Les rapports historiques entre Bejaia et Montpellier

Posté par Rabah Naceri le 5 mars 2021

Les villes de Montpellier et Bejaia (Bgayet, Bugia, Buzea, Saldae, Naceria, Bougie…) ont eu des rapports historiques spécifiques (commerciaux, scientifiques, dialogues inter-religieux…) à l’époque médiévale.

En particulier, elles ont eu le privilège d’accueillir le philosophe catalan Raymond Lulle (mort en 1315). Il a produit dans ces deux villes des œuvres qui sont entrées dans l’histoire du dialogue islamo-chrétien.

Ainsi, son livre « la disputato » sur ses discussions avec les Ulémas Savants de Bougie (en 1307) était destiné au Pape d’Avignon pour un projet de croisade intellectuel.

D’un autre côté, une partie du savoir qui était disponible à Bougie dans le domaine des mathématiques et de la médecine a fait l’objet de traduction à Montpellier par le traducteur juif Ibn Tibbon (XIIIè siècle).

C’est le cas du livre de référence « Kitab el bayane » du mathématicien africain du Nord Al-Hassar (vers 1175), traduit à Montpellier en 1271.
Source : Groupe d’Etudes sur l’Histoire des Mathématiques à Bougie Médiéval (GEHIMAB)

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Bejaia. Il y a 900 ans : berceau d’une révolution mathématique

Posté par Rabah Naceri le 25 janvier 2021

Publié par Babzman sur sa page facebook.

C’était quelques mois à peine après l’indépendance. Je découvrais Bejaïa, sa corniche sinueuse et sa plage désertique sous un tapis de sable ocre qui s’étalait à perte de vue. Un air tropical. Cette géographie est sans doute à l’origine d’une inscription du deuxième siècle après J.-C. qualifiant Saldae, toponyme antique, de « Civitas splendidissima ».

Au volant du taxi, une DS 19 break, un homme d’une soixantaine d’années aux allures nobles et le verbe professoral me guidait. Aokas, Cavalho… De tout ce qu’il m’a dit en route sur la corniche, je me souviens surtout de cette phrase encore gravée dans ma mémoire : « Rappelle-toi jeune homme, notre ville a donné au monde le savoir mathématique il y a mille ans ». J’ai conservé ce mystère comme un jeu énigmatique jusqu’au jour où, au détour d’une lecture, je découvrais enfin l’incroyable histoire de Leonardo Fibonacci, le fils du bienheureux, de Guglielmo Bonacci.

Cet enfant italien deviendra plus tard l’inventeur de la fameuse suite qui porte son nom. Il est soustrait de sa Pise moyenâgeuse par un père soucieux du devenir de son enfant livré à lui-même. Il sera confié aux meilleurs enseignants de Bejaïa. Guglielmo Bonacci y occupait un comptoir pour la filière commerciale des Pisans. Il vivait de nombreux mois de l’année dans cette métropole africaine qui attirait tant d’Italiens. Bonacci était bien inspiré car son turbulent garçon, assagi sous la rigueur sans faille et le sens pédagogique de ses professeurs, révélait une vive passion pour les apprentissages et transmettra, plus tard, à l’Occident les secrets mathématiques et les chiffres arabes.

En 1067, An-Nasir occupa la région et son pôle portuaire. Il édifia de nombreuses constructions dont le château de la Perle (qasr el Lou’lou’) rasé pour bâtir les casernes de Bridja. Son fils, El Mansour, qui lui succéda en 1088, en fit la capitale des Hammadides. Il y réalisa alors un aqueduc pour l’alimentation de la ville en eau potable depuis Toudja, connue aujourd’hui pour ses eaux minérales. Il embellit également la nouvelle capitale par de splendides jardins et de nouvelles constructions dont Ksar el kawkab et le palais d’Amimoun qui se situait près du mausolée de Sidi Touati. La ville qui a exporté son style de vie et son architecture sur un large rayon géographique était divisée en 21 quartiers possédant 72 mosquées, toutes affectées aussi à la fonction scolaire classique des sciences. Avec un tel niveau de développement, Bejaïa, petite ville côtière de Kabylie, devint un pôle d’attraction pour les élites intellectuelles du monde musulman dont Al-Idrissi, géographe du roi Roger II de Sicile, le poète sicilien Ibn Hadmis, le grand mystique Abou Medyan l’Andalou, futur patron de Tlemcen ; des notables, des savants et des artistes attirés par le sentiment de sécurité d’une cité florissante, à l’abri des attaques.

