Contribution de B. Medjahed

Posté par Rabah Naceri le 4 mai 2012

Une victoire des partis islamistes est appréhendée par des démocrates et par ceux dont on pourrait dire qu’ils n’ont pas de certitudes doctrinales, mais qui ne veulent pas être embrigadés ou se soumettre à toute idéologie..
Une victoire des islamistes ? Continuer à qualifier des partis d’islamistes serait reconnaitre que la constitution est gravement violée et que nous n’avons ni ceux qui s’autoriseraient à saisir le conseil constitutionnel dans le cadre d’un doute, ni ceux qui mèneraient campagne pour recueillir des millions de signatures pour « contraindre » ceux qui disposent du droit de saisine du conseil constitutionnel à jouer leur rôle.

N’est-ce pas qu’il est constitutionnellement interdit de créer un parti sur la base de la religion ?

Sommes nous devant un cas anti-constitutionnel ?

Des constitutionnalistes ne cachent pas que l’incursion de la religion dans le champ politique est un élément qui trouble la cohérence de la constitution. C’est la conclusion qui ressort du débat mené au sein du CRSS dirigé par le professeur Mhand Berkouk.

Serions nous retournés à l’époque de l’incompatibilité des idéologies investies comme créneaux politiques et qui avaient joué le rôle de source d’intolérance, d’instabilité, d’insécurité, et donc fatalement d’anarchie et non de démocratie ?

Faudrait il renoncer à construire la démocratie « version occidentale » pour enfin accepter que des idéologies dont on sait qu’elles ne mèneront pas vers ce type de démocratie squattent le champ politique ? Lors de son investiture, le président avait dit que nous construisons une démocratie conforme à nos valeurs. Ce nouveau concept ou cette nouvelle conception nécessite des clarifications et un vrai débat car le président en avait peut être tenu compte dans les réformes politiques qu’il avait annoncées, soutenues par les uns et critiquées par d’autres.
L’incohérence , l’incompréhension, l’illisibilité seront les facteurs générateurs de la confusion des positions et des démarches tant que les termes de référence du projet institutionnel ne soient pas clarifiés ?

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | Pas de Commentaire »

Sofiane Djilali, Président de Jil Jadid, dans la capitale Hammadite

Posté par Rabah Naceri le 27 avril 2012

Sofiane Djilali, Président de Jil Jadid, dans la capitale Hammadite dans 1. AU JOUR LE JOUR Regroupement-300x200  Place-Gueydon-300x200 dans 1. AU JOUR LE JOUR

Bakarro-300x200  Ifri-300x200  Recueillement-300x200  Recueillement_02-300x200  Au-Club-Alloui-300x200  Mme-Maouche-et-ses-%C3%A9l%C3%A8ves-300x200  Takriets-300x200  05-300x200  11-300x200  Bakarro1-300x200  Ifri_02-300x200

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | Pas de Commentaire »

Avec Jil Jadid, l’Espoir est possible !

Posté par Rabah Naceri le 26 avril 2012

Avec Jil Jadid, l'Espoir est possible ! dans 1. AU JOUR LE JOUR Flyer-Jil-Jadid-300x290

Une image vaut mille discours !

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | 2 Commentaires »

TAMAGHRA OUAMANE (FÊTE DE L’EAU) DE TOUDJA

Posté par Rabah Naceri le 1 avril 2012

TAMAGHRA OUAMANE (FÊTE DE L’EAU) DE TOUDJA dans 1. AU JOUR LE JOUR DSC06513-300x200

La revanche historique de la poétesse d’Aghbalou

contribution de Mhand Kasmi

DSC06512-211x300 dans 1. AU JOUR LE JOUR  La luxuriante bourgade de Toudja (Béjaïa) a vécu ce samedi 24 mars un pur moment de félicité grâce à l’effet ressourçant et « revivificateur », que l’écume blanchâtre de ses impétueuses eaux souterraines rejoignant la surface de la terre a produit sur le millier de participants à «Tamaghra Ouamane».
Placée en cette année du cinquantième anniversaire de l’Indépendance sous le signe «Aman dh’laman» (l’eau c’est la sécurité, le bien-être), la 3e édition de cette bucolique et champêtre «Tamaghra», aura tenu toutes ses promesses. Et bien au-delà… D’abord par la haute teneur symbolique que les organisateurs de cette désormais manifestation annuelle ont tenu à associer à l’édition de cette année : la résistance plurielle de la femme à l’accaparement des richesses du sous-sol et de la terre. Une résistance toute symbolique et pacifique qui a été mise en évidence à travers l’exhumation d’un poème anonyme d’une femme de Toudja, qui s’insurgeait en son temps (1890) contre la mollesse du caïd et de l’imam du lieu, devant la spoliation et le pillage par la colonisation triomphante, des eaux de la source de Toudja.

