul du calendrier, hérités de son père et de son arrière-grand-père Lmuhub Ulahbib (XIXe siècle) qui a rédigé un almanach sur le calendrier agraire conservé aujourd’hui dans notre collection.

Certainement, notre travail comporte des lacunes, voir des erreurs. En revanche, pour en évaluer l’intérêt, il suffit de dire que ce travail a été réalisé sur la base de manuscrits inconnus et inédits.

Ce projet a été proposé à l’association Tadukli Ighil H’Mama de Seddouk, (des travaux ont été entamés dans le cadre des festivités de Yennayer 2019), le projet a été également proposé à la direction de la culture de Bejaia et au haut commissariat à l’amazighité HCA.

Ce travail sur le calendrier paraîtra dans le prochain numéro de la revue Etudes et documents berbères.

- MECHEHED Djamel., «  La codification mnémonique du calendrier savant- berbéro-maghrébin dans les manuscrits du Maghreb ». In : Etudes et documents Berbères. N°39-40-2018, pp 155-187.

Et une consacrée à ce calendrier (à paraître dans les prochain mois).

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Bgayet. Sauvons l’Aqueduc de Toudja !

Posté par Rabah Naceri le 14 janvier 2019

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Il m’arrive souvent de faire une ballade vers ce joli coin de notre région un peu pour faire pour faire du paysage, un peu pour m’approvisionner en fruits et légumes bio et un peu pour faire un pèlerinage vers cette mythique source d’eau, je devrais dire source de vie, qui alimente la population bougiote depuis des millénaires.

A chacune de mes visites vers Toudja, je ne peux résister à l’envie de marquer une halte devant les ruines des colonnes qui ont soutenu l’aqueduc construit en 27-26 avant J.C et qui sont toujours là comme des témoins de l’Histoire sauf que cette fois-ci, c’est un cri de détresse que je lance en direction de toutes les autorités compétentes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Comme le montrent bien les photos, les colonnes commencent à s’incliner, les pierres, malgré leur poids, commencent à se détacher. Un sage du coin m’a appris que beaucoup de pierres sont déjà tombées de ces colonnes. Il n’est pas spécialiste en la matière, mais l’expérience du terrain lui permet d’avancer que ces colonnes millénaires risquent de s’effondrer à tout moment alors qu’elles constituent un témoin vivant de la grandeur de cette ville et qui restent de précieux atouts touristiques.

C’est pour la énième fois que nous interpelons les autorités compétentes, à savoir la direction de la culture, la direction du tourisme, la commission « Sport et Culture » de l’Apw de Bgayet, toutes les associations de défense du patrimoine matériel et immatériel du pays, le Conseil des architectes, des urbanistes, des géographes, et toutes les personnes civiles sensibles à cette question.

Notre pays est un musée à ciel ouvert !

Protégeons-le sinon les générations montantes nous mettront dans le box des accusés !

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Appel aux reboisements de nos collines et montagnes !

Posté par Rabah Naceri le 1 janvier 2019

Forêt

Appel aux élus locaux !

Après un appel, à travers une correspondance à Monsieur Zitouni, wali de Bgayet, qui est resté sans suite.

Après un autre appel public, durant l’année 2017, aux élus locaux publié sur ma page facebook et qui est resté sans écho, je reviens à la charge en prenant la liberté d’appeler, encore une fois, tous les élus locaux des 52 communes de notre wilaya et même des autres communes du pays à élaborer un programme de reboisement des collines et montagnes dont les peuplements végétaux ont été ravagés par des incendies dont le plus récent est celui de l’été 2017. Celui-ci, encore frais dans notre mémoire, est marqué par le ravage de centaines de milliers d’hectares de forêts, de plantations arboricoles, de centaines de ruches, etc.

Nos communes devront donc recenser, en partenariat et avec l’assistance technique des subdivisions des forêts, toutes les parcelles dénudées et élaborer des programmes de reboisement pour préserver nos terres des érosions certaines qui ne manqueront pas de se manifester  dès les premières pluies d’automne et des grandes pluies d’hiver dont nul ne pourra quantifier l’ampleur des dégâts.
Le reboisement se fera sous forme de journées de volontariat avec les citoyens et surtout les collégiens et les lycéens. Ainsi, nous réhabiliterons les opérations de reboisement et la réconciliation du citoyen avec l’arbre.

 Ces opérations de reboisement auront le mérite – en plus de la remise du couvert végétal qui est notre unique « industrie d’oxygène » et de la protection de nos massifs montagneux – de faire renaitre l’amour de l’arbre et de l’environnement auprès des citoyens et surtout de nos jeunes qui sont la relève de demain.

Le réchauffement de la planète et l’avancée inexorable du désert menace notre pays et met en péril  l’avenir de nos enfants dont nous sommes comptables de leur devenir en plus d’une production conséquente de bois de transformation dont notre pays a grandement besoin.

La construction de l’avenir de nos enfants commence maintenant, sans attendre demain.

Tous ensemble pour une Algérie verdoyante !

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