C’est l’âge d’or. Bejaïa la douce inspirait le bien-être, la quiétude, l’attrait pour les sciences, la musique et le commerce. A la faveur d’un port très actif et ouvert outre-mer, la cité devenait un modèle de raffinement culturel. Un mode de vie et de mœurs qui n’étaient pas du goût d’Ibn Toumert, jeune étudiant venu de son petit village de l’Anti-Atlas marocain avec un caractère bien marqué par une rigueur ascétique. Il se préfigurait déjà dans sa divine mission de réformateur de l’islam et fondateur de la grande dynastie almohade qui règnera, du reste, sur un immense territoire jusqu’en Andalousie. L’année 1152 consacrera la chute du royaume. La ville est prise par Abdelmoumen. Le dernier Hammadide, Yahya ibn Abd al-Aziz s’embarque pour la Sicile et Bejaïa perd de son pouvoir et son attraction. Peu de temps après, Fibonacci découvre Bejaïa.

Bejaia. Il y a 900 ans : berceau d'une révolution mathématique dans 1. AU JOUR LE JOUR Leonardo-Pisano-Fibonacci
Leonardo Pisano Fibonacci

Au-delà des vicissitudes de l’histoire, la ville continue son flux commercial vers Palerme, Marseille, Pise et Venise ou Gênes. On y exportait une gamme de produits bruts ou manufacturés. L’élève apprend vite. Il découvre une science qui l’incite comme un jeu. Le jeune Italien apprit la magie des chiffres arabes, l’usage du zéro et les fractions. Dès lors, il s’associe à son père. Il voyage souvent pour le compte de l’entreprise paternelle. Il devait effectuer des transactions avec des pays utilisant des monnaies et systèmes de comptabilité différents. Son esprit scientifique et novateur voyait les choses autrement : il souhaitait harmoniser les calculs commerciaux à des fins pratiques. Ses nouvelles méthodes permirent d’innover les applications arithmétiques et les calculs commerciaux. Ainsi naquit son œuvre majeure le Liber abaci en 1202 qui révolutionna les mathématiques et la finance en Occident. Il se passionna également pour la géométrie et la trigonométrie auxquels il consacra l’ouvrage Practica geometriae en 1220. Il fut également une figure imposante dans la résolution de problèmes mathématiques, domaine dans lequel il s’illustra brillamment devant l’empereur romain Fréderic II lors d’un concours exceptionnel, dont on retrouve les énigmes et solutions dans son ouvrage Flos publié en 1225.

Aujourd’hui considéré comme un précurseur qui a introduit en Occident le mystère des chiffres, inconnus jusqu’alors. Fibonacci n’a pas toujours reçu la considération qu’on lui doit. A peine publié, son ouvrage Liber abaci sera aussitôt interdit par le Vatican. Mais trop tard, l’Europe adoptera pour toujours les chiffres arabes et les mathématiques modernes comme une bénédiction venue de Bejaïa malgré les réticences du Vatican. Et il en sera ainsi, sans doute, encore longtemps. En hommage au savant italien, la plus belle promenade de la ville porte son nom.

Rachid Lourdjane

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L’enceinte hammadite s’effrite ! Urgence signalée

Posté par Rabah Naceri le 22 janvier 2021

Plusieurs alertes ont été lancées par des associations de défense du patrimoine, par des comités de quartiers, par la presse écrite et par les citoyens pour attirer l’attention des autorités compétentes sur l’effritement d’un pan de l’enceinte Hammadite. Plus précisément « Bab El-Fouqa« .