En engageant dès la fin du XIXe siècle une prématurée et bien dérisoire (pour l’époque) bataille de l’eau et en dénonçant avec une véhémence toute particulière l’abdication des hommes chargés de sa défense, notre poétesse n’a fait que perpétuer une tradition de résistance qui trouvera son point culminant bien plus tard, au cours de la guerre de Libération nationale, à travers le rôle de préservation de l’espèce qu’y tint carrément la femme de Toudja. Un rôle que M. Bentabet Rabah, président de l’APC de Toudja, a tenu à rappeler fort judicieusement en citant les propos du grand écrivain français Jules Roy insérés dans son roman La guerre d’Algérie qui était horrifié par les résultats de l’examen de la pyramide des âges de Toudja, lors de sa visite du village en 1960 sur l’affût d’un half-track : un rapport d’un homme pour 3 femmes ! Quand il apprit que le village avait payé le tribut de près de mille martyrs deux ans avant l’indépendance sur une population qui ne dépassait pas les 4 000 habitants en 1954, notre ancien colonel pacificateur devenu en ses vieux jours écrivain, se tut. Toute honte bue ! Lire la suite… »

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | Pas de Commentaire »

De jeunes bénéficiaires de crédits de l’ANSEJ dans le noir depuis 2 ans.

Posté par Rabah Naceri le 23 mars 2012

De jeunes bénéficiaires de crédits de l'ANSEJ dans le noir depuis 2 ans. dans 2. GESTION DE LA VILLE Locaux

Trente locaux commerciaux sans électricité depuis 2 ans

Jusqu’à quand ?

(Par M. Zerrouk). Les 30 locaux à usage commercial implantés dans la commune d’Adekar ne sont pas encore alimentés en électricité.

Cet état de fait a provoqué la colère des bénéficiaires qui sont montés avant-hier au créneau pour réclamer de la lumière pour leurs locaux, tout en sollicitant le wali et le P/APW à intervenir. Le sempiternel problème d’alimentation en électricité de ces locaux persiste depuis presque 2 années, date de leur attribution. Il demeure à ce jour posé pour les 30 bénéficiaires qui ont réitéré, mardi, leur ferme détermination, lors d’une rencontre tenue devant le bloc commercial sis au centre-ville d’Adekar, à se faire entendre à même de dépasser ce blocage.

En effet et selon les orateurs qui ont fustigé d’emblée les services concernés, à leur tête la SDE/DD de Béjaïa et la DLEP, d’avoir observé un silence incompréhensible et mystérieux, le temps est plutôt aux actions d’envergure et collectives pour se faire entendre. «La conjoncture nous interpelle tous à aller demander des explications tangibles, probantes sur cette situation extrêmement chaotique accentuée par les promesses non tenues des responsables concernés depuis plus d’une année, laissant planer un doute de taille autour de ce problème», dira Amoura Nadir l’un des bénéficiaires. Une autre bénéficiaire modéliste de profession, laquelle nous a déclaré que «si ce n’était pas l’assistance de nos voisins qui nous ont alimentés en électricité, nous serions obligés de cesser notre activité et fermer nos locaux. Mais jusqu’à quand ces derniers nous prendront-il en charge ? Malgré les correspondances et les requêtes adressées aux services concernés, à ce jour, dit-elle, aucune suite n’a été réservée à nos doléances». Et d’ajouter : «Nous sommes presque tous des bénéficiaires de crédits à l’ANSEJ et notre travail est subordonné à cette commodité très indispensable pour accomplir notre mission. C’est pourquoi on s’interroge sur les raisons de ce grand retard», s’exclame-t-elle.

Publié dans 2. GESTION DE LA VILLE | Pas de Commentaire »

L’ancien tribunal de Bejaia menace ruine !

Posté par Rabah Naceri le 23 mars 2012

L'ancien tribunal de Bejaia menace ruine ! dans 2. GESTION DE LA VILLE Tribunal-300x224

L’ex-palais de justice en état de total abandon

(Par M.H. Khodja). L’Association pour la Sauvegarde et la Promotion du Patrimoine culturel de la ville de Béjaïa a dénoncé, à travers une déclaration «le laxisme des autorités» concernant la restauration de l’ex-palais de justice, sis dans la haute ville de Béjaïa, qui a vu son aile droite se fissurer dangereusement (le 8 mars 2011).