Dans ce même blog, Tous ensemble pour Bgayet, j’ai publié un article soutenu par de nombreuses photos montrant les nombreuses chutes de briques, les fissurations dangereuses de la muraille dont la porte principale menace de s’effondrer. Heureusement qu’une action de soutien de cette porte a été réalisée avec une armature en acier, ce qui  retarde l’effondrement de la porte principale. Mais depuis cette date, plus rien n’a été lancé alors que la situation de cette muraille est désespérément alarmante.

Aujourd’hui, vendredi 22 janvier 2021, j’ai pris quelques photos de ce trésor historique si cher aux Bedjaouis pour prendre l’opinion publique à témoin du désastre qui risque d’arriver à tout moment car la situation s’est dramatiquement aggravée.

Je lance un appel d’urgence

  • aux élus communaux
  • aux élus Apw
  • aux députés
  • aux sénateurs
  • au wali
  • au directeur de la culture
  • à toutes les associations qui défendent le patrimoine matériel et immatériel
  • aux spécialistes de la conservation et restauration des monuments historiques

de réagir, chacun selon sa compétence et ses pouvoirs, pour que tout soit entrepris en urgence pour éviter une catastrophe qui me parait imminente.

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Le patrimoine de l’Etat part en brioche

Posté par Rabah Naceri le 12 septembre 2020

Escaliers

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Laxisme ou irresponsabilité ?

Les photos ci-dessus affichées représentent une magnifique résidence située à Bejaia, au début de la rue Abdelkader Bouchemal (ex rue Rampon. Beaumarchais). Elle a toujours été une résidence occupée par la conservation des Eaux et Forêts et ce, depuis l’époque coloniale.

Après l’indépendance, elle a continué à servir d’administration des forêts et de résidence au conservateur des forêts. Mais depuis quelques années, celle-ci a été vidée de ses occupants et de son administration. Comme la nature a horreur du vide, cette belle demeure commençait à être envahie de marginaux et des chiens errants.

J’ai pris quelques photos de cette magnifique bâtisse, qui reste pour moi et pour beaucoup d’amis que quartier comme un souvenir d’enfance, et deux ou trois jours après j’ai constaté que le mur qui s’inclinait ainsi que le portail d’entrée furent démolis. Cela m’a réjoui parce que ce mur constituait un danger permanent pour les passants et même pour les automobilistes.
Je me suis dit, puisqu’ils (je ne sais pas de qui est constitué ce « ils ») ont pris l’initiative de démolir ce mur qui menaçait de s’effondrer, alors pourquoi « ils » n’entreprennent pas les travaux de réfection de ce magnifique pavillon.

Cette bâtisse est en train de s’effriter de jour en jour alors que les tenants du pouvoir actuel sont en train de dénoncer et de traduire en justice les auteurs du pillage de notre patrimoine. Ce joyau architectural est aussi un patrimoine de l’Etat et demande à être sauvé d’une dégradation certaine.

Nous nous interrogeons sur le silence qui entoure cette défaillance et les objectifs cachés derrière ce massacre qui semble programmé.

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Bejaia. Les non-dits de la concession des locaux de l’ex Sempac

Posté par Rabah Naceri le 28 août 2020

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L’une des plus importantes actions initiées par notre association El-Qods de Bgayet a été la récupération des bâtisses anciennement occupées par l’ex Sempac, aujourd’hui Eriad après restructuration de cette société.

En effet, notre association et l’association sportive MBB avons, après réunion et concertation, adressé, en date du 17 novembre 2017, une correspondance au wali de Bgayet avec copie au Président de l’Apc du chef-lieu de la wilaya pour dénoncer les manœuvres douteuses du Directeur de l’Eriad de Sidi-Aïch. Celui-ci a profité de la campagne électorale pour engager des travaux à l’intérieur des locaux qui n’appartiennent pas à son entreprise dans le but de mettre les autorités devant le fait accompli.

Un rassemblement sur l’espace public a été organisé pour dénoncer cette manœuvre qui privera nos jeunes d’une infrastructure sportive alors que le déficit est criant pour toutes les disciplines.

Le 13 mais 2016

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L’Apc de Bgayet et la direction des Domaines de la wilaya ont entamé une procédure de concession d’un actif excédentaire (les locaux cités) pour l’implantation d’un marché couvert. Cette concession était d’une durée de 33 années renouvelable pour un montant de 2 497 291.00 DA.

 Le 13 mai 2016

La Direction des Domaines de Bgayet saisissent, par correspondance, les services de l’Apc pour l’entame de la procédure de concession.

(Correspondance n°4284/DDWB/S.OD/B.GDSR/2015. Voir copie)

Les services techniques de l’Apc ont commis, involontairement ou volontairement, une erreur de transcription en lettres du montant convenu pour la concession. Par voie de conséquences, le C.F (contrôleur financier) a ajourné l’opération sous réserve de l’envoi du mémoire dûment corrigé.

Le mémoire dont le montant a été corrigé a été expédié au service des domaines le 27 avril 2017 (bordereau n° 4197/17)

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Malheureusement, un problème ne vient jamais tout seul, il se fait toujours accompagner; les services administratifs de l’Apc ont apposé, volontairement ou involontairement, le cachet humide sur les chiffres du tableau qui détaille le montant de la concession. Systématiquement, le mémoire a été invalidé.

Le 13 novembre 2017

Sur instruction du wali, une commission regroupant tous les responsables concernés a été provoquée pour mettre un terme définitif à ce problème des locaux.
Au cours de cette réunion, il a été décidé de la récupération de ces locaux par la commune pour leur transformation en infrastructure sportive.

Etaient présents à cette réunion : le DUCH – le responsable des Domaines – DEM/Apc – le représentant de l’Apc – CDT/Apc – le représentant de l’Eriad qui a refusé de signer le pv.

Le 05 décembre 2017

Le Directeur des Domaines a décidé, sans donner de précisions, de geler l’opération de concession
(Correspondance n° 8/198)

Le 12 septembre 2019

Le Directeur des Domaines informe le chef de daïra de Bgayet que la concession des locaux a été accordée au groupe « Spa AGRODIV »

Le chef de daïra informe à son tour le Président d’Apc de Bgayet de la décision prise et finalisée de la concession au groupe cité ci-dessus. Nous nous interrogeons, aujourd’hui, sur le silence de l’Apc pour annuler la concession et faire valoir ses droits à la récupération de ces bâtisses.

P.S : Notre association détient les copies de tous les pv et correspondances concernant cette concession que nous dénonçons et pour laquelle nous nous réservons tous les droits autorisés par les lois de la république pour les suites à accorder à cette affaire.

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Dégradation de l’environnement au Parc National du Gouraya

Posté par Rabah Naceri le 29 mai 2020

Voulant prendre un bol d’air pur sans trop m’éloigner de la ville car le couvre-feu commence à 17 heures, j’ai opté pour une ballade vers le Pic des singes situé dans l’espace du Parc National du Gouraya (Bgayet).

Le site est toujours merveilleux, voire même envoûtant, tant la végétation est luxuriante. Tous les visiteurs présents paraissaient également émerveillés par la beauté du paysage et la vue dégagée sur la ville et le golf de Bejaia.

Malheureusement, j’ai été horrifié par les nombreux graffitis que l’on remarquait sur les rochers, sur les murs, sur les parapets, partout où pouvait se trouver une surface plane sur laquelle on pouvait griffonner les initiales des visiteurs accompagnées de celles de leurs petites amies. C’est tout simplement scandaleux !

Il me semble qu’une sensibilisation soutenue est nécessaire pour imposer une discipline et un respect de l’environnement. La direction du PNG peut, par exemple, recruter des étudiants à partir du printemps jusqu’au mois d’octobre pour la surveillance et la sensibilisation des visiteurs à la préservation de l’environnement.

Pour imposer cette discipline, les garde-forestiers du PNG, qui ont le statut d’agent de l’ordre doivent verbaliser les récalcitrants.