Ayant constaté qu’une année après l’incident, rien n’a encore été fait pour remettre en état l’édifice en question, et qu’aucune information officielle relative aux problèmes de ce site n’a filtrée de la part des autorités en charge du dossier, l’association a réagi encore une fois par cette déclaration qui a été affichée sur tous les murs de la ville afin que tous les citoyens prennent conscience de cet état de faits.

L’association s’interroge sur la commission d’enquête qui devait être installée immédiatement après l’incident et qui n’a jusqu’à ce jour, lit-on sur le document, pas vu le jour. Cette commission d’enquête, précisent les rédacteurs des documents, avait pour rôle de réunir l’ensemble des intervenants afin de mettre toute la lumière et de situer les responsabilités dans l’objectif de dégager une solution adéquate tout en élargissant la consultation à des experts en la matière, nationaux et mêmes étrangers.

Aujourd’hui, l’association lance un appel à toutes les forces citoyennes à l’effet de contribuer positivement pour une prise de conscience d’abord et une prise en charge ensuite de tout le dossier patrimoine de la ville de Béjaïa, car le patrimoine, estime-t-on, est l’affaire de tout un chacun.

Publié dans 2. GESTION DE LA VILLE | Pas de Commentaire »

On veut des mandats réduits à une année !!! scandent les citoyens désabusés

Posté par Rabah Naceri le 5 mars 2012

On veut des mandats réduits à une année !!! scandent les citoyens désabusés dans 1. AU JOUR LE JOUR Jardin-300x225 Ce jardin situé au cœur de la ville n’a jamais bénéficié de la moindre attention des élus locaux ni d’autres responsables de la daira ou de la wilaya. Comme par enchantement, cette dernière semaine de février, une équipe d’au moins six jeunes ont été affectés pour lui faire une toilette.

Tout ce qui a été oublié pendant quatre années de mandat, sera pris en charge aux derniers mois du mandat pour que ces tâches gardent leur fraîcheur dans l’esprit des électeurs pour le jour du vote. Il est vrai que la mémoire humaine est toujours sélective et ne se rappellent généralement que des faits récents.

Donc à ce rythme, nous demanderons la réduction des mandats à une année comme une association de quartier pour que les élus se mettent au travail effectif  et rapidement.

 

Route_01-300x225 dans 1. AU JOUR LE JOUR Pendant des années, les habitants de tout ce quartier soutenus par l’association des parents d’élèves de l’école Ahmed Azzoug n’ont pas cessé de revendiquer une prise en charge de cette rue très fréquentée par des écoliers, des commerçants, des citoyens, etc…

Il a fallu attendre février 2012, c’est à dire à quelques semaines des élections législatives, pour que les services communaux daignent lancer l’opération de réfection. Les équipes travaillent d’arrache-pied pour terminer tout le quartier dans des temps très courts.

 

 

 

Route_03-300x225

 

On travaille même la nuit à la lumière de l’éclairage public. C’est pour vous dire que quand on veut, on peut !

La chasse aux voix électorales est lancée prématurément !!

 

 

 

 

 

Ordures_CHU-300x225

 

Ce que nous voyons en bas et à gauche de la photo, c’est une décharge d’ordures de tous les jours qui a élu domicile devant l’entrée d’une structure sanitaire érigée en C.H.U tout récemment.

A gauche de cette décharge on remarque les restes d’un abri-bus. Voilà où doivent patienter les visiteurs de l’hôpital venus de loin pour prendre le bus qui les emmènera à la gare routière. Alors imaginons-les un jour de pluie ou de grande chaleur !! Je vous laisse imaginer.

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | Pas de Commentaire »

Mon ami, mon maître…à jamais (par Mustapha Bensadi)

Posté par Rabah Naceri le 28 février 2012

 

Mon ami, mon maître...à jamais (par Mustapha Bensadi) dans 1. AU JOUR LE JOUR Mammeri-300x82 

Notre correspondant de Béjaïa qui a bien connu, « Da L’Mouloud », suivant ainsi ses cours à la l’Université d’Alger, livre avec beaucoup d’émotion, à travers ce texte, un témoignage où se décèle la subtilité et la finesse de l’esprit de ce classique de la littérature algérienne.