Cette horreur doit cesser !

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Le calendrier agraire amaziɣ (par Djamel-Eddine MECHEHED)

Posté par Rabah Naceri le 14 mars 2020

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Le calendrier agraire amaziɣ
par Djamel-Eddine Mechehed

Mechehed Djamel-Eddine Mechehed, originaire d’Aït Wartilane, né en 1965 à Boussellam (Kabylie), diplômé en archives.

Documentaliste et codicologue, auteur de plusieurs travaux scientifiques sur l’histoire des manuscrits scientifiques d’Afrique du Nord, les manuscrits amaziɣ, le calendrier agraire amaziɣ, les chiffres et les systèmes de numération, la cryptologie et les sciences occultes, etc.

Auteur de 12 publications, internationales (dont 7 co-auteurs), 40 communications dont 6 avec actes publiés et 2 ouvrages.

Gérant de la collection de manuscrits Lmuhub Ulahbib, membre de la société savante Gehimab-université de Bgayet, membre de la commission nationale des manuscrits algériens.

 -=-=-=-=-=-=-=-=-

A l’heure actuelle, l’idée que l’on se fait du calendrier agraire amaziɣ, se limite à quelques dictons oraux et les rites de la fête de Yennayer.

L’analyse des manuscrits conservés aujourd’hui dans la collection Lmuhub Ulahbib en Kabylie, et dans d’autres collections : comme celle de l’Escurial en Espagne, Bibliothèques des universités de Princeton, du Michigan et d’Harvard (USA), Bibliothèque nationale d’Algérie, Bibliothèque générale de Rabat (Maroc), Bibliothèque nationale de France, etc, permettent de constater l’existence d’un calendrier amaziɣ savant issu du calendrier qui était d’usage chez les agriculteurs amaziɣ depuis l’antiquité.

Notre étude sur le calendrier agraire s’appuie sur un corpus de manuscrits inédits datant de plusieurs siècles, d’auteurs algériens, marocains et andalous.

Nous présenterons dans ce livre, le calendrier agraire amaziɣ conservé dans la mémoire collective et le calendrier savant, avec tout ce qu’il contient, d’observations astronomiques, de proverbes, de dictons, de la mesure du temps et le système d’organisation des activités agraires, etc.

Nous découvrirons, pour la première fois, des méthodes ingénieuses de calculs pour déterminer avec certitude, les débuts exacts des saisons, sous-saisons, le codage mnémonique et cryptologique, l’élaboration perpétuelle et les années bissextiles du calendrier, l’hygiène de vie, la diète, etc.

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La Casbah de Bejaia (Algérie)

Posté par Rabah Naceri le 22 novembre 2019

Je reprends ici, sur cette page de mon blog, une publication prise sur la page facebook de notre amie Sélène Claire Nomade. Cette publication porte sur un court mais intéressant résumé sur la célèbre Casbah de Bejaia.

Casbah_2  Casbah_1  Casbah_4

_____________________

LA CASBAH DE BEJAIA

Source : « Dans les entrailles de la casbah de Bejaia »
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01765912

C’est l’un des rares monuments de Bejaia de l’époque médiévale qui est encore debout, malgré les transformations subies à l’époque espagnole, ottomane et française. Elle fut construite pour défendre le mouillage en contrebas, il faut supposer que même à l’époque antique il y’avait un point de défense pour assurer une sécurité aux débarcadères.

Après la prise de la ville en 1833 par les français, ses différents bâtiments sont utilisés pour le casernement des troupes et le dépôt de matériels et des munitions.

La Casbah occupe un espace de forme quasi-rectangulaire de près de deux hectares. Elle est entourée d’une enceinte crénelée, percée de deux portes et flanquée de tourelles. Elle abrite un imposant fort qui domine toute la citadelle, une mosquée érigée en 1797-98 sur ordre de Mustapha Pacha (on a longtemps cru que c’est dans cette mosquée qu’Ibn Khaldun donnait ses cours quand il se trouvait à Bejaia), cinq citernes, plusieurs bâtiments, et diverses constructions en ruines de différentes époques.

Par ailleurs, il ne faut pas confondre cette citadelle avec la casbah médiévale située un peu plus haut dans la ville, dans les environs de l’actuel quartier Bab El-Louz. En effet, si l’on croit le récit du biographe de Bougie al Ghubrīnī, l’armée des Bani Ghania gravie le Djebel Khelifa et pénètre dans la Casbah de la ville par la porte dite Bāb al-Lūz.

En 2017, une ouverture mystérieuses est mise à jour au pied de la Casbah et qui donne directement au port de Bejaïa. Cette nouvelle nous fait penser aux fameuses légendes qui circulent autour de passages souterrains reliant les différents forts de Bougie. En effet, Féraud lui-même parle d’un chemin couvert qui semble reliait le Burğ Mūsa et la Casbah.

Selene Claire Nomade

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Tu seras un homme mon fils

Posté par Rabah Naceri le 26 octobre 2019

Si, en anglais If, est un poème de Rudyard Kipling, écrit en 1895, et publié en 1910 dans Rewards and Fairies. Il lui a été inspiré par le raid Jameson. Évocation de la vertu britannique de l’ère victorienne, comme Invictus de William Ernest Henley vingt ans plus tôt, ce poème est rapidement devenu très célèbre. (Source : Wikipédia )

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Bejaia. Histoire réelle de la fermeture de l’école Larbi Tebessi

Posté par Rabah Naceri le 7 mai 2019

Ecole Larbi Tebessi

     Beaucoup de citoyens de Bejaia, dont des amis, se sont interrogés, à travers les réseaux sociaux, sur la fermeture de l’école primaire Larbi Tebessi mais aussi et surtout sur le retard des autorités locales pour sa prise en charge.

     L’inquiétude des Bougiotes est légitime car cette fermeture remonte à plusieurs années sans  que personne n’ait donné la moindre information que beaucoup, d’ailleurs, ignorent sauf l’information contenue dans le procès verbal portant sa réforme.

     J’ai promis à quelques amis, sur les pages facebook, de leur donner l’information exacte concernant la fermeture de cet établissement scolaire qui fait un peu partie de la mémoire des Bougiotes ou de ceux qui ont transité par Bejaia.

     Voici donc l’histoire réelle de la fermeture de cette école.

     Tout a commencé en 1996 lorsque nous avons créé la Fédération des Associations de Parents d’Elèves de la Wilaya de Bejaia que j’ai eue l’honneur de présider. Grâce à l’engagement sincère et déterminé des membres du Bureau et du Conseil de ladite fédération, nous avons accompli un travail considérable en diagnostiquant la situation des établissements scolaires (primaire, moyen, secondaire et formation professionnelle) de toute la wilaya. Armés de ce constat alarmant, nous avons sollicité une séance de travail avec le wali de l’époque, Mr Rahou Bachir (at-irham rebbi) qui n’a donné aucune suite. Il a fallu que l’on saisisse le ministre de l’éducation pour que notre demande soit acceptée.
Nous avons donc été informés que le wali de Bejaia nous invitait à une séance de travail un lundi à 13 heures 30. Cela s’est passé, si ma mémoire est bonne, vers le mois de mars ou avril 1997. Je vous fais l’économie des détails qui ont entouré cette rencontre où 9 membres du Bureau sur 11 étaient présents, côté fédération. Du côté de l’administration, il y avait près de 8 directeurs de wilaya dont le D.E.W, Hamid Krim (Délégation Exécutive de Wilaya parce que les Apc et l’Apw de l’époque étaient dissoutes).

     La réunion qui devait durer au maximum une heure a finalement duré plus de 3 heures et demie.

     C’est durant cette réunion que Mr le wali nous a exhibé des photos et un film d’une cave d’une école primaire qui était pleine de caisses de bière et de vin. Comme par hasard, c’était l’école qu’ont fréquenté mes enfants.