[Par Mustapha Bensadi]

C’était en 1971/72, à la Fac centrale d’Alger. Je terminais alors ma licence et, à l’époque, il fallait à un étudiant en licence es-Lettres une deuxième langue. J’aurais pu aisément opter pour l’Italien, d’autant que ce département était dirigé par la Signorina Mascarello, qui fut mon prof d’Italien au lycée Ibn Sina de Béjaia quatre années durant (1964 à 1967). Mais je m’étais dit qu’opter pour le Berbère allait m’épargner certains efforts, pressé comme j’étais de décrocher ma licence. Da L’Mouloud avait donc commencé à être mon professeur de Berbère. Nous étions à peine une cinquantaine d’étudiants à être inscrits à son cours. Plus deux…inconnus, plutôt taciturnes, muets et au regard refroidissant. Un jour, j’ai attiré l’attention du maître sur le fait insolite que le Berbère figurait dans la liste des « Langues étrangères » (Allemand, Italien, Portugais, Espagnol…etc.). La réponse de Mammeri était empreinte d’une telle sérénité, mais également avec un substrat humoristique que l’esprit ne saisissait qu’avec un peu de retard : « Rien de plus logique et de surcroît tout à fait conforme à la Loi. L’Algérie dispose d’une langue nationale qui est l’Arabe, et est partie intégrante du monde arabe ». L’éternel sourire fort éloquent surpassant toute syntaxe doublement articulée aux lèvres.

Un cours, parmi tant d’autres, durant lequel Da L’Mouloud décomposait un mot : « ‘IWANDAJEN’ : I c’est l’article défini pluriel en Tamazight, le W doit se prononcer V. Passons sur les détails techniques concernant l’évolution phonétique, phonologique et toute la philologie. ‘En’ est le suffixe du pluriel que l’on ne retrouve qu’en langue allemande, et enfin le J est à remplacer par le phonème L.

Cela vous donne IWANDAJEN = Les Vandales. Et il s’agit d’une tribu-résidu des Vandales qui ont séjourné plusieurs siècles en Algérie, notamment en Basse Kabylie… N’est-ce pas ‘Aya Bdjaoui’ ? », terminait-il sa démonstration linguistique et anthropologique de haute voltige en s’adressant à moi.

Au sortir de certains cours, j’avais l’insigne honneur de l’accompagner…à pied. Nous arpentions tous les deux la rue Didouche Mourad, nous rendant au Musée du Bardot où nous avions d’autres activités, avec Hamid Idir (Le célèbre interprète de « Vava Inouva » et bien d’autres succès…) et d’autres camarades. J’avais ma guitare, ma voix ; il y avait des textes à chanter. En cours de route, j’avais coutume de m’arrêter, au sous-terrain situé au niveau des « Quat Z’arts » pour acheter un sandwich au merguez. Da L’Mouloud n’était nullement dérangé par ce caprice : « Vas-y, vas-y Aya Bdjaoui, je t’attends ! ». Au musée du Bardot, nous faisions de l’art berbère, de la bebérologie et non quelque chose qui se termine en « isme », disait-il, pour nous prémunir contre toute « inquiétude ». Je vous aime autant que mon propre feu père, Da L’Mouloud, mon ami, mon maître, pour toujours…

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | 1 Commentaire »

Le MBBéjaïa gagne le titre.

Posté par Rabah Naceri le 27 février 2012

 Le MBBéjaïa gagne le titre. dans 1. AU JOUR LE JOUR Bravo-Bgayet-300x100

MBB dans 1. AU JOUR LE JOUR

 (Par Imène Amokrane). Le MB Béjaïa a remporté, ce dimanche, la coupe arabe de volley-ball seniors hommes, qui se déroule au Liban, en battant en finale la formation de Rayane El Qatari (Qatar) sur le score de trois set à deux (25/17, 23/25, 18/25, 27/25, 15/12).

Un exploit inédit pour le club phare de Yemma Gouraya, pour qui c’est la seconde participation à la compétition. En 2009, les Bougiotes avaient terminé à la troisième place. Il faut noter que c’est le premier club algérien à être sacré du titre arabe.

Avant d’arriver à ce stade de la compétition, les poulains de Hamou Kaci avaient gagné toutes leurs rencontres en ne concédant qu’un seul set en quart de finale face aux bahreinis de Dar Kouleib.

En demi-finale le MBB avait battu l’équipe El Anouar El Djadida (Liban) sur le score de trois sets à zéro (25/19, 25/15 et 25/13).

Publié dans 1. AU JOUR LE JOUR | 2 Commentaires »

Le mausolée cheikh Aheddad à l’abandon

Posté par Rabah Naceri le 7 février 2012

Le mausolée cheikh Aheddad à l'abandon dans 3. CULTURE & EDUCATION Mausol%C3%A9e-300x240

Ce Mausolée a coûté une fortune

(Par Amar Chekar). A l’exception des bénévoles et de l’Association cheikh Aheddad, qui assurent le minimum, le mausolée du père de l’Insurrection de 1871 est sans tutelle.

Inauguré le 3 juillet 2009, le mausolée cheikh Aheddad, situé au village Seddouk Oufella, dans la vallée de la Soummam à Béjaïa, est livré à l’abandon.

Malgré son inauguration par les plus hautes autorités du pays, et ce pour montrer toute l’importance qui lui a été accordée, ce patrimoine national est presque oublié, pour ne pas dire ignoré par les pouvoirs publics concernés. A l’exception des citoyens bénévoles et l’Association cheikh Aheddad, qui fait de son mieux pour sauvegarder et entretenir au maximum ce bijou, depuis plus de deux ans, malheureusement, ni la direction concernée de la wilaya de Béjaïa, ni les autorités locales, ni le ministère de la Culture, n’ont daigné assurer le suivi et la gestion de cet établissement. «Par principe et respect à la mémoire du père de l’Insurrection de 1871 aux côtés de cheikh El Mokrani, nous ne voulons pas nous retirer carrément de ce patrimoine. Nous n’avons même pas un document administratif qui nous autorise à intervenir au besoin et nous engager pour l’intérêt général de ce patrimoine», a affirmé Karim Ouari, président de l’Association cheikh Aheddad. Ali Batache, membre de ladite association, enseignant en histoire et auteur d’un important ouvrage sur le personnage emblématique de cheikh Aheddad, ajoute: «Nous avons des données et des archives à récupérer pour enrichir davantage le mausolée sur tout ce qui concerne l’Insurrection de 1871, mais faute de moyens nécessaires, nous ne pouvons pas avancer dans nos recherches sur cette période charnière de l’histoire de notre pays», a-t-il déploré.

Deux agents ont été délégués par l’Association cheikh Aheddad, afin d’assurer le minimum d’accueil, de sécurité des lieux de jour comme de nuit. Ces deux jeunes travaillent H24 et 7/7 jours à longueur d’année avec un salaire de 12.000 DA/mois. «Dites-nous comment faire? Doit-on passer toute notre vie dans cette situation, et ce même si nous vouons tout notre engagement et notre considération à la mémoire et à l’histoire du pays?», lance l’un des deux jeunes agents qui, sans l’exprimer ouvertement, souffrent en silence.

Depuis le mois de juillet 2009, aucune subvention de l’Etat, aucune aide locale n’ont été attribuées pour la gestion, le suivi et le bon fonctionnement des lieux. Aucun intérêt n’a été accordé à ce lieu de pèlerinage qui enregistre plus de 10.000 visiteurs/an qui viennent des quatre coins du pays, notamment de Bouira, Bordj Bou Arréridj, Alger et Tizi Ouzou pour se recueillir à la mémoire de Cheikh Aheddad et ses deux enfants: cheikh Aziz et cheikh M’hamed. Même des étrangers y sont venus dont des Chinois que nous avons croisés dans ce temple de l’histoire. Tenant compte de l’importance des deux personnages phare, à savoir cheikh Aheddad et Mohamed El Mokrani de Bouira, qui ont uni les deux forces spirituelle et militaire dans le soulèvement populaire du 8 avril 1871 contre le colonialisme français, on apprend que des contacts sont en cours entre l’Association cheikh Aheddad et des membres de l’Association El Mokrani, afin de coordonner leurs efforts pour des commémorations communes à l’effigie des ces deux hommes libres et révolutionnaires inoubliables de la cause algérienne.

«Chaque temps sa génération. Chaque génération sa mission»,

lit-on sur le mur d’un rond-point à Maillot, dans la wilaya de Bouira.

Effectivement, c’est tout à l’honneur du peuple qui s’intéresse et réhabilite son histoire. Contacté par téléphone pour de plus amples informations concernant le mausolée, la Direction de la culture de la wilaya de Béjaïa avoue son ignorance sur la question. «Il faut s’adresser à la direction de la Dlep», nous renvoie-t-on.

Renseignement pris, cet organisme n’a rien à voir avec ce patrimoine historique. Sans commentaire.

Publié dans 3. CULTURE & EDUCATION | Pas de Commentaire »