     De notre côté, nous avons décrit la situation catastrophique du secteur de l’éducation en citant l’exemple d’une école à Ighil Ouazzoug où les enfants sont mis à 3 sur une table et où l’enfant du milieu s’asseyait sur un parpaing, ou encore cette autre école, héritée des yougosalaves après la construction des logements de Sidi-Ahmed, où toute la structure était en amiante : école de la base Impros.
Dans cette école, les salles de cours qui faisaient à peu près 6m x 5m étaient éclairées par une seule lampe de 45 watts (je suis monté moi-même sur une table pour vérifier les références). Dans cette même école, vivait une famille recasée par les services de l’Apc. Pendant les cours, les élèves sentaient les odeurs de fritures et de cuisine et voyaient les membres de cette famille faire la vaisselle dans la cour.

     Pour terminer, après avoir dénoncé toutes les insuffisances graves du secteur de l’éducation dans les communes de la wilaya, nous avons informé le wali et toute la délégation présente sur le danger imminent qui menaçait la sécurité des élèves de l’école primaire Larbi Tebessi qui se trouve à la rue Ahcène Dehas (ex 59ème de ligne) c’est à dire à moins de 500 mètres de la mairie.

     C’est sur information d’un parent d’élèves de cette école que nous nous sommes rendus à cette école pour constater de visu la catastrophe et les conditions dangereuses dans lesquelles évoluent nos enfants, les enseignants et les locataires qui occupaient le logement de fonction. Dommage que le chef d’établissement ne nous ait pas autorisés à prendre des photos (dommage qu’à cette époque, le téléphone portable et les appareils photos numériques n’existaient pas encore) pour vous les publier aujourd’hui. C’était impensable comment des enfants et le personnel enseignant pouvaient fréquenter un édifice qui présentait tous les signes d’un effondrement.

     A défaut de vous publier des photos, je vais essayer de vous décrire aussi fidèlement que possible les lieux.
Tous les murs de l’école sont lézardés dont certains ont été colmatés avec du plâtre comme pour effacer cette image de la vue des élèves et faire semblant qu’il n’y a aucun danger. Le plancher d’une salle de classe s’est décollé de près de 35 cm laissant le mur de cloison pendre comme un objet fixé au plafond. Ce vide est tellement grand qu’une personne peut facilement passer sans difficulté. Le chef d’établissement, nous a montré des portes et des fenêtres de salle inclinées de près de 40°. Je dis bien de près de 40°. Le couloir qu’empruntent les élèves pour accéder aux classes est, par endroit, incliné. Les enfants inconscients du danger qui les guette s’amusent en cherchant à passer par ces endroits sans s’appuyer sur le mur.

     Suite à ces déclarations, le wali a dépêché sur le champ une délégation en leur ordonnant de lui faire un rapport circonstancié dans les minutes qui suivent leur constat. Nous n’avons pas fini la séance de travail que la délégation est revenue avec un rapport à la main confirmant dans le détail notre alerte. Il a ordonné sur place au Directeur de l’éducation et de son Secrétaire Général de répartir, dans les délais les plus courts, les élèves de cette école à travers les établissement avoisinants et de procéder à l’évacuation des occupants des logements.

     C’est ainsi que beaucoup d’élèves ont rejoint qui l’école des Oliviers, qui l’école El Mançour, etc… Les locataires ont continué d’y habiter encore quelques temps puis ont quitté les logements.

     Voilà comment l’école primaire Larbi Tebessi a été réformée en 1997 mais sans jamais être reconstruite

     Aujourd’hui, lundi 6 mai 2019, je me suis rendu sur les lieux pour prendre quelques photos, j’ai appris par le voisinage que 3 familles habitent dans cet édifice qui peut s’écrouler à tout moment. Renseignements pris, ces familles y habitent depuis près de 15 années dans des salles de classe.

     Faut-il qu’il y ait mort d’hommes pour réagir ?

     Je tiens à prendre à témoin l’opinion publique du danger qui menace ces familles et peut-être aussi les voisins. Cette assiette de terrain doit être récupérée ainsi que la grande cour qui sert aujourd’hui d’accès aux véhicules de la DTP.